Quoi ? ! Maurice Constantin-Weyer, vous ne connaissez pas ? !
Allez,… j’avoue. Moi non plus.
Il a pourtant écrit une cinquantaine de livres, reçu le Goncourt en 1928, été beaucoup traduit et adapté au moins trois fois au cinéma. Français né en 1881, mort en 1964, il était, au moment du Goncourt, édité chez Rieder. Il avait déjà failli être primé pour Manitoba, en 1925 mais Léon Daudet, membre du jury et d’action française, avait voté contre, en raison du « cosmopolitisme » de la maison d’édition…
– De l’influence de l’idéologie sur la littérature… vous avez quatre heures…-
(cf : le super-intéressant texte de Gérard Fabre – EHESS, 2014, Presses Universitaires du Québec)
La Pièce Unique N° 143 est Un homme se penche sur son passé, une histoire qui se déroule au Canada français où l’auteur a vécu de 1904 à 1914. Le narrateur, Jacques Monge, trappeur, vendant des fourrures, « cassant » des chevaux sauvages, s’installe bientôt dans une ferme. Les colons sont arrivés, avec leurs spécificités, de Bretagne, d’Irlande, d’Ecosse, ils labourent les terres vierges, le train arrive, les villes se fondent – on peut penser au beau film First cow de Kelly Reichardt- . Un peu plus qu’un bon roman d’aventures, un texte sur la disparition du monde sauvage.
Quelques Poèmes Express qui en sont issus :
– Notre géographie, piquée de barbelés, naît des avides.
– Ce type de géants avait appris la nuque des filles.
– Echarpe de gaze et diamants, la vieille édentée aux seins roulants.
– Ce n’est pas un homme. Juste un rythme.
– Jours de quadrille, sourire fané, pâleur de fiancée…
– C’était un désir en décomposition dans d’autres sentiments sales.
– L’entreprise avait de quoi tenter au fond de tous les brouillards.
La Pièce Unique 143 est offerte à Margot Bonvallet, libraire au tiers-lieu Les Vinzelles, ouvert très récemment. Parce cela semble un bel endroit, une belle idée et une » lectrice de fond « … jeux de mots sur fond(s) et « coureur de fond »…

– L’île de Sigridur Hagalin Björnsdottir, traduit par Eric Boury, éditions Gaïa, Paru en 2016 en Islande, en 2018 en France : un événement a eu lieu : l’Islande est coupée du monde, plus d’internet, plus de navires ni d’avions arrivant, pas de nouvelles de ceux qui sont partis. On n’en saura pas plus sur le pourquoi mais on verra ce que cela crée : ceux qui en profitent, ceux qui en souffrent, ce qui manque, les métiers (de la culture) qui n’ont plus d’utilité, la montée de la violence, du nationalisme …
– Pachinko de Min Jin Lee, traduit par Laura Bourgeois, éditions Charleston : histoire sur plusieurs générations d’une famille coréenne qui s’installe au Japon.
La promo 49, le septième roman de Don Carpenter (1931-1995), éditions Cambourakis, traduction de Céline Leroy, dans leur chic collection de poche.
Feu de Marie Pourchet, 2021, Fayard : son 6ème roman. Une passion amoureuse entre une universitaire mariée et un célibataire avec chien.
des livres de Laurence Cossé, auteure Gallimard : « tous bien » dit D. : Le mobilier national (2001), Au bon roman (2009) : un libraire qui décide de ne vendre que des chefs d’oeuvre…. Les autres libraires sont vent debout contre lui…. La grande arche (2016) un récit historique sur la construction de l’arche de la Défense.
Aux Boréales hier, on parlait danois.
Brenner, chez Grasset, Là, pas de langue étrangère. Larsson parle un français parfait. D’autres langues aussi. Homme du monde ou de no-where, homme de culture qui convoque dans son livre Buber (« Ich und du ») Arendt, Levinas (« L’autre existe, donc je suis »), Modiano ou encore Gary. Le thème du livre : le choix, ses conséquences et le fait qu »‘aucun homme n’est une île ». On est par le regard de l’autre.
Typhon de Joseph Conrad est réédité dans la traduction d’Odette Lamolle aux éditions Autrement, avec une préface de Mathias Enard .
La chaleur de Victor Jestin, J’ai Lu : Un premier roman, prix Femina des lycéens, prix de la vocation, et prix Ouest France. Rien que ça.
Au printemps des monstres de Philippe Jaenada, 2021, éditions Mialet Barrault : un fait divers de 1964 décortiqué, L’époque décortiquée. Un travail d’enquête sur le terrain et aux archives.
Retour aussi de vacances : du festival Ecrivains en bord de mer où on a entendu Sébastien Brebel parler de son livre et, de ce fait, acheté ce livre, paru en 2021 aux éditions P O L : Erre, erre.