Un Albert Londres : P U N° 144

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Au Japon d’Albert Londres est un recueil d’articles écrits en 1922.
Parti six mois en Asie pour le journal l’Excelsior, il commence son voyage par là au moment où Paul Claudel arrive en tant qu’ambassadeur.
Il fait un court historique des relations japonaises avec le monde, présente les couches du pouvoir, le décorum, le fonctionnement de l’homme japonais en son pays et à l’extérieur, ( P. 60 : …la femme est reine (…). Ce n’est peut-être pas un être mais c’est une chose sacrée. »).
Il nous fait visiter en quelques pages Tokyo, Osaka et Kyoto. Son ton est léger, plein de charme et de jolies images ( P 27 : il marche sur des petits bancs qu’il appelle « guettas »), pour aider ses contemporains à visualiser un pays si étranger.

Voici quelques Poèmes Express issus de ce court opus, réédité en 2021 par Arléa  :

– Inspecter l’horizon, le supposer sombré.
– Je m’apprête à manquer de tradition. Et à finir.
– Geishas, fées politiques et littéraires.
– Dans le jardin sacré, je m’appelle barbare.
– Le moyen-âge avait mis à même sa peau la mort.
– Mosaïque forcenée : monde juxtaposé.

Au Japon, « augmenté », est offert à Sylvie B, photographe d’architecture et à l’un de ses fils, cinéphile japanisant.

 

Un Maurice Constantin-Weyer : P U N° 143

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Quoi ? ! Maurice Constantin-Weyer, vous ne connaissez pas ? !
Allez,… j’avoue. Moi non plus.
Il a pourtant écrit une cinquantaine de livres, reçu le Goncourt en 1928, été beaucoup traduit et adapté au moins trois fois au cinéma. Français né en 1881, mort en 1964, il était, au moment du Goncourt, édité chez Rieder. Il avait déjà failli être primé pour Manitoba, en 1925 mais Léon Daudet, membre du jury et d’action française, avait voté contre, en raison du « cosmopolitisme » de la maison d’édition…
– De l’influence de l’idéologie sur la littérature… vous avez quatre heures…-
(cf :  le super-intéressant texte de Gérard Fabre – EHESS, 2014, Presses Universitaires du Québec)

La Pièce Unique N° 143 est Un homme se penche sur son passé, une histoire qui se déroule au Canada français où l’auteur a vécu de 1904 à 1914. Le narrateur, Jacques Monge, trappeur, vendant des fourrures, « cassant » des chevaux sauvages, s’installe bientôt dans une ferme. Les colons sont arrivés, avec leurs spécificités, de Bretagne, d’Irlande, d’Ecosse, ils labourent les terres vierges, le train arrive, les villes se fondent – on peut penser au beau film First cow de Kelly Reichardt- . Un peu plus qu’un bon roman d’aventures, un texte sur la disparition du monde sauvage.

Quelques Poèmes Express qui en sont issus :
Notre géographie, piquée de barbelés, naît des avides.
– Ce type de géants avait appris la nuque des filles.
– Echarpe de gaze et diamants, la vieille édentée aux seins roulants.
– Ce n’est pas un homme. Juste un rythme.
– Jours de quadrille, sourire fané, pâleur de fiancée…
– C’était un désir en décomposition dans d’autres sentiments sales.
– L’entreprise avait de quoi tenter au fond de tous les brouillards.

La Pièce Unique 143 est offerte à Margot Bonvallet, libraire au tiers-lieu Les Vinzelles, ouvert très récemment. Parce cela semble un bel endroit, une belle idée et une  » lectrice de fond « … jeux de mots sur fond(s) et « coureur de fond »…

 

Un Ahmet Altan : P U N° 142

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= Pièce Unique N° 142.
Cet auteur turc contemporain y parle des raisons, des circonstances de son arrestation et de sa vie en prison, comment il réussit à vivre malgré le manque de rêves, de temps comptable, de lumière. Comment il doit cohabiter avec des hyper-croyants. Comment on le traite, menotté pendant les transports et même dans des lieux de soins, Comment se comportent un juge en activité et des juges arrêtés …

voici quelques Poèmes Express issus de ce livre :
Etre confiné dans une boîte, petit pois, rien d’autre. Petit pois perdu.
– Cette phrase coule de son oreille sur son bureau.
– Quand il n’a pas de sentiments, il a un roman qui les fait naître.
– Tout va bien dans un laboratoire. Et la vérité se suspend.
– Impression d’ire d’hiver au bord du parvis.
– Si vous êtes le coup, vous pourrez sourire.
_ Interdiction de faire venir des fées dans notre quartier.

La Pièce Unique n° 142 est offerte à une des deux étudiantes en DUT Métiers du Livre, année spéciale, rencontrées aujourd’hui pour un podcast. Une jolie rencontre. Elles aiment le livre et sont visiblement ouvertes.

Chat Bleu : décembre 2021

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Déjà, des dates : si covid, omicron et autres virus nous laissent tranquilles, retrouvons-nous  les 20 janvier, 24 février et 24 mars

En décembre, Nsenga nous recevait avec des « vins du monde », un rouge austral, cépage shiraz, koala sur l’étiquette, et un blanc d’Afrique du Sud, chenin, orné d’une baleine !

livres du monde aussi :
– L’île de Sigridur Hagalin Björnsdottir, traduit par Eric Boury, éditions Gaïa, Paru en 2016 en Islande, en 2018 en France : un événement a eu lieu : l’Islande est coupée du monde, plus d’internet, plus de navires ni d’avions arrivant, pas de nouvelles de ceux qui sont partis. On n’en saura pas plus sur le pourquoi mais on verra ce que cela crée : ceux qui en profitent, ceux qui en souffrent, ce qui manque, les métiers (de la culture) qui n’ont plus d’utilité, la montée de la violence, du nationalisme …
– La fracture de Nina Allan, éditions Tristram, traduit par Bernard Sigaud : cette auteure anglo-saxonne dont nous avons lu aussi et beaucoup aimé La course, place son lecteur dans plusieurs genres en même temps : policier, fantastique. Une jeune fille disparaît. Plusieurs années plus tard, elle est de nouveau là et ce qu’elle raconte pose problème à sa soeur, à sa mère…
– En attendant Eden d’Elliot Ackerman, éditions Gallmeister, traduit par Jacques Mailhos. Dans la veine de Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo, un livre qui remue, anti-militariste, écrit par quelqu’un qui connaît bien la guerre. Ackerman, né en 1980, est un ancien marine, membre des forces spéciales, revenu de missions en Afghanistan et en Irak.
Et encore :
– Le maître et Marguerite de Boulgakov (1890-1940), pas dans la nouvelle traduction d’André Markowicz : » l’histoire de Faust mais sous Staline, avec un diable foutraque, un bazar joyeux », dit A.
– La neige sous la neige d’Arno Saar, traduit de l’italien par Patrick Vighetti, éditions La Fosse aux Ours : un polar qui commence avec le corps d’une jeune femme trouvé sous la neige à Talinn.
– Soleil amer de Lilia Hassaine, 2021, Gallimard. Une femme algérienne rejoint son mari qui travaille en France. Ils ont déjà trois enfants ; des jumeaux s’annoncent et ils n’ont pas les moyens…
– Les greniers de Babel de Jean-Marie Blas de Roblès, éditions Invenit, 2012 : rafraîchissant, pour toutes générations et plein de références.
– Pachinko de Min Jin Lee, traduit par Laura Bourgeois, éditions Charleston : histoire sur plusieurs générations d’une famille coréenne qui s’installe au Japon.
– La saga des 7 soeurs, en 7 tomes, de Lucinda Riley, aussi aux éditions Charleston.
– La passe-miroir, de Christel Dabos, Gallimard jeunesse : roman d’apprentissage 4 tomes.
Ces trois derniers livres nous sont présentés par Eline, qui, devenue influenceuse sur Instagram, nous a rejoints ce soir-là et c’était super. Comme l’a dit Nsenga : « une autre génération, d’autres livres, d’autres raisons de lire et d’autres moyens d’en rendre compte… »

 

Heureuses fêtes !

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à côté de Percival Everett ! de Paul Auster !

cette année, c’est avec  ça va ? ça va… 
le mini-table book plein d’esprit (si si), le petit-cadeau-d’assiette mais bien plus que ça aussi…
Et, pour les gens d’ici, presque 100% d’ici…

Un Don Carpenter : P U N° 141

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La promo 49, le septième roman de Don Carpenter (1931-1995), éditions Cambourakis, traduction de Céline Leroy, dans leur chic collection de poche.
La belle couverture : photo de Bud Shively ; Vivian Demaria/Time and Life Pictures/Getty Images dit toute l’Amérique de cette époque-là, de ce livre-là. Tout comme le roman de Don Carpenter. 24 chapitres pour plus de 24 vies de jeunes gens, au moment crucial de la fin du lycée. Filles et garçons, leurs rêves stéréotypés, ou leur vision du monde, de leur avenir, de ce qui se fait , de ce que, eux, peuvent faire. Comment on continue : l’armée ? le mariage ? Un travail ? les études ? A travers une génération, le livre montre tout de l’Amérique d’alors, les milieux, la place de l’argent, du genre, les ambitions, les (im)possibilités. Toute une sociologie.

Quelques Poèmes Express issus de La promo 49 :
Deux ans qu’on lui faisait quelque chose sous la jupe ; c’était la vie.
– La stupidité réfléchissait à faire le malin, elle avait l’air con.
Embrasser et en être éreinté.
Son inconscient n’avait jamais voulu l’accompagner
– Le poivrot but, se mit en route pour la folie, y arriva.
– Je sais que le mot réfléchit et reste.

Et puis, tant pis, on le renvoie, « augmenté », transformé en tous cas, à Frédéric Cambourakis…

Un Ivan Tourgueniev : P U N° 140

Les Pièces Uniques sont l’occasion de lectures qu’on aurait dû faire bien plus tôt. Le N° 140 nous permet d’aborder Tourgueniev (1815-1883) pour la première fois. Encore une première fois.
Il s’agit de  trois nouvelles rassemblées par les éditions Sillage en 2012 sous le titre de l’une d’elles : L’exécution de Troppmann, écrite en 1870. Les deux autres, autobiographiques également, ont été dictées à Pauline Viardot, peu de temps avant la mort de l’auteur.
Dans la première, Tourgueniev est invité par Maxime Du Camp à assister à la décapitation d’un criminel. Il passe la nuit dans la prison, assiste aux préparatifs, entend la foule à l’extérieur. Il se sent mal d’être présent et en fait un texte contre la peine de mort.
Un incendie en mer conte un naufrage qu’il a vécu jeune.
Une fin raconte sa rencontre avec un noble russe désargenté et rustre. La révolution est proche . les « âmes pas mortes » se laissent moins faire.
Dans chacun de ces courts textes, Tourgueniexv  se montre un peu veule.

Voilà quelques Poèmes Express :
– Repères. Naissance d’un mari. Enfance d’une maîtresse. Mort d’un ami.
– Un long dégoût garde la prison. Comme une force sans mot.
– Beaucoup d’hommes étaient sortis de leur existence par escaliers et corridors…
– Je crois avoir rencontré un lecteur, chevelure encore touffue mais grisonnante, flottant au-dessus de son intelligence.
– S’était précipité du haut d’un talus escarpé, le lièvre, tout gris, tout vif.

Mais l’intérêt réside le plus souvent dans le télescopage de l’information – trouvée en second – avec le « Poème Express »…
C’est offert à Philippe Annocque, auteur entre autres du beau Les singes rouges et du « ionescoien » Pas Liev aux éditions Quidam.

Chat Bleu : novembre 2021- 2)

On a évoqué beaucoup d’autres livres ce jeudi-là :
des polars ou thrillers :
Requiem pour une république, le premier roman de Thomas Cantaloube, Série noire Gallimard 2019 : un crime sur fond d’ « événements » d’Algérie. Peu de fictions ont évoqué le 17 octobre 1961 photographié par Georges Azenstarck, le S A C ou Gerboise. Cantaloube le fait.
Les livres de Jérôme Loubry, tous en poche : Les chiens de Détroit, 2017, pour la force de la ville-personnage. Le 12ème chapitre , Prix Mauves en noir 2018 : 4 qui se sont connus enfants, se retrouvent 30 ans plus tard. Quelqu’un, mais on ne sait pas qui, a envoyé à chacun un texte sur quelque chose qui s’est passé alors. Les refuges, prix Cognac 2019, une jeune femme retrouvée errante.
Alabama 1963, roman à 4 mains de Ludovic Manchette et Christian Miemiec, Le Cherche-Midi 2020, pocket en 2021 : des petites filles noires sont enlevées. La police agit peu. Un détective alcoolique et raciste s’y colle. Sur fond historique de ségrégation

des romans d’auteur(e)s français(e)s :
Feu de Marie Pourchet, 2021, Fayard : son 6ème roman. Une passion amoureuse entre une universitaire mariée et un célibataire avec chien.
On avait totalement adoré Toutes les femmes sauf une, 2018.
La fille qu’on appelle de Tanguy Viel, Minuit, 2021 : le sujet est l’emprise. L’écriture est sans pathos. Il se lit d’une traite.
des livres d’Alain Blottière : Le tombeau de Tommy, 2009, chez Flammarion : sur un jeune héros mort, Thomas Elek, Juif d’origine hongroise qui fit partie du groupe Manouchian. Comment Baptiste est mort,, Gallimard, Prix Décembre 2016 : un jeune a été enlevé par des djihadistes. Le débriefing, ensuite, avec un psychologue et ce qui s’est vraiment passé. « Une construction qui fonctionne très bien » dit M..
des livres de Laurence Cossé, auteure Gallimard : « tous bien » dit D. : Le mobilier national (2001), Au bon roman (2009) : un libraire qui décide de ne vendre que des chefs d’oeuvre…. Les autres libraires sont vent debout contre lui…. La grande arche (2016) un récit historique sur la construction de l’arche de la Défense.
La femme de l’Allemand de Marie Sizun, Arléa 2007, grand prix des lectrices Elles 2008 : une relation mère-fille, vue à à travers le regard de celle-ci. « un très beau livre » dit M.
Le voyage d’Etampes d’Abel Quentin, 2021, ed de l’Observatoire, Prix de Flore : « Plein d’humour, de dérision » dit M-A : un universitaire à la retraite cherche un poète communiste américain.

Et on n’a pas fini ! Une courte rubrique de romans étrangers suit.

Chat Bleu : novembre 2021 – 1)

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C’était le jour du beaujolais. Nsenga ne pouvait donc que nous en proposer, d’autant que c’est là » qu’il est « tombé dans le vin », qu’il a fait ses premières vendanges. Certes, avec de plus grands crus que ce petit primeur qui a pour seul atout la fraîcheur du fruit.

Les livres :
– Personne ne sort les fusils de Sandra Lucbert, Seuil 2020, maintenant , en poche, collection Points.
Ellle commente le procès du management de France-Télécom : 7 dirigeants comparaissaient après 10 ans d’instruction et 19 suicides. P.11 : L’obsession du départ en 3 ans de 22 000 salariés et de 10 000 mobilités est devenue le coeur de métier des dirigeants de France-Télécom. »
Elle montre leur manque d’empathie, prouve qu’ils n’ont pas beaucoup de souci à se faire : P 17 : La peine maximale : 15 000 euros d’amende – Olivier Barberot, par exemple, gagne 540 000 euros par an, et une année de prison qu’ils ne feront pas, leurs casiers étant vierges »
Elle fait le parallèle entre la langue managériale et la LTI, la langue oppressive nazie qu’avait étudiée Klemperer.  P 52 : « On ne dit pas protégés, on dit assistés »
L’ écriture de Sandra Lucbert est « cash »,  le sujet est trash. Un tel texte, de même que ceux d’Arno Bertina qui jugent une société de plus en plus « ubérisée » sont essentiels.-
L’aiguilleur de Bertrand Schmid, chez Inculte, 2021. On est en URSS, dans un endroit et un temps assez indéfinis. Plutôt près de la Sibérie. Plutôt du temps de Staline. Le travail de l’aiguilleur est de garder en état les voies, le système d’aiguillage pour les trains qui vont vers l’Est. Il fait froid, il neige. L’ambiance est belle, rude et glaçante, évidemment, mais belle – comme la couverture -.
– Avec Bas Jan Ader de Thomas Giraud, aux éditions lilloises la Contre-allée, 2021 : Comme ses précédents textes – par exemple sur Elysée Reclus – ce n’est pas vraiment une biographie, pas vraiment un essai, pas vraiment un roman mais un peu de tout ça. Thomas Giraud évoque un artiste performeur néerlandais, Bas Jan Ader (1942-1975), un peu son enfance  et surtout ses travaux : ses chutes filmées, le voyage en mer dont il n’est pas revenu. Et ce qu’il dit de ces chutes est beau, délicat. On le voit tomber. Sans jamais appuyer, il nous permet d’imaginer les pensées et les ressentis sous-jacents du plasticien.

Nous étions nombreux. Un Chat Bleu – novembre – 2) va suivre.

La date du prochain Chat Bleu change : c’est le 16 décembre.


 

 

Les Boréales, hier (20-11-2021)

Aux Boréales hier, on parlait danois.

D’abord avec les éditions La Peuplade : Anne Cathrine Bomann pour Agathe, et Johanes Nielsen pour Les collectionneurs d’images (déjà évoqué au cours d’un « faux Chat Bleu », trouvable sur ce blog à la date du 16 mai 2021). L’action du livre de A.C. Bomann se situe en France où elle a vécu un an. Le Nielsen se passe aux îles Féroé où il demeure. A.C. Bomann parle d’un vieux psychanalyste, presque retiré du monde et sa dernière jeune patiente. Nielsen, l’écrivain « taiseux », évoque toute une ville, Torshavn. Le premier texte est intimiste, le deuxième sociétal.

Puis Kim Leine et Mads Peder Nordbo, deux auteurs danois qui ont vécu plusieurs années au Groenland, ont évoqué ce lieu. Mal en point à ce moment-là, ils ont pu y rebondir. L’un, traduit chez Gallimard, écrit des romans hoistoriques, l’autre, des polars chez Actes sud-noir. Deux ambiances, deux temporalités mais ils parlent tous deux du passé colonial, « tyrannie douce », de cette étrange relation où chacun (ex-colon comme ex-colonisé) est retranché dans son ignorance.

Enfin, Björn Larsson était interviewé par Frank Lanot à propos de Le choix de Martin Brenner, chez Grasset, Là, pas de langue étrangère. Larsson parle un français parfait. D’autres langues aussi. Homme du monde ou de no-where, homme de culture qui convoque dans son livre Buber (« Ich und du ») Arendt, Levinas (« L’autre existe, donc je suis »), Modiano ou encore Gary. Le thème du livre : le choix, ses conséquences et le fait qu »‘aucun homme n’est une île ». On est par le regard de l’autre.

Aujourd’hui, d’autres grands moments, dont la venue à 17h 30 de Jon Kalman Stefansson… mais nous n’y serons pas…