Un François Beaune : P U N° 200 (oui oui, 200 ! )

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L’esprit de famille – 77 positions libanaises de François Beaune, paru en 2018 chez Elyzad.
Beaune, né en 1978, a vu son premier livre publié en 2009 chez Verticales : Un homme louche.
Son travail change à partir des années 2011-2013 avec sa première collecte d’histoires de Méditerranée, devenue La lune dans le puits, Verticales. Depuis, c’est son job, collecteur d’histoires à travers la France (actuellement, à Echirolles, bientôt à Briançon) et le monde : le Liban pour L’esprit de famille, l’Oural pour Slatka ou la conquête de l’est , Le Caire et en projet, le Japon.
La question que pose François Beaune, ici aux Libanais(es) : « Quelle histoire vraie vous a marqué(e), vous est chère ? ».
Et sept fois sur dix, il s’agit d’une histoire de famille.
Mais au Liban, forcément, c’est également une histoire de communauté, de confession. Et cela a une sacrée influence sur la relation amoureuse.

Quelques « Poèmes Express » issus de L’esprit de famille – 77 positions libanaises :
– Les pétards ça stimule le corps, c’est l’absence de solitude.
– Ce type te déteste parce que tu es né dans une voiture toutes options, toit ouvrant et sièges en cuir.
– Partout où il va, il se marie ; la famille est la seule intuition réalisée.
– Il a organisé ses business, une grosse usine de poulets, et gens au pouvoir.
– Je devais mentir, empoisonner le romanesque.
– C’est beau des mots plein la bouche, l’amour au téléphone.
– Laissés sur le carreau des guerres, des hommes sont instruments.

M Z – première !

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Un nouveau lieu, de nouveaux participants dont on ne sait rien, ni combien ils seront,
ni s’ils seront, ni qui ils sont, ni ce qu’ils lisent. Eh bien, c’était formidable !
Je leur ai, quant à moi, présenté
–  L’affaire Midori de Karyn Nishimura, éditions Picquier, 2024. Karyn Nishimura est journaliste, correspondante pour des journaux comme Libé, des radios comme France Culture. Elle vit au Japon depuis longtemps et présente sous le nom « roman », un texte où « presque tout est vrai » : un mixte de faits divers qui lui permettent de parler de la justice au Japon, le rapport des hommes politiques avec la presse, de Fukushima et de ses conséquences. « Je suis une Française, donc je râle »  et c’est accepté. Pour une Japonaise qui « rue aussi dans les brancards, Isoko Mochiozuki », c’est plus dur.
– Blizzard de Marie Vingtras, L’Olivier, 2021, maintenant en collection Points : un premier roman, envoyé par la poste, devenu un succès de librairie avec 8 prix. Marie Vingtras est un pseudo, en hommage à Séverine, journaliste au début du XXème siècle aussi secrétaire de Jules Vallès, qui signait Arthur Vingtras.
Le livre, lui-même : plus ou moins un polar : un enfant dont on lâche la main à la première!re page et qui disparaît dans le blizzard. De courts chapitres, portés par quatre voix différentes.
– Vider les lieux d’Olivier Rolin, Gallimard, 2022, en Folio maintenant : autobiographique, Rolin doit quitter l’appartement dans lequel il vit depuis plus de vingt ans. Un peu histoire de la rue de l’Odéon  et beaucoup de tout ce qu’il y a à déplacer : les objets, les lettres, les livres, et tout ce qu’ils disent de la vie passée.

Et eux ont parlé de :

– James Baldwin : La prochaine fois le feu, publié aux USA en 1963, traduit par Michel Sciama, en Folio. Un avertissement dans les années 60 sur le problème racial à travers une lettre à un neveu qui parle de l’enfance, de l’éducation en tant que Noir, de la violence tentante et compréhensible.
– Adèle Fugère : J’ai huit ans et je m’appelle Jean Rochefort, un premier roman chez Buchet-Chastel : « tendre, simple et délicieux »
Florence Bonneau : La rivière…te dire, Imprimerie Mathieu : Poésie sur la nature en Lozère, l’eau d’un affluent du Tarn. « On est surpris par l’évidence de l’écriture ». Ce texte existe aussi sous forme de lecture avec une violoncelliste.
– tout Gaëlle Josse : « ses petits livres, son écriture concise, précise qui va droit au but » aussi bien  Ce matin-là (2021) que Noces de neige (2013), Une longue impatience (2017) ou Les heures silencieuses (2010) : « comme de la dentelle ».
– Le Japon avec deux voix bien différentes :
– Du prix Nobel, Kenzaburo Oé : Une existence tranquille, (1990), traduit par Anne Bayard-Sakai : à tendance autobiographique : une famille avec trois enfants, dont un handicapé. Le père  écrivain part travailler aux USA, la mère l’accompagne et laisse les enfants avec leur frère handicapé.
Sayaka Murata : La fille de la supérette , traduit par Mathilde Tamae-Bouhon, en Folio, aussi paru sous le titre Kombini. Une jeune femme continue à travailler dans ce petit magasin alors qu’habituellement, ces types de postes sont tenus par les étudiants. Elle est différente et « on entre dans son système de pensée ».

Prochaine date proposée au MZ :
le Jeudi 2 mai à partir de 18h

Un Luis Sepulveda : P U N° 199

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La folie de Pinochet de Luis Sepulveda n’est pas un roman, ni même un essai comme le présente Métailié mais un ensemble d’articles qui vont de fin 1998 à fin 2001.
Cet écrivain chilien, connu par beaucoup pour son premier roman, Le vieux qui lisait des romans d’amour, né en 1949, victime de la Covid en 2020, a été emprisonné et torturé sous Pinochet. Sa femme également.
Les articles rassemblés ici ont été publiés dans des journaux en Italie, en Argentine et en Espagne où ils s’étaient exilés. Ils ont pour point de départ un moment d’espoir fabuleux : l’arrestation d’Augusto Pinochet à Londres le 16 octobre 1998, grâce à l’implication du juge espagnol Baltasar Garzon . Un moment où Sepulveda croit en la possibilité d’un procès par la Cour Pénale Internationale pour tous les morts, les disparus de la dictature chilienne et leurs familles. Les textes expliquent ce qui s’est passé dès 1973 avec l’aide de la CIA, ce qui est arrivé ensuite, quand Pinochet n’était « plus que » sénateur à vie et enfin, quand il a été renvoyé parce que gravement malade à Santiago et … s’est levé du fauteuil roulant sur le tarmac …

Quelques Poèmes express issus de La folie de Pinochet :
– Les bouches se transformaient en boutons ridés dans les contes.
– Les cachots gonflent et des générations souffrent atrocement.
– Dans le palais, les fanatiques.
– Le message n’a pas convaincu : il n’y a pas d’idées.
– Quelque part, des centaines de soldats ont nourri les casernes.
– Juges et avocats voyaient que mentir se savait.
– Un vieil homme sous les caresses de la vieille a parlé daïquiris.
– Des hommes cherchent dans les médias des droits. Les pauvres.

Katsumi Komagata

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On sait mon admiration pour le Japon.
On m’a fait un superbe cadeau.
On m’a offert un livre de Katsumi Komagata.
On ne savait pas
que Katsumi Komagata venait de mourir.

Ce livre, un pop-up minimal, est merveilleux.
C’est A little tree

M Z – un tiers lieu

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Aujourd’hui, on parle bouquins à MZ.
MZ =
Un lieu incroyable : une ancienne école retravaillée, pensée par des personnes hyper-investies.
Un but : redonner vie à un centre ville abandonné.
Une réussite : plein de gens très différents y viennent, s’y retrouvent (dans tous les sens du terme)

Les Vivants – mars 2024 – 2)

Continuons avec les auteur(e)s français(es) dont il a été question :
– Emmanuelle Tornero : La femme qui entre dans le champ, éditions Zoé, 2024 : histoire d’une femme qui ne sait pas quoi faire de sa maternité. Elle s’en va, erre avec son enfant, se sent petit à petit enserrée par un figuier. Une fin ouverte. Histoire des femmes qui, dans la littérature et au cinéma, partent.
Emmanuelle Tornero a fait le Master de création littéraire du Havre.
– Régis Messac (1893-1945) : Quinzinzinzili, paru en 1935. Republié par L’Arbre vengeur en 2007, puis en poche à la Table ronde : un éducateur emmène des gamins dans une grotte au moment de la fin du monde. On les voit grandir. Il ne veut pas les éduquer. Ils « évoluent »…
– Louis Vendel : Solal ou la chute des corps, Le Seuil, 2024 : un premier roman,  un ami souffre de bipolarité. Un jeune face à la maladie, l’alcool, la drogue.
Plusieurs livres présentés parlaient de peinture, de photo :
– Thomas Schlesser : Les yeux de Mona, éditions Albin Michel, 2024 : une petite fille va peut-être perdre la vue. Son grand-père l’emmène au musée pendant un an, 52 mercredis. Une jolie idée et un joli détail : A l’intérieur de la jaquette, les 52 peintures sont reproduites. Thomas Schlesser est historien de l’art et s’occupe de la fondation Hartung-Bergman, maison atelier dans le sud de la France.
– Thomas Snégaroff : Les vies rêvées de la baronne d’Oettingen : chez Albin Michel, 2024. Le journaliste et historien part de tableaux dans sa famille et travaille sur cette femme  peintre, connue début XXème siècle dans les milieux artistiques parisiens puis invisibilisée. Entre faits et fictions.
– Christian Bobin : Pierre, 2019,  maintenant en Folio. Un exercice d’admiration pour Soulages, son peintre préféré.
– Puis-je garder quelques secrets : cinquième parution des éditions TXT. Sur Henri Cartier-Bresson, sa vie, son travail, à travers une trentaine d’interviews.
Et un essai :
– Le troisième continent ou la littérature du réel de Ivan Jablonka, Seuil, 2024 : le mixte de littérature et des sciences sociales. Pour plus d’informations sur ce livre : Jablonka était sur France-Culture, un midi de la semaine dernière.

Il y a eu quelques livres étrangers. J’y reviens avant la rencontre du 18 avril

Les Vivants – mars 2024 – 1)

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On a bu, oui, forcément, mais Sébastien ne nous en a pas trop parlé et ensuite, on a oublié de le lui demander…
On avait lu, ça c’est sûr !

  • Cartographie d’un feu de Nathalie Démoulin, Denoël 2024 :
    il a déjà été le sujet d’ un post précédent, mais je voulais insister sur le côté extrêmement visuel du texte. Voilà un autre passage, p 75 : « Une poignée de chamois s’éparpillent sur une bande rocheuse au-dessus de la zone de feu, en un bref remous, chassés par une peur dont je ne perçois pas l’objet. D’ici on n’entend pas la ville. On n’entend que le vent. Il dévale des crêts, tourne sur la neige et trace de grandes vagues qui feulent. Le sang tape sur mes tympans. Alors je n’entends pas venir le zeppelin. Son ombre se referme d’un coup, éteignant les soleils sur la neige. Il est juste au-dessus de moi, énorme coque muette. Dans la nacelle de verre greffée au ballon, je distingue des silhouettes. (…) L’aérostat glisse en silence au-dessus de la cluse. Et je me demande si les passagers ont acquitté un supplément pour survoler l’incendie et détourner le zeppelin de son circuit habituel, ou bien si la compagnie a affrété un vol spécial. Vous pensez ! Un incendie si insensé ! Le dirigeable s’élève paresseusement vers Furieuse »…
    Incroyable, l’imposant de ce vaisseau !
  • Sans valeur de Gaëlle Obiégly, Bayard, 2023 : Habituellement éditée chez Verticales, on pouvait entendre il y a quelques jours sa voix d’enfant à France-Culture dans l’émission d’Arnaud Laporte. Voix d’enfant, point de départ du livre aussi – la narratrice ramasse un petit tas d’ordures abandonnées dans la rue –   mais pas les propos qu’il entraîne : la place des objets dans notre vie, leur côté caduque, l’histoire possible de la personne qui l’a déposé là, l’appropriation de cette histoire : « Les souvenirs d’une inconnue prennent la place des miens, disons qu’ils communiquent. » Il y a des photos ratées dans ce petit tas : « J’aime ces photographies plates qui laissent entendre démonstrativement qu’elles n’ont aucun besoin d’interlocuteur. C’est peut-être leur message. ». La référence à une collection new-yorkaise commencée par un éboueur, Molina : p 78-79 : «  La vie à New York, constate Warhol, encourage les gens à vouloir ce que personne ne veut – à vouloir les choses laissées pour compte. Pourquoi ça ? Parce qu’il y a énormément de gens à concurrencer. Alors pour obtenir quoi que ce soit, ton seul espoir, c’est de modifier ton goût, de manière à vouloir ce dont les autres ne veulent pas. Et Molina a développé ainsi son goût, comme, avant lui, les surréalistes. »
  • Histoire de l’homme qui ne voulait pas mourir de Catherine Lovey, Zoé, 2023 : une femme parle de son voisin, Sandor. On ne saura presque rien d’elle qui vient d’arriver dans une petite résidence, en Suisse (P. 23 : pays dans lequel nous vivons, dont le conservatisme replet m’horripilait autant qu’il l’enchantait, lui, le natif d’Europe centrale. » . Elle est plutôt militante écologiste, il a toujours l’idée que mettre son nom sur une pétition peut poser problème. Ils se voient assez souvent mais de manière détachée. La maladie commence pour Sandor et là, c’est ce que lui en dit, ce que les médecins en disent et ce que voit la narratrice chaque fois qu’elle l’aide. Le déni du malade, la technicité des spécialistes et la réalité. Le ton est un peu sec mais cela fonctionne et l’empathie se ressent.
    Bientôt un prochain post pour tous les autres livres évoqués.
    Le prochain rendez-vous chez Les Vivants est prévu le jeudi 18 avril

 

Emilie Rousset, artiste associée au Volcan

Allez, enfonçons des portes ouvertes : le travail d’Emilie Rousset est VRAIMENT, VRAIMENT BIEN !
Sa Reconstitution : le procès de Bobigny, cosignée avec Maya Boquet, est remarquable.

Le spectateur n’est pas dans la salle mais sur le plateau. Placement libre est-il écrit sur le billet mais il faudrait ajouter un « s ». Tout au long des 2h30 de spectacle, on change plusieurs fois de place.
12 emplacements sont délimités : sièges en cercle autour d’une chaise avec un micro.
Au début, on nous a remis une feuille avec les 12 possibles : 12 noms de personnalités et leur définition : ex : » René Frydman – obstétricien-gynécologue » ou « Weronika Smigielskav – féministe activiste polonaise« . On nous a aussi expliqué que, dans le temps imparti, on ne pourrait entendre que 8 témoignages.
On s’installe donc et arrive alors un comédien ou une comédienne qui dit un texte de cette personnalité. Ce texte provient d’archives et de rencontres avec Emilie Rousset, des entretiens qui duraient environ trois heures et qui sont résumés en à peu près un quart d’heure. Les 12 personnes sont très différentes, voire opposées, contre et pour l’IVG. Elles ont du recul ou non : sociologue , professeur de droit public ou militant anti-avortement. Elles disent la situation à l’époque ou depuis, en France métropolitaine ou à La Réunion et  tous ces éléments juxtaposés sont frappants.
Une performance qui nous rend actifs, nous fait réfléchir, comprendre une histoire dont nous ne connaissons, souvent, pas tous les aspects.
Et assez fascinant est le fait de savoir que personne n’a vu ni entendu le même spectacle !

Bon, je ne sais pas ce qui s’est passé

oui, je ne sais pas comment il se fait que mon texte sur Café crime n’est pas le même sur ma page et sur celle que vous voyez. J’avais ajouté quelques infos sur les livres de Ellory, de Yusuke Kishi et parlé de Ivy Pochoda, l’ Américaine. Mon ordi a fait grève, semble-t-il. Je n’ai donc pas continué sur les polars français, last not least, que je gardais pour la fin.
Espérant la grève terminée (je précise, arrivée sans préavis), voilà :
– de Hugues Pagan, le lauréat des Ancres noires et des Robes noires de 2023, présent au festival du Polar à la Plage au Havre, mi-juin 2024 : Tarif de groupe, en Rivages poche. «  L’usine  »  et ses méandres, l’usine étant la police dont Pagan a été membre. Pagan est un styliste, toute question de littérature de genre, bon ou mauvais, mise à part.

Guerre d’Algérie. Manifestation sur la place de la Concorde, pendant l’émeute à Alger. Paris, 13 mai 1958.

– de Thomas Cantaloube : Requiem pour une république, un des opus d’une trilogie, à la Série noire de Gallimard. Cantaloube travaille sur des faits réels, historiques. Ici, sur le début de la cinquième république, sur la décolonisation de l’Algérie, sur le massacre de Charonne.
– de Jérôme Loubry : Le chant du silence, en livre de poche. Cela se passe et en 1995 et maintenant. Un « page turner » dit la jeune libraire.
– de Armand Cabasson, sur le premier « profiter » de l’histoire, sous le premier empire. En 10-18, Les furieuses.
de Christophe Corvaisier, Opération Némésis : au moment de la chute de l’Irak, Justine qui veut être agent de la DGSE, est manipulée.
– Enfin, un essai : Le goût du crime – enquête sur le pouvoir d’attraction des affaires criminelles d’Emmanuel et Mathias Roux chez Actes Sud, 2023 : le fait divers remplace le mythe.

Café crime – 2ème

En février (2024), à la Petite Librairie, on parlait, entre Ancres Noires, libraire et lecteurs, de romans noirs, true crimes et thrillers.
C’étaient, pour le polar étranger, des livres :
de L’IslandeTrahison de Lilja Sigurdardottir, paru aux éd. Métailié en 2020, trouvable en poche, traduit par Jean-Christophe Salaün.
Lilja Sigurdardottir, accompagnée de son traducteur, était aux Boréales en novembre 2023. Ce livre évoque une femme qu’on appelle au rôle de ministre à son retour en Islande, après un passage traumatisant comme directrice d’une ONG dans un P V D.
A la suite d’une de ses premières prises de position, en faveur d’une femme, elle se trouve tout à coup menacée dans sa vie personnelle…
Le clan Snaeberg d’Eva Bjorg Aegisdottir chez La Martinière, aussi traduit par Jean Christophe Salaün, tout juste sorti. Un huis-clos, des chapitres avec des personnages narrateurs différents. L’importance des apparences.
d’Italie : L’autre bout du fil d’Andrea Camilleri, au Fleuve noir puis Pocket. Traduit, et c’est important, par Serge Quadruppani. Un Camilleri par un autre traducteur est ABSOLUMENT insupportable. Seul, Quadruppani a su transcrire, sans que ce soit ridicule, le patois sicilien utilisé par cet auteur, mort à 93 ans en 2019. Une belle femme meurt à Vigata sur fond d’arrivée de bateaux de migrants chaque nuit. Le personnage récurrent, Salvo Montalbano, a à résoudre ces deux problèmes et le fait de manière très humaine.
d’Irlande du Nord : le troisième livre d’une trilogie d’Adrian McKinty : Ne me cherche pas demain, traduit par Laure Manceau, chez Actes Sud puis en Babel noir. Cela se passe pendant les troubles. Le personnage principal, catholique, travaille dans la police.
d’Angleterre : mais se passant au nord-est du Canada, Une saison pour les ombres de R.J.Ellory, traduit par Etienne Gomez. En Livre de poche en 2024. Des femmes sont retrouvées mortes. On pense à un ours…
– des Etats-UnisCes femmes-là d’Ivy Pochoda, traduit par Adelaïde Pralon, aux éditions Globe : des femmes, des barmaids, des prostituées, meurent dans les rues de L A. Une policière s’en occupe quand ça n’intéresse pas ses collègues.
– du Japon : La maison noire de Yusuke Kishi, traduit par Diane Durocher, éditions Belfond 2024. Un thriller très lent… très japonais : un enfant retrouvé pendu et le policier ne croit pas au suicide. Du même auteur, La leçon du mal vient de sortir en poche.
Pour le polar français, on revient bientôt, dans un deuxième post… suspens…