Arno Bertina vient au Havre en novembre pour l’adaptation au théâtre par Anne-Laure Liégeois de
Des châteaux qui brûlent.
Voilà quelques uns de ses écrits pour vous y préparer. Des écrits engagés, pleins d’empathie pour les « vraies personnes » que sont ses personnages : ouvriers en train de perdre leur emploi, femmes exploitées, habitants de banlieue… Des « romans » mais en fait, bien plus que ça, des prises de position.
- ses derniers textes :
- Des Lions comme des danseuses, Éditions de la Contre-allée, 2015
- Des châteaux qui brûlent, Verticales, 2017 ; rééd. collection Folio, 2019.
- L’Âge de la première passe, Verticales, 2020.
- Ceux qui trop supportent, Verticales, 2021 (Prix du meilleur ouvrage sur le monde du travail 2022).
- Photographies
- Faire la vie », Editions Sometimes, 2020.
- Quelques uns de ses livres en collaboration :
- – C’est quoi ce pays, Joca Seria, 2018.
- – Boulevard de Yougoslavie, avec Mathieu Larnaudie et Olivier Rohe, éditions Inculte, 2021






Jeudi 8 septembre, commence Arty Show : un salon des lunetiers proposé depuis plusieurs années par Stéphane Brasse, de Rue des Ateliers. Jeudi soir, à partir de 18h, Rue du Départ sera là. Ce sera l’occasion de voir au Havre ses deux collections, Voyage noir et Voyageur, ensemble. De voir la qualité des maquettes, des couvertures et, bien sûr de ce qu’il y a dedans. A raison d’un ou deux livres par an, Rue du Départ se constitue, s’affirme.
Un salon qui a lieu dans un superbe magasin de mobilier contemporain, Roche-Bobois.
Un feu d’origine inconnue, paru chez Autrement en 2014 et en poche chez le même éditeur en 2022, traduit par Sabine Porte, est la Pièce Unique n° 157. Daniel Woodrell, souvent édité en France en Rivages/noir, écrit là une histoire basée sur un fait réel : l’explosion, en 1928, d’un dancing dans une petite ville du Missouri. Ce n’est pas une enquête mais des pistes possibles apparaissent tout au long du texte, avant un dévoilement final. Des personnages forts, une belle écriture. Plus intéressant encore, le versant social du livre : la crise économique, la place du religieux, du corps, et de chacun dans la communauté, le fait qu’on ait plus ou moins su qui était coupable mais…

[LES RENDEZ-VOUS D’ARTHUR DE L’ETE]
Freshkills est paru au Québec en 2019, puis à la Contre-allée et enfin chez Pocket. Lucie Taïeb est chercheuse en littérature, travaille la question de la mémoire. Mémoire de la dictature argentine, de la Shoah et, avec ce livre, de l’aboutissement de notre société de consommation : ses déchets. Fresh kills est le nom d’une décharge à Staten Island, créée en 1948 pour trois ans, continuée jusqu’en 2001, après le 11 septembre. Freshkills est le nom qu’on donne au lieu maintenant que l’on veut en faire un parc, un lieu sain, agréable. Transformation du nom – minime certes, juste un écart enlevé – mais efficace pour dissimuler l’histoire et la vraie composition du sol, pour faire croire à une « nature ».
Freshkills a été offert à Christian Girault, une des chevilles ouvrières de Pirouésie, comédien, chanteur baroque. Cette année, il nous a entraînés dans Le bourgeois versifié, le Bourgeois gentilhomme « traduit » en alexandrins par l’oulipien Jacques Jouet. Un atelier de mise en voix qui s’achevait… en spectacle avec la chorale éphémère d’Emmanuelle Dubost. Et pour corser encore la chose, en présence de l’auteur…
Les éditions Densité avec leur collection « Discogonie », rencontrées à Rouen, au Salon du livre organisé par Normandie 2L sont une maison spécialisée dans la musique – 18 rue Etoupée 76000 Rouen -. Remarquable, la maquette : le code-barre fait partie du graphisme !
Emmanuel Adely , rencontré au super festival Ecrivains en bord de mer il y a quelques années, est né à Paris en 1962. Depuis 1993, il a publié près d’une vingtaine de livres dans différentes maisons d’édition – des éditions de Minuit aux éditions du Seuil en passant par Stock, Losfeld, Argol, ou encore Inculte. Emmanuel Adely travaille dans son œuvre aux rapports et aux écarts qu’entretiennent l’expression orale et l’expression écrite, à la possibilité « d’écrire comme on parle et de lire comme on dit ».