Comme on se mêle de tout : après le 13 novembre !

Bien sûr, le salon l’Autre Livre n’a pas rouvert ses portes samedi matin, 14 novembre, état d’urgence et égard pour les victimes et leur famille obligent.
De toute façon, qui serait venu?
Peut-être des gens que les mots intéressent et interrogent. Des gens qui reculent devant les formules toutes faites, les mots prêts à penser des titres de certains journaux ou des bandes passantes en bas des téléviseurs, les mots-émotions, justes et en même temps peu nombreux, ressassés et donc si dangereux.
Le mot « guerre » par exemple est-il si juste? Ne vaudrait-il pas mieux parler de « guerilla »? Ca ne change rien? Si, parce que ce sont des individus, des fous de Dieu ou des gens sans mots (justement) qui nous combattent et non un Etat.

 

Du 13 au 15 novembre, à Paris, le salon L’AUTRE LIVRE

salon_lautrelivreA l’espace des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple, 75004, en plein cœur du Marais, a lieu le 13e salon de l’édition indépendante. Plus de 150 éditeurs dont Rue du Départ (stand C20) seront présents. Entrée gratuite. Qu’on se le dise !
La présentation du salon

Le prochain Chat bleu, c’est le jeudi 12 novembre

Le 8 octobre, le Chat bleu nous a reçus plus tard pour que nous puissions rencontrer Anne-Marie Garat à la Galerne. Après « Un vin des livres », nous avons poursuivi avec, en solo, Ira Mimosa, une longue jeune femme praguoise qui compose, chante et joue de la guitare : une soirée toute en douceur : voix, accent et élégance.

Voyage_vers_le_nordUn « Vin, des livres », cette fois, c’était trois découvertes : un vin cuit de Chypre : un St John de 15°, un vin blanc sec de Toulouse, légèrement fruité et un Côte du Rhône rouge bio, plus charpenté, un Vacqueyras.
En livres, c’était :
– en lien avec la venue d’ Ira Mimosa – VOYAGE VERS LE NORD écrit et joliment dessiné par Karel Capek aux éditions du Sonneur, 2010, un récit de voyage en bateau vers le nord de l’Europe, ses paysages plus que ses habitants. Le dernier livre, posthume (paru à New York en 1939) de cet auteur tchèque (1890-1938). Capek est plutôt connu comme auteur de S F, et  pour avoir, avec son frère Josef, utilisé pour la première fois le mot « robot ».
– un polar de Zygmunt Miloszewski Un_Fond_de_Verite– auteur polonais que nous aimerions bien recevoir aux Ancres Noires – aux éditions bordelaises Mirobole, le deuxième traduit en France : UN FOND DE VERITE (2015) : un personnage de procureur installé depuis peu loin de Varsovie, une histoire en lien avec le passé antisémite du pays. Profond, là où on ne l’attend pas et plein d’humour (allez voir les passages sur Ikea et la bourgeoisie, sur les enfants de divorcés !).
Nous avons aussi évoqué les derniers Houellebecq, Nothomb et Dominique Delahaye.
Prochain Chat Bleu, donc, le jeudi 12 novembre à partir de 18h15.

Anne-Marie Garat et pièce unique 15

Anne-Marie Garat présentait LA SOURCE (Actes Sud) à la Galerne jeudi 8 octobre. Debout pendant une heure, conteuse passionnée, elle a parlé de ce livre mais, plus largement, de la langue, de ce que nous apporte la littérature : »On n’est jamais au plus près de soi que quand on lit un livre qu’on aime.  »
Elle a aussi évoqué son écriture : « Je ne sais pas très bien  ce que j’écris, je vais, comme le dit Giono, « à l’aventure de la phrase »  (…), « Je garde ce mot ou pas? En fait, il va me conduire » (…) Il faut « faire confiance à ce qui vient. » (…) « J’adopte ce que je me suis donné à mon insu » , ici une boule à neige, un nom : » Klondike ». Et si écrire est un bonheur, un luxe, c’est aussi « dix heures par jour pour deux pages que, le lendemain, on doit reprendre… ».
Une belle rencontre, sincère, avec quelqu’un qui croit en la force de la langue. A qui, du coup, nous avons offert la pièce unique n° 15 …

Pièce unique 15 : à partir de LE SEUIL DU JARDIN de André Hardellet, livre paru en 1966 chez Jean-Jacques Pauvert puis en livre de poche. Histoire, dans le Paris des années 50, de rêves, de souvenirs, de bonheur insaisissable, de machine à les retrouver.
C’est devenu (aussi) : J’ ELUDE L’ ISARD NU…
et voilà quelques exemples de ce qu’on peut y trouver :
– « Compliqués, les artistes qui plaisent toute la nuit; ils sont 123 comme ça. 123 exactement. »
– « Un petit homme en forme de conque savait qu’il se trompait de vestiaire. »
– « D’un homme récent, vous verrez l’existence avant de l’ouvrir. »
– « Il pose sa tiédeur crayeuse dans l’atelier de l’amitié. »
– « Admettons que les naïfs importent : cela constitue une raison d’espérer. »
– « La commissure des lèvres quitta le bar plongé dans deux verres. »

Anne-Marie Garat, par un mail du 10 octobre, a remercié pour «  cette idée lumineuse de faire saillir d’un texte, un autre caché qu’invente le lecteur à sa guise. » Remercions donc encore Lucien Suel pour  » l’ idée lumineuse »  que nous avons juste transformée (en l’adaptant à un livre entier, que nous laissons lisible.) !

Le Chat Bleu du 17 septembre

Comme le Chat Bleu est lieu « de l’ici et de l’ailleurs » et que commence la coupe de rugby, N’senga nous a emmenés avec son choix de vins en Afrique du Sud, dans le « western cape », principale zone vinicole. Il nous a proposé :
– un vin blanc sec mais fruité : un Chardonnay travaillé avec un Colombard, ce qui ajoute rondeur et vivacité
– et un vin rouge, un pinotage, c’est à dire un croisement entre Pinot noir et Cinsault qui donne une robe plus dense, de bons arômes de fruits rouges et noirs et une finale un peu épicée.

Des_voix_parmi_les_ombresUn livre nous a aussi entraînés en Afrique du Sud :  DES VOIX PARMI LES OMBRES de Karel Schoeman, paru en afrikaans en 1998 et en français, chez Phébus en 2014. Il s’agit d’un roman historique à plusieurs voix. Un homme du XX ème siècle vient dans une petite ville, la trouve endormie puis croise des gens qui ne le voient pas. Il est entré dans leur temps, celui de la guerre entre Anglais et Hollandais, en 1901. Suivent trois chapitres avec trois narrateurs différents, socialement peu importants – la fille d’un magistrat, un clerc et une vieille fille, soeur du médecin – qui évoquent cette guerre dans cette bourgade, loin des principaux événements. La seule victime ici est un métis qui s’est élevé, a réussi, est devenu le représentant des siens… Un récit qui prend l’Histoire de côté, par le petit bout, mais nous fait vivre l’obscurité, le silence du soir dans les maisons bien entretenues des blancs, la chaleur qui tombe sur les cabanes des métis, les relations sociales possibles et impossibles.
La_SourcePuis nous avons parlé de LA SOURCE d’Anne-Marie Garat, livre-conte paru chez Actes-sud à la rentrée. Le vrai et le faux se mêlent, les vérités sont fragiles, momentanées, les souvenirs fabriqués ou revisités : ( p. 59) « Vous pouvez dormir un peu pendant que je parle, cela ne me dérange pas que vous m’écoutiez en dormant »…(…) « Ne me croyez pas sur parole » dit Lottie, le personnage principal. D’autres se rencontrent « lentement propulsés à travers l’espace et le temps par l’ensorcellement d’un récit » (p.334).(…) « …au bout du compte, même écrit sur du vent, c’est le récit qui l’emporte. » (p.349). Le doigt qui, seul, calme l’enfant; la boule de verre contenant la cabane sous la neige impulsent ce « conte des origines » (p.362). La  feuille de papier, preuve longtemps cachée et brûlée accidentellement avant de révéler son contenu; la photo qui pourrait « prouver » sèment le doute et soulignent : »…la puissance souveraine des fictions, plus féconde que la réalité pour opérer la vie des hommes » (p.362)Nous le rappelons, Anne-Marie Garat est à la Galerne, au Havre, le jeudi 8 octobre de 18 à 19 h. Venez nombreux!

Reparer_les_vivantsNous avons aussi parlé de textes de Yasmina Khadra, Peter May,  Mo Yan, Yu Hua, Xinran, Lydie Salvaire, Catherine Clément, Kafka, du dernier Laurent Binet, et encore (c’est au moins la quatrième fois !) du Maylis de Kerangal, REPARER LES VIVANTS, qui deviendra bientôt un film, tourné en ce moment au Havre par Katell Quillévéré.
Le prochain Chat Bleu, c’est aussi le jeudi 8 octobre, c’est après la Galerne, à 19 h 30…

 

 

Pièce unique 14

Cette fois, il s’agit d’une intervention sur le JOURNAL DU DEHORS d’Annie Ernaux paru chez Gallimard en 1993 puis en Folio : un recueil de courtes scènes dans la rue, dans le RER, dans les centres commerciaux, entre 1985 et 1992, des situations que nous vivons toujours, qui nous gênent ou nous intéressent, des conversations que nous volons ou qu’on nous impose. L’exemplaire sur lequel j’ai travaillé était, comme toutes les Pièces Uniques, un livre de seconde main et un lecteur précédent – je pencherais pour une lectrice – avait écrit : « J’aurais honte d’écrire un livre aussi vide, à sa place ». Pas d’accord. Elle parle juste, du monde comme nous le connaissons et ne voulons pas le voir…
En est sorti : LANDE HORS DU JOUR dont voici quelques « textes »:
– « Sur le mur, une femme est passée, tenue par deux cheveux gris. »
– « Phrase qui se détachait sur l’hiver : acheter quelques minutes de manteaux. »
– « Des chips se sentent autorisées à offrir le spectacle d’une intimité en socquettes. »
– « Ma chienne renifle l’âge des rides et se vide doucement. »
– « Je m’aperçois qu’un roman construit des gens avec une fleur de « je ». »
– « Ce soir une bouteille vide hurle l’insulte. »
Ce n° 14 est envoyé à Benoît Verhille, un des fondateurs des éditions lilloises de la Contre-allée qui existent depuis 2008, combattent pour être vues, et y réussissent plutôt bien avec leurs quatre collections, les événements qu’ils organisent à Fives où ils sont installés, ou ailleurs. Leurs auteurs, comme Lucien Suel avec D’AZUR ET D’ACIER ou  Christos Chryssopoulos : TERRE DE COLERE, rendent compte de la vie dans nos sociétés.
Allez voir!

Et rappelez-vous : le Chat Bleu reprend le jeudi 17 septembre!

 

Pièce unique 13

Décidément, les poèmes express sont un exercice rigolo et plein d’enseignement!
Rappelons le : c’est grâce à Lucien Suel, rencontré au cours de Pirouésie 2014, qu’existent ces « Pièces Uniques » et donc, que sont lus des textes jamais feuilletés sans cela. D’abord des Harlequin, comme lui,… bon… puis un peu de fantastique et enfin d’ Auteurs…
Mais rendons à César ce qui est … aussi et même d’abord à … Robert Rapilly puisque c’est lui, en tant qu’organisateur de Pirouésie, qui a invité Lucien Suel. Il est, avec tout son humour, depuis des années, la cheville ouvrière de cette semaine dans la Manche. Basé à Lille, il est aussi membre de Zazie mode d’emploi, asso d’ateliers d’écriture oulipienne. Robert Rapilly, à Pirou, c’est ce monsieur tout en longueur qui se perche sur un promontoire pour annoncer les différents ateliers et n’en propose aucun lui-même parce qu’on ne peut pas tout faire quand on est maître d’oeuvre. A Bruxelles Ba-Belle, à Lille, il en propose. Il écrit. On peut notamment trouver un de ses textes aux éditions de la Contre-allée. Il tient un blog : allez voir!

Cette pièce unique 13 lui a été envoyée. Transformation de CRAINQUEBILLE d’Anatole France en : RIEN QUE BACILLE. Je n’avais jamais lu A. France et ai découvert un écrivain « de gauche », presque anar, avec de belles idées sur la justice, la vraie, et extrêmement critique sur celle qui prévalait alors…
Voilà quelques exemples de « poèmes express » sortis de ses pages :
– Elle tâta son sein comme les saintes dont les têtes reposaient sur le comptoir.
– Un souvenir content de marcher dans la boue pour lubrifier les semaines.
– Il a rassemblé un trésor d’ardeurs, d’idées, une paire de paons blancs et trois amis.
– Enfoncé de force, tout le sang.
– Un château au bord d’un fleuve portait perruque de sentiments.
–  Sans proférer de reproches, les femmes gardaient leur splendeur, gorge fendue.

Nous rentrons !!!!!

Nous rentrons après le festival Ecrivains en bord de mer, 19è édition,
particulièrement passionnant  lors de l’après-midi autour :
– des trois poètes américains , Claudia Rankine (un livre traduit chez José Corti), Solmaz Sharif et Ocean Vuong qui travaillent tous trois sur leur différence, couleur de peau, appartenance,
– de Raymond Carver avec Rodolphe Barry qui a publié en 2014, entre bio et roman, DEVENIR CARVER chez Finitude et la traductrice Fanny Wallendorf : GRANDIR ET DURER aux éditions Diabase, un recueil d’entretiens du novelliste américain,
– de la biographie de Roland Barthes au Seuil, par Tiphaine Samoyault.
Tous ces moments, le jeudi 16 juillet, ont été des temps de grande intelligence et de passion. Beaucoup d’autres ont eu lieu, dont les Humeurs Apéritives, l’hommage à James Joyce, ou le dernier matin, la table ronde sur la littérature au lycée. A noter dans ce cadre, la présence, toute la semaine, de lycéennes invitées.
Brigitte et Bernard Martin, les éditions Joca Seria font un travail de fond, patient, humble et efficace. Le festival de taille humaine voit son public grandir d’année en année et mérite vraiment le détour!

Nous rentrons après Pirouésie 2015 : l’Oulipo en ateliers d’écriture, spectacles, lectures, bonne humeur sur fond de mer. Une centaine d’ écrivants sous la houlette bienveillante d’ écrivains eux-mêmes sous la houlette de l’association de sympathiques bénévoles eux-mêmes sous la houlette de Robert Rapilly… Mais de lui, nous reparlerons puisque c’est lui qui doit recevoir la pièce unique n° 13.

Nous rentrons et nous nous retrouvons au Chat Bleu les jeudis 17 septembre, 8 octobre, 12 novembre et 3 décembre.
Le 8 octobre, nous changerons exceptionnellement d’horaire, ne rejoindrons le Chat Bleu qu’à 19 h 30 pour pouvoir écouter à la Galerne, à 18 h, Anne-Marie Garat qui parlera de son nouveau livre chez Actes Sud : LA SOURCE.
A bientôt donc!

Pièces uniques 11 et 12

La pièce unique n°11 avait été envoyée à Dominique Chappey, auteur reçu aux Ancres noires 2015. Il en a très gentiment rendu compte sur son site : Quel univers ? le 19 juillet.

La pièce unique n° 12, commencée le 8 juillet et terminée le 3 août 2015, à partir de LA MAISON DE CLAUDINE de Colette, est devenue LE MOINE S. DINA AU LAC D. Eh bien, j’avoue avoir à peine lu Colette jusqu’à présent… et avoir trouvé ces petits textes d’une très grande beauté. Merveilleuses descriptions de nature, d’animaux, grande humanité et ouverture d’esprit du personnage principal, Sido, sa mère.
Ce 12è ensemble de poèmes express sera envoyé à Benoît Richter, rencontré à Pirouésie 2014 et retrouvé à la même occasion en 2015. Homme de théâtre et d’écriture, on peut trouver de lui HISTOIRE DE LA ROUE QUI A INVENTE L’HOMME, 2011, aux éditions Memo, ces superbes et intelligentes éditions pour la jeunesse.

Voilà quelques exemples extraits de cette pièce unique n°12 :
– Un velours de rhum ceignait un cri de liberté.
– Les allées grandes comme des jambes écartées, leur fuite lourde.
– Le petit escargot rayé jaune et noir a tout son bon sens et respire par le nez.
– Le toucher de plumes mouillait les tétines délicates.
– Peau bleutée, nuque humiliée, regard chargé d’ennui : merveilles inaccessibles.
– Rire rire rire rire mais maigrir de chagrin.
– Des yeux qui brodaient le blanc d’ivoire du ventre sans défense.

Le Chat Bleu du 2 juillet

Ce jeudi-là, c’était différent, Nsenga ne nous proposait pas de vin mais des bières, belges. Nous étions sur la terrasse et plus de 25 : oui, 25! Des jamais venus, des amenés par des amis, des branchés livres en tous cas.
Nous avons d’abord parlé de livres au sujet grave mais qui le traitent avec humour :
– LES TRIBULATIONS D’UN LAPIN EN LAPONIE de Tuomas Kyrö, 2012, Folio, que Léa avait déjà rapidement présenté en mai : histoire de migrant dans notre Europe : le Roumain Vatanescu ( Arto Paasilinna est omniprésent) arrive en Finlande, vit mal, avance, progresse, retombe plusieurs fois. C’est grinçant, féroce mais drôle aussi : p 182 : « Pour 6 euros, un chômeur finlandais ne bouge de son canapé que pour aller faire son loto sportif. Un Estonien, pour le même prix, quitte sa famille, loge dans une caravane et travaille quatorze heures par jour ». T. Kyrö est invité aux Boréales de Normandie en novembre 2015. A ne pas rater!
– BIENVENUE A COLOMERI ! de Hécate Vergopoulos, 2014, ed. Non Standard : un premier roman qui évoque la crise en Italie. Comment la vaincre? Romano a une idée et elle est étonnante… allez voir, sourire (au minimum) assuré mais pas que…
– JACKIE, journal de Kelly Dowland, 2015, ed. Sabine Wespieser poche : il y est question de la mort d’une grand-mère très aimée. p 13 : «  Grand’ma a cent ans. Elle veut mourir, mais elle y arrive pas. », p 16 :  » Je me demande quand on va inventer le bouton off. Un petit truc discret derrière l’oreille,… » C’est …plein de vie, sans prétention.

Il a aussi été question
-de livres déjà évoqués mais vraiment forts : REPARER LES VIVANTS de M de Kerangal maintenant en poche, de PURGE de Sofi Oksanen, des courts romans interconnectés de Aki Shimazaki.
– de GROS OEUVRE : treize nouvelles de Joy Sorman sur les maisons et la manière d’habiter, d’un gros livre de Geert Mak, : VOYAGE D’UN EUROPEEN A TRAVERS LE XXè SIECLE qui mêle grande et petite histoire, de VATERLAND d’Anne Weber qui, à travers la vie de ses grand-père et père, se demande comme être Allemand(e), à rapprocher de HISTOIRE D’UN ALLEMAND de Haffner, texte de 1938 retrouvé en 2000. Enfin une amie roumaine nous a lu un peu de Laurent Bayart : CANTIQUE ROUMAIN.

Soyez au Chat Bleu le jeudi 17 septembre!  Bon été!