Un Leslie Kaplan : P U N° 204

Le psychanalyste,
édité chez P O L en 1999,
paru ensuite en Folio
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Pièce Unique N°204

Leslie Kaplan, née en 1943, vient de sortir son 23ème livre : L’assassin du dimanche, chez P O L .
On y retrouve des prénoms de personnages vivant dans Le psychanalyste : Louise, Eva. On y retrouve Kafka qui « dit qu’écrire, c’est sauter en dehors de la rangée des assassins (…) c’est mettre une distance avec ce monde habituel, la distance d’un saut. »

…et   » il y a aussi ses assassins à soi, intérieurs » disait Leslie Kaplan dans l’émission Affaires Culturelles en 2022.
Et forcément, dans Le psychanalyste, ce sont eux les plus importants, les « assassins intérieurs ».
Des chapitres se passent dans le cabinet du psy Simon Scop, lors de séances. On entend Louise, Eva, Edouard et d’autres. Simon Scop lance quelques  « Oui ? » après certaines phrases, au coeur de certains silences.
Dans d’autres chapitres, nous sommes dans des moments de vie des patients, ou de Simon Scop

Quelques Poèmes Express qui en sont issus
(il y en a beaucoup, le Folio fait un peu plus de 600 pages…) :
Le conférencier saute dans les mots et c’est comme s’il avait fait cela à son insu.
– Dresser une liste de tes cauchemars et te détester. C’est pas rentable.
– Un kangourou dormait. Quelques hommes discutaient sport. C’était à la fois très ordinaire et pas du tout normal.
– Le monde était petite maison pleine de poussière et gros silences.
– Freud aimait Freud, c’est sûr, cet homme si vieux et enfoncé dans l’analyse.
– Plus rien n’existait sauf les grandes grilles : grille et grande.
– Un jeune catatonique s’absente, me laisse et s’enferme dans sa peau.
– Atelier de théâtre : petite moustache, petit ventre se met à gueuler comme un gros bébé.
– Dans les flaques de bière et saleté de sentiments, tout se mélangeait.
– Transgressif, l’esprit-bretelles. Transgressif, le pas sexy.
– Un clochard, cinq montres au poignet, avait abandonné le temps.
– Je n’ai que ça dans la tête, mes pieds. Je suis bête comme mes pieds.
– On ne peut pas guérir du truc. Ou c’est la fin du truc.
– Il a répété le nom de l’auteur qui était descendu de ma bouche.
– La vie avait pris le métro; elle fixait les rails.

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