Chat Bleu : février 2022 – 1)

En dégustant cette fois un Planteur maison, quatre mois de macération ou un vin de Kiwi de « Le Petit Alcoolier », producteur installé près de Dieppe, nous avons parlé de :

  • Les idées noires de Laure Gouraige,
    éditions P O L, 2022 :
    sur la première page, une seule phrase : « Vous vous réveillez un matin, vous êtes noire. ». Du fantastique ? Un texte à la Kafka ? Non, enfin… oui mais non. C’est plus quotidien, plus sociologique. C’est beaucoup plus amusant aussi. La narratrice est contactée par une radio pour parler du racisme auquel elle doit faire face. Et, dans un sens, ce n’est qu’à ce moment que lui apparaît sa couleur. D’autant que le problème ne se pose pas comme ça. Quoique… P.17 :  » Je cherche un Noir, je cherche un vrai Noir. Première erreur, vous n’êtes pas une vraie Noire. D’ailleurs vous êtes pas Noire du tout » (…) » Votre pull, oui. Incontestablement, votre main n’est pas de la couleur de votre pull. » (…) « A strictement parler, noir ne désigne pas une couleur. » dit le dictionnaire (…) « C’est pire que prévu, noir c’est du vent. ».
     Le livre commence à Paris, se poursuit en Floride avec  » des palmiers de riches et des palmiers de pauvres. », dans la famille, sur une autoroute, dans un commissariat : P. 119 : « …un cube bleu ciel à deux étages, défraîchi, seul sur le bord de la route, coincé entre deux palmiers harassés. Vous n’êtes clairement pas là où ça se passe, on vous a amenée au rebut » (…) » … la mocheté est comparable aux bâtiments du service public français. ». Là aussi, il faut entrer dans une case, qu’on puisse vous répertorier et là aussi, rien ne correspond.
    Et ça ne correspond pas plus, pour de tout autres raisons, dans le dernier tiers du livre, en Haïti.
    De l’humour donc pour parler de notre société, de nos habitudes de classement, de notre racisme. Un texte super enthousiasmant !
    – Au bord de la Sanda de Gyrdir Eliasson. Paru en 2007 en Islande et traduit pour les éditions La Peuplade par Catherine Eyjolfsson. Deuxième opus d’une trilogie. Nous avions déjà parlé d’un Eliasson où le personnage était écrivain, restant dans une maison prêtée pour travailler. Ici, il s’agit d’un peintre qui, lui aussi, se place en marge du monde. Le 3ème qui vient de sortir en France évoque un musicien. Le processus de création, le caractère peu amène de l’artiste, le besoin de s’isoler, se retrouvent dans les trois textes.
    – Dans la gueule de l’ours de James McLaughlin, traduit par Brice Matthieussent. En poche maintenant, ce Prix Edgar Allan Poe du Premier Roman en 2019 et Grand Prix de Littérature policière 2020 appartient à plusieurs genres : roman noir, un peu fantastique aussi et surtout Nature writing. On l’aurait d’ailleurs bien vu édité par Gallmeister. Mais non. Ce sont les éditions Rue de l’Echiquier qui s’y sont intéressées. Un homme recherché par un cartel mexicain trouve refuge dans une réserve privée des Appalaches en tant que garde-forestier. Des hommes genre red-necks-électeurs-de-Trump y pénètrent, y chassent. Il doit intervenir. La végétation, le relief, les animaux sont des personnages à part entière. Et c’est fort.
  • Deuxième partie de la soirée très vite et
  • prochain Chat Bleu prévu le jeudi 17 mars

Un Emmanuel Venet : P U N° 145

Marcher droit, tourner en rond d’Emmanuel Venet, paru en 2016 chez Verdier est maintenant dans la collection de poche de cette grande maison d’édition, grande par ses choix.
Emmanuel Venet est psychiatre. Il a pu écrire des textes théoriques. ici, il s’agit de fiction. Le long monologue intérieur d’un homme d’une quarantaine d’années, atteint du syndrome d’Asperger et voyant donc le monde de manière spécifique. Il rumine, au moment de l’enterrement de sa grand-mère, sur elle, sur sa famille, leurs notions de respectabilité et d’amour. Il voit leur insincérité, leurs côtés étriqués. Il évoque sa fidélité à une femme qu’il n’a pas vue depuis plus de vingt ans. Il détaille ses centres d’intérêt, le scrabble, les accidents d’avions civils sur lesquels il sait tout.
C’est drôle et basé sur la connaissance de cette forme d’autisme.

Voilà quelques Poèmes Express venus de ce livre :
– Plus personne n’aime grossir. La graisse a peur.
– Tronçonner le symbolique, couper dans le rôle.
– Elle s’était fait envoyer des catalogues de cousines. Le budget permettait d’espérer   une belle qualité.
– Très vieille elle continuait de remuer succinctement, maigrir et cracher.
– Céder à une dame entre la tour de contrôle et l’avion.

La Pièce Unique N° 145 est offerte à Céline L. à l’occasion d’un travail en commun qui se passe pour le moment de façon plutôt rigolote, mais qu’elle accomplit très sérieusement. Je l’en remercie.

Memoria, le film (2021)

Memoria, le dernier film d’ Apichatpong Weerasethakul, est différent des précédents en ce qu’il tourne pour la première fois avec des acteurs professionnels internationalement reconnus. Mais ces acteurs, il les filme comme des inconnus : de loin, sans insister. On pourrait presque ne pas reconnaître Jeanne Balibar, Même Tilda Swinton, le personnage central, Jessica, est prise le plus souvent à une certaine distance.
Première fois également qu’il tourne à l’étranger : en Colombie : Bogota, des rues, une galerie d’art, un auditorium, un restaurant puis dans la montagne, dans un village, dans un tunnel, près d’une rivière. Des lieux où on accompagne Jessica sans savoir pourquoi, sans qu’il y ait une raison explicite. Et ce n’est pas gênant, on est bien avec elle.

Memoria, c’est aussi – ou surtout – une bande-son. Le film commence avec un bruit fort, comme un coup, qui réveille Jessica. Ce son reviendra plusieurs fois, quand elle est seule ou quand elle est avec des personnes qui, elles, ne l’entendent pas. Nous, spectateurs, devenons super-attentifs, écoutons plus, en alerte, entendons de ce fait mieux l’orage, l’eau de la pluie, de la rivière.

Memoria, c’est une lenteur, une longueur des séquences mais qui ne pèse pas. C’est du calme. On ne s’attend à rien, on n’attend rien, on est dedans.

 

Chat Bleu : janvier 2022 -2)

Ensuite, ce jeudi, on  a surtout pointé des livres français, voire régionaux  avec :
– Philippe Besson : Paris-Briançon, Julliard 2022 : l’intrigue se passe, comme chez Hiro Arikawa, dans un train. Mais un train de nuit. Besson se sert du huis-clos pour créer le mystère : on ne maîtrise pas son destin.
– Un homme d’Ouessant d’Henri Queffelec (1910-1992) : un livre de 1953, « magistral, puissant » sur une Bretagne dure, miséreuse.
– Armen de Jean-Pierre Abraham (1936-2003) : « un très beau livre » dans lequel Abraham raconte sa vie de gardien de phare
Après la Bretagne, la Normandie :  Une enfance havraise, chronique des années 50  de Vincent Colin, aux éditions L’Harmattan, 2021. La carte, la crème et les hannetons  de Christophe Wargny, aussi sur les années d’après-guerre, le quotidien. Ma grand-mère paysanne, ccontes normands, parus en 1954, de Jehan Le Povremoyne (1903-1970).

On a visité les « grands », mais autrement, avec :
– Balzac et moi de Titiou Lecoq, journaliste, féministe, au Livre de poche en 2021 : le Balzac bourreau de travail  parce que toujours sans argent. Dandy comme Baudelaire.
– Crénom, Baudelaire ! de Jean Teulé, en J’ai lu, 2021. Dandy détestable. Sa fascination pour le néant.

Et aussi :
– La carte postale d’Anne Berest, 2021, Grasset. Une histoire familiale, la recherche de ce qui s’est passé.
– Le cerf-volant de Laetitia Colombani , 2021, Grasset : une femme va enseigner en Inde auprès d’enfants très défavorisés.
– Le service des manuscrits d’Antoine Laurain, Flammarion 2020, maintenant en J’ai Lu : une éditrice reçoit un manuscrit. Elle ne sait pas de qui. Des meurtres ont lieu et tout se passe comme dans le livre.

On est enfin repartis vers l’international :
– Une femme en contre-jour de Gaëlle Josse, 2019, éditions Noir sur Blanc : sur Vivian Maier (1926-2009), cette femme américaine qui a photographié pendant des années sans jamais montrer, et dont le travail a été découvert après sa mort.
– La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr, éditions Philippe Rey (Paris) et Jimsaan (Dakar). Prix Goncourt 2021  : sur l’écriture, un face à face entre Afrique et Occident.
– La force des femmes de Denis Mukwege, 2021, éditions Gallimard : ce gynécologue et chirurgien témoigne de ce que vivent les femmes en R D C où le viol est utilisé comme arme de guerre.
–  Clara et le soleil de Kazuo Ishiguro, traduction de Anne Rabinovitch, 2021, Gallimard : des amies artificielles à vendre, la « vie » de l’une d’elles.

Un Chat Bleu ? Le 24 février, vous venez ?

Un Maurice Constantin-Weyer : P U N° 143

Quoi ? ! Maurice Constantin-Weyer, vous ne connaissez pas ? !
Allez,… j’avoue. Moi non plus.
Il a pourtant écrit une cinquantaine de livres, reçu le Goncourt en 1928, été beaucoup traduit et adapté au moins trois fois au cinéma. Français né en 1881, mort en 1964, il était, au moment du Goncourt, édité chez Rieder. Il avait déjà failli être primé pour Manitoba, en 1925 mais Léon Daudet, membre du jury et d’action française, avait voté contre, en raison du « cosmopolitisme » de la maison d’édition…
– De l’influence de l’idéologie sur la littérature… vous avez quatre heures…-
(cf :  le super-intéressant texte de Gérard Fabre – EHESS, 2014, Presses Universitaires du Québec)

La Pièce Unique N° 143 est Un homme se penche sur son passé, une histoire qui se déroule au Canada français où l’auteur a vécu de 1904 à 1914. Le narrateur, Jacques Monge, trappeur, vendant des fourrures, « cassant » des chevaux sauvages, s’installe bientôt dans une ferme. Les colons sont arrivés, avec leurs spécificités, de Bretagne, d’Irlande, d’Ecosse, ils labourent les terres vierges, le train arrive, les villes se fondent – on peut penser au beau film First cow de Kelly Reichardt- . Un peu plus qu’un bon roman d’aventures, un texte sur la disparition du monde sauvage.

Quelques Poèmes Express qui en sont issus :
– Notre géographie, piquée de barbelés, naît des avides.
– Ce type de géants avait appris la nuque des filles.
– Echarpe de gaze et diamants, la vieille édentée aux seins roulants.
– Ce n’est pas un homme. Juste un rythme.
– Jours de quadrille, sourire fané, pâleur de fiancée…
– C’était un désir en décomposition dans d’autres sentiments sales.
– L’entreprise avait de quoi tenter au fond de tous les brouillards.

La Pièce Unique 143 est offerte à Margot Bonvallet, libraire au tiers-lieu Les Vinzelles, ouvert très récemment. Parce cela semble un bel endroit, une belle idée et une  » lectrice de fond « … jeux de mots sur fond(s) et « coureur de fond »…

 

Un Ahmet Altan : P U N° 142

= Pièce Unique N° 142.
Cet auteur turc contemporain y parle des raisons, des circonstances de son arrestation et de sa vie en prison, comment il réussit à vivre malgré le manque de rêves, de temps comptable, de lumière. Comment il doit cohabiter avec des hyper-croyants. Comment on le traite, menotté pendant les transports et même dans des lieux de soins, Comment se comportent un juge en activité et des juges arrêtés …

voici quelques Poèmes Express issus de ce livre :
– Etre confiné dans une boîte, petit pois, rien d’autre. Petit pois perdu.
– Cette phrase coule de son oreille sur son bureau.
– Quand il n’a pas de sentiments, il a un roman qui les fait naître.
– Tout va bien dans un laboratoire. Et la vérité se suspend.
– Impression d’ire d’hiver au bord du parvis.
– Si vous êtes le coup, vous pourrez sourire.
_ Interdiction de faire venir des fées dans notre quartier.

La Pièce Unique n° 142 est offerte à une des deux étudiantes en DUT Métiers du Livre, année spéciale, rencontrées aujourd’hui pour un podcast. Une jolie rencontre. Elles aiment le livre et sont visiblement ouvertes.

Chat Bleu : décembre 2021

Déjà, des dates : si covid, omicron et autres virus nous laissent tranquilles, retrouvons-nous  les 20 janvier, 24 février et 24 mars …

En décembre, Nsenga nous recevait avec des « vins du monde », un rouge austral, cépage shiraz, koala sur l’étiquette, et un blanc d’Afrique du Sud, chenin, orné d’une baleine !

livres du monde aussi :
– L’île de Sigridur Hagalin Björnsdottir, traduit par Eric Boury, éditions Gaïa, Paru en 2016 en Islande, en 2018 en France : un événement a eu lieu : l’Islande est coupée du monde, plus d’internet, plus de navires ni d’avions arrivant, pas de nouvelles de ceux qui sont partis. On n’en saura pas plus sur le pourquoi mais on verra ce que cela crée : ceux qui en profitent, ceux qui en souffrent, ce qui manque, les métiers (de la culture) qui n’ont plus d’utilité, la montée de la violence, du nationalisme …
– La fracture de Nina Allan, éditions Tristram, traduit par Bernard Sigaud : cette auteure anglo-saxonne dont nous avons lu aussi et beaucoup aimé La course, place son lecteur dans plusieurs genres en même temps : policier, fantastique. Une jeune fille disparaît. Plusieurs années plus tard, elle est de nouveau là et ce qu’elle raconte pose problème à sa soeur, à sa mère…
– En attendant Eden d’Elliot Ackerman, éditions Gallmeister, traduit par Jacques Mailhos. Dans la veine de Johnny s’en va-t-en guerre de Dalton Trumbo, un livre qui remue, anti-militariste, écrit par quelqu’un qui connaît bien la guerre. Ackerman, né en 1980, est un ancien marine, membre des forces spéciales, revenu de missions en Afghanistan et en Irak.
Et encore :
– Le maître et Marguerite de Boulgakov (1890-1940), pas dans la nouvelle traduction d’André Markowicz : » l’histoire de Faust mais sous Staline, avec un diable foutraque, un bazar joyeux », dit A.
– La neige sous la neige d’Arno Saar, traduit de l’italien par Patrick Vighetti, éditions La Fosse aux Ours : un polar qui commence avec le corps d’une jeune femme trouvé sous la neige à Talinn.
– Soleil amer de Lilia Hassaine, 2021, Gallimard. Une femme algérienne rejoint son mari qui travaille en France. Ils ont déjà trois enfants ; des jumeaux s’annoncent et ils n’ont pas les moyens…
– Les greniers de Babel de Jean-Marie Blas de Roblès, éditions Invenit, 2012 : rafraîchissant, pour toutes générations et plein de références.
– Pachinko de Min Jin Lee, traduit par Laura Bourgeois, éditions Charleston : histoire sur plusieurs générations d’une famille coréenne qui s’installe au Japon.
– La saga des 7 soeurs, en 7 tomes, de Lucinda Riley, aussi aux éditions Charleston.
– La passe-miroir, de Christel Dabos, Gallimard jeunesse : roman d’apprentissage 4 tomes.
Ces trois derniers livres nous sont présentés par Eline, qui, devenue influenceuse sur Instagram, nous a rejoints ce soir-là et c’était super. Comme l’a dit Nsenga : « une autre génération, d’autres livres, d’autres raisons de lire et d’autres moyens d’en rendre compte… »

 

Heureuses fêtes !

à côté de Percival Everett ! de Paul Auster !

cette année, c’est avec  ça va ? ça va… 
le mini-table book plein d’esprit (si si), le petit-cadeau-d’assiette mais bien plus que ça aussi…
Et, pour les gens d’ici, presque 100% d’ici…

Un Don Carpenter : P U N° 141

La promo 49, le septième roman de Don Carpenter (1931-1995), éditions Cambourakis, traduction de Céline Leroy, dans leur chic collection de poche.
La belle couverture : photo de Bud Shively ; Vivian Demaria/Time and Life Pictures/Getty Images dit toute l’Amérique de cette époque-là, de ce livre-là. Tout comme le roman de Don Carpenter. 24 chapitres pour plus de 24 vies de jeunes gens, au moment crucial de la fin du lycée. Filles et garçons, leurs rêves stéréotypés, ou leur vision du monde, de leur avenir, de ce qui se fait , de ce que, eux, peuvent faire. Comment on continue : l’armée ? le mariage ? Un travail ? les études ? A travers une génération, le livre montre tout de l’Amérique d’alors, les milieux, la place de l’argent, du genre, les ambitions, les (im)possibilités. Toute une sociologie.

Quelques Poèmes Express issus de La promo 49 :
– Deux ans qu’on lui faisait quelque chose sous la jupe ; c’était la vie.
– La stupidité réfléchissait à faire le malin, elle avait l’air con.
– Embrasser et en être éreinté.
– Son inconscient n’avait jamais voulu l’accompagner
– Le poivrot but, se mit en route pour la folie, y arriva.
– Je sais que le mot réfléchit et reste.

Et puis, tant pis, on le renvoie, « augmenté », transformé en tous cas, à Frédéric Cambourakis…

Chat Bleu : novembre 2021- 2)

On a évoqué beaucoup d’autres livres ce jeudi-là :
– des polars ou thrillers :
Requiem pour une république, le premier roman de Thomas Cantaloube, Série noire Gallimard 2019 : un crime sur fond d’ « événements » d’Algérie. Peu de fictions ont évoqué le 17 octobre 1961 photographié par Georges Azenstarck, le S A C ou Gerboise. Cantaloube le fait.
Les livres de Jérôme Loubry, tous en poche : Les chiens de Détroit, 2017, pour la force de la ville-personnage. Le 12ème chapitre , Prix Mauves en noir 2018 : 4 qui se sont connus enfants, se retrouvent 30 ans plus tard. Quelqu’un, mais on ne sait pas qui, a envoyé à chacun un texte sur quelque chose qui s’est passé alors. Les refuges, prix Cognac 2019, une jeune femme retrouvée errante.
Alabama 1963, roman à 4 mains de Ludovic Manchette et Christian Miemiec, Le Cherche-Midi 2020, pocket en 2021 : des petites filles noires sont enlevées. La police agit peu. Un détective alcoolique et raciste s’y colle. Sur fond historique de ségrégation

– des romans d’auteur(e)s français(e)s :
Feu de Marie Pourchet, 2021, Fayard : son 6ème roman. Une passion amoureuse entre une universitaire mariée et un célibataire avec chien.
On avait totalement adoré Toutes les femmes sauf une, 2018.
La fille qu’on appelle de Tanguy Viel, Minuit, 2021 : le sujet est l’emprise. L’écriture est sans pathos. Il se lit d’une traite.
des livres d’Alain Blottière : Le tombeau de Tommy, 2009, chez Flammarion : sur un jeune héros mort, Thomas Elek, Juif d’origine hongroise qui fit partie du groupe Manouchian. Comment Baptiste est mort,, Gallimard, Prix Décembre 2016 : un jeune a été enlevé par des djihadistes. Le débriefing, ensuite, avec un psychologue et ce qui s’est vraiment passé. « Une construction qui fonctionne très bien » dit M..
des livres de Laurence Cossé, auteure Gallimard : « tous bien » dit D. : Le mobilier national (2001), Au bon roman (2009) : un libraire qui décide de ne vendre que des chefs d’oeuvre…. Les autres libraires sont vent debout contre lui…. La grande arche (2016) un récit historique sur la construction de l’arche de la Défense.
La femme de l’Allemand de Marie Sizun, Arléa 2007, grand prix des lectrices Elles 2008 : une relation mère-fille, vue à à travers le regard de celle-ci. « un très beau livre » dit M.
Le voyage d’Etampes d’Abel Quentin, 2021, ed de l’Observatoire, Prix de Flore : « Plein d’humour, de dérision » dit M-A : un universitaire à la retraite cherche un poète communiste américain.

Et on n’a pas fini ! Une courte rubrique de romans étrangers suit.