Un vin, des livres – juin 2026 – 2)

Mis en avant

Vous avez parlé de non-fictions :
– Le modérateur de Brice Torrecilas,
éd. Arcane 17, 2026 : l’envers du monde littéraire, des rencontres en librairies, en bibliothèques avec des auteur.es.
– Terricide de Moira Millan,
éditions des femmes, 2025
livre d’une Mapuche sur la Patagonie où Benetton a pris des terres.
– Déplacer la Lune de son orbite d’Andrea Marcolongo
collection Ma nuit au musée, ed. Stock, 2023
La journaliste italienne, helléniste, est allée sur l’Acropole et a parlé de ce qui y manque,
qui a été volé
– Histoire des vertébrés, de Mar Garcia Puig, paru en Espagne en 2023,
traduit par Lise Belperron, 2026, éd. Globe
A partir de sa vie – le même jour, elle devient députée et mère de jumeaux prématurés –
elle analyse la condition des femmes en remontant jusqu’à l’Antiquité.
– Goya de père en fils de Leonor de Recondo,
éd. Verdier 2025
l’exil de son père, peintre, mort en 2015, l’art dans son éducation,
les images des Désastres de la guerre de Goya.
Mais aussi des romans :
– Dans une coque de noix de Ian McEwan,
2017, Gallimard, traduit par France Camus-Pichon.
Un foetus parle. « globalement drôle »
Les filles de Shandong de Eve J Chung,
2026, éd. Harper Collins, traduit par Laura Bourgeois,
inspiré d’une histoire vraie, le périple d’une mère et ses filles, fuyant l’armée en 1948, de la Chine rurale à Taïwan.
Un animal sauvage de Joël Dicker,
2024, éd. Rose et Wolfe
Un thriller au style efficace.
On a évoqué de nouveau Laurent Mauvignier pour La maison vide, mais aussi, L’histoire de la nuit : très décrit, très visuel, et Ann Enquist  pour Quatuor.
Mais encore : les romans graphiques de Marjane Satrapi.
Mais enfin : une maison d’édition de Marseille : Esquif,
qui propose de courts textes de fiction.
L’éditeur avait commencé avec une revue :  Arrrgh !

Même si ce sont les vacances,
et comme ce n’est peut-être plus la canicule.
On tente de se retrouver ce jeudi, 16 juillet
à l’Art Hôtel : !?

Un Vin, des Livres – juin 2026 – 1)

Mis en avant

D’abord deux dates : on essaie de se retrouver le
jeudi 16 juillet, comme d’habitude à 18h, à l’Art Hôtel
et, à la rentrée,
jeudi 24 septembre

En juin, après le festival du Polar à la plage, j’avais d’abord envie de parler de romans de : Valerio Varesi,  dont : Or, encens et poussière, paru en Italie en 2007 et chez Agullo en 2020, traduit par Florence Rigollet. Trouvable en Points.
Mon 4ème Varesi. Les deux premiers ne m’avaient pas exaltée, Le dernier, reçu en service presse par l’association des Ancres Noires : La peur dans l’âme, 2018 en Italie, 2026 chez Agullo beaucoup plus : L’été, dans la montagne, un fugitif, des rumeurs, jamais aucune certitude. Avec moi, ça a vraiment marché.
J’ai donc pris celui-ci : un début assez fantastique : Parme, le brouillard, un accident sur l’autoroute, des animaux qui se sont échappés et un corps retrouvé. Ces bêtes qui apparaissent tout à coup m’ont fait penser à un passage d’un Jean-Philippe Toussaint : un cheval échappé la nuit, sur le tarmac d’un aéroport.
Par ailleurs, des Roumains, des Roms, l’autour de la ville : social et politique et un commissaire Soneri dans les affres de l’incertitude amoureuse.

  • Sinon, pas polar : un Gerrit Kouwenaar (1923-2014) : Tombe bombe ! éditions Robert Laffont, collection Pavillons. Traduit du néerlandais par Marie Hooghe. Un court roman paru la première fois en 1950. Un adolescent face à l’histoire. Nous sommes en 1940, la guerre est aux portes de la ville, et il en est presque heureux, cela va le libérer de parents très petit-bourgeois. Un oncle plus « olé-olé » lui montre d’autres vies possibles. Et la guerre arrive vraiment …
  • Un Olivier Rolin : Vers les îles éparses, éditions Verdier, 2025, et en poche aussi chez eux, maintenant. Ce grand voyageur est cette fois embarqué sur un navire de la marine nationale en direction des îles du canal du Mozambique que la France « détient » encore. Il évoque avec humour, et même auto-dérision, l’équipage, des gens jeunes face à lui, âgé, dont des jolies femmes face à lui, ancien amoureux du « beau sexe »,  le bateau et la vie à bord. Et ces îles, évidemment mais pas tant que ça.

Un vin, des livres – mai 2026- 2)

Mis en avant

Ce jour-là, on est revenus sur :
–  Les éléments de l’auteur irlandais, John Boyne :
 » Passionnant, émouvant « : dit Dominique. 4 récits entralacés. Le fil conducteur, les abus sexuels sur enfants.
– Dans la forêt de Jean Hegeland chez Gallmeister que Marillyne compare à Sue Hubbell  (je préfère de beaucoup cette dernière…) : la chute de la civilisation et deux jeunes filles restent seules à le vivre .. Une suite existe : Le temps d’après.
Restons sur les romans étrangers :
– Celui qui veille de Louise Erdrich, 2022, Albin Michel. Traductionde Sarah Gurcel .
Un personnage inspiré de son grand-père, la volonté d’éradication des Indiens, les mauvais traitements des Amérindiennes, dans les années 50, dans le Dakota du Nord
– Le prince des marais  de Pat Conroy, paru aux USA en 1986. Mémoire d’une famille originaire de Caroline du Sud. 2005 Pocket, 1088 p, nouvelle traduction de Françoise Cartano.
– Pleins de vie de John Fante (1909-1983) : oeuvre largement autobiographique. Une dizaine de livres de cet Italo-américain existent en 10-18. Traduction de Brice Matthieussent. Ce texte est TRES drôle.
– Un peu beaucoup passionnément à la folie pas du tout, nouvelles d’Alice Munro. 2019 éditions L’Olivier, nouvelle traduction d’Agnès Desarthe. Trouvable en Points poche. Un univers dur, Le Canada profond.
– L’accordeur de silences, de Mia Couto, éd Métailié. 2011.Traduction d’Elisabeth Monteiro Rodriguez. Cet auteur blanc du Mozambique est aussi poète.
– Polar : Le bourreau de Gaudi  d’Aro Sainz de la Maza, 2026, Actes Sud, traduit par Serge Mestre. Adapté par Netflix : Cité des ombres. 3 autres existent avec le même personnage : Milo Malart.
Peu de textes français :
Les saules, premier roman, un policier, de Mathilde Beaussault , collection Points poche : dans une Bretagne rurale, l’assassinat d’une jeune un peu libre. Deux sociétés  face à face : agriculteurs, traditionnels et le pharmacien, bourgeois plus moderne.
– L’oreille absolue d’Agnès Desarthe, L’Olivier 2026 : un livre choral, dans un village, l’harmonie municipale, le conseil municipal, plein de vies dont on ne connaît pas tout. Pointilliste.
– Les orphelins  d’Eric Vuillard, Actes Sud, 2026 La vie de Billy The Kid, voleur par nécessité. Comme dans tous les livres de Vuillard, récits historiques, on apprend beaucoup de choses.
Non-fiction :
– Journal 1941-1943 d’Etty Hillesum, en Points poche.
Une jeune femme juive néerlandaise qui est allée volontairement au camp de Westerborch, un parcours spirituel.
en ce moment adapté en série sur Arte : pas une restitution historique, actualisé. Judith qui aime ce texte depuis longtemps apprécie la série, Alain, lui, a du mal.
– Bâiller devant Dieu , carnets, journaux de Inarki Uriarta, Séguier éditions, traduction de Carlos Pardo, préface de Frédéric Schiffter. Né en 1946, vit à Bilbao. Journaliste, critique littéraire basque.
– Indignité de Léa Ypi, éd. Calmann-Lévy, 2026 . Lea Ypi, Albanaise, née en 1979, professeur de théorie politique à Londres, actuellement au Collège de France. Son livre : du siècle dernier à maintenant, le socialisme moral. L’histoire de sa famille, de sa grand-mère, de l’empire ottoman à la période stalinienne en passant par l’occupation italienne.

Prochain Un vin, des livres, jeudi 25 juin, à l’Art Hotel.

Un Vin, Des Livres- mai 2026 -1)

Mis en avant

– Humour avec Court-circuit de Wolf Haas, paru en 2025 à Munich et chez Flammarion en 2026, traduit par Rose Labourie.
Haas est un auteur autrichien, entre autres de polars. Ce livre n’en est pas un.
Il est constitué de deux grands chapitres : Off et On.
Le personnage principal s’appelle Franz Escher
– et son patronyme a de l’importance -.
Il est amateur de puzzles, de livres sur la mafia.
Sa vie, après un problème domestique d’électricité, se mêle avec une de ses lectures et le passage de l’un à l’autre se fait de plus en plus rapidement.
Aucun risque de vous perdre et sourire assuré.

– Premier roman : L’oeil de l’espadon d’Arthur Brügger, éd. Zoé, 2015
a reçu le prix Bibliomedia 2016, prix de Suisse romande existant depuis 1979.
Le narrateur, Charlie, 24 ans, est apprenti-poissonnier au Grand Magasin. Il parle de son travail, de ses collègues, de celle dont il est amoureux, de comment fonctionne la grande distribution : par exemple ce qui est considéré comme du « vol », ce qu’on présente comme des « cadeaux » aux employés.
– Reportage ou essai :
Envoyé spécial dans la cage aux fauves, d’Armand Gatti, éd Marchialy 2021.
Ce texte est paru en 1954 sous forme d’articles dans Le Parisien Libéré puis au Seuil et a valu le prix Albert Londres à Gatti ( 1924-2017) qui n’était alors pas encore un homme de théâtre.
Une histoire des fauves dans le cirque, de Rome aux années 50. Des noms et vies d’animaux, de dresseurs ou dompteurs restés dans l’histoire. Des pratiques, plus ou moins cruelles, pour obtenir ce qu’on veut des fauves.

Bientôt, les autres livres vus en mai.
Le prochain un Vin des Livres est prévu le jeudi 25 juin, 18h à l’Art Hôtel

Avant, venez  au Polar à la plage !
les 13 et 14 juin :
Valerio Varesi, Didier Daeninckx, Hugues Pagan (euh ben non, pas lui), Danielle Thiéry, Nadine Monfils  et bien d’autres auteurs et autrices vous accueilleront à la plage du Havre.

Un vin, des livres – avril 2026 – 3)

Vous aviez parlé d’essais aussi
politiques :
– d’Umberto Eco : Reconnaître le fascisme, Grasset collection la petite Vermillon, 1995 : le discours qu’il a fait à Columbia University, le fascisme en 14 points.
– de Johann Chapoutot : Les irresponsables, ce qui a porté Hitler au pouvoir. Gallimard, 2025. Analogie faite entre les années 1930 et aujourd’hui.
– du sociologue Bertrand Badie, L’art de la paix éd.Flammarion et Par delà la puissance et la guerre, 2026, éd Odile Jacob.
– de Nicholas Carr : Communiquer à tous prix, éditions L’échappée. Une histoire très critique des réseaux sociaux.
– Un des Tracts de Gallimard (n°75), sur Alexandre Grothendieck et une ordonnance de 1945 qu’on utilisera contre lui dans un procès quand il hébergera en 1978 un Japonais. Plaidoirie sur le délit d’hospitalité. Préfaces de Giorgio Agamben et Hervé Le Tellier.
– de Cyrille Bret et Florent Parmentier : La géopolitique de l’Eurovision, éd. Bréal, 2026.
essais ou plutôt romans historiques :
– La redoutable veuve Mozart d’Isabelle Duquesnoy, La Martinière, 2019, puis en Points : sur Constance, d’après des écrits, les lettres.
– de Christine Orban : Soumise, Albin Michel puis en Livre de Poche :
sur la soeur (1625-1661) de Blaise Pascal, écrivaine, devenue hyper-croyante, entrée à Port-Royal.
une BD, de David Rees, traduite par Claro, Denoël, 2003 : Putain, c’est la guerre ! Des strips parus sur le web après le 11 septembre.
romans étrangers :
de Ferenc Karinthy : Epepe, paru en 1970, republié chez Zulma : Un linguiste arrive dans une société dont il ne comprend pas la langue et ce n’est pas normal.
– de Feurat Alani, reporter français d’origine irakienne, Le ciel est immense, chez J.C.Lattès, 2025. Son deuxième livre, le retour en Irak pour essayer d’éclairer l’histoire d’un oncle. Il a reçu de nombreux prix pour ce texte et pour le premier.
Enfin une poétesse américaine : Sylvia Plath (1932-1963)… à laquelle M-A est arrivée par Lydie Salvayre : 7 femmes, éditions Perrin, 2013. On peut trouver d’elle, dans la collection l’Imaginaire de Gallimard, La cloche de détresse.

Prochain Un Vin Des Livres, jeudi 28 mai, à partir de 18h

Un Vin, Des Livres – avril 2026 – 2)

Déjà, la prochaine rencontre : jeudi 28 mai, à L’Art Hôtel, 18h !

Vous aviez beaucoup lu :

Des textes français, pas toujours rangeables dans la catégorie « roman » :
– Le grand cerf de Claudine Huntzinger, 2019, éditions Grasset … maintenant en poche :
la nature, les animaux sauvages en Alsace où elle vit.
– Des Gwenaelle Aubry :
Personne, Prix Femina 2009, éd Mercure de France, trouvable en Folio : « structure du livre très intéressante » dit M A. Portrait d’un père universitaire avec de gros problèmes psychiques.
Partages, 2012, Mercure de France, un poème à deux voix, entre une juive et une palestinienne.
Zone base vie, 2024, éd. Gallimard : au moment du covid, un immeuble à la Pérec.
– De Gabrielle Tournemire : Des enfants uniques, éd Flammarion, 2025, premier roman. Des handicapés dans une institution, certains tombent amoureux, ce qui pose problème aux éducateurs et aux parents.
– Autre premier roman : La bouche dans le sable de Kevin Thiévon, éd. Le Bruit du monde : trois jeunes à Juan-Les-Pins, une Française, un Irakien, fils d’un responsable de crime de guerre et un Kurde.
– Kiné de Thomas Bontemps, éd Tarabuste, 2025. Thomas Bontemps vient du Master de Création Littéraire du Havre. L’expérience d’un jeune diplômé dans un cabinet de kiné, des ressentis, des histoires de patients
– Le palmier de Valentine Goby, éd. Actes Sud, 2025. « Très délicat, assez lent ». Le point de départ : un palmier abattu. A Grasse, à hauteur d’enfant, la famille du directeur d’une usine de parfums. Des images reviennent… un traumatisme.
– D’Alice Zeniter : L’art de perdre, 2017, Flammarion, maintenant en J’ai Lu. A reçu de nombreux prix. Sur une famille harki. Littéraire et documenté. « L’histoire de l’Algérie, plus multiple et complexe que vue à l’origine. »
– 
Sur le même thème : Soleil amer de Lilia Hassaine, journaliste . Son second roman, paru chez Gallimard en 2021
– De Dominique Barberis : Une façon d’aimer , 2023 Gallimard, Grand Prix de l’Académie française : à Douala, années 50, des expats.
– De Maylis Besserie : La nourrice de Francis Bacon, Gallimard : des chapitres sur les tableaux, d’autres sur la vie du peintre. « un style sans charme… » dit C.
Quelques polars :
– Les bûchers de Calcutta  d’Abir Mukherjee, Le 6ème de la série, traduit par E. et Ph. Aronson, éd. Liana Levi, 2026 : en 1926, un bienfaiteur indien se fait assassiner et une Indienne est enlevée.
– De Satu Rämö, Finlandaise née en 1980, vivant en Islande : 6 livres sont sortis en Finlande, 2 en France : Hildur, le premier volume et Rosa et Björk. Léa adore.

Un Vin, Des Livres : avril 2026 – 1)

Une session  peut-être plus « sociale » que d’habitude :
– La graine de Jacqueline Manicom (1935-1976) , Gallimard, collection l’Imaginaire.
Un presque journal de 1974, d’une femme écrivaine et sage-femme, investie dans l’aide aux femmes, témoin de la manière d’être des hommes, qu’ils soient médecins, directeurs de clinique d’accouchements ou maris….
au moment où on parle de « réarmement démographique » en France,
où on empêche des Américaines d’avorter même dans des conditions extrêmes.
Un grand livre féministe – et ce n’est pas du luxe sur un tel sujet –
plein d’humanité, qui évoque aussi le racisme, la place de chacun selon sa couleur et son genre en milieu hospitalier. Toujours d’actualité.

– Un éloignement de Frédéric Fiolof, 2026, éd. Quidam
un récit,
une partie de l’histoire de Rachid, SDF sans papiers à Bobigny.
Rencontré, il est aidé dans la mesure du possible
face à la bureaucratie française actuelle.
Un texte qui montre sans démonstration la folie du système judiciaire et son inhumanité.

– Liquidation à la grecque, de Petros Markaris, un polar de 2010, traduit et postfacé par Michel Volkovitch en 2012. Un des trois livres, trouvables en collection Points, que Markaris a consacrés à la crise économique de son pays, bousculé par les pays riches de l’UE au début du XXIème siècle. Coups de griffes à l’Allemagne mais surtout au fonctionnement mafieux d’une part de la société grecque. Le commissaire Kostas Charitos nous emmène dans les bouchons athéniens. On le suit dans sa famille, au bureau.
Le travail de Markaris est un bon exemple du roman noir utile à la compréhension du monde.

La suite bientôt
et la prochaine réunion prévue le jeudi 28 mai, à l’Art’Hôtel !

Un Vin, Des Livres – mars 2026 – 2)

En retard, je suis puisque la prochaine rencontre est tout à l’heure !
En mars, vous aviez lu des Polars :
– Crime 101 de Don Winslow : un voleur s’est donné un nombre avant de prendre sa retraite. Référence à la 101, route en Californie. Adapté en film.
– La république des faibles de Gwenael Bulteau, venu l’an dernier au Polar à la plage : un crime à Lyon en 1898, parall!èle à un moment d’antisémitisme. Ligues d’extrême droite contre socialistes. « Beaucoup de rebondissements, très rythmé » dit St.
– Le fleuve des brumes de Valerio Varesi , le Simenon italien, dit-on. Qui devrait venir au Polar à la plage de juin 2026
L’italie, la plaine du Po. Une crue et une péniche qui dérive. Vide ou non ? Un personnage récurent : le commissaire Soneri.
– Unité 8002 de Don Alfon, aussi journaliste à Haaretz d’abord, puis à Libé : sur les services israéliens.
– Chimère de Julie Wolkenstein, P O L : cinq personnes parlent les unes après les autres, toutes reliées à la mort d’un homme. Entre l’Italie et la France. Des mails, des pensées, . La vérité de chacun. « envie de le relire quand on l’a fini »

des auteurs étrangers :
– Ludmila Oulitskaïa : Ce n’était que la peste, Folio, D’après des faits réels : 1939, à Moscou, sous Staline, le virus de la peste. On suit plusieurs personnages arrachés à leur vie, enfermés dans un hôpital. Ressorti au moment du Covid
– Patrick White : Prix Nobel, Australien :L’arbre de l’homme  : on suit un individu tout au long de sa vie.
Des Français :
– Louis Guilloux : TOUT, dont Le sang noir, OK Joe (quand il est interprète pour les tribunaux quand des G I ‘s (souvent noirs) sont accusés.
– Sorj Chalandon : Les enragés : Belle-île, la maison de correction  qui construit de petits durs. Où il y a eu une chasse à l’enfant.
– Delphine de Vigan : Je suis Romane Monnier : un téléphone laissé par quelqu’un, fouillé.
Des romans graphiques :
– sur la vie de Marcel Bascoular : homme singulier, dessinateur, peintre, mort assassiné
– French theory , texte de l’historien François Cusset, dessins de Thomas Daquin, ed. La Découverte/Delcourt : histoire de philosophes fin XXè siècle : Derrida, Deleuze, Guattari, Foucault, Baudrillard.
– Sybilline, de Sixtine Dano, éd Glénat : la chronique d’une escort-girl, étudiante en archi arrivée sur Paris. « superbe dessin dessin, encre, lavis. Touchant » dit E.

On a aussi évoqué Leonora Carrington, pour son livre Le cornet acoustique et pour l’expo au musée du Luxembourg.

Un vin, des livres – février 2026 – 3)

Textes d’ailleurs maintenant :
– Le silence d’Isra, d’Etaf Rum, traduit par Diniz Galhos, éditions de l’Onbservatoire, 2020 :
De la Palestine à Brooklyn, de 1990 à 2008, le vie de femmes palestiniennes. Mariée jeune, cloitrée, condamnée à obéir, à vivre sous la tyrannie de la belle-mère. Mère de quatre filles, pas de fils. « dur par moments » dit M-C.
– D’un univers plutôt léger, les nouvelles de l’Américain Ben Shattuck qui résonnent les unes avec les autres, La forme et la couleur des sons, traduit par Héloïse Esquié, 2025, Albin Michel. Son deuxième livre. Une adaptation de deux des nouvelles avec Paul Mescal et Josh O’Connor est en salles en France, au Havre au Sirius : Le son des souvenirs.
Tout Jim Harrison est super, dit G. En 10-18. L’Amérique, les Indiens, la nature.
– Les éléments de l’ Irlandais John Boyne, traduit par Sophie Aslanides, éd. Lattès, 2025. Prix Fémina étranger : 4 histoires sur les 4 éléments. Il y a un fil conducteur, et dans la 4ème histoire, les choses s’imbriquent. Le livre traite des abus sexuels, dont un commis par une femme. « Une belle écriture.  »
– Le cercle de lady Tan de l’Américaine Lisa See, traduit par Karine Guerre, en J’ai lu : très documenté, roman historique sur une des rares femmes médecins en Chine, sous la dynastie Ming, fin XVème siècle.
– Les héritiers de l’Arctique de l’auteur norvégien Aslak Nore, traduit par Loup-Maëlle Besançon, éd. Le Bruit du Monde, 2024 : la saga d’une famille qui a collaboré avec l’occupant allemand, dont la fortune s’est construite sur ça. Bergen, Oslo. Les descendants se déchirent sur fond d’espionnage avec l’URSS …
– Un roman graphique de 2003 réédité en 2023 : Broderies de Marjane Satrapi, éd de l’Association : des histoires de femmes. L’Iran. Touchant, plein d’humour et horrible…
– Pour les fondus du Japon, les suppléments du Monde sur le Japon ancestral, les mythes fondateurs, les créatures surnaturelles, la première femme samouraï. Avec des reproductions d’estampes, de pochoirs.

Au 19 mars !

Un vin, des livres – février 2026 – 2)

Vous avez parlé de quelques polars :
ambiance
– écossaise : Le Alan Parks de mars à Glasgow, Rivages poche
– nordique : Olivier Truc : Le premier renne,  Points
Roger Martin, écrivain, traducteur, spécialiste de littérature noire américaine est mort accidentellement. Il nous avait fait le plaisir de venir à Polar à la plage il y a quelques années. Il avait dernièrement préfacé un roman sur le Mccarthysme et Hollywood : Hollywood, les années rouges.
Vous avez lu des textes français :
– (et vu au théâtre des Bains Douches un seul en scène qui se poursuivra au festival d’Avignon off de 2026) : 77 de Marin Fouqué, Actes Sud : « un texte très fort, une très belle langue. Un flux de conscience, dit V. L’auteur vient du rap, performe. Un jeune dans un abri-bus dans le 77, un endroit ni ville, ni banlieue. Ce jour-là, il ne monte pas dans le car et se souvient d’amitiés. Toute une réflexion sur la virilité. »
– Avec toi je ne
crains rien d’Alexandre Duyck, journaliste, Babel, 2026 : une famille heureuse. Lui est cordonnier, elle institutrice au caractère bien trempé. Ils ont 4 enfants. Il va souvent dans un chalet en montagne. Elle en est jalouse et un jour exige de partir avec lui. Ils ne reviennent pas. Les enfants sont dispersés. 75 ans plus tard, on retrouve les corps dans un glacier. Une histoire vraie romancée.
– Comme une lanterne dans les ruines de Cécile Schouler, 2025, éd. Le Panseur. « Histoire vraie écrite à la hauteur d’une enfant de 13 ans. Elle vit seule avec sa mère, rencontre un jeune toxicomane de 17 ans. Ils se découvrent, aiment Prévert puis partagent d’autres bonheurs de lectures. Pas du tout larmoyant. » dit S.
– Un perdant magnifique de Florence Seyvos, L’Olivier, Prix Inter 2025 : « se passe entre Le Havre, Rome et Abidjan. Un homme, mythomane perdant, déifie sa femme et ses deux filles. La fin est poignante. dit F.
– Jacky, deuxième roman d’Anthony Passeron, 2025, éd. Grasset : un livre sur son père et sur l’addiction aux jeux vidéo.
– En plein ventre de Charlotte Barberon, éd HD Littérature, 2025 : pas vraiment une biographie, sur Nicky de Saint-Phalle. De courts chapitres .
– Monsieur Romain Gary de Kerwin Spire, Gallimard, 2025 : l’histoire réelle de la création d’Emile Ajar, sur le mystère qui défrayait la chronique entre 1975 et 1981, le voile soulevé après la mort de Gary.
– Trahir par fidélité. Contre la fin du monde avec Alexandre Grothendieck, du Physicien Aurélien Barreau, 2026, éd Les Liens Qui Libèrent : mathématique et poésie
– 11 quai Branly de Mazarine Pingeot, en poche : l’enfance à cette adresse. Le poids du secret.
Les mains du miracle de Joseph Kessel, 1999, en Folio : le dr Kersten, sous le IIIè Reich, est le médecin qui réussit à soulager les douleurs de Himmler, et grâce à cela, réussit à sauver des prisonniers politiques ou juifs.
– La disparition de Mengele d’Olivier Guez, livre de poche, 2018. Le Mossad est affaibli, on recherche moins les nazis.

Mais vous n’avez pas dit que cela. Un 3ème volet s’impose.
Sinon, la prochaine rencontre est prgogrammée le jeudi 19 mars, à l’Art Hôtel.