Rue du Départ est en plein travail !

Un sixième livre est en préparation dans la collection Voyage noir. Très vite, vous en saurez plus…

Pour le moment, voilà la Pièce Unique 17 :
Conçue à partir de Philip K. Dick : LE GUÉRISSEUR DE CATHÉDRALES, et devenue : LA THÈSE DES GUERRES À RIDULES… Elle est envoyée à Jean-Louis Massot, éditeur bruxellois des Carnets du Dessert de Lune, rencontré lors du salon de L’Autre Livre tronqué par l’horreur des attentats de novembre 2015. Nous étions voisins et avons échangé des livres. Il aime le roman noir. Nous connaissions, nous déjà, son travail au long cours : depuis 1995, une centaine de brefs textes de poésie, en prose ou non,  accompagnés de dessins, pour lecteurs de 1 à 100 ans et plus.
Voilà quelques exemples de picorage à l’intérieur des pages de Philip K. Dick :
– « L’âge dort du jeu drôle » (à prononcer à voix haute)
– « Essayer d’apprendre à aimer le cachemire de la colère. »
– « L’homme est folie et l’esprit peluche. »
– « Le roman est imitation de vie, inertie infinie à déplacer dans une note de bas de page. »
– « Le pire se mit à crier, endommagé mais pas détruit. »
– « 26 heures plus tard, le robot s’installa confortablement dans une cigarette au cœur tendre alors rouge d’effort. »

Quant à Dick, inutile de le présenter. Mais ce livre est  peut-être différent : son personnage, Joe, est réparateur de poteries, sans travail sur une terre surpeuplée et hostile. Il est contacté par Glimmung, être supérieur mais  faillible, attendrissant, pour venir sur sa planète accomplir un travail immense. D’autres sont là aussi…
Lisez-le ; c’est autant un livre d’aventures que de S.F., ça parle d’amour, de solitude, c’est plein d’humanité !

Nous vous rappelons que le prochain Chat Bleu est le jeudi 21 janvier. Il y sera question du cinquième Goût des Autres (22-24 janvier 2016), festival littéraire au Havre qui, cette année, avec Maylis de Kérangal, est placé sous le signe de l’amitié.

Heureuse année 2016

Heureuse année à vous!
Pour vous – fondus de livres, de films, de spectacle vivant, d’expositions, et autres « intellos », espèce honnie et en voie d’extinction peut-être – pour vous donc, cette phrase de Stanislaw Jerzy Lec, transmise par Gérard Lambert, « passeur de littérature » :
« Ne succombez jamais au désespoir : il ne tient pas ses promesses. »

Pièce unique 16

Le livre d’origine est VAN GULIK, SA VIE, SON OEUVRE, une biographie de l’auteur néerlandais des « Juge Ti », par J. van de Wetering aussi auteur de polars, aussi néerlandais. Cette bio insiste sur l’originalité de Robert van Gulik (1910-1967), diplomate, érudit, écrivant dans plusieurs langues, illustrant ses livres de dessins érotiques, vivant entouré de gibbons…
L’ensemble des poèmes express  constitue : K.O., UN OEIL ENVISAGE VA SUR V. et en voilà quelques uns :
– La présence de la pensée intimidait un type dans une grosse voiture.
– Une conscience a donné sa démission et un tiroir rempli de croquis.
– Tout passionné dépourvu de sentiments peut y perdre la tête.
– Une vache poussa un soupir et mourut brutalement, corps servi en pâté.
– Il s’est confié dans les odeurs et dans le crachin du canal.
– Fascination en 58 pages : l’affaire de ses mantras lancée en l’air.

Le récepteur de la Pièce Unique 16 est Soluto, écrivain et peintre. Ses quatre nouvelles GLACES SANS TAIN parues au Dilettante en 2013 avaient été l’occasion de le recevoir aux Ancres noires. La première surtout est saisissante, installée dans la banlieue rouennaise. Très écrite, ambiance noire, elle dit son admiration pour Maupassant (la scène de l’enterrement).
Si vous tapez Soluto, vous tombez très vite sur son blog, ses dessins, ses peintures.

Le Chat Bleu de décembre :

C’étaient des vins d’Alsace : un rouge frais, un pinot noir et un vin naturel blanc, sec, fruité, presque à goût de cidre, trouble. Un « vin libre », sans soufre, sans sulfite, d’un petit producteur, Beck Hartweg qui pratique l’agriculture raisonnée depuis environ quatre ans et l’agriculture bio depuis deux ans.
Les livres aussi étaient du nord-est : deux d’entre eux étaient d’auteurs islandais et deux autres de la maison d’édition de poésie bruxelloise : Les Carnets du Dessert de Lune. Les Islandais étaient à Caen, aux Boréales. Nous en avons déjà un peu parlé.
L_ombre_des_chats– Arni Thorarinsson, avec son polar, L’OMBRE DES CHATS, présente les spécificités de son île : le fait que le mariage homosexuel s’y pratique mais qu’on peut en mourir, que des asiatiques y vivent depuis trois générations mais qu’on les pense toujours étrangers, que des hommes politiques soient corrompus, que la crise économique ait fait perdre leur maison à certains et que les hackers puissent piller ou créer des données dans n’importe quel smartphone. Spécificités ? Non, pas vraiment. L’Islande, bien que  petite, lointaine et renfermée sur elle-même, est atteinte par les mêmes faits de société que nous et le personnage récurrent du journaliste Einar doit s’en accommoder.
– Eirikur Orn Norddahl, né en 1978, est Illskapoète, romancier, traducteur. Son livre ILLSKA, LE MAL paru en 2015 aux éditions Métailié, a obtenu le prix de la littérature islandaise de 2012. Il se passe maintenant, à Reykjavik, entre trois jeunes gens, Agnès, Omar son compagnon et Arnor, néo-nazi, son amant. Les grands-parents d’Agnès sont morts parce que juifs en Lituanie pendant la seconde guerre mondiale et le livre nous y plonge aussi, dans ses plus beaux et terribles moments. ILLSKA est un roman, très écrit, pas du tout plombant, un livre d’histoire et de politique contemporaine. Norddahl connaît toute l’extrême-droite européenne.

Plus légers, les livres de Carnets de Dessert de Lune ! Cette maison d’édition fondée en 1995 a plus de cent titres. Dans une petite collection sous plastique, de Pierre Autin-Grenier (1947-2014) :
LE POÈTE PISSE DANS SON VIOLON (version symphonique) : des aphorismes :
Le_poete_pisse_dans_son_violon« C’est quand il n’y a rien à faire qu’il n’y a vraiment pas une minute à perdre. »
(d’actualité ?… COP 21…)
« Peut-être faudrait-il renoncer?…
Mais renoncer à quoi?… »
Ou : « Il ne faut jamais donner des morceaux de chien aux sucres? ça peut les rendre méchants »
Nous avons aussi évoqué des livres de Delphine de Vigan : D’APRÈS UNE HISTOIRE VRAIE, JOUR SANS FAIM, RIEN NE S’OPPOSE À LA NUIT, un beau portrait d’adolescent dans NOUS SERONS DES HÉROS, de Brigitte Giraud (2015), de nouveau la trilogie d’Anne-Marie Garat (Babel), LE MAL DE PIERRE de Milena Agus (Liana Levi) et un polar brésilien chez Actes noirs : NUIT D’ORAGE À COPACABANA de Luiz Alfredo Garcia-Roza (2015) au personnage d’enquêteur décalé qui fait penser à celui  d’Adamsberg.

Les prochains Chats Bleus sont prévus les jeudis 21 janvier, 4 février, 3  et 24 mars.

En novembre, le Chat bleu, c’était

Hommes_en_guerreDeux vins rouges : des beaujolais, de même cépage à 100 mètres de distance l’un de l’autre : un de 2011, un Saint Amour, vieilli en fût et un très jeune, « dans le fruit, rond ». Un vin blanc sec de Bourgogne : un Mercurey au « petit fruité intéressant » (N’senga dixit).
Avec cela, les livres étaient… guerriers. 11 novembre oblige.
– Un texte d’ Andreas Latzko, Hongrois de langue allemande : HOMMES EN GUERRE, paru en 1917 à Zürich et en français en 2003 chez Agone. Blessé en 1915, ces beaux textes, sortes de nouvelles, disent son ressentiment vis à vis des officiers, « ces petits tout puissants« (…), »ces apprentis dieux qui tapaient le carton avec la vie des hommes » étrangement aussi, vis à vis des femmes qui les ont laissés partir, devant lesquelles ils ne pouvaient se permettre de déserter.
Correspondance– CORRESPONDANCE Stefan Zweig – Joseph Roth, 1927-1938, chez Rivages, 2013. Ces deux auteurs juifs autrichiens, le premier, nanti, romancier reconnu et Roth le journaliste, grand buveur, contraint d’écrire toujours plus pour survivre, se disent leur admiration réciproque, leur vision du monde. Roth est bien plus tôt, bien plus perspicace que Zweig : 17-3-1933 : « Il n’est plus question d’être encore publié en Allemagne! »; 7-11-1933 : « Je vous en conjure, cessez enfin d’essayer de tisser des liens même ténus avec l’Allemagne (…) Vous avez précédemment démenti être Arnold Zweig mais par tous les liens que vous entretenez avec l’Allemagne, vous démentez être Stefan Zweig. ».
– LA CACHE de Christophe Boltanski, éd. Stock, 2015 : où il est question des célèbres Luc et Christian, respectivement père et oncle de l’auteur, de leurs incroyables parents, de la « cellule familiale » qu’ils constituent depuis le traumatisme de l’antisémitisme et de l’occupation.
Triomphe_de_la_cupiditeOnt aussi été évoqués LE TRIOMPHE DE LA CUPIDITÉ de Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie qui dit qu’aucune leçon n’a été tirée de la crise de 2008, LA JOIE de Ch. Pépin, philosophe : une réflexion sur la nécessité de trouver la joie dans les épreuves, MARS OU LA GUERRE d’Alain, autre philosophe, sur le pacifisme et des romans très différents les uns des autres : TITUS N’AIMAIT PAS BÉRÉNICE de Nathalie Azoulai, où maintenant et époque de Racine se mêlent, LES HEURES SOUTERRAINES, histoire de harcèlement de Delphine de Vigan (elle sera à la Galerne le vendredi 4 décembre à 18h _ vous pourrez ensuite aller au cinéma le Studio pour la remise de prix des nouvelles et des courts métrages des Ancres noires à 20h30 ), DANS LA GRANDE NUIT DES TEMPS d’Antonio Munoz Molina mettant en scène la guerre d’Espagne, le 2e roman, noir, de M. Pessl  INTÉRIEUR NUIT, la « vraie écriture » de D. Foster Wallace dans les 1300 pages de L’INFINIE COMÉDIE, LES PAVOTS ROUGES d’Alai aux éditions Picquier, la trilogie d’Anne-Marie Garat chez Babel, les livres de la prix Nobel Herta Müller chez Gallimard. Encore de bonnes raisons de se retrancher des folies du monde et de lire !

Le prochain Chat Bleu, c’est le jeudi 3 décembre!

Comme on se mêle de tout : les Boréales

Affiche_Boreales_2015

Les Boréales de Normandie, n°24. C’est du 13 au 28 novembre. C’est du théâtre, des concerts, de la danse, du cinéma, des expositions et de la littérature. Ce week-end lui était consacré, à l’Imec, vendredi soir, avec Sofi Oksanen (BABY JANE, ed. Stock) puis à l’auditorium du musée des Beaux-Arts de Caen. Deux auteurs seulement n’étaient pas venus du fait de la menace des attentats et le public était très nombreux.
Toujours le même plaisir d’écouter ces langues exotiques : finlandais, islandais, danois, suédois, norvégien. Toujours le même plaisir de rencontrer des écrivains en V.O. avec leur traducteur.
D_ailleurs_les_poissons_n_ont_pas_de_piedsPlaisir de voir Jon Kalman Stefansson, (D’AILLEURS LES POISSONS N’ONT PAS DE PIEDS, éd. Gallimard), venu pour la troisième fois, d’entendre son humour, sa vision de l’Islande, de son travail :  » Écrire n’est pas seulement pour changer la société, mais pour ressortir des vies oubliées ; c’est une expédition contre l’oubli (…) Arts, littérature doivent avoir un retentissement, une influence sur notre vie et la manière dont nous la menons. (…) La littérature est là pour nous poser des questions, nous amener à douter. Le doute permet de penser de manière indépendante. »
Plaisir d’entendre le jeune Eirikur Orn Norôdahl (ILLSKA, éd. Métailié) et l’auteur de polars Arni Thorarinsson Le_pretendant(L’OMBRE DES CHATS, éd. Métailié), leur même rapport d’amour-haine à leur île si belle, à sa société si fermée sur elle-même. Tous trois sont traduits par Eric Boury qui était aussi leur interprète dans ces tables rondes. Des univers très différents mais, à chaque fois, visible, une proximité entre eux et lui.
Autre beau moment : le débat sur la vie politique danoise avec François Zimeray, ambassadeur de France à Copenhague depuis deux ans et Hanne-Vibeke Holst (LE PRETENDANT, ed. Héloïse d’Ormesson). Journaliste, féministe, elle a aussi écrit L’HERITIERE qui est à l’origine de la série BORGEN. Et puis d’autres encore… Mais la prochaine fois, venez ! Ils fêteront leurs 25 ans !

Comme on se mêle de tout : après le 13 novembre !

Bien sûr, le salon l’Autre Livre n’a pas rouvert ses portes samedi matin, 14 novembre, état d’urgence et égard pour les victimes et leur famille obligent.
De toute façon, qui serait venu?
Peut-être des gens que les mots intéressent et interrogent. Des gens qui reculent devant les formules toutes faites, les mots prêts à penser des titres de certains journaux ou des bandes passantes en bas des téléviseurs, les mots-émotions, justes et en même temps peu nombreux, ressassés et donc si dangereux.
Le mot « guerre » par exemple est-il si juste? Ne vaudrait-il pas mieux parler de « guerilla »? Ca ne change rien? Si, parce que ce sont des individus, des fous de Dieu ou des gens sans mots (justement) qui nous combattent et non un Etat.

 

Du 13 au 15 novembre, à Paris, le salon L’AUTRE LIVRE

salon_lautrelivreA l’espace des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple, 75004, en plein cœur du Marais, a lieu le 13e salon de l’édition indépendante. Plus de 150 éditeurs dont Rue du Départ (stand C20) seront présents. Entrée gratuite. Qu’on se le dise !
La présentation du salon

Le prochain Chat bleu, c’est le jeudi 12 novembre

Le 8 octobre, le Chat bleu nous a reçus plus tard pour que nous puissions rencontrer Anne-Marie Garat à la Galerne. Après « Un vin des livres », nous avons poursuivi avec, en solo, Ira Mimosa, une longue jeune femme praguoise qui compose, chante et joue de la guitare : une soirée toute en douceur : voix, accent et élégance.

Voyage_vers_le_nordUn « Vin, des livres », cette fois, c’était trois découvertes : un vin cuit de Chypre : un St John de 15°, un vin blanc sec de Toulouse, légèrement fruité et un Côte du Rhône rouge bio, plus charpenté, un Vacqueyras.
En livres, c’était :
– en lien avec la venue d’ Ira Mimosa – VOYAGE VERS LE NORD écrit et joliment dessiné par Karel Capek aux éditions du Sonneur, 2010, un récit de voyage en bateau vers le nord de l’Europe, ses paysages plus que ses habitants. Le dernier livre, posthume (paru à New York en 1939) de cet auteur tchèque (1890-1938). Capek est plutôt connu comme auteur de S F, et  pour avoir, avec son frère Josef, utilisé pour la première fois le mot « robot ».
– un polar de Zygmunt Miloszewski Un_Fond_de_Verite– auteur polonais que nous aimerions bien recevoir aux Ancres Noires – aux éditions bordelaises Mirobole, le deuxième traduit en France : UN FOND DE VERITE (2015) : un personnage de procureur installé depuis peu loin de Varsovie, une histoire en lien avec le passé antisémite du pays. Profond, là où on ne l’attend pas et plein d’humour (allez voir les passages sur Ikea et la bourgeoisie, sur les enfants de divorcés !).
Nous avons aussi évoqué les derniers Houellebecq, Nothomb et Dominique Delahaye.
Prochain Chat Bleu, donc, le jeudi 12 novembre à partir de 18h15.

Anne-Marie Garat et pièce unique 15

Anne-Marie Garat présentait LA SOURCE (Actes Sud) à la Galerne jeudi 8 octobre. Debout pendant une heure, conteuse passionnée, elle a parlé de ce livre mais, plus largement, de la langue, de ce que nous apporte la littérature : »On n’est jamais au plus près de soi que quand on lit un livre qu’on aime.  »
Elle a aussi évoqué son écriture : « Je ne sais pas très bien  ce que j’écris, je vais, comme le dit Giono, « à l’aventure de la phrase »  (…), « Je garde ce mot ou pas? En fait, il va me conduire » (…) Il faut « faire confiance à ce qui vient. » (…) « J’adopte ce que je me suis donné à mon insu » , ici une boule à neige, un nom : » Klondike ». Et si écrire est un bonheur, un luxe, c’est aussi « dix heures par jour pour deux pages que, le lendemain, on doit reprendre… ».
Une belle rencontre, sincère, avec quelqu’un qui croit en la force de la langue. A qui, du coup, nous avons offert la pièce unique n° 15 …

Pièce unique 15 : à partir de LE SEUIL DU JARDIN de André Hardellet, livre paru en 1966 chez Jean-Jacques Pauvert puis en livre de poche. Histoire, dans le Paris des années 50, de rêves, de souvenirs, de bonheur insaisissable, de machine à les retrouver.
C’est devenu (aussi) : J’ ELUDE L’ ISARD NU…
et voilà quelques exemples de ce qu’on peut y trouver :
– « Compliqués, les artistes qui plaisent toute la nuit; ils sont 123 comme ça. 123 exactement. »
– « Un petit homme en forme de conque savait qu’il se trompait de vestiaire. »
– « D’un homme récent, vous verrez l’existence avant de l’ouvrir. »
– « Il pose sa tiédeur crayeuse dans l’atelier de l’amitié. »
– « Admettons que les naïfs importent : cela constitue une raison d’espérer. »
– « La commissure des lèvres quitta le bar plongé dans deux verres. »

Anne-Marie Garat, par un mail du 10 octobre, a remercié pour «  cette idée lumineuse de faire saillir d’un texte, un autre caché qu’invente le lecteur à sa guise. » Remercions donc encore Lucien Suel pour  » l’ idée lumineuse »  que nous avons juste transformée (en l’adaptant à un livre entier, que nous laissons lisible.) !