Retrouvez-nous au Chat bleu le jeudi 10 avril, à 18h15,
retrouvez Nicolas Jaillet à Mauves-en-noir les 12 et 13 avril,
retrouvez-nous avec Nicolas Jaillet et François David à la Galerne au Havre le mardi 15 avril, à 18h,
retrouvez-nous avec François David au Chat pitre à Fécamp le 16 avril, à 15h30.
La danse contemporaine vivait cette semaine au Havre, au Volcan Maritime avec corps de walk, chorégraphie de Sharon Eyal créée par la Compagnie Nationale Norvégienne de Bergen et Kudu, création de Gregory Magoma et Eric Truffaz avec la compagnie sud-africaine Vuyani Dance Theater et le quartett. Deux ambiances très différentes mais énergie équivalente et danseurs d’exception. Beauté froide du travail collectif contre narration des corps amoureux et souffrants.
La danse encore, au cinéma, avec Dancing in Jaffa, documentaire de Hilla Medalia sur Pierre Dulaine faisant danser ensemble jeunes enfants israéliens et arabes, « ennemis » donc mais aussi personnes de classes sociales et de sexes différents. Le suranné de la danse de salon contre la guerre. Ne soyons pas bisounours; le problème palestinien n’est pas résolu mais des rencontres ont eu lieu, des parents ancrés dans leur communauté se sont côtoyés, des gestes d’abord impossibles ont été faits, du rythme a été trouvé ensemble, des peaux se sont touchées, ce qui dans les deux religions, musulmane comme juive, est visiblement problématique. Et c’est peut-être cela le plus beau, ce rapprochement entre filles et garçons qui ouvrirait…, un jour,… à un début d’autres relations…
…vous avez dit : « pas bisounours »?!…


De même, »Bleu électrique » (2010) où guerre et pornographie sont étroitement mêlés avec humour et dans le fond et dans la forme, « La colonne » (2013), pièce réalisée à l’occasion de l’exposition, évoquent le monde d’aujourd’hui, son fonctionnement et ses maux. »La colonne », une vidéo de 25 minutes et une sculpture présentée à l’extérieur: c’est le chemin d’une colonne de marbre, de la carrière en Chine à sa fabrication, pendant le transport par des ouvriers chinois.
« Je suis vide à l’intérieur » avoue la poupée à un vieil homme qui répond : « A notre époque, ils le sont tous ». Elle est « Candide » dans son rapport au mot, ce qui entraîne la mort : « Où est ta valve? » demande-t’elle à l’homme qu’elle aime et qui lui avait dit qu’ils étaient pareils. Elle a honte d’être un ersatz (la superbe scène du regonflage dans le magasin de vidéos où elle travaille) mais s’aperçoit que l’ersatz est une norme. Par le souffle, elle a un coeur, éprouve la compassion, l’amour et sa douleur, la jalousie et le dégoût. Par le souffle, elle est devenue vivante mais accepte, elle, de vieillir et de mourir (elle jette la pompe qui la regonflerait à jamais).
le 1er décembre, dans une des conférences-performances des « Trousses de secours en période de crise », spectacles courts, à 18h30. Humour des mots. Amour des jeux. « internet/interflou », « flou tendu »… un patron de gros groupe du monde de l’édition, Jean-Michel Michel, s’adresse à son staff (nous, les spectateurs) et donne ses consignes pour que le groupe en question soit toujours plus concurrentiel. L’utilisation du vocabulaire du management, de la politique mixé à la culture. Des grands mots, du petit sens. Des emprunts, réaménagés, acronymés. Rien d’inventé, juste du libéralisme assemblé, du concassé, avec voix de crooner et diction de commercial de plus en plus en perdition : vraiment DRÔLE et pas que!