Un vin, des livres – avril 2026 – 3)

Mis en avant

Vous aviez parlé d’essais aussi
politiques :
– d’Umberto Eco : Reconnaître le fascisme, Grasset collection la petite Vermillon, 1995 : le discours qu’il a fait à Columbia University, le fascisme en 14 points.
– de Johann Chapoutot : Les irresponsables, ce qui a porté Hitler au pouvoir. Gallimard, 2025. Analogie faite entre les années 1930 et aujourd’hui.
– du sociologue Bertrand Badie, L’art de la paix éd.Flammarion et Par delà la puissance et la guerre, 2026, éd Odile Jacob.
– de Nicholas Carr : Communiquer à tous prix, éditions L’échappée. Une histoire très critique des réseaux sociaux.
– Un des Tracts de Gallimard (n°75), sur Alexandre Grothendieck et une ordonnance de 1945 qu’on utilisera contre lui dans un procès quand il hébergera en 1978 un Japonais. Plaidoirie sur le délit d’hospitalité. Préfaces de Giorgio Agamben et Hervé Le Tellier.
– de Cyrille Bret et Florent Parmentier : La géopolitique de l’Eurovision, éd. Bréal, 2026.
essais ou plutôt romans historiques :
– La redoutable veuve Mozart d’Isabelle Duquesnoy, La Martinière, 2019, puis en Points : sur Constance, d’après des écrits, les lettres.
– de Christine Orban : Soumise, Albin Michel puis en Livre de Poche :
sur la soeur (1625-1661) de Blaise Pascal, écrivaine, devenue hyper-croyante, entrée à Port-Royal.
une BD, de David Rees, traduite par Claro, Denoël, 2003 : Putain, c’est la guerre ! Des strips parus sur le web après le 11 septembre.
romans étrangers :
de Ferenc Karinthy : Epepe, paru en 1970, republié chez Zulma : Un linguiste arrive dans une société dont il ne comprend pas la langue et ce n’est pas normal.
– de Feurat Alani, reporter français d’origine irakienne, Le ciel est immense, chez J.C.Lattès, 2025. Son deuxième livre, le retour en Irak pour essayer d’éclairer l’histoire d’un oncle. Il a reçu de nombreux prix pour ce texte et pour le premier.
Enfin une poétesse américaine : Sylvia Plath (1932-1963)… à laquelle M-A est arrivée par Lydie Salvayre : 7 femmes, éditions Perrin, 2013. On peut trouver d’elle, dans la collection l’Imaginaire de Gallimard, La cloche de détresse.

Prochain Un Vin Des Livres, jeudi 28 mai, à partir de 18h

Un Vin, Des Livres – avril 2026 – 2)

Mis en avant

Déjà, la prochaine rencontre : jeudi 28 mai, à L’Art Hôtel, 18h !

Vous aviez beaucoup lu :

Des textes français, pas toujours rangeables dans la catégorie « roman » :
– Le grand cerf de Claudine Huntzinger, 2019, éditions Grasset … maintenant en poche :
la nature, les animaux sauvages en Alsace où elle vit.
– Des Gwenaelle Aubry :
Personne, Prix Femina 2009, éd Mercure de France, trouvable en Folio : « structure du livre très intéressante » dit M A. Portrait d’un père universitaire avec de gros problèmes psychiques.
Partages, 2012, Mercure de France, un poème à deux voix, entre une juive et une palestinienne.
Zone base vie, 2024, éd. Gallimard : au moment du covid, un immeuble à la Pérec.
– De Gabrielle Tournemire : Des enfants uniques, éd Flammarion, 2025, premier roman. Des handicapés dans une institution, certains tombent amoureux, ce qui pose problème aux éducateurs et aux parents.
– Autre premier roman : La bouche dans le sable de Kevin Thiévon, éd. Le Bruit du monde : trois jeunes à Juan-Les-Pins, une Française, un Irakien, fils d’un responsable de crime de guerre et un Kurde.
– Kiné de Thomas Bontemps, éd Tarabuste, 2025. Thomas Bontemps vient du Master de Création Littéraire du Havre. L’expérience d’un jeune diplômé dans un cabinet de kiné, des ressentis, des histoires de patients
– Le palmier de Valentine Goby, éd. Actes Sud, 2025. « Très délicat, assez lent ». Le point de départ : un palmier abattu. A Grasse, à hauteur d’enfant, la famille du directeur d’une usine de parfums. Des images reviennent… un traumatisme.
– D’Alice Zeniter : L’art de perdre, 2017, Flammarion, maintenant en J’ai Lu. A reçu de nombreux prix. Sur une famille harki. Littéraire et documenté. « L’histoire de l’Algérie, plus multiple et complexe que vue à l’origine. »
– 
Sur le même thème : Soleil amer de Lilia Hassaine, journaliste . Son second roman, paru chez Gallimard en 2021
– De Dominique Barberis : Une façon d’aimer , 2023 Gallimard, Grand Prix de l’Académie française : à Douala, années 50, des expats.
– De Maylis Besserie : La nourrice de Francis Bacon, Gallimard : des chapitres sur les tableaux, d’autres sur la vie du peintre. « un style sans charme… » dit C.
Quelques polars :
– Les bûchers de Calcutta  d’Abir Mukherjee, Le 6ème de la série, traduit par E. et Ph. Aronson, éd. Liana Levi, 2026 : en 1926, un bienfaiteur indien se fait assassiner et une Indienne est enlevée.
– De Satu Rämö, Finlandaise née en 1980, vivant en Islande : 6 livres sont sortis en Finlande, 2 en France : Hildur, le premier volume et Rosa et Björk. Léa adore.

Un Vin, Des Livres : avril 2026 – 1)

Mis en avant

Une session  peut-être plus « sociale » que d’habitude :
– La graine de Jacqueline Manicom (1935-1976) , Gallimard, collection l’Imaginaire.
Un presque journal de 1974, d’une femme écrivaine et sage-femme, investie dans l’aide aux femmes, témoin de la manière d’être des hommes, qu’ils soient médecins, directeurs de clinique d’accouchements ou maris….
au moment où on parle de « réarmement démographique » en France,
où on empêche des Américaines d’avorter même dans des conditions extrêmes.
Un grand livre féministe – et ce n’est pas du luxe sur un tel sujet –
plein d’humanité, qui évoque aussi le racisme, la place de chacun selon sa couleur et son genre en milieu hospitalier. Toujours d’actualité.

– Un éloignement de Frédéric Fiolof, 2026, éd. Quidam
un récit,
une partie de l’histoire de Rachid, SDF sans papiers à Bobigny.
Rencontré, il est aidé dans la mesure du possible
face à la bureaucratie française actuelle.
Un texte qui montre sans démonstration la folie du système judiciaire et son inhumanité.

– Liquidation à la grecque, de Petros Markaris, un polar de 2010, traduit et postfacé par Michel Volkovitch en 2012. Un des trois livres, trouvables en collection Points, que Markaris a consacrés à la crise économique de son pays, bousculé par les pays riches de l’UE au début du XXIème siècle. Coups de griffes à l’Allemagne mais surtout au fonctionnement mafieux d’une part de la société grecque. Le commissaire Kostas Charitos nous emmène dans les bouchons athéniens. On le suit dans sa famille, au bureau.
Le travail de Markaris est un bon exemple du roman noir utile à la compréhension du monde.

La suite bientôt
et la prochaine réunion prévue le jeudi 28 mai, à l’Art’Hôtel !

Un Vin, Des Livres – mars 2026 – 2)

En retard, je suis puisque la prochaine rencontre est tout à l’heure !
En mars, vous aviez lu des Polars :
– Crime 101 de Don Winslow : un voleur s’est donné un nombre avant de prendre sa retraite. Référence à la 101, route en Californie. Adapté en film.
– La république des faibles de Gwenael Bulteau, venu l’an dernier au Polar à la plage : un crime à Lyon en 1898, parall!èle à un moment d’antisémitisme. Ligues d’extrême droite contre socialistes. « Beaucoup de rebondissements, très rythmé » dit St.
– Le fleuve des brumes de Valerio Varesi , le Simenon italien, dit-on. Qui devrait venir au Polar à la plage de juin 2026
L’italie, la plaine du Po. Une crue et une péniche qui dérive. Vide ou non ? Un personnage récurent : le commissaire Soneri.
– Unité 8002 de Don Alfon, aussi journaliste à Haaretz d’abord, puis à Libé : sur les services israéliens.
– Chimère de Julie Wolkenstein, P O L : cinq personnes parlent les unes après les autres, toutes reliées à la mort d’un homme. Entre l’Italie et la France. Des mails, des pensées, . La vérité de chacun. « envie de le relire quand on l’a fini »

des auteurs étrangers :
– Ludmila Oulitskaïa : Ce n’était que la peste, Folio, D’après des faits réels : 1939, à Moscou, sous Staline, le virus de la peste. On suit plusieurs personnages arrachés à leur vie, enfermés dans un hôpital. Ressorti au moment du Covid
– Patrick White : Prix Nobel, Australien :L’arbre de l’homme  : on suit un individu tout au long de sa vie.
Des Français :
– Louis Guilloux : TOUT, dont Le sang noir, OK Joe (quand il est interprète pour les tribunaux quand des G I ‘s (souvent noirs) sont accusés.
– Sorj Chalandon : Les enragés : Belle-île, la maison de correction  qui construit de petits durs. Où il y a eu une chasse à l’enfant.
– Delphine de Vigan : Je suis Romane Monnier : un téléphone laissé par quelqu’un, fouillé.
Des romans graphiques :
– sur la vie de Marcel Bascoular : homme singulier, dessinateur, peintre, mort assassiné
– French theory , texte de l’historien François Cusset, dessins de Thomas Daquin, ed. La Découverte/Delcourt : histoire de philosophes fin XXè siècle : Derrida, Deleuze, Guattari, Foucault, Baudrillard.
– Sybilline, de Sixtine Dano, éd Glénat : la chronique d’une escort-girl, étudiante en archi arrivée sur Paris. « superbe dessin dessin, encre, lavis. Touchant » dit E.

On a aussi évoqué Leonora Carrington, pour son livre Le cornet acoustique et pour l’expo au musée du Luxembourg.

Un vin, des livres – février 2026 – 3)

Textes d’ailleurs maintenant :
– Le silence d’Isra, d’Etaf Rum, traduit par Diniz Galhos, éditions de l’Onbservatoire, 2020 :
De la Palestine à Brooklyn, de 1990 à 2008, le vie de femmes palestiniennes. Mariée jeune, cloitrée, condamnée à obéir, à vivre sous la tyrannie de la belle-mère. Mère de quatre filles, pas de fils. « dur par moments » dit M-C.
– D’un univers plutôt léger, les nouvelles de l’Américain Ben Shattuck qui résonnent les unes avec les autres, La forme et la couleur des sons, traduit par Héloïse Esquié, 2025, Albin Michel. Son deuxième livre. Une adaptation de deux des nouvelles avec Paul Mescal et Josh O’Connor est en salles en France, au Havre au Sirius : Le son des souvenirs.
Tout Jim Harrison est super, dit G. En 10-18. L’Amérique, les Indiens, la nature.
– Les éléments de l’ Irlandais John Boyne, traduit par Sophie Aslanides, éd. Lattès, 2025. Prix Fémina étranger : 4 histoires sur les 4 éléments. Il y a un fil conducteur, et dans la 4ème histoire, les choses s’imbriquent. Le livre traite des abus sexuels, dont un commis par une femme. « Une belle écriture.  »
– Le cercle de lady Tan de l’Américaine Lisa See, traduit par Karine Guerre, en J’ai lu : très documenté, roman historique sur une des rares femmes médecins en Chine, sous la dynastie Ming, fin XVème siècle.
– Les héritiers de l’Arctique de l’auteur norvégien Aslak Nore, traduit par Loup-Maëlle Besançon, éd. Le Bruit du Monde, 2024 : la saga d’une famille qui a collaboré avec l’occupant allemand, dont la fortune s’est construite sur ça. Bergen, Oslo. Les descendants se déchirent sur fond d’espionnage avec l’URSS …
– Un roman graphique de 2003 réédité en 2023 : Broderies de Marjane Satrapi, éd de l’Association : des histoires de femmes. L’Iran. Touchant, plein d’humour et horrible…
– Pour les fondus du Japon, les suppléments du Monde sur le Japon ancestral, les mythes fondateurs, les créatures surnaturelles, la première femme samouraï. Avec des reproductions d’estampes, de pochoirs.

Au 19 mars !

Un vin, des livres – février 2026 – 2)

Vous avez parlé de quelques polars :
ambiance
– écossaise : Le Alan Parks de mars à Glasgow, Rivages poche
– nordique : Olivier Truc : Le premier renne,  Points
Roger Martin, écrivain, traducteur, spécialiste de littérature noire américaine est mort accidentellement. Il nous avait fait le plaisir de venir à Polar à la plage il y a quelques années. Il avait dernièrement préfacé un roman sur le Mccarthysme et Hollywood : Hollywood, les années rouges.
Vous avez lu des textes français :
– (et vu au théâtre des Bains Douches un seul en scène qui se poursuivra au festival d’Avignon off de 2026) : 77 de Marin Fouqué, Actes Sud : « un texte très fort, une très belle langue. Un flux de conscience, dit V. L’auteur vient du rap, performe. Un jeune dans un abri-bus dans le 77, un endroit ni ville, ni banlieue. Ce jour-là, il ne monte pas dans le car et se souvient d’amitiés. Toute une réflexion sur la virilité. »
– Avec toi je ne
crains rien d’Alexandre Duyck, journaliste, Babel, 2026 : une famille heureuse. Lui est cordonnier, elle institutrice au caractère bien trempé. Ils ont 4 enfants. Il va souvent dans un chalet en montagne. Elle en est jalouse et un jour exige de partir avec lui. Ils ne reviennent pas. Les enfants sont dispersés. 75 ans plus tard, on retrouve les corps dans un glacier. Une histoire vraie romancée.
– Comme une lanterne dans les ruines de Cécile Schouler, 2025, éd. Le Panseur. « Histoire vraie écrite à la hauteur d’une enfant de 13 ans. Elle vit seule avec sa mère, rencontre un jeune toxicomane de 17 ans. Ils se découvrent, aiment Prévert puis partagent d’autres bonheurs de lectures. Pas du tout larmoyant. » dit S.
– Un perdant magnifique de Florence Seyvos, L’Olivier, Prix Inter 2025 : « se passe entre Le Havre, Rome et Abidjan. Un homme, mythomane perdant, déifie sa femme et ses deux filles. La fin est poignante. dit F.
– Jacky, deuxième roman d’Anthony Passeron, 2025, éd. Grasset : un livre sur son père et sur l’addiction aux jeux vidéo.
– En plein ventre de Charlotte Barberon, éd HD Littérature, 2025 : pas vraiment une biographie, sur Nicky de Saint-Phalle. De courts chapitres .
– Monsieur Romain Gary de Kerwin Spire, Gallimard, 2025 : l’histoire réelle de la création d’Emile Ajar, sur le mystère qui défrayait la chronique entre 1975 et 1981, le voile soulevé après la mort de Gary.
– Trahir par fidélité. Contre la fin du monde avec Alexandre Grothendieck, du Physicien Aurélien Barreau, 2026, éd Les Liens Qui Libèrent : mathématique et poésie
– 11 quai Branly de Mazarine Pingeot, en poche : l’enfance à cette adresse. Le poids du secret.
Les mains du miracle de Joseph Kessel, 1999, en Folio : le dr Kersten, sous le IIIè Reich, est le médecin qui réussit à soulager les douleurs de Himmler, et grâce à cela, réussit à sauver des prisonniers politiques ou juifs.
– La disparition de Mengele d’Olivier Guez, livre de poche, 2018. Le Mossad est affaibli, on recherche moins les nazis.

Mais vous n’avez pas dit que cela. Un 3ème volet s’impose.
Sinon, la prochaine rencontre est prgogrammée le jeudi 19 mars, à l’Art Hôtel.

Un vin, des livres – février 2026 – 1)

D’abord un recueil de nouvelles et 2 romans :
– Tigre, 13 nouvelles de l’auteur letton Janis Jonevs, traduit par Nicolas Auzanneau, 2024, éditions les Argonautes.
Janis Jonevs était au Boréales, à Caen, en novembre 2025. Il était interviewé par Julien Delorme, longtemps représentant européen de La Peuplade, maintenant entré chez Actes Sud. J. Delorme est un vrai grand lecteur qui sait faire passer son enthousiasme.
J. Jonevs parle français, est aussi traducteur du français vers le letton, entre autres… de son traducteur. Il a été en résidence d’écrivain en France, et la deuxième nouvelle, Méthode, en rend compte de manière humoristique. D’autres textes sont, eux, surréalistes : c’est le cas d’Intro qui rassemble Walt Disney et Henry Ford autour d’une machine à café trop sonore, de L’autre agence, de Voyage, de La jambe et de Le jeu.
C’est drôlement sérieux et on sent que l’auteur s’amuse.
– Les dernières écritures, roman d’Hélène Zimmer, P O L 2025 :
D’elle, j’avais lu et beaucoup beaucoup aimé Fairy tale, qui était en lice dans le concours de premier roman de Terres de paroles, avec l’équipe précédente, de Marianne Clévy.
Ici, autre ton, autres milieux : une enseignante de lettres arrête de faire lire les auteurs au programme et les remplace dans toutes ses classes par Le bilan, un texte sur le changement climatique. Une de ses élèves tente de se suicider. Les parents attaquent l’enseignante. On assiste au procès du côté des avocats.
C’est moqueur vis-à-vis de l’éducation antionale, du couple.
– Les gréveuses, premier roman de Romuald Gadegbeku, Grasset 2025. Invité au Goût des autres, en janvier 2026 et présent à la Galerne en même temps que Guillaume Poix.
Un beau titre, un beau néologisme.
Une histoire sociale : des femmes, d’origine africaine pour la plupart, « techniciennes de surface » d’hôtels, de plus en plus maltraitées par le management d’une société de sous-traitance, font grève. On suit les événements, la vie de deux ou trois de ces femmes, leur famille, leurs rêves.

On a parlé de beaucoup d’autres livres : à bientôt donc.
Et déjà, la date retenue pour la prochaine rencontre : le jeudi 19 mars.
Toujours à l’Art Hotel, à 18h.

Un Vin, des Livres – janvier 2026 – 3)

Et enfin, encore quelques romans français :

– Le Crépuscule des Hommes d’Alfred de Montesquiou, 2025, Robert Laffont. Un livre de journaliste, sur les journalistes et écrivains au procès de Nüremberg (comme Joseph Kessel, Martha Gellhorn, Ernst Hemingway, John Dos Passos…) de novembre 1945 à octobre 1946. C’est à ce procès qu’a été utilisée pour la première fois une traduction simultanée en plusieurs langues (4)

Déserter de Mathias Enard, Actes Sud 2025  deux récits s’entrecroisent : celui d’un homme qui déserte mais on ne sait de quel conflit, et l’histoire du mathématicien déporté pour communisme et auteur de Les Conjectures de Buchenwald .

– La Confrontation de Clara Dupont-Monod, 2025, Albin Michel : Une farce : une prise d’otages dans une école primaire sans écran. Le preneur d’otages dit être Elon Musk. On assiste à une joute verbale entre le peut-être Musk et un officier du GIGN. « Haletant » dit I.

– Avant la peine, de Laure Heinich, avocate pénaliste, 2026, Flammarion : deux médecins urgentistes, un homme, une femme, ce soir-là, sauvent une vie. Un baiser, plus que ça ou pas, une procédure : sur le consentement.

– Les Amants du Lutetia, d’Emilie Frèche, 2023, Albin Michel : Ezra et Maud, , rescapés de la Shoah, se sont connus au Lutetia. Ils décident de mourir ensemble à 86 ans. Leur fille unique ne comprend pas,

– L’Entroubli, de Thibault Daelman, 2025, Le Tripode. Un premier roman, « une écriture » dit MC. Un beau titre en référence à François Villon, un texte autobiographique, une enfance dans une famille compliquée. C’est féroce. Peu de dialogues. Beaucoup de descriptions.

Enfin, une Américaine qui a vendu plus de livres que tout le monde en 2025
Frieda McFadden :
P. a lu un texte non encore traduit : Coworker :
du suspens et un revirement final.

 

Un Vin, des Livres – janvier 2026 – 2)

On a parlé Polars :
avec une journaliste indienne Nilanjana S Roy : Black river, éditions l’Aube noire, traduit par Benoite Dauvergne : un roman noir qui se passe en Inde maintenant. La misère, la corruption, une fin totalement surprenante. « On le dévore » dit MC.
avec des écrivains français qui ont du souffle :
Frédéric Paulin qui a écrit deux trilogies, publiées chez Agullo. La deuxième est sur la guerre au Liban. Son 1er tome, Nul ennemi comme un frère, est maintenant en poche. Réel et fiction se mêlent parfaitement. « C’est prenant et on comprend mieux les tenants et aboutissants de cette guerre. » dit A.
Benjamin Bierstein qui en est, lui aussi, à sa deuxième trilogie, chez Flammarion. Politique française du XX è siècle et fiction. Le 3è tome, 14 juillet vient de sortir. « Excellent », dit V qui a du mal à entrer dans un autre roman.

Un manga :: Gen aux pieds nus : de Keiji Nakazawa (1939-2012). En dix tomes, sur Hiroshima, sur une base autobiographique. Parus au Japon entre 1973 et 1985. Traduit par Vincent Zouzoulkovsky pour les éditions Le Tripode. Tome 1, paru en 2025. « Eprouvant et intéressant » dit S.

Il a été question d’auteurs venus au festival du Goût des autres :
Mathilda di Matteo : La bonne mère, premier roman, 2025, aux éditions de l’Iconoclaste dont elle a dit qu’elle avait toujours voulu être éditée là, présentant cette maison  comme « entre Télérama et Télé Z »
Gabrielle de Tournemire : Des enfants uniques, 2025, éditions Flammarion. Normalienne, 27 ans, nièce de Maylis de Kerangal : premier roman issu d’un an de service civique dans une structure pour handicapés. Deux jeunes y sont amoureux. Réactions des parents, des éducateurs.
Thomas Bontemps : Kiné aux éditions Tarabuste, 2025. Un texte sur ce métier que l’auteur pratique en remplacements, à domicile. Sa pratique, ses pensées, son désarroi devant des réalités.
Louise Rose : Les projectiles, 2025, éditions P O L : une jeune femme quitte tout du jour au lendemain. Une langue ludique.

Des classiques :
Félix Fénéon (1861-1944) : Nouvelles en trois lignes, parues en 1905-1906, trouvables en Libretto.
Stefan Zweig : pour Le Joueur d’échecs
Emile Ajar pour La vie devant soi, ces deux derniers ayant été lus au Goût des autres par Bruno Putzulu.
Conan Doyle : Une étude en rouge, : la première des enquêtes de Sherlock Holmes, parue en 1887.
Jorn Riel : Danois mort en Malaisie en 2023 : La Vierge froide et autres racontars : qui se passe au …Groenland : « drôle, dépaysant, épique, un univers masculin » dit D. Autre livre de lui : paru en 1993 chez Gaïa : Le Garçon qui voulait devenir un être humain : de petites histoires mais qui ont entre elles des liens.

Et on n’a pas fini !
Je reviens bientôt
et vous rappelle la prochaine date : le jeudi 19 février, 18h
à l’Art Hôtel

 

Un Vin, des Livres – janvier 2026 -1)

  • Une forêt, de Jean-Yves Jouannais, paru en janvier chez Albin Michel :
    Jean -Yves Jouannais a, pendant des années, été son propre conférencier, celui de son projet L’Encyclopédie des Guerres au Centre Pompidou . Ces rendez-vous mensuels se sont arrêtés l’an dernier. Le livre est une extension de ce travail.
    Un Américain d’origine allemande arrive à Brême en 1947 pour faire partie d’une commission de dénazification. Le cas sur lequel il a à travailler est un peu spécial…
    On est dans une ville détruite, c’est l’hiver. C’est beau du fait de cette atmosphère.
  • Un effondrement parfait, de Jérôme Leroy, 2025, paru à la Table ronde : l’auteur, que l’on connaît pour ses romans noirs politiques, écrit là des réflexions sur des écrivains, sur des faits de société. C’est fait de courts chapitres, et cela ne se prend vraiment pas au sérieux.
  • Hôtel des adieux, de Brad Kessler, un roman paru aux USA en 2006, traduit en français en 2009 par Odile Demange, pour les éditions Nil. Paru en 10-18 ensuite.
    Brad Kessler a, après ce roman, écrit un récit sur sa nouvelle vie d’éleveur de chèvres puis une fiction, en 2021, mettant en scène un monastère au Vermont et des réfugiés somalis.
    Au premier chapitre,  nous sommes dans un avion et il y a un problème. Ensuite, l’avion s’étant écrasé, on se retrouve avec les proches venus espérer un miracle, ou rechercher des traces. Ils sont pris en charge dans un hôtel. Et là, on est un peu comme dans un roman policier genre Agatha Christie,  en circuit fermé. On voit les réactions de chacun. Puis ce sont les années suivantes, l’évolution de ces gens qui reviennent dans cet hôtel, y sont reçus, plus comme des amis que comme des clients.

On revient pour la suite,
mais, déjà, notez le prochain rendez-vous d’Un Vin, des Livres : le jeudi 19 février.
C’est à 18h à l’Art Hôtel !