On a ensuite évoqué des grandes fresques, des sagas, des gros livres qui nous plongent dans d’autres lieux, d’autres milieux, d’autres époques. Quelqu’un a commencé et les titres sont venus les uns après les autres : plaisirs d’histoires dépaysantes, au long cours, qui nous empoignent :
– Les Dukay de Lajos Zilahy, traduit du hongrois par Pierre Singer, Folio : se passe dans l’empire austro-hongrois, de 1919 à 1940.
– saga des Cazalet d’Elizabeth Jane Howard, traduction d’Anouk Neuhoff, Folio. 4 tomes existent en français, un 5è n’est pas encore traduit : de la première à la deuxième guerre mondiale, une grande famille d’industriels anglais.
– La garde blanche de Mikhaïl Boulgakov , traduit par Claude Ligny, éd Robert Laffont, Papillons poche : fin 1918, l’Ukraine devient le refuge des Russes blancs. C’est écrit en 1923-24. Staline adorait (parait-il).
– Le grand monde de Pierre Lemaitre : son dernier : une famille opulente à Beyrouth dans les années 50 doit s’exiler. On peut de plus en plus le comparer à Alexandre Dumas. En plus politique.
– Les hommes de Laurent Mauvignier, éd Minuit. Livre moins épais mais parlant à travers un homme, dans un village français, après, de l’histoire de la guerre d’Algérie.
– Le clan des Otori, de Lian Hearn, traduit par Philippe Giraudon, éditions Picquier : , aventures au Moyen-âge, au Japon
– La pierre et le sabre d’Eiji Yoshikawa, traduit par Léo Dilé, éd . Picquier : Cape et épée dans le Japon du XVII ème siècle.
– On a reparlé du Goncourt 2022 : La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr, éditions Philippe Rey / Jimsaan : « ambitieux, intelligent. » « Une réflexion sur ce qu’est écrire. Une tentative de mêler des mondes : on passe d’Afrique à Paris et Buenos Aires. » « Une belle partie finale et des personnages féminins magnifiques. »
– et quelques livres très récents :
– Seyvoz de Maylis de Kerangal et Joy Sorman aux éditions Inculte. Livre à deux voix sur le barrage de Tignes. Deux écritures de couleurs différentes, au sens propre et au sens figuré.
– La décision de Karine Tuil, chez Gallimard : histoire de juges antiterroristes. « une écriture efficace »
Enfin, un livre d’art : L’arrivée du printemps- Normandie 2020, éd Royal Academy, peintures de David Hockney, préface de William Boyd. Fait sur iPad, envoyé sur iPhone au moment du confinement.
Rendez-vous jeudi 28 avril, 18h au Chat Bleu

La troisième émission du podcast Ça bouquine ? est sortie : elle aborde la transmission du goût de la lecture. Vous pourrez choisir une plateforme d’écoute en cliquant sur ce lien :
1er mars 2022 : « La Banque mondiale a approuvé » « une aide humanitaire de plus de un milliard de dollars (900 millions d’euros) pour soutenir le peuple afghan, par la réaffectation de financements émanant du Fonds spécial pour la reconstruction de l’Afghanistan (ARTF).
Trois anneaux – Un conte d’exils, paru en 2020 aux Etats-Unis et en France, dénommé de façon assez étonnante, « roman », traduit par Isabelle D. Taudière, Prix du meilleur livre étranger.
– Jetés aux ténèbres, de Sandrine Berthet, éditions du Sonneur, 2021 :
– Ce que cela coûte de W.C.Heinz, 2019, éditions Monsieur Toussaint Louverture, traduit par Emmanuelle et Philippe Aronson. Le livre était sorti en 1958 aux Etats-Unis.
Le choeur des femmes de Martin Winckler, éd. P O L 2011, adapté en roman graphique par Aude Mermilliod, éditions Le Lombard 2021 ; le travail du gynécologue vu du point de vue masculin.
Les idées noires de Laure Gouraige,
– Dans la gueule de l’ours de James McLaughlin, traduit par Brice Matthieussent. En poche maintenant, ce Prix Edgar Allan Poe du Premier Roman en 2019 et Grand Prix de Littérature policière 2020 appartient à plusieurs genres : roman noir, un peu fantastique aussi et surtout Nature writing. On l’aurait d’ailleurs bien vu édité par Gallmeister. Mais non. Ce sont les éditions Rue de l’Echiquier qui s’y sont intéressées. Un homme recherché par un cartel mexicain trouve refuge dans une réserve privée des Appalaches en tant que garde-forestier. Des hommes genre red-necks-électeurs-de-Trump y pénètrent, y chassent. Il doit intervenir. La végétation, le relief, les animaux sont des personnages à part entière. Et c’est fort.