Ouest Track et nous

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le 5 juillet 2020 à 11h,
dans la pastille Autour des livres
de Viva Culture,
et après,
en podcast quand vous voulez :

La neige sous la neige
d’Arno Saar
Aux éditions La Fosse aux Ours.

Un Charles Dickens : P U N° 104

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Temps difficiles de Charles Dickens, a été écrit en 1854. C’ est, dit-on, son roman le plus engagé. Dans la ville industrielle de Coketown, sale et laide, se heurtent les mondes des riches et des ouvriers.  Une troupe de cirque passe.
Temps difficiles est une satire où les Gradgrind, les Bounderby sont ridicules et définis par leur fermeture d’esprit, leur manque d’empathie. Pour eux, seuls les faits comptent. L’imaginaire et les sentiments sont à bannir.
C’est une fable où les nantis seront punis et auront besoin de plus petits qu’eux.

 

Quelques Poèmes Express issus de cette P U N° :
Au-dessus de sa tasse de thé, je demande pardon à quelqu’un.
– On pouvait se procurer un oeil et en trouver une paire.
– Trois larmes : tendance à dériver vers 
l’humain.
– Le matin s’installa, enveloppé par l’été. Il s’ennuya.
– Elle attendait comme une pierre en eau profonde.
– Sauver du vide ou en parler.
– Une femme persécute un homme, le range dans la corbeille destinée à cet usage.

La P.U. N° 104 est offerte à Véro L., grande collectionneuse et consommatrice de livres.

 

Ouest Track et nous : le 21 juin

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Le 21 juin 2020, à 11h et après, en podcast quand vous voulez,

dans la pastille Autour des livres  de Viva Culture :

« Black lives matter »

Margaret Mitchell chez Gallmeister

Arno Bertina chez La Contre-allée, Verticales et Sometimes éditions

des oeuvres dans les musées

des statues dans les villes

Un Jean Giono : P U N° 103

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 L‘eau vive ou Rondeur des jours, paru en 1943  chez Grasset est la Pièce Unique N° 103.
Jean Giono a là, comme toujours, des formules merveilleuses qu’on ne rencontre chez aucun autre écrivain et encore neuves en 2020 .
Il s’agi d’un recueil de 16 textes très divers, écrits surtout entre 1930 et 1937 : quelques nouvelles mais plus souvent des textes descriptifs de la montagne ou de la forêt provençales, de villages mourants, de croyances paysannes, des moments de vie : découpage de l’animal qu’on a tué, repas de viande et désir physique, moisson faite en commun : Mort du blé, en une vingtaine de pagesest le superbe rendu par l’écriture du rythme du travail, de la chaleur plombante puis des corps éreintés.

Voilà quelques Poèmes Express tirés de ces textes :
Je finissais le soleil à la scie et tout suivait.
– L’eau coule, le cresson craque au fond.
– Il faudra se charger d’hier. Je compris ce qu’il voulait dire.
– Le ventre est là. L’odeur de la chair est là, dans les danseuses fourrées.
– Des petits pas légers dans du lait tout doux.
– On sent son âge. Il est trop. Il fait poche.

Ce Giono est offert à Marie A., lectrice, écrivante et psy ( Nobody’s perfect ).

Un Camara Laye : P U N° 102

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L’enfant noir, l’autobiographie de l’enfance de Camara Laye (1928-1980), parue en 1953 aux éditions Plon, reparue en 2006 dans la même maison avec une préface d’Alain Mabanckou, n’est plus trouvable qu’en poche.
Camara Laye est né en Guinée, a étudié en France, est revenu dans son pays où il a été haut-fonctionnaire sous Sekou Touré puis s’est exilé au Sénégal. Il a alors collecté des histoires auprès de griots de toute l’Afrique de l’ouest.
L’enfant noir s’arrête au moment où il part en France. Ce qui est raconté est donc la famille, le père forgeron, les pouvoirs de la mère, l’école, les cérémonies d’initiation, le rapport à la tradition, à la croyance, mélange d’animisme et d’Islam.
Le livre, à caractère anthropologique plus que littéraire, a connu un grand succès.
Un film du même nom est sorti en 1995, coproduction franco-guinéenne, réalisée par Laurent Chevallier : une adaptation re-présentée au festival Cinémondes de 2016 : non pas une reconstitution historique, mais une transcription documentaire avec des non-acteurs dont un neveu de Camara Laye qui « tient son rôle ».

– on peut voir une vidéo sur Youtube du réalisateur… il est assez désagréable…
– A noter aussi : l’article consacré à Camara Laye dans l’Encyclopedia Universalis, écrit par Jacques Jouet, où il est moyennement sympa vis-à-vis de L’enfant noir.

Quelques « poèmes express » sortis de L’enfant noir :
– A la ville, les années dévoraient les gosses.
– J’ai peur d’un mot. Celui-là ? Non, celui-ci.
– On offrit une vérité mais que la dernière année.
– Nous nous serrions, elle soupirait. Je m’esquivais.
– Un médicament va se reposer : la douleur est revenue.
– Nous nous sommes glissés dans des circonstances et nous y sommes restés.

La Pièce Unique n° 102 est offerte à Céline D, une incroyable lectrice !

Un Jean-Loup Trassard : P U N° 101

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Campagnes de Russie de Jean-Loup Trassard est paru en 1989 chez Gallimard, puis  en folio mais n’est, semble-t-il, plus trouvable.

Cet auteur, né en 1933, qui se présente comme « écrivain de l’agriculture », a été une de nos nombreuses découvertes au Festival écrivains en bord de mer. Ces rencontres ont habituellement lieu autour du 14 juillet à La Baule. Sans doute, cette année, nous manqueront-elles.
Dans ce livre, Jean-Loup Trassard rend compte de 25 jours passés en Russie paysanne soviétique, sans parler russe, accompagné d’un traducteur. Il décrit et photographie des paysages, des animaux élevés, chassés, des isbas, des églises désaffectées et laides, des kolkhoziens, des repas arrosés, des fêtes cosaques, et une jolie serveuse un peu triste qu’on n’oubliera pas.

Voici quelques Poèmes Express venus de Campagnes de Russie :
– Terre poudreuse et sieste d’été dans la forêt de cinéma.
– Petits cubes de femme…transformation de produits divers en poussière.
Les écrivains régionaux en laine beige donnent le sens.
– Des vaches après consommation, en tapis.
– On ne mange pas un fossoyeur.
– Nous souffrons des petites chaussettes blanches arrêtées à mi-jambe.
– On produit du passé, on en garde un souvenir.
– Deux tracteurs soulèvent deux nuages, petites usines qui fument.

La Pièce Unique n° 101 est offerte à Jean-Pierre Suaudeau, auteur de Les forges, un roman, livre sur un lieu de mémoire ouvrière près de Saint-Nazaire, paru aux éditions Joca Seria en 2018.

Un Julio Cortazar : P U N° 100

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oui, N° 100 !!!!!

Voilà dix Poèmes Express issus de

Les armes secrètes,
une merveille de livre, onze nouvelles toutes plus fabuleuses les unes que les autres, de Julio Cortazar, traduites par Laure Guille- Bataillon, parues chez Gallimard en 1963 :

Un autre corps se défendait d’un autre coup de fouet.
– Je pensais aux lions dans les tulipes.
– Sur le bristol bleu, un savon aux amandes dans du papier vert clair.
– Le lit paraissait flotter dans le vinaigre. Je plongeai dans la chambre.
– Je me rappelle du craquement. Il n’y a plus personne.
– Racontons quelque chose d’anormal, mettons-y des nuages.
– Il a du mal à entrer dans les étoiles ; il y a tant de temps dans le temps.
– Un ver luisant n’a dormi que deux heures. Il faut qu’il pense à prendre des comprimés.
– Il écarte les petites bêtes tièdes, il a peur.
– Des anges applaudissent et les gens croient tout ce qu’on dit.

Les armes secrètes, 3 livres en 1 :  l’original + 1 poème express par jour + 1 info par jour sont offerts à Sylvie B. et à Philippe G., des « compagnons de longtemps », de ceux dont on est proche même quand on ne les a pas vus depuis… eh bien ! longtemps !…

Ouest Track et nous :

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Le dimanche 24 mai à 11h sur Ouest Track, et après, en podcast quand vous voulez :
Autour des livres vous parle de
Rouge pute de Perrine Le Querrec
aux éditions La contre-allée.

200 de Franck Achard

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200 de Franck Achard est paru aux éditions Vistemboir au mois de mars 2020. Un de ces livres touchés de plein fouet par le confinement, la fermeture des librairies et l’annulation des salons.
Mais au fond, ce n’est peut-être pas une atmosphère étrange pour
un monde de forêt et de village,
dans un temps inconnu,
où les personnages se nomment « Chut », « 200 », « l’Ancienne », « Neige », « 110 » ou « M’sieur Treize »,
où des malheurs terribles arrivent,
racontés dans une langue très douce.
Un monde de conte.

Chat Bleu : mars 2020 :

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Vu la tempête en cours, Nsenga nous a proposé, pour nous réconforter, des vins du sud de la France :
en rouge, un corbières de la région de Narbonne, à la robe assez intense, d’une certaine puissance et persistance en bouche  : un  » Champ des murailles » du Domaine de la petite muraille.
en blanc : un chardonnay de la région de Béziers, du Domaine de Cibadiès, dans le fruit mais avec une petite minéralité.

Ils ont accompagné :
– Chroniques d’une station-service d’Alexandre Labruffe, éditions Verticales, 2019 : un texte très visuel, des petites scènes dans lesquelles la station-service est autant un personnage que son pompiste. Labruffe s’amuse et nous aussi.
– L’agence de Mike Nicol, traduction de Jean Esch, éditions Gallimard série noire, 2019. Nous sommes en Afrique du Sud. Le titre fait référence aux services d’espionnage, nombreux, travaillant chacun de leurs côtés et n’allant peut-être pas tous dans le même sens. On y croise des femmes belles et courageuses, des hommes puissants et assez immondes, et ça fonctionne !
– Aux armes de Boris Marme, aux éditions Liana Levi, 2020 : le premier roman d’un Français qui nous plonge dans un petit comté des U S A, ceux que nous connaissons grâce aux films de la côte est, aux livres comme ceux de Russell Banks. Une tuerie a lieu dans un lycée mais le sujet de Marme est la suite de cet événement. Un très bon livre, dont on reparle prochainement dans Autour des Livres sur Ouest-Track.

et aussi :
– L’autoportrait au radiateur de Christian Bobin, Gallimard, 2000, maintenant en Folio. : un journal, quelques lignes par jour. L’histoire d’un deuil et pourtant le bonheur de l’instant.
– Etre ici est une splendeur de Marie Darrieussecq, P O L, 2016 : la biographie de la peintre Paula Modersohn-Becker (1876-1907) : une artiste déterminée, indépendante qui a vécu un temps dans une communauté près de Brême et a créé près de 700 toiles.
Le dernier hiver du Cid de Jérôme Garcin, Gallimard, 2019 : un texte sur la fin de Gérard Philippe par celui qui est devenu son gendre posthume.
– Les furtifs d’Alain Damasio, 2019, éditions La Volte : nous sommes en 2050, en France et, dans ce texte très travaillé, Damasio nous promet un monde peu agréable, un monde dans lequel nous sommes presque déjà.
– Le sauvage de Guillermo Arriaga, Fayard, 2019. Traduit de l’espagnol (Mexique) par Alexandra Carrasco : A Mexico, le parcours initiatique d’un jeune, une réflexion sur la sauvagerie animale et humaine. Après avoir eu un peu de mal à entrer, M-Cl. a beaucoup aimé ce roman.
Americanah  de Chimamanda Ngozi Adichie, 2015 Gallimard, maintenant en Folio : un livre que R. a adoré. Les personnages sont justes. « Elle soulève le tapis » sur l’Amérique et sur son pays, le Nigéria.

On a aussi reparlé de :
– Muréne de Valentine Goby, Actes Sud : un beau livre sur ce qu’est vivre avec le handicap.
Changer le sens des rivières de Murielle Magellan, en poche : parce que cela se passe au Havre !

Prochain Chat Bleu prévu le jeudi 16 avril. A bientôt !

Chat bleu : février 2020

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Nous pouvions boire :
en rouge, un Saint Amour, La Madone, Château Belleverne : d’un petit producteur indépendant en conversion bio, dans le Beaujolais, médaille d’or 2019,
en blanc, un petit Bourgogne très dans le fruit.
Nous avons parlé de :
– Extérieur monde d’Olivier Rolin, 2019, Gallimard : un livre nostalgique, un peu crépusculaire, des mémoires qui évoquent le vieillissement, la place des femmes et bien sûr les voyages. P. 61 : « Il n’y a pas de bout du monde, le monde est parfaitement cousu à lui-même, ». P. 301 : « On a vu des pays, des gens, entendu bruisser des langues, abattu des milliers de Km »…
– Floride de Lauren Groff, 2019, L’Olivier : des nouvelles traduites par Carine Chichereau comme les autres livres de cette auteure américaine. Une ambiance chaque fois un peu étrange, éventuellement inquiétante. Des reptiles. De beaux personnages de femmes, ambigus. Des mères qui ont du mal à l’être.
La dernière histoire se passe à Yport.
Les services compétents de Iegor Gran, 2020, P O L : c’est plein d’humour même si cela parle de ce qui a changé sa vie et celle de ses parents : l’arrestation de son père, André Siniavski, après la longue recherche, par le KGB, de cet auteur de textes contraires à la ligne du parti. Nous sommes en URSS du temps de Krouchtchev, moment de relatif dégel, de marché noir incroyable (l’épisode du « jazz sur ossements » !) C’est jubilatoire.

 

 

On parle de nous et du Chat Bleu ! Merci !

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EDITO : Le regard du spectateur

« Il me semble que la civilisation est toujours à recommencer ; qu’elle n’est pas un état de grâce, mais bien un travail continuel sur soi-même et les autres, dans la direction indiquée par l’expérience et par l’espoir. L’homme est une question de persévérance. » Cette citation de l’écrivain roumain Petru Dumitriu (1924-2002) est plus que jamais d’actualité. En effet on ne compte plus les motifs d’inquiétude dans un monde traversé par plusieurs défis.
Où en sommes-nous d’une société où l’on pourrait ne pas perdre sa vie à la gagner ? Où l’on ne se méfierait pas des pauvres, selon Esther Duflo (prix Nobel d’économie 2019)? Où le langage des poings ne prévaudrait pas sur la parole ? Où l’éducation serait prédominante parce que les pays s’enrichissent grâce à l’intelligence et au savoir ? Où nos instances politiques et économiques seraient capables de répondre à l’urgence écologique hors de la domination de grandes firmes ? Où l’on ne craindrait pas les tentations populistes et une dérive autoritaire ?
« La démocratie est par nature expérimentale » écrit l’historien Pierre Rosanvallon dans Les siècles du populisme(Seuil). C’est dire que nos démocraties sont fragiles, soumises à des aspirations légitimes et parfois contradictoires.
« La question du totalitarisme n’est pas derrière nous mais devant nous » affirme le philosophe Jean-Jacques Rosat auteur de Chroniques orwelliennes (Collège de France).

C’est la raison pour laquelle le rôle des artistes et des acteurs culturels est si précieux. Partager les arts avec le plus grand nombre et avec l’exigence la plus élevée, c’est ce qui anime également beaucoup de spectateurs moins « consommateurs » qu’acteurs.
La part de la culture dans les programmes des candidats aux élections est, hélas, significative : elle est le plus souvent réduite quand elle n’est pas passée sous silence….
La démocratie pourtant est à ce prix : les fondements du totalitarisme sont la censure, l’ignorance et la pauvreté ou l’instrumentalisation du langage.

On suivra sur ce point l’économiste Deirdre Mc Closkey qui affirme que c’est la production des intellectuels et des artistes qui explique le grand enrichissement qui gagne l’Europe de l’Ouest, puis le reste du monde entre le 18ème et le 20ème siècle : grâce à eux, l’éthique bascule.
Ils font de la liberté, de la créativité et de l’innovation les nouvelles vertus morales en lieu et place de l’honneur, du rang et de la soumission à l’Eglise et au prince.
N’est-ce pas ce qui définirait un nouvel individualisme porteur d’actions solidaires ? Celles des jeunes des Fridays for future pour nous éveiller et protéger la terre et celles des Sardines, en Italie, dans une belle énergie de vie commune ?
Isabelle Royer

GRANDE CONVERSATION
11e Grande conversation
Le 13 mars, à 18h30, Bibliothèque Oscar Niemeyer
Qui sont nos zombies ?
De la fiction aux fantasmes

Les zombies sont désormais un phénomène culturel. Leurs hordes vacillantes d’êtres terrifiants nous sont devenues familières et font partie de notre imaginaire.
Ils ont envahi le cinéma, la télévision, internet, la bande dessinée, la littérature … Ils s’incarnent dans des défilés carnavalesques : les Zombies Walks.
Mais c’est quoi un zombie ? De quoi sa popularité est-elle devenue le symptôme ?
Ces êtres inconcevables auxquels personne ne peut s’identifier – trop morts, trop vivants – on pouvait aisément les mettre dans la case du simple divertissement de la pop-culture. Mais ils se sont infiltrés dans les réflexions de philosophes, de sociologues, de neurologues, d’ethnologues, qui, se saisissant du sujet, ont dévoilé les préoccupations contemporaines.

Dans le cinéma des années Trente, aux Etats-Unis, la figure du zombie était associée aux fantasmes liés au Vaudou et au réveil des morts. En 1968, La nuit des morts-vivants, le film de George A. Romero, lui a donné un sens différent. Des zombies déferlent en une meute vacillante et deviennent le symbole de l’effrayant inattendu, d’un quelque chose qui pourrait atteindre l’individu et l’humanité entière, dans une dimension inouïe et irrémédiable.
C’est le déclenchement d’une réflexion où le zombie n’apparaît plus comme un objet d’imaginaire récréatif mais celui d’une pensée critique de la société. Au rythme du questionnement sur les significations qu’il peut prendre, il va changer progressivement de sens, jusqu’à ne plus être seulement une silhouette errante et affamée de chair humaine mais la représentation de différentes formes de phénomènes qui caractérisent notre époque. Des colloques universitaires, des conférences, des essais, des émissions de radio, des documentaires, lui sont consacrés et se multiplient.
Parmi toutes les figures de monstres, pourquoi le zombie, serait-il aujourd’hui celui qui symboliserait le mieux les interrogations de notre monde ? En quoi une créature de fiction peut-elle nous aider à décrypter notre époque ?
Entre distraction et réflexion, nous aurons cette conversation en compagnie de nos invités :
                                            Clémentine Hougue, chercheuse en études culturelles,
                                                   auteure de Le zombie au-delà de la fiction
                                                                                      et
                                                           l’association Cannibale peluche,
                                          de cinéphiles et programmateurs de l’étrange.
Entrée libre
Les 9 et 23 février, le 8 mars, écoutez sur Viva culture – 11h à 11h 30, dans 10mn chronique, sur Ouest Track radio : Pourquoi les zombies ?
Catherine Désormière

COUPS DE COEUR
Au festival Le Goût des autres

1- Le jeune noir à l’épée
Abd Al Malik/Salia Sanou (vu dans Multiple(s) à Avignon l’été dernier)
J’ai été absolument emballée, emportée par la prestation chorégraphiée de quatre magnifiques (dans tous les sens du terme) danseurs, à savoir Salomon Asaro, Akeem Alias Washko, Vincent Keys Lafif et Bolewa Sabourin : un pur et rare moment de bonheur total !

2- La cuisine de Marguerite
Un vrai régal en cette heure de déjeuner (12h30), et pas seulement pour les papilles : le propos est léger, pétillant. On y apprend, entre autres, la recette des boulettes « à la grecque »(là-bas, on dit « kèftédès »), façon Mélina Mercouri, qui aurait pu candidater pour des étoiles au Michelin ! Ce n’est pas exactement ce que j’ai dégusté lors de mes nombreux séjours au pays des Héllènes : des plats basiques mais néanmoins fort savoureux….
La comédienne Julie Martigny (qui intervient à l’atelier théâtre du lycée Porte Océane) porte bien la légèreté joyeuse de ce texte si frais, révélant une facette peu connue de la grande Marguerite Duras.
N’oublions pas les femmes de La Fabrique Pierre Hamet qui nous ont régalés avec leur succulente (et durassienne) soupe de poireaux !

3- Beloved
Toni Morrison


Une lecture musicale très émouvante de cet ouvrage connu pour la rudesse du propos, par la comédienne Astrid Bayiha (découverte par Bob Wilson) et le groupe électro ORK dans une belle osmose.
Annette Maignan

AUTOUR DES LIVRES
Le Chat Bleu, c’est à Sainte-Adresse, tout près de la plage. Brocante, petite épicerie fine, restauration le midi, salon de thé, bar à vins-tapas le soir…Tout cela dans un décor chaleureux, un joyeux petit bazar avec des recoins partout et une jolie petite terrasse avec vue sur la mer.

Nsenga, le patron, y accueille régulièrement des concerts, des soirées à thème…Il nous y accueille aussi, nous, amoureux…amoureuses plutôt, il n’y vient pas beaucoup d’hommes… des livres et de la lecture, une fois par mois autour de Catherine Hémery-Bernet qui a inventé avec lui ces soirées « Un vin, des livres » il y a plusieurs années. Ou comment faire rimer littérature et oenologie !
Rappelons que Catherine présente une rubrique Autour des livres dans Viva Culture sur www.ouest-trackradio.fr (95.9 DAB ou en podcast)
Nsenga nous propose à chaque fois un vin rouge et un vin blanc qu’il a choisis avec soin. Il nous les « raconte » pour nous les mettre en bouche et nous les sert avec quelques petits tapas maison toujours originaux et délicieux.

C’est le moment d’écouter Catherine qui commence toujours par nous présenter, elle, deux ou trois livres qu’elle a aimés, elle nous en lit quelques passages pour nous donner le ton. Un de ces livres sera gagné par un(e) participant(e) tiré(e) au sort. Cadeau de la soirée, très apprécié ! Puis Catherine donne la parole à qui souhaite la prendre, pour parler d’un ou de plusieurs livres aimés. C’est l’occasion d’un riche échange entre nous. Les envies de lectures circulent, les livres se prêtent, les avis se confrontent. Parfois la conversation s’ouvre sur des spectacles vus, des films découverts…C’est joyeux, simple et convivial. On peut même venir juste pour écouter, on n’est pas obligé de prendre la parole !
Et ce sont de bons moments de partage.
C’est bien sûr ouvert à tout le monde. On trouve le calendrier de ces rencontres sur le site de la maison d’édition dirigée par Catherine et dont voici l’adresse : www.ruedudepart-editions.com
Et donc, si vous aimez lire, partager vos lectures, découvrir de nouveaux titres, de nouveaux auteurs, soyez les bienvenus au Chat Bleu parmi nous !
Véronique Garrigou

Suite n° 11

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Suite n°11 vient de sortir,
Suite n°11 est de Pascal Millet, auteur de polar mais pas que !
Suite n°11 est un poème narratif sur les débuts d’une relation amoureuse. C’est l’homme qui parle, de son histoire particulière.
Suite n°11, c’est, face à ce texte contemporain, des images de corps féminin, des détails de sculptures, des courbes, des nuques, des seins, des mains de tous les temps et de lieux différents. Un éternel féminin, fabuleusement photographié par Eric Enjalbert. Certaines pierres sont des peaux !
Suite n°11, c’est une histoire particulière face à La Femme.

Ouest Track et nous :

Le dimanche 10 mai à 11h, sur Ouest Track, et après, en podcast, quand vous voulez, Autour des livres vous parle de Eloge des voyages insensés de Vassili Golovanov, traduit par Hélène Chatelain, aux éditions Verdier