M Z – Juin 2024- 1)

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Un vin, des livres se tenait le 26 juin au Tiers-lieu M Z
J’apportais, moi,
– de  Michèle Pedinielli, Après les chiens,
éditions de l’Aube, collection poche Mikros noir, 2021,
acheté pendant le festival Polar à la plage 2024 : une histoire de migrant retrouvé mort à Nice, de chiens maltraités, de batte de base-ball et de jeune blonde… Avec le même humour léger et la même détective que dans Sans collier, l’ex-compagnon toujours aimé, mais aussi des copines scandinaves et leur chien, Scorcese.
– de José Vieira : Souvenirs d’un futur radieux, Chandeigne 2024 : récit autobiographique d’un documentariste né au Portugal, arrivé en France en 1965 : la vie, enfant dans un bidonville à Massy, la vision du père venu travailler avec l’idée de repartir, de la mère qui rêve d’une maison avec jardin et qui l’obtiendra plusieurs années plus tard, des enfants qui parlent vite français et se libèrent des croyances paternelles. La manière dont la France recevait ces travailleurs et dont ils parlaient de leur vie française lorsqu’ils retournaient en vacances au Portugal.
Et le parallèle que fait José Vieira entre ce qu’il a vécu et ce que vivent aujourd’hui les Roms.
– de Scott Smith : Un plan simple, paru en 1993 aux Etats-Unis et en 2024 aux belles et marseillaises éditions du Typhon. Traduction de Eric Chédaille.
C’est l’hiver et il neige ferme dans l’Ohio. Nous sommes dans une petite ville, avec un couple Hank et Sarah, tout ce qu’il y a de plus middle class, et bien pensant jusqu’à ce que…
On ne peut que comparer ce roman au travail des plasticiens Fischli et Weiss, présenté au château d’Oiron : Der Lauf des Dinge. Quelque chose arrive qui entraîne quelque chose qui enclenche autre chose etc…sur 467 pages. Délicieusement trash et immoral ou diablement moral, comme on veut.
La suite, bientôt,
et déjà, une autre date à MZ : le Jeudi 18 juillet, à 18h

L’humour dans le polar

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dans le bus de Polar à la plage, Joseph Incardona et Michèle Pédinielli
(tout juste sortie de la rencontre, au centre de la photo)
ont parlé samedi 15 de l’humour dans le polar.
Pourquoi eux ? Parce qu’ils le pratiquent –
comme d’autres auteur(e)s venu(e)s au Havre : Jacky Schwartzmann, Hannelore Cayre, Sébastien Gendron, Anouck Langaney,  Hélène Monfils,
ou pas encore venu(e)s : Benoit Philippon,  Sophie Henaff ou Pascale Dietrich -.

A signaler : il n’existe pas d’entrée « humour » dans le dictionnaire du roman policier de Claude Mesplède  !

On pourrait scinder cet humour en deux genres :
– le comique de situation dans lequel on pourrait ranger Donald Westlake et sa série des Dortmunder, J. Schwartzmann, et La daronne  d’Hannelore Cayre avec sa fonctionnaire de police qui devient dealeuse. C’est dans ce camp que s’inscrit Joseph Incardona avec, dans un de ses premiers romans, le mari qui se fait arrêter parce que les cochons  ne digèrent pas les dents, ou avec son dernier : Stella et l’Amérique où ont lieu miracles un peu spéciaux, et contrats commandités par le Vatican, ou encore son film de 2014, Milky way, qui reprend les codes mafieux avec l’oncle en fauteuil roulant qui dit les règles : « Chacun amène ses bêtes (…) La mise de fond est de 3000 Francs » et le jeune qui assure ses copains : « Je suis sur un gros projet »… alors qu’il ne s’agit pas, comme on le croyait, de combats de chiens ou de coqs mais d’une course d’escargots.
– à signaler : ce n’est pas du tout l’ambiance de Les corps solides, Prix 2024 des Ancres noires : sensible, tendre et noir. Un nouveau On achève bien les chevaux, avec un suspens tenu jusqu’au bout.

– l’humour de mots : et là on pense au Poulpe et à ses titres jeux de mots : de J.B.Pouy et sa Petite écuyère a cafté à J.P. Jody : 20 000 vieux sur les nerfs, tous deux venus au festival. A noter qu’en 2024, paraît  la nouvelle collection La Fille du Poulpe.
C’est dans cette catégorie que se trouve Michèle Pédinielli, aux éditions de l’Aube, dans Sans collier. Avec, par exemple, sa leçon de grammaire, page 15..: raison première de cet échange :
 » Toi et l’enculé, on t’aura (…) c’est choquant.
– Pour le moins.
– La reprise redondante et cataphorique du COD en début de phrase, c’est stylistiquement correct et plus percutant ainsi, mais …
– Mais la conjonction de coordination « et » oblige le pluriel. »

Michèle Pédinielli a fait remarquer très justement que l’humour dans le polar n’est pas fréquent, et pas si bien vu :  « l’humour, ça ne fait pas sérieux »

Un vin, des livres – juin 2024 -2)

Vous aviez beaucoup lu, et surtout des auteurs français ou francophones :
– François Jonquet : D’or et de plomb  éd. Sabine Wespieser, 2024 : un roman – portrait amoureux des artistes Christian Boltanski et Annette Messager, et portrait à charge d’un certain art contemporain
– Laurent Gaudé : Terrasses, chez Actes Sud. Sur le 13 novembre 2015. De nombreux personnages, bien cernés. Dense.cela a été joué au théâtre de la Colline. Laurent Gaudé, le 1er juin, échangeait avec Mohamed Mbougar Sarr, à Terres de paroles.
– Amin Maalouf : Nos frères inattendus, chez Grasset. Dans une île, deux personnes, un dessinateur, une romancière vivent chacun de leur côté. Un jour, c’est le black-out complet…
Philippe Garnier: Neuf mois, 2024, éditions L’Olivier. Ce Havrais qui a beaucoup vécu aux USA et écrit sur la musique et le cinéma, évoque ici la fin de vie de sa femme.
– Edouard Louis : Monique s’évade, au Seuil, 2024 : sur l’emprise qu’a vécue sa mère et  la fuite réussie à laquelle il a aidé.
– Mathieu Belezit : Moi le glorieux, éditions du Tripode, en 2023 Prix du Livre Inter  : dans l’Algérie colonisée, un personnage odieux raconte sa vie : un colon riche qui méprise les Algériens et s’en enorgueillit.
– Sébastien Spitzer : Léonie B aux éditions Albin Michel : un roman à partir de la vie hors norme d’une femme qui, ayant eu une liaison avec Victor Hugo, fit de la prison pour adultère. Pas Hugo qui était pourtant lui aussi marié et partie prenante… Par ailleurs, épouse du peintre François Biard, elle l’accompagna dans une expédition au Pôle nord. Ecrit en narrateur omniscient, jusque dans la chambre…
– la poétesse Pierrine Poget : Inachevée, vivante, éditions La Baconnière, 2024 Ecrit à la première personne du singulier : une femme vit d’abord la soumission, devient mère, attentive à ses bébés et cherche sa liberté. Elle s’appuie sur des artistes, Corot, Vuillard, Heidi Bücher (1926-1993). « Elle a une écriture, une façon de dire les choses vraiment pas courantes, que j’aime beaucoup » dit M-A.
Un peu de textes d’auteurs étrangers aussi :
– Le festin de Margaret Kennedy. En Folio, traduction de Denise van Moppès : en 1947, en Cornouailles, un éboulement de falaise emporte un hôtel et ses clients.
– Le royaume désuni de Jonathan Coe. En Folio, traduction de Marguerite Capelle. En sept parties, on suit plusieurs générations de familles anglaises, de 1945 au Covid et on retrouve le ton de l’excellent Testament à l’anglaise.
– Le silence des tambours
d’Hanna Pylväinen, éditions Paulsen, 2023. Traduit de l’anglais par Emmanuelle Ghez. Histoire au XVII ème siècle de peuples autochtones. Les Samis pouvaient circuler librement jusqu’en 1851, moment où des frontières ont été installées. On a également voulu leur interdire de pratiquer leurs croyances.
Livre à rapprocher des romans policiers contemporains d’Olivier Truc,
et de la mini-série sur Arte, Little bird, sur les peuples premiers du Canada.
– Hans Fallada (1893-1947) : Seul dans Berlin, Folio, traduction d’Alain Virelle et André Vandevoorde. Paru l’année de sa mort à Berlin Est. Une rue dans Berlin, pendant la guerre : persécuteurs et persécutés cohabitent. Une femme est dénoncée. Primo Levi en disait :  » Un des plus beaux livres sur la résistance allemande contre le nazisme« .
– Destins piégés de Goliarda Sapienza (1924-1996), traduction de Nathalie Castagné, éditions du Tripode, 2023. Des nouvelles, de petits textes.

Les mardi 9 juillet et mercredi 7 août, 17h,
à la cabane de Lire à la plage du Havre,
on parle romans policiers et romans noirs,
en lien avec Polar à la plage.
Vous êtes là ? Venez !

Un Colson Whitehead : P U N° 205

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Le colosse de New York, paru en 2003 aux Etats-Unis,  traduit par Serge Chauvin en 2020 chez Albin Michel, est maintenant en Livre de poche.
Nathalie Cron en dit dans Télérama :  » Le portrait impressionniste de la ville qui l’a vu naître et grandir ».
Treize courts textes, une belle écriture qui glisse de personnage inconnu en personnage inconnu, qui rend compte de moments de vies new-yorkaises : les nouveaux arrivants à la gare routière, les gens aux heures de pointe dans le métro, dans la rue, sous la pluie, qui boivent dans des bars, qui passent dans Central Park, qui s’impatientent dans les embouteillages, qui changent d’appartement, de quartier, de statut social, qui partent. Les phrases s’entrechoquent, traversent des vies multiples, nous entraînent de l’une à l’autre sans avertissement, en quelques mots. Un texte par touches, plus post-impressionniste qu’impressionniste.
Colson Whitehead aime les mots et aime New York mais il ne se fait pas d’illusion sur cette mégapole et le bonheur de ses habitants : P.153 : « Attendez votre tour, il y a assez d’amertume pour tout le monde. »

Quelques Poèmes Express issus de Le colosse de New York :
– On a du mal, peu de patience et des mauvaises surprises.
– La neige exhume un archéologue, lunettes givrées.
– Sans se rendre compte tout le monde a la même idée : le ressentiment.
– C’est là que plastronnent les chiens. Problème d’hormones, de coup d’état.
– Des adultes piaillent arrêtés dans le tunnel : un mutant essaie de les écraser.
– Ils ont posé des voies jusqu’au centre de la terre, traversé des fantômes, muré le Purgatoire.
– La flaque dans le cycle de l’eau est pour les enfants en bottes rouges.
– La Grande Roue lâche : un boulon mal serré. Pas d’échappatoire.
– Une sirène, le pont passe ses journées à guetter ce moment, et soupire quand il se produit.
– Réveillez votre instinct. Allez au fond de leurs poches.
– Les métros tentent de bifurquer, grondement sous vos pieds, comment voulez-vous ?

La Pièce Unique 205 a été offerte à Michèle Pédinielli, venue au Polar à la plage, les 15 et 16 juin, pour  Sans collier, un livre plein d’allant.

Polar à la plage 2024 : de grands moments

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Jorn Lier Horst au centre de la photo : star norvégienne du polar, ancien flic, était avec nous pour le week-end après deux interventions dans la semaine auprès de classes. Il écrit en effet également des livres pour enfants ( éditions Rageot ). Les élèves, lui, et les enseignantes étaient TRES contents de ces échanges.

Michèle Pédinielli et Joseph Incardona (de dos sur la photo) ont passé un moment avec moi dans le bus pour échanger sur l’humour dans le polar. On y reviendra mais, déjà, sachez qu’on a ri.

Le même Joseph Incardona a reçu le prix des Ancres noires pour Les corps solides  paru en 2022 chez Finitude et trouvable maintenant aussi en poche. Un roman noir très sensible. Un suspens tendu jusqu’au bout.

Eric Fouassier a reçu le prix des Robes noires pour un des tomes de Le bureau des affaires occultes  paru chez Albin Michel.

Patrick Grée avec Véronique Guérin, dans le bus, ont évoqué les genres du polar. On y reviendra. C’était super : concis mais/et éclairant.

A très vite.

Polar à la plage 2024 – suite :

Au Muma, à 15h30 :
un court-métrage : Pull, de J. Desaubry et M. Obione
et
un long-métrage de C. Bron et Joseph Incardona

Polar à la plage – 21ème !

Du 12 au 16 juin, on retrouve le « Polar à la plage », des auteurs, des signatures sur la plage, une lecture musicale au Bistro (et non aux Vivants, ceux-ci ayant malheureusement fermé), des films au Muma, des conférences dans le bus.

Première rencontre : à la médiathèque Niemeyer, demain, pour un « tribunal des flagrants des livres ». Des avocats défendent les livres de la sélection. Rappelons que, cette année, comme l’an dernier, il y a deux prix : le prix des Ancres Noires et le prix des Robes Noires décerné par un jury de professionnels de la justice.
Allez, un scoop ! : en 2023, les Ancres et les Robes étaient d’accord sur LE prix : Hugues Pagan, unanimement, avait été choisi par les deux jurys. Cette année, ce sont deux auteurs  différents.

Un vin, des livres – juin 2024 – 1)

Nous étions dans un nouveau lieu.
Peut-être nous y retrouverons-nous une autre fois, peut-être pas : c’était bien mais un peu plein de monde donc bruyant. On perd aussi, depuis quelque temps, le côté « vin » : OK, on en boit mais personne ne nous en parle…

Ce n’était ni le thème du jour ni de ces lectures mais voilà trois livres qui parlent plus ou moins de guerre…
– Sarajevo Blues de Semezdin Mehmedinovic, traduit du bosnien par Chloé Billon, éditions Le Bruit du Monde, 2024. Ce texte était paru initialement en 1995 mais jamais en France. C’est une sorte de journal de guerre, constitué de poèmes en prose ou de courts articles et cela rend compte du siège de Sarajevo. L’auteur, né en 1960, journaliste, écrivain, n’est parti aux Etats-Unis qu’ensuite, en 1996 et n’est revenu en Bosnie qu’en 2020. Bernard-Henri Lévy y apparaît, moqué, Radovan Karadzic  se voit consacrer dix pages qui le montrent poète raté, à rapprocher de Hitler recalé de la peinture. On VOIT la ville abimée. Mehmedinovic diagnostique : « Nous vivons dans une région malade de son excédent d’Histoire. » Et cela se vérifie encore aujourd’hui.
La zone verte d’Eugène Dabit (1898-1936), paru chez Gallimard en 1935, réédité par L’Echappée en 2023. On connaît surtout de cet auteur Hôtel du Nord… le film de Marcel Carné, avec Jouvet et Arletty, à partir de son livre du même nom. Dabit qui a reçu, en 1931, le prix du roman populiste, parle des pauvres gens. Ici, un homme sort de Paris à pied, la veille du 1er mai, pour aller cueillir du muguet qu’il vendra au retour. Il se retrouve dans la grande banlieue et y reste un temps. Il est partagé entre une idéalisation de la campagne et ce qui s’y vit. D’autres ne rêvent que de Paris. Il est question de chômage, de droit des ouvriers, de place des femmes, de guerre qui pointe son nez. P 200 : » Si la campagne est restée forte, silencieuse, immuable dans son aspect, comment ne pas songer avec une angoisse plus pressante que les hommes ont changé, eux… que les ambitions et les folies de quelques uns sont devenues plus menaçantes, que les foules sont plus près de la guerre et de la mort, souffrent encore davantage de la faim, du froid – l’hiver a été rude. »
– Retour de barbarie de Raymond Guérin (1905-1955) , éditions Finitude, 2022. Comme Dabit, Guérin est passé par plusieurs métiers avant d’écrire. Comme lui aussi, il a été publié chez Gallimard. Ce Retour de barbarie raconte la fin en 1944 de sa captivité – qui a duré plus de trois ans en Allemagne – et le retour en France occupée, d’abord à Paris où il retrouve son éditeur, Gallimard, Arland, et rencontre, entre autres, Camus, Queneau, puis dans la zone sud. Journal littéraire et, plus largement, de l’état du pays : le marché noir, les spectacles, les résistants de la dernière heure, les procès de collaborateurs…
La personne Raymond Guérin est un mélange étonnant de vanité et de complexe d’infériorité mais son texte a une vraie valeur littéraire et historique.

La suite, bientôt.

 

Un Leslie Kaplan : P U N° 204

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Le psychanalyste,
édité chez P O L en 1999,
paru ensuite en Folio
=
Pièce Unique N°204

Leslie Kaplan, née en 1943, vient de sortir son 23ème livre : L’assassin du dimanche, chez P O L .
On y retrouve des prénoms de personnages vivant dans Le psychanalyste : Louise, Eva. On y retrouve Kafka qui « dit qu’écrire, c’est sauter en dehors de la rangée des assassins (…) c’est mettre une distance avec ce monde habituel, la distance d’un saut. »

…et   » il y a aussi ses assassins à soi, intérieurs » disait Leslie Kaplan dans l’émission Affaires Culturelles en 2022.
Et forcément, dans Le psychanalyste, ce sont eux les plus importants, les « assassins intérieurs ».
Des chapitres se passent dans le cabinet du psy Simon Scop, lors de séances. On entend Louise, Eva, Edouard et d’autres. Simon Scop lance quelques  « Oui ? » après certaines phrases, au coeur de certains silences.
Dans d’autres chapitres, nous sommes dans des moments de vie des patients, ou de Simon Scop

Quelques Poèmes Express qui en sont issus
(il y en a beaucoup, le Folio fait un peu plus de 600 pages…) :
Le conférencier saute dans les mots et c’est comme s’il avait fait cela à son insu.
– Dresser une liste de tes cauchemars et te détester. C’est pas rentable.
– Un kangourou dormait. Quelques hommes discutaient sport. C’était à la fois très ordinaire et pas du tout normal.
– Le monde était petite maison pleine de poussière et gros silences.
– Freud aimait Freud, c’est sûr, cet homme si vieux et enfoncé dans l’analyse.
– Plus rien n’existait sauf les grandes grilles : grille et grande.
– Un jeune catatonique s’absente, me laisse et s’enferme dans sa peau.
– Atelier de théâtre : petite moustache, petit ventre se met à gueuler comme un gros bébé.
– Dans les flaques de bière et saleté de sentiments, tout se mélangeait.
– Transgressif, l’esprit-bretelles. Transgressif, le pas sexy.
– Un clochard, cinq montres au poignet, avait abandonné le temps.
– Je n’ai que ça dans la tête, mes pieds. Je suis bête comme mes pieds.
– On ne peut pas guérir du truc. Ou c’est la fin du truc.
– Il a répété le nom de l’auteur qui était descendu de ma bouche.
– La vie avait pris le métro; elle fixait les rails.