Chat Bleu : novembre 2021- 2)

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On a évoqué beaucoup d’autres livres ce jeudi-là :
des polars ou thrillers :
Requiem pour une république, le premier roman de Thomas Cantaloube, Série noire Gallimard 2019 : un crime sur fond d’ « événements » d’Algérie. Peu de fictions ont évoqué le 17 octobre 1961 photographié par Georges Azenstarck, le S A C ou Gerboise. Cantaloube le fait.
Les livres de Jérôme Loubry, tous en poche : Les chiens de Détroit, 2017, pour la force de la ville-personnage. Le 12ème chapitre , Prix Mauves en noir 2018 : 4 qui se sont connus enfants, se retrouvent 30 ans plus tard. Quelqu’un, mais on ne sait pas qui, a envoyé à chacun un texte sur quelque chose qui s’est passé alors. Les refuges, prix Cognac 2019, une jeune femme retrouvée errante.
Alabama 1963, roman à 4 mains de Ludovic Manchette et Christian Miemiec, Le Cherche-Midi 2020, pocket en 2021 : des petites filles noires sont enlevées. La police agit peu. Un détective alcoolique et raciste s’y colle. Sur fond historique de ségrégation

des romans d’auteur(e)s français(e)s :
Feu de Marie Pourchet, 2021, Fayard : son 6ème roman. Une passion amoureuse entre une universitaire mariée et un célibataire avec chien.
On avait totalement adoré Toutes les femmes sauf une, 2018.
La fille qu’on appelle de Tanguy Viel, Minuit, 2021 : le sujet est l’emprise. L’écriture est sans pathos. Il se lit d’une traite.
des livres d’Alain Blottière : Le tombeau de Tommy, 2009, chez Flammarion : sur un jeune héros mort, Thomas Elek, Juif d’origine hongroise qui fit partie du groupe Manouchian. Comment Baptiste est mort,, Gallimard, Prix Décembre 2016 : un jeune a été enlevé par des djihadistes. Le débriefing, ensuite, avec un psychologue et ce qui s’est vraiment passé. « Une construction qui fonctionne très bien » dit M..
des livres de Laurence Cossé, auteure Gallimard : « tous bien » dit D. : Le mobilier national (2001), Au bon roman (2009) : un libraire qui décide de ne vendre que des chefs d’oeuvre…. Les autres libraires sont vent debout contre lui…. La grande arche (2016) un récit historique sur la construction de l’arche de la Défense.
La femme de l’Allemand de Marie Sizun, Arléa 2007, grand prix des lectrices Elles 2008 : une relation mère-fille, vue à à travers le regard de celle-ci. « un très beau livre » dit M.
Le voyage d’Etampes d’Abel Quentin, 2021, ed de l’Observatoire, Prix de Flore : « Plein d’humour, de dérision » dit M-A : un universitaire à la retraite cherche un poète communiste américain.

Et on n’a pas fini ! Une courte rubrique de romans étrangers suit.

Les Boréales, hier (20-11-2021)

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Aux Boréales hier, on parlait danois.

D’abord avec les éditions La Peuplade : Anne Cathrine Bomann pour Agathe, et Johanes Nielsen pour Les collectionneurs d’images (déjà évoqué au cours d’un « faux Chat Bleu », trouvable sur ce blog à la date du 16 mai 2021). L’action du livre de A.C. Bomann se situe en France où elle a vécu un an. Le Nielsen se passe aux îles Féroé où il demeure. A.C. Bomann parle d’un vieux psychanalyste, presque retiré du monde et sa dernière jeune patiente. Nielsen, l’écrivain « taiseux », évoque toute une ville, Torshavn. Le premier texte est intimiste, le deuxième sociétal.

Puis Kim Leine et Mads Peder Nordbo, deux auteurs danois qui ont vécu plusieurs années au Groenland, ont évoqué ce lieu. Mal en point à ce moment-là, ils ont pu y rebondir. L’un, traduit chez Gallimard, écrit des romans hoistoriques, l’autre, des polars chez Actes sud-noir. Deux ambiances, deux temporalités mais ils parlent tous deux du passé colonial, « tyrannie douce », de cette étrange relation où chacun (ex-colon comme ex-colonisé) est retranché dans son ignorance.

Enfin, Björn Larsson était interviewé par Frank Lanot à propos de Le choix de Martin Brenner, chez Grasset, Là, pas de langue étrangère. Larsson parle un français parfait. D’autres langues aussi. Homme du monde ou de no-where, homme de culture qui convoque dans son livre Buber (« Ich und du ») Arendt, Levinas (« L’autre existe, donc je suis »), Modiano ou encore Gary. Le thème du livre : le choix, ses conséquences et le fait qu »‘aucun homme n’est une île ». On est par le regard de l’autre.

Aujourd’hui, d’autres grands moments, dont la venue à 17h 30 de Jon Kalman Stefansson… mais nous n’y serons pas…

Un Joseph Conrad : P U N° 139

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Typhon de Joseph Conrad est réédité dans la traduction d’Odette Lamolle aux éditions Autrement, avec une préface de Mathias Enard .

« Ingrédients » principaux : un vapeur : le Nan-Shan sous pavillon du Siam. Son commandant : le capitaine Mac Whirr présenté comme taiseux, fils d’épicier sans imagination. Son second, Jukes qui n’a pas beaucoup de considération pour lui. Des Chinois qui reviennent chez eux « après quelques années de travail dans diverses colonies des tropiques. ». Et un typhon, le premier jamais vécu par ces hommes.
L’auteur et marin décrit le navire au coeur de la tourmente, les réactions des officiers et la gestion du problème des Chinois qui se battent dans l’entrepont. Les dialogues traduisent, sans effets de manches, le racisme « naturel » de ses personnages. Très fort aussi est le contraste entre les scènes de danger sur le bateau et celles de réception des lettres par mrs Mac Whirr… Conrad sait nous placer dans le chaos et, dans le même temps, au coeur de la médiocrité des sentiments.

Voilà quelques « Poèmes Express » venus de ce roman :
– Petites perspectives, peu d’occasions. Un homme.
– Vous me paraissez drôlement relative, dit ce petit à la porte.
– Sur la toile cirée, la confiture et le livre.
– Arracher ses mains, pousser sa peau, ne pas appartenir à son crâne.
– C’est triste, les mains ridées posées sur l’épouse.
– Il valait mieux ne pas parler de marbre noir.

Typhon, augmenté de « Poèmes Express » et d’actualités, est offert au poète Jean-Claude Pinson…-  un de ses amis et admirateurs ayant la gentillesse de penser que cela peut l’amuser -.

Chat Bleu – octobre 2021

Les vins d’Oléron étant fort bons et nous rappelant l’été, c’est ce que nous avons bu.
Les livres :
La chaleur de Victor Jestin, J’ai Lu : Un premier roman, prix Femina des lycéens, prix de la vocation, et prix Ouest France. Rien que ça.
Victor Jestin était interviewé par Bernard Martin à Ecrivains en bord de mer 2021. Ce très frêle jeune homme décrit les vacances d’été d’un adolescent, en famille, au camping. Il dit son exécration de ce lieu, l’obligation d’être là, avec un corps qu’on n’aime pas, entouré de corps qui se montrent et feraient mieux de ne pas le faire.
Oscar de Profundis de Catherine Mavrikakis , éditions Sabine Wespieser, 2016 : On est à Montreal dans un futur relativement proche. Une peste touche le quart-monde qui se terre au centre de la ville alors que la bourgeoisie vit dans des banlieues saines. C. Mavrikakis parle du climat et de l’état de notre société dans ce roman d’aventures.
Lëd  de Caryl Ferey, éditions Les Arènes, 2020, nous emmène à Norilsk. Il l’avait déjà fait dans un texte documentaire. Là, c’est roman noir : froid, mafia, corruption, pouvoir. Du fort, du vrai, comme chaque fois avec Caryl Ferey .
Et puis  :
Mademoiselle Else, novella d’Arthur Schnitzler (1924), traduit par Roland Jaccard, Livre de poche. Un drame bourgeois. Le monologue intérieur d’une jeune fille.
Bella-Vista de Colette, Livre de poche : 4 nouvelles dont celle qui donne son titre au recueil : la Provence, une maison, des femmes.
Au printemps des monstres de Philippe Jaenada, 2021, éditions Mialet Barrault : un fait divers de 1964 décortiqué, L’époque décortiquée. Un travail d’enquête sur le terrain et aux archives.
L’intimité d’Alice Ferney, 2020, Actes Sud : sur la relation homme/femme, le désir d’enfant.
La trilogie de Tora d’Herbjorg Wassmo, éd Actes Sud : des textes des années 1980 de cette auteure norvégienne venue plusieurs fois au festival des Boréales de Normandie. La condition de femmes, la violence qui leur est faite.
Le pays qui n’est pas, poèmes d’Edith Södergran, éditions La Différence, traduction de Carl Gustaf Bjurström et Lucie Albertini. Cette poétesse finlandaise, née à St Pétersbours, morte en 1923 à 31 ans, écrivait en suédois, sur la mort et l’espérance d’un après. Léa nous a lu un des textes en suédois et en finnois. Comme aux Boréales, un bonheur !
Slams de Marc Alexandre Oho Bambe, alias Capitaine Alexandre. Il écrit et dit. Il est intervenu au Collège de France. Vous pouvez le voir sur Youtube. Il était dernièrement à la Maison de la Poésie de Val de Reuil.

Le Chat Bleu : prochaines dates : les jeudis 18 novembre et 9 décembre – 18h

Vrai Chat Bleu : septembre 2021 – 1)

Le Chat Bleu, le retour, enfin !
Il nous avait manqué.

Retour aussi de vacances : du festival Ecrivains en bord de mer  où on a entendu Sébastien Brebel parler de son livre et, de ce fait, acheté ce livre, paru en 2021 aux éditions  P O L  : Erre, erre.
« En deux mots, un homme qui voulait déserter et s’est retrouvé dans le salon de sa grand-mère, à Morne », 
dit Brebel devant la caméra de Jean-Paul Hirsch (un conseil : regardez les vidéos de P O L : les monologues d’auteurs, toujours intéressants). « J’ai du mal à raconter une histoire. Je dois toujours prendre un détour. Je vais donc retranscrire ce qu’il a vécu comme dans un rêve. ». Et le livre de Brebel est cela : un glissement d’une situation à une autre. On suit le personnage dans ses déplacements, dans ce qui lui arrive. Le réel, le rêve, le souvenir se mêlent, s’imbriquent. On se laisse porter et c’est souvent drôle.

Retour de vacances encore, de passage à la librairie les Traversées où Caroline Jacquot officie maintenant : on suit son avis et on prend L’instruction d’ Antoine Bréa, aux éditions Quartanier, 2021 Un faux polar, un faux documentaire, un docu-fiction où le vrai émerge. On en est sûrs, la scène de l’avocate au foulard est réellement arrivée et elle est très forte .
Un jeune juge vient en intérimaire dans une ville de banlieue. Son prédécesseur qui s’est suicidé, avait dû abandonner une affaire qui l’intéressait mais en avait gardé des traces. Le nouveau poursuit l’enquête.
Antoine Bréa est avocat :  » Ce qui m’intéresse, c’est l’espace de pouvoir qui se met en place à travers une machinerie, ici le système judiciaire » disait-il au journal Le Monde, à la sortie du livre.

Et puis le conseil d’une traductrice des Boréales de Normandie Le médecin personnel du roi, de l’auteur suédois Per Olov Enquist (1934-2020,) traduit en 2000 par Marc de Gouvenain et Lena Grumbach, trouvable chez Babel. Un roman historique sur le Danemark de Christian VII, son intérêt pour les Lumières et plus particulièrement Voltaire, sur un homme qui fut son conseiller et voulut réformer le pays, et sur la cour qui s’éleva contre ces changements. Une belle langue.

Un Carl Jonas Love Almqvist : P U N° 137

Carl Jonas Love Almqvist (1793-1866) s’est essayé à la vie paysanne en admirateur de Rousseau, a dirigé une école, a été journaliste, a dû fuir un temps aux Etats-Unis et a beaucoup écrit.

La nouvelle traduction de ce roman – la première, de Régis Boyer, était de 1998 aux éditions Ombres – est le résultat d’un séminaire de traduction littéraire.

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Sara ou l’émancipation (1838) a fait scandale à sa parution dans la Suède protestante. Scandale parce qu’une jeune fille voyageait seule, avait un métier, rencontrait un jeune homme à qui elle disait sa haine du mariage et la possibilité de vivre l’un près de l’autre sans lien contractuel.

Quelques « Poèmes Express » issus de Sara ou l’émancipation :
– Là-haut peut se promener un gentil petit dragon flottant.
– Certains pouvaient survivre mais ce n’était pas bien vu.
– Tombé le dernier vêtement, une main effleura l’épaule.
– Elle demanda. Il commanda. Elle souhaita. Il dirigea.
– L’univers a disparu ; le sens 
naît.
– Commander avait changé le goût d’une voix.

Cette Pièce Unique est offerte à Elsa Escaffre, créatrice d’objets non identifiés, mais pleins d’humour, entre art plastique et littérature.

Un John Fante : P U N° 136

La route de Los Angeles de John Fante (1909-1983) est la Pièce Unique N° 136. Dans une émission de France Culture Une vie, une oeuvre (23-02-2019) , on disait : « Avec autodérision, John Fante n’a jamais raconté qu’une seule histoire, la sienne. » A travers ses textes, cette histoire devient extraordinaire. Combat apocalyptique contre des crabes, amour pour des pin-up de magazine, vantardises, culture étalée, invention forcenée, coups de gueule viennent combattre son mal être de petit « rital ».
Charles Bukowski aux USA, Christian Bourgois en France se sont battus pour une reconnaissance qui n’arriva qu’après sa mort. Il écrivit une douzaine de romans, des nouvelles et, pour vivre, des scénarios.

Quelques Poèmes Express issus de ce livre :
– L’humanité ? Une cravate, une bedaine, un volant.
– A quoi bon gagner si on doit se tondre l’âme en se frappant le calepin ?
– Il y aurait sans doute quelques exécutions. Les ennuis n’allaient pas tarder.
– J’étais un authentique frimeur, un vague dieu du mot.
– Claquer un pervers avant d’effleurer un bonheur.
– Je passais dans la classe. Je cherchais un vivant.

C’est offert à Florence Deguen, journaliste, rédactrice en chef de la revue Michel.

Un Hayama Yoshiki : P U N° 134

La Prostituée est magnifique dans son apparence (les livres des éditions Allia sont TOUJOURS magnifiques) et sidérant par son contenu. C’est une courte nouvelle d’un auteur japonais, Hayama Yoshiki (1894-1945), homme de gauche, militant, assez souvent mis en prison pour ses opinions. Ce texte a été écrit au cours d’un emprisonnement au début des années 20..
Magnifique : comme d’habitude, du fait du format, du rabat, des papiers mais aussi, cette fois, par le choix d’une lithographie de l’artiste viennois Koloman Moser pour la couverture.
Sidérante : la situation présentée éveille de drôles de sentiments et de sensations chez le narrateur-personnage mais aussi chez le lecteur. Je n’en dirai pas plus pour ne rien « divulgâcher ».

Voilà quelques Poèmes Express qui en sortent :
– S’il m’arrive des sacrés trucs, c’est que l’étrange me cherche.
– C’était clair : cet homme avait failli vouloir.
– Infime sentiment, là, sur un oreiller.
– Pas d’autre issue. Juste un spectre à suivre.

Avec ce texte, comme avec la Pièce Unique N° 133 et la prochaine, « j’ai un problème » : cela parle de choses difficiles, de faits très durs, fictifs (mais possibles) ou réels. De quel « droit », alors, s’amuser à en extraire un autre sens et jouer, encore à un autre niveau, à en rapprocher une information ? Quand je les choisis, je sais de quoi cela parle mais pas le degré de dureté des événements. Je continue. Le « problème » arrive progressivement. Mais, comme un des buts est de faire connaître des textes, je vais jusqu’au bout.

Cette fois, la nouvelle est offerte à Régine D. avec qui j’ai travaillé et aimé ça, une sacrée femme, efficace, pragmatique, empathique.

Pirouésie 2021 !

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Pirouésie 2021, c’était la 15ème édition mais c’étaient aussi les 60 ans de l’Oulipo : ça se fête. Et à Pirouésie, quand on fête quelque chose, on ne rigole pas !
SIX OULIPIENS étaient présents : Paul Fournel, Eduardo Berti, Jacques Jouet, Olivier Salon, Daniel Levin Becker, Etienne Lécroart.

Et on s’est rendus le 5 août à la ferme La Prioudière pour des ateliers. Vaches, paille, Oulipiens ci-dessus nommés et nombreux Oulipophiles étaient rassemblés. Certes, il faisait froid et humide mais on l’a vite oublié.
Déjà allée dans des ateliers avec E. Berti, J. Jouet et O. Salon, j’ai eu  la chance de pouvoir participer à celui de Paul Fournel qui nous a proposé un « Exercices de style« .
Voilà le texte souche de l’un d’entre nous, choisi démocratiquement :
«  A marée haute, une dame âgée de 73 ans alla se baigner dans la Manche. L’eau était fraîche mais bonne. Elle y resta 45 minutes puis elle en sortit pour se sécher. Elle constata alors qu’elle avait perdu une bague à laquelle elle tenait. L’eau froide avait rétréci le diamètre de son annulaire. »
Nous avons tous décidé d’ une manière de le réécrire : bègue, livres Arlequin, épistolaire,  point de vue du bulot, policier, à la Fénéon, commentaire sportif, enfantin etc… Et on a beaucoup ri.
voilà les miens, (juste pour vous rendre compte) :

1) onomatopéique  (ou clownesque) :
« Ouah ! La dame. Glouglou. Elle rentre dans l’eau. Glagla. Plouf la bague! Ouin la dame! »

2) mélodramatique :
« Par une matinée morose de brouillard et de bruine, une femme déjà fort triste, perclue d’arthrose et rhumatismes, se glisse dans les eaux froides, sombres et alguées. Elle nage, d’abord heureuse puis douloureuse. Glacée terriblement, elle se laisse flotter et réagit in extremis. Une crampe atroce l’a prise. Elle a failli couler.
Enfin, elle arrive au bord et, chancelante, sort de l’onde. Elle se sèche en tremblant et c’est alors qu’elle s’aperçoit de l’épouvantable fait : sa bague, ce symbole de leur défunt mais toujours important amour, a disparu dans les profondeurs insondables. »

 

L’auteur d’Exercices de style,
Raymond Queneau en 1976.

OULIPO, OULIPO quand tu nous tiens !