Un vin, des livres – juin 2026 – 2)

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Vous avez parlé de non-fictions :
– Le modérateur de Brice Torrecilas,
éd. Arcane 17, 2026 : l’envers du monde littéraire, des rencontres en librairies, en bibliothèques avec des auteur.es.
– Terricide de Moira Millan,
éditions des femmes, 2025
livre d’une Mapuche sur la Patagonie où Benetton a pris des terres.
– Déplacer la Lune de son orbite d’Andrea Marcolongo
collection Ma nuit au musée, ed. Stock, 2023
La journaliste italienne, helléniste, est allée sur l’Acropole et a parlé de ce qui y manque,
qui a été volé
– Histoire des vertébrés, de Mar Garcia Puig, paru en Espagne en 2023,
traduit par Lise Belperron, 2026, éd. Globe
A partir de sa vie – le même jour, elle devient députée et mère de jumeaux prématurés –
elle analyse la condition des femmes en remontant jusqu’à l’Antiquité.
– Goya de père en fils de Leonor de Recondo,
éd. Verdier 2025
l’exil de son père, peintre, mort en 2015, l’art dans son éducation,
les images des Désastres de la guerre de Goya.
Mais aussi des romans :
– Dans une coque de noix de Ian McEwan,
2017, Gallimard, traduit par France Camus-Pichon.
Un foetus parle. « globalement drôle »
Les filles de Shandong de Eve J Chung,
2026, éd. Harper Collins, traduit par Laura Bourgeois,
inspiré d’une histoire vraie, le périple d’une mère et ses filles, fuyant l’armée en 1948, de la Chine rurale à Taïwan.
Un animal sauvage de Joël Dicker,
2024, éd. Rose et Wolfe
Un thriller au style efficace.
On a évoqué de nouveau Laurent Mauvignier pour La maison vide, mais aussi, L’histoire de la nuit : très décrit, très visuel, et Ann Enquist  pour Quatuor.
Mais encore : les romans graphiques de Marjane Satrapi.
Mais enfin : une maison d’édition de Marseille : Esquif,
qui propose de courts textes de fiction.
L’éditeur avait commencé avec une revue :  Arrrgh !

Même si ce sont les vacances,
et comme ce n’est peut-être plus la canicule.
On tente de se retrouver ce jeudi, 16 juillet
à l’Art Hôtel : !?

Un Cédric Gras : P U N° 258

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Vladivostok neiges et moussons de Cédric Gras, éditions Phébus,
ce récit de voyage, est son premier livre, paru en 2011.
Cédric Gras, né en 1982, est un grand voyageur : Mongolie dès 19 ans, Chine, Tibet puis beaucoup la Russie où il enseigne d’abord puis crée et tient des Alliances françaises : Vladivostok jusqu’en 2009, puis Donetsk de 2010 à 2014, Kharkov  et Odessa ensuite. Il reçoit le prix Albert Londres pour Alpinistes de Staline en  2020.
Il participe à des expéditions : sur un glacier au Tadjikistan, sur des bases antarctiques en Argentine.
Son dernier livre, paru chez Stock en 2025, est : Les routes de la soif, voyage aux sources de la mer d’Aral.
Vladivostok – neiges et moussons
parle de la ville, de sa géographie : ce qu’on croit, ce qui est, des saisons, des hommes et des femmes russes, des voisins : Chine et Corée.

Quelques Poèmes Express  venus dans Vladivostok :
– C’était un monde enchanté, mon enfance, l’anarchie, le pas grave !
– Les plaies saignaient. Et les coeurs crevaient.
– On a beau être grand, on vit entre baie pourrie et îlot vague.
– Dans la neige sale, le sang d’une morte bordée par l’hiver.
– On ne peut pas leur enlever le provincial. Bottines et sacs en plastique.
– Les femmes dans les bras des hommes sont au volant de la relation.
– Sortir de votre dépression, en faire le tour et rentrer.
– Le croyant ne sait après tout pas plus que d’autres, c’est vrai.
– Les grands-mères sont seules et les voisins ivres.

Un Patrick Modiano : P U N° 257

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La danseuse
est la Pièce Unique N° 257.
Mon deuxième livre de cet auteur dont,
j’avoue,
je ne suis pas spécialement fan…
tout Prix Nobel (2014) soit-il.
Une courte presque non-histoire,
pleine d’imprécisions, d’incertitudes,
( Entre autres, qui est ce « je » qui parle ? Un personnage ? Modiano ? )
c’est ce flou qui la définirait, et est plutôt intéressant.
En même temps, de vraies personnes émaillent le récit,
des danseurs surtout,
mais aussi l’éditeur Maurice Girodias.

Quelques « Poèmes Express » qui sont venus dans La danseuse :
– On pourrait. Il faudrait. Mais j’ai oublié.
– Chaque soir le trajet durait plus longtemps. Rythme vide.
– Des immeubles que plus personne n’habitait. Le silence. L’obscurité.
– Elle avait cette discipline : il fallait que le mot s’épuise.
– Je finissais. Et je craignais de réveiller ma vie.
– Un mot venait dans la bouche, particulièrement nouveau.

La danseuse, trois textes en un, a été offert à M. P et A, ce dernier étant danseur de l’opéra de Mulhouse, après plusieurs années à l’opéra de Bucarest.

Un Vin, des Livres – juin 2026 – 1)

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D’abord deux dates : on essaie de se retrouver le
jeudi 16 juillet, comme d’habitude à 18h, à l’Art Hôtel
et, à la rentrée,
jeudi 24 septembre

En juin, après le festival du Polar à la plage, j’avais d’abord envie de parler de romans de : Valerio Varesi,  dont : Or, encens et poussière, paru en Italie en 2007 et chez Agullo en 2020, traduit par Florence Rigollet. Trouvable en Points.
Mon 4ème Varesi. Les deux premiers ne m’avaient pas exaltée, Le dernier, reçu en service presse par l’association des Ancres Noires : La peur dans l’âme, 2018 en Italie, 2026 chez Agullo beaucoup plus : L’été, dans la montagne, un fugitif, des rumeurs, jamais aucune certitude. Avec moi, ça a vraiment marché.
J’ai donc pris celui-ci : un début assez fantastique : Parme, le brouillard, un accident sur l’autoroute, des animaux qui se sont échappés et un corps retrouvé. Ces bêtes qui apparaissent tout à coup m’ont fait penser à un passage d’un Jean-Philippe Toussaint : un cheval échappé la nuit, sur le tarmac d’un aéroport.
Par ailleurs, des Roumains, des Roms, l’autour de la ville : social et politique et un commissaire Soneri dans les affres de l’incertitude amoureuse.

  • Sinon, pas polar : un Gerrit Kouwenaar (1923-2014) : Tombe bombe ! éditions Robert Laffont, collection Pavillons. Traduit du néerlandais par Marie Hooghe. Un court roman paru la première fois en 1950. Un adolescent face à l’histoire. Nous sommes en 1940, la guerre est aux portes de la ville, et il en est presque heureux, cela va le libérer de parents très petit-bourgeois. Un oncle plus « olé-olé » lui montre d’autres vies possibles. Et la guerre arrive vraiment …
  • Un Olivier Rolin : Vers les îles éparses, éditions Verdier, 2025, et en poche aussi chez eux, maintenant. Ce grand voyageur est cette fois embarqué sur un navire de la marine nationale en direction des îles du canal du Mozambique que la France « détient » encore. Il évoque avec humour, et même auto-dérision, l’équipage, des gens jeunes face à lui, âgé, dont des jolies femmes face à lui, ancien amoureux du « beau sexe »,  le bateau et la vie à bord. Et ces îles, évidemment mais pas tant que ça.

Un vin, des livres – mai 2026- 2)

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Ce jour-là, on est revenus sur :
–  Les éléments de l’auteur irlandais, John Boyne :
 » Passionnant, émouvant « : dit Dominique. 4 récits entralacés. Le fil conducteur, les abus sexuels sur enfants.
– Dans la forêt de Jean Hegeland chez Gallmeister que Marillyne compare à Sue Hubbell  (je préfère de beaucoup cette dernière…) : la chute de la civilisation et deux jeunes filles restent seules à le vivre .. Une suite existe : Le temps d’après.
Restons sur les romans étrangers :
– Celui qui veille de Louise Erdrich, 2022, Albin Michel. Traductionde Sarah Gurcel .
Un personnage inspiré de son grand-père, la volonté d’éradication des Indiens, les mauvais traitements des Amérindiennes, dans les années 50, dans le Dakota du Nord
– Le prince des marais  de Pat Conroy, paru aux USA en 1986. Mémoire d’une famille originaire de Caroline du Sud. 2005 Pocket, 1088 p, nouvelle traduction de Françoise Cartano.
– Pleins de vie de John Fante (1909-1983) : oeuvre largement autobiographique. Une dizaine de livres de cet Italo-américain existent en 10-18. Traduction de Brice Matthieussent. Ce texte est TRES drôle.
– Un peu beaucoup passionnément à la folie pas du tout, nouvelles d’Alice Munro. 2019 éditions L’Olivier, nouvelle traduction d’Agnès Desarthe. Trouvable en Points poche. Un univers dur, Le Canada profond.
– L’accordeur de silences, de Mia Couto, éd Métailié. 2011.Traduction d’Elisabeth Monteiro Rodriguez. Cet auteur blanc du Mozambique est aussi poète.
– Polar : Le bourreau de Gaudi  d’Aro Sainz de la Maza, 2026, Actes Sud, traduit par Serge Mestre. Adapté par Netflix : Cité des ombres. 3 autres existent avec le même personnage : Milo Malart.
Peu de textes français :
Les saules, premier roman, un policier, de Mathilde Beaussault , collection Points poche : dans une Bretagne rurale, l’assassinat d’une jeune un peu libre. Deux sociétés  face à face : agriculteurs, traditionnels et le pharmacien, bourgeois plus moderne.
– L’oreille absolue d’Agnès Desarthe, L’Olivier 2026 : un livre choral, dans un village, l’harmonie municipale, le conseil municipal, plein de vies dont on ne connaît pas tout. Pointilliste.
– Les orphelins  d’Eric Vuillard, Actes Sud, 2026 La vie de Billy The Kid, voleur par nécessité. Comme dans tous les livres de Vuillard, récits historiques, on apprend beaucoup de choses.
Non-fiction :
– Journal 1941-1943 d’Etty Hillesum, en Points poche.
Une jeune femme juive néerlandaise qui est allée volontairement au camp de Westerborch, un parcours spirituel.
en ce moment adapté en série sur Arte : pas une restitution historique, actualisé. Judith qui aime ce texte depuis longtemps apprécie la série, Alain, lui, a du mal.
– Bâiller devant Dieu , carnets, journaux de Inarki Uriarta, Séguier éditions, traduction de Carlos Pardo, préface de Frédéric Schiffter. Né en 1946, vit à Bilbao. Journaliste, critique littéraire basque.
– Indignité de Léa Ypi, éd. Calmann-Lévy, 2026 . Lea Ypi, Albanaise, née en 1979, professeur de théorie politique à Londres, actuellement au Collège de France. Son livre : du siècle dernier à maintenant, le socialisme moral. L’histoire de sa famille, de sa grand-mère, de l’empire ottoman à la période stalinienne en passant par l’occupation italienne.

Prochain Un vin, des livres, jeudi 25 juin, à l’Art Hotel.

Polar à la plage 2026

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beaucoup de bons moments :
la venue de Jeanne Guyon, des éditions Rivages noir
avec Danielle Thiéry ici, interviewées par Olivier, à la Galerne
en présence de Philippe Huet.

Le documentaire de Matthieu Serveau sur James Crumley
L’esprit de la route, au Studio.


La conférence, drôle et érudite,
sur l’histoire de la police scientifique
de Stanislas Petrosky à la médiathèque Niemeyer.
Et celles sous la tente, de nos camarades, sur Georges Arnaud et Jean-François Vilar,
et de Jérémy Bouquin, sur Hervé Prudon
(la biographie, fruit de 7 ans de travail, sort bientôt, chez Gaussen), de grands oubliés.
Et des tables rondes, une sur le polar jeunesse, une autre animée par Patrick Grée : De la police à l’écriture, avec l’ex-commissaire principale Danielle Thiéry

De grands invités :

Valerio Varesi, Didier Daeninckx,
l’un chez Agullo et l’autre chezGallimard
Mais aussi Nadine Monfils, et beaucoup d’autres…
(Valerio Varesi avec la présidente des Ancres Noires, Odile Marteau-Guernion)

 

 

et, évidemment,
la lauréate du Prix Ancres Noires 2026 :
Michaeëla Watteaux,
scénariste et réalisatrice,
pour son roman policier historique.

Un Vin, Des Livres- mai 2026 -1)

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– Humour avec Court-circuit de Wolf Haas, paru en 2025 à Munich et chez Flammarion en 2026, traduit par Rose Labourie.
Haas est un auteur autrichien, entre autres de polars. Ce livre n’en est pas un.
Il est constitué de deux grands chapitres : Off et On.
Le personnage principal s’appelle Franz Escher
– et son patronyme a de l’importance -.
Il est amateur de puzzles, de livres sur la mafia.
Sa vie, après un problème domestique d’électricité, se mêle avec une de ses lectures et le passage de l’un à l’autre se fait de plus en plus rapidement.
Aucun risque de vous perdre et sourire assuré.

– Premier roman : L’oeil de l’espadon d’Arthur Brügger, éd. Zoé, 2015
a reçu le prix Bibliomedia 2016, prix de Suisse romande existant depuis 1979.
Le narrateur, Charlie, 24 ans, est apprenti-poissonnier au Grand Magasin. Il parle de son travail, de ses collègues, de celle dont il est amoureux, de comment fonctionne la grande distribution : par exemple ce qui est considéré comme du « vol », ce qu’on présente comme des « cadeaux » aux employés.
– Reportage ou essai :
Envoyé spécial dans la cage aux fauves, d’Armand Gatti, éd Marchialy 2021.
Ce texte est paru en 1954 sous forme d’articles dans Le Parisien Libéré puis au Seuil et a valu le prix Albert Londres à Gatti ( 1924-2017) qui n’était alors pas encore un homme de théâtre.
Une histoire des fauves dans le cirque, de Rome aux années 50. Des noms et vies d’animaux, de dresseurs ou dompteurs restés dans l’histoire. Des pratiques, plus ou moins cruelles, pour obtenir ce qu’on veut des fauves.

Bientôt, les autres livres vus en mai.
Le prochain un Vin des Livres est prévu le jeudi 25 juin, 18h à l’Art Hôtel

Avant, venez  au Polar à la plage !
les 13 et 14 juin :
Valerio Varesi, Didier Daeninckx, Hugues Pagan (euh ben non, pas lui), Danielle Thiéry, Nadine Monfils  et bien d’autres auteurs et autrices vous accueilleront à la plage du Havre.

Un Pierre Cendors : P U N° 256

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Mon deuxième Pierre Cendors.
Le premier était Silens Moon, paru au Tripode en 2019. Cette  Pièce Unique est antérieure,
parue une première fois chez Finitude en 2010
et reparue chez Quidam en 2025 : Engeland.
Ce que je ne retrouve pas : la folie de création, incroyable, magnifique, de mots.
Ce que je retrouve : la période historique : années 30, les références artistiques, les personnages / masques.
Rien n’est simple chez Cendors et c’est bien !

Quelques « Poèmes Express » venus de / dans Engeland :
– Un homme en uniforme, et cesse l’enfance. Elle rebondit contre la façade.
– Les soldats brisaient des femmes.
– A l’intérieur de sa jeunesse mordante, ce courant de langage neuf.
– Geste de la main, rire aux lèvres fardées, un rôle.
– Elle manque souvent, quitte la conversation, n’a pas de projet.
– Réalise que vivre en exil est une tension.
– L’industrie se reconvertit dans l’armement, la réalité rouge.
– L’histoire en un mot : crainte.
– Je ne quitte jamais le mot que j’ai mis des années à trouver.
– Dans des hlm monolithiques, personne n’a de visage.

Cette Pièce Unique est offerte à Eric Pessan,
auteur de la même génération que Pierre Cendors,
qui travaille lui aussi les mots comme matière, les mots des autres.
On ne verra pas les fleurs le long de la route,
aux éditions Aux forges de Vulcain,
est son dernier texte paru.
L’effondrement et les livres.
Une dystopie – enfin…pas sûr…-
En cut-up. 1033 phrases empruntées.

 

Arno Bertina, à Brin de lecture

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Parmi les « possibilités pour se croiser, échanger, gueuler, trinquer »,
« Brin de lecture », librairie indépendante à Thouars (79). Arno Bertina le signalait :
« – ce jeudi (le 4 décembre) je serai à Thouars, dans les Deux-Sèvres, invité par la librairie « Brin de lecture » (la rencontre commencera à 18h30) ;
– vendredi je suis invité à échanger avec Martial Cavatz dans le cadre du séminaire qu’Annick Louis anime au sein de l’EHESS (de 15h à 17h, 54 boulevard Raspail, dans le 6e à Paris, et c’est au 2e étage) ;
– et enfin samedi, le 6 donc, dans le même quartier (au théâtre du Vieux-Colombier) je serai en dialogue avec Yves Pagès et Dominique Rabaté, dans le cadre du festival littéraire organisé par l’association « Littératures sur paroles » trois jours durant. »


une semaine d’enfer donc, mais on a été nombreux et heureux à « Brin de lecture » de cette rencontre autour de son dernier livre : Des obus, des fesses et des prothèses, chez Verticales . Un roman après deux récits documentaires, né de ce que lui a raconté un ami, un sujet coup de foudre, dont il a tout de suite été sûr que c’était pour lui : un palace en Tunisie. Autour de la piscine, d’un côté des hommes abimés par la guerre, de l’autre, des femmes qui ont eu recours à la chirurgie esthétique et attendent que ça cicatrise.
La guerre, la chirurgie esthétique dans le même endroit : rapprochement tragique et grotesque. Carambolage de deux réels, masculin et féminin.  » « Je ne dénonce pas, je décris un paysage. »
« cinq ans de travail » : « 150 pages écrites la première année : cette partie-là ne m’intéresse pas trop. Vient le moment ensuite de suivre chaque personnage. »
Ils sont quatre qui disent successivement « je ». Une femme, Rafika qui aide dans ce lieu, un homme, Madjeb, chirurgien touché par les combats, une autre femme, Naïma, très belle qui veut l’être moins et un jeune homme, Hassen.
Une « polyphonie », « mot qui m’a été suggéré pour parler de mon travail, dont je ne voyais pas trop ce qu’il recouvrait » mais notion présente dans tous mes textes, romans comme récits. » Rendre visible chacun, dans sa différence, dans sa culture, voir que l’idée qu’on avait jusque là ne correspond pas au personnage. »
Que ce soit dans la fiction ou dans le docu, agir en écrivain et non en journaliste : « pas seulement rassembler et agencer des faits mais les questionner et se mettre au plus près des personnages concernés. »
Et dans chacun des livres, une fête (comme il y a un banquet dans tous les Astérix, lui a fait remarquer une universitaire un jour)
Un palace, une piscine, des cabossé.es, une fête : autant de raisons pour lire  Des obus, des fesses et des prothèses.

Didier Daeninckx – Polar à la Plage

Le Pierre Schoendorffer
La Pièce Unique n° 252 a finalement été offerte
Pendant le Polar à la Plage de juin 2026
à Didier Daeninckx
qui n’avait rien demandé…
Pourquoi à lui ?
Parce qu’il était là,
parce que j’étais là
en tant qu’Ancre Noire historique,
présente déjà lors de ses venues précédentes.
Parce qu’il travaille sur l’Histoire
à travers des histoires d’anonymes

Parce que le Schoendorffer disait le fin de l’Empire
disait l’Histoire française
de la France se cramponnant à une de ses colonies
de la même façon,

avec les destins anonymes
de ces soldats-là
à ce moment-là de la guerre d’Indochine.