ça bouquine ? 3)

 

La troisième émission du podcast Ça bouquine ? est sortie : elle aborde la transmission du goût de la lecture. Vous pourrez choisir une plateforme d’écoute en cliquant sur ce lien : https://linktr.ee/cabouquine .

C’est trouvable sur Youtube. C’est fait par un groupe d’étudiantes et c’était très sympathique d’enregistrer avec elles.

Et on y est avec le Chat Bleu et nos séances un vin, des livres,
et avec « ça va? ça va... », le petit dernier de Rue du Départ, né d’un atelier d’écriture. Bientôt avant-dernier : on travaille à Bout portant: de Pascal Millet 

Femmes du monde : Ukraine

Pris dans Slate : 31-03-2022 :

« Plus de 10 millions d’Ukrainiens ont été déplacés depuis le début de l’invasion russe, dont 3,5 millions qui ont quitté le pays. Il s’agit principalement de femmes et d’enfants –les hommes devant rester combattre– et constituent des cibles idéales pour les trafiquants d’êtres humains. La BBC s’est rendue à la frontière polonaise pour enquêter sur le sujet.

«Pour les prédateurs et les les trafiquants, la guerre n’est pas une tragédie», considère le secrétaire général des Nations unies, António Guterres. Au contraire, c’est une «opportunité». En Ukraine et dans les pays alentour, ces réseaux de trafic sexuel sont déjà particulièrement actifs en temps de paix, mais la guerre les renforce encore.

Selon Karolina Wierzbińska, coordinatrice de l’ONG Homo Faber, le plus préoccupant est le sort des enfants: beaucoup fuient l’Ukraine sans être accompagnés. À la frontière polonaise, notamment, beaucoup d’entre eux ont été signalés disparus.

Margherita Husmanov est une réfugiée ukrainienne de 20 ans ayant quitté Kiev il y a deux semaines. Elle a décidé de rester à la frontière pour empêcher les nouveaux arrivants de tomber entre de mauvaises mains. Elle témoigne: «Le premier jour, on a vu trois hommes italiens qui cherchaient des femmes à vendre pour le trafic sexuel.» Margherita a alors appelé la police, qui a confirmé ses soupçons.

Une autre réfugiée, Elena Moskvitina, a raconté son expérience sur les réseaux sociaux, pour mettre en garde contre ce danger. À son arrivée à la frontière roumaine, de faux bénévoles l’ont convaincue que la Suisse était la meilleure destination pour elle et qu’ils la conduiraient jusque là-bas. Ils l’ont invitée à monter dans un van avec d’autres femmes, son fils et sa fille. Suspicieuse, elle leur a demandé leur carte d’identité et cette requête les a mis en colère. Heureusement, elle a réussi à s’enfuir avant que le van ne parte.

Des initiatives pour lutter contre le trafic sexuel

Elżbieta Jarmulska a fondé Women Take the Wheel, pour venir en aide aux réfugiées ukrainiennes. «Ces femmes ont déjà tant subi en fuyant les combats, et quand elles arrivent elles sont exposées à l’exploitation et à la peur? Je n’ai pas les mots.» Son initiative a rassemblé 650 femmes polonaises qui font des trajets à la frontière pour offrir un passage sécurisé aux réfugiés.

Nadia, l’une des passagères d’un trajet offert par Elżbieta, explique qu’elle est rassurée d’être conduite par une femme. Et pour cause: elle a entendu parler à la radio ukrainienne des risques d’exploitation. Si le problème est donc connu des autorités, le processus de filtrage de ceux qui prétendent aider les réfugiés est encore loin d’être infaillible, et le crime organisé (trafic sexuel, trafic d’organes et travail forcé) est bien présent. »

 

Femmes du monde : Afghanistan

1er mars 2022 : « La Banque mondiale a approuvé » « une aide humanitaire de plus de un milliard de dollars (900 millions d’euros) pour soutenir le peuple afghan, par la réaffectation de financements émanant du Fonds spécial pour la reconstruction de l’Afghanistan (ARTF).

Cette aide financière se fera « sous la forme de subventions »accordées à des agences des Nations unies et à des ONG internationales, a précisé l’institution de Washington dans un communiqué. Et elle « restera hors du contrôle de l’administration intérimaire des talibans », a-t-elle assuré. » Le Monde

23 mars  2022 : les filles afghanes ne peuvent reprendre les cours du secondaire comme il était prévu ce jour.

« A la suite de cette volte-face, le Secrétaire général de l’ONU et la Mission des Nations Unies en Afghanistan ont déploré l’annonce faite aujourd’hui par les Talibans de prolonger leur interdiction indéfinie de permettre aux filles au-delà de l’âge de 12 ans de retourner à l’école. » News.un.org
25 mars 2022 : « Les Etats-Unis ont annoncé » « annuler des discussions avec les talibans à Doha, au Qatar, en raison de leur décision d’interdire aux filles afghanes d’être scolarisées dans le secondaire. » Arte.tv

L’aide de la Banque Mondiale  a pour objectif de financer l’éducation, l’agriculture et la santé.

Petit-aparté-d’enseignante-acariâtre : les filles d’Afghanistan savent ce que pourrait leur apporter l’éducation et sont malheureuses de ne pouvoir y accéder.
Combien de jeunes (filles ou garçons), obligés ici d’être scolarisés jusqu’à 16 ans, n’en voient pas l’intérêt ?…

Le dessin est de Coco, paru dans Libération, 24 mars 2022

 

Femmes du monde : Inde

On ne l’a pas encore lu mais que ce soit publié chez Marchiialy, maison spécialisée dans le document, est un critère.
Les femmes en Inde. L’horreur pure.
Qu’on le sache – ou s’en souvienne – pour que ça bouge, pour que les mentalités évoluent, pour que la honte submerge les bourreaux.

(oui, c’est vrai, je fais dans le grandiloquent mais l’atrocité du sujet et des faits y conduit)

Chat Bleu : mars 2022 – 1)

Un vin rouge, un Graves du Château Simon et un super fromage d’un petit producteur local « la bonne Cauchoise », ont accompagné des livres du bout du monde :

– Jetés aux ténèbres, de Sandrine Berthet, éditions du Sonneur, 2021 :
Septembre 1872, le premier navire amenant des communards en Nouvelle-Calédonie arrive. Nous sommes dans le bateau avec le personnage-narrateur et nous le suivons le temps de sa peine. Hyper-documenté, ce premier roman d’une jeune femme qui a vécu là nous fait voir et comprendre les conditions de vie des prisonniers, des colons et des Canaques. Nous suivons par exemple Louise Michel, amenée plus tard. Elle « profite » de sa déportation pour étudier faune, flore et « naturels », donne des cours à leurs enfants, poursuit son engagement. Nous voyons arriver les familles de bagnards autorisées à les rejoindre, des Kabyles qui se sont opposés au gouvernement français en Algérie. Nous sommes informés de la manière dont l’armée mate les tribus qui ont de moins en moins de place sur leur terre.
– Le livre de la Jamaïque de Russell Banks, 1980, traduit par Pierre Furlan, 1991 Actes Sud. Aussi en 10-18 : Le point de départ du livre est un fait divers : le meurtre d’une femme noire dont Errol Flynn, propriétaire sur l’île, a été un temps soupçonné. Puis on s’échappe de ce prétexte. Johnny, alias Russell Banks, revient plusieurs fois, de plus en plus longtemps. Il passe de la Jamaïque du littoral, celle des Blancs richissimes et terrorisés de perdre leurs biens, à celle des Noirs qui vivent dans la misère à l’intérieur des terres. Il choisit son camp, s’enfonce dans l’île, rencontre des ancêtres des Marrons et participe à leur vie.
On n’est jamais déçus par un Russell Banks !
– Ce que cela coûte de W.C.Heinz, 2019, éditions Monsieur Toussaint Louverture, traduit par Emmanuelle et Philippe Aronson. Le livre était sorti en 1958 aux Etats-Unis.
Quand on choisit un volume de cette maison d’édition, on le fait aussi – ou d’abord – du fait de son esthétique … enfin, je parle pour moi… Celui-ci, son côté carnet genre Moleskine, ses coins arrondis, sa couleur, sa matière ( La couverture est en Remake Leather de 250 g, qui dans sa chair de papier compte un quart de particules de cuir, ce qui va de soi. ») en font un objet à la limite du régressif… Bref, il est beau. Il donne envie de l’avoir à tout tsundoku normalement constitué…
Mais évidemment, il y a plus que l’apparence : Heinz (1915-2008) a été un des premiers écrivains du « Nouveau journalisme » dont on connaît mieux Truman Capote, Hunter S. Thompson et Tom Wolfe par exemple. Là, un journaliste sportif accompagne un boxeur juste avant un championnat. Et c’est une approche sociologique de ce sport : les champions, les bons mais inconnus, les Noirs, les Blancs, les anciens, les managers, le public. L’avant-dernier chapitre est le moment du combat et, même si on n’est pas fans de ce sport, on est captivés.

La suite de la soirée, bientôt.
Le prochain Chat Bleu a priori le jeudi 28 avril, 18 h.

Chat Bleu : février 2022- 2)

La deuxième partie de soirée était beaucoup en lien avec Le goût des autres qui venait d’avoir lieu. David Diop, Christine Angot, Clara Dupont-Monod étaient invités et c’est d’eux que certaines ont parlé.
   Frère d’âme, au Seuil , raconte la réaction d’un tirailleur sénégalais qui, à la guerre de 14, perd son « frère d’âme » . Lu magistralement par un comédien lors du festival.
    Le voyage dans l’Est, édition Flammarion. Christine Angot travaille sur son concept comme un navire continue à avancer sur son erre. Témoignage ou objet littéraire ? Cela divise.
   S’adapter chez Stock, prix Fémina et prix Landerneau : comment les membres d’une famille réagissent à la naissance d’un enfant différent. Sans pathos, sans prénom (« le père », l’aîné » …). Les pierres des maisons du hameau parlent et sont un personnage.

De là, sont venus d’autres titres en lien avec le soin, la femme ou la société :
   Murène, roman de Valentine Goby, Actes Sud : un homme électrocuté est amputé des bras et nage ainsi : le début d’handi-sport.
   A la folie, beau texte documentaire de Joy Sorman, Flammarion : son immersion dans un service psychiatrique.
Le choeur des femmes de Martin Winckler, éd. P O L 2011, adapté en roman graphique par Aude Mermilliod, éditions Le Lombard 2021 ; le travail du gynécologue vu du point de vue masculin.
La fin de l’amour d’Eva Illouz : étude sociologique passionnante qui met en évidence le rapport homme/femme à travers le système économique.
La femme ourse, roman de Karolina Ramqvist, éditions Buchet-Chastel 2021 : une auteure, mère de 4 enfants, débordée, raconte l’histoire – réelle – d’une femme laissée sur une île déserte de l’Atlantique en 1541.

On a également réinsisté sur Jon Kalman Stefansson avec son D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds, et  Asta. Traduit par Eric Boury, presque tout est trouvable en Folio.

Prochain Chat Bleu prévu le 17 mars à partir de 18h.

Chat Bleu : février 2022 – 1)

En dégustant cette fois un Planteur maison, quatre mois de macération ou un vin de Kiwi de « Le Petit Alcoolier », producteur installé près de Dieppe, nous avons parlé de :

  • Les idées noires de Laure Gouraige,
    éditions P O L, 2022 :
    sur la première page, une seule phrase : « Vous vous réveillez un matin, vous êtes noire. ». Du fantastique ? Un texte à la Kafka ? Non, enfin… oui mais non. C’est plus quotidien, plus sociologique. C’est beaucoup plus amusant aussi. La narratrice est contactée par une radio pour parler du racisme auquel elle doit faire face. Et, dans un sens, ce n’est qu’à ce moment que lui apparaît sa couleur. D’autant que le problème ne se pose pas comme ça. Quoique… P.17 :  » Je cherche un Noir, je cherche un vrai Noir. Première erreur, vous n’êtes pas une vraie Noire. D’ailleurs vous êtes pas Noire du tout » (…) » Votre pull, oui. Incontestablement, votre main n’est pas de la couleur de votre pull. » (…) « A strictement parler, noir ne désigne pas une couleur. » dit le dictionnaire (…) « C’est pire que prévu, noir c’est du vent. ».
     Le livre commence à Paris, se poursuit en Floride avec  » des palmiers de riches et des palmiers de pauvres. », dans la famille, sur une autoroute, dans un commissariat : P. 119 : « …un cube bleu ciel à deux étages, défraîchi, seul sur le bord de la route, coincé entre deux palmiers harassés. Vous n’êtes clairement pas là où ça se passe, on vous a amenée au rebut » (…) » … la mocheté est comparable aux bâtiments du service public français. ». Là aussi, il faut entrer dans une case, qu’on puisse vous répertorier et là aussi, rien ne correspond.
    Et ça ne correspond pas plus, pour de tout autres raisons, dans le dernier tiers du livre, en Haïti.
    De l’humour donc pour parler de notre société, de nos habitudes de classement, de notre racisme. Un texte super enthousiasmant !
    – Au bord de la Sanda de Gyrdir Eliasson. Paru en 2007 en Islande et traduit pour les éditions La Peuplade par Catherine Eyjolfsson. Deuxième opus d’une trilogie. Nous avions déjà parlé d’un Eliasson où le personnage était écrivain, restant dans une maison prêtée pour travailler. Ici, il s’agit d’un peintre qui, lui aussi, se place en marge du monde. Le 3ème qui vient de sortir en France évoque un musicien. Le processus de création, le caractère peu amène de l’artiste, le besoin de s’isoler, se retrouvent dans les trois textes.
    – Dans la gueule de l’ours de James McLaughlin, traduit par Brice Matthieussent. En poche maintenant, ce Prix Edgar Allan Poe du Premier Roman en 2019 et Grand Prix de Littérature policière 2020 appartient à plusieurs genres : roman noir, un peu fantastique aussi et surtout Nature writing. On l’aurait d’ailleurs bien vu édité par Gallmeister. Mais non. Ce sont les éditions Rue de l’Echiquier qui s’y sont intéressées. Un homme recherché par un cartel mexicain trouve refuge dans une réserve privée des Appalaches en tant que garde-forestier. Des hommes genre red-necks-électeurs-de-Trump y pénètrent, y chassent. Il doit intervenir. La végétation, le relief, les animaux sont des personnages à part entière. Et c’est fort.
  • Deuxième partie de la soirée très vite et
  • prochain Chat Bleu prévu le jeudi 17 mars

Un Emmanuel Venet : P U N° 145

Marcher droit, tourner en rond d’Emmanuel Venet, paru en 2016 chez Verdier est maintenant dans la collection de poche de cette grande maison d’édition, grande par ses choix.
Emmanuel Venet est psychiatre. Il a pu écrire des textes théoriques. ici, il s’agit de fiction. Le long monologue intérieur d’un homme d’une quarantaine d’années, atteint du syndrome d’Asperger et voyant donc le monde de manière spécifique. Il rumine, au moment de l’enterrement de sa grand-mère, sur elle, sur sa famille, leurs notions de respectabilité et d’amour. Il voit leur insincérité, leurs côtés étriqués. Il évoque sa fidélité à une femme qu’il n’a pas vue depuis plus de vingt ans. Il détaille ses centres d’intérêt, le scrabble, les accidents d’avions civils sur lesquels il sait tout.
C’est drôle et basé sur la connaissance de cette forme d’autisme.

Voilà quelques Poèmes Express venus de ce livre :
Plus personne n’aime grossir. La graisse a peur.
– Tronçonner le symbolique, couper dans le rôle.
– Elle s’était fait envoyer des catalogues de cousines. Le budget permettait d’espérer   une belle qualité.
– Très vieille elle continuait de remuer succinctement, maigrir et cracher.
– Céder à une dame entre la tour de contrôle et l’avion.

La Pièce Unique N° 145 est offerte à Céline L. à l’occasion d’un travail en commun qui se passe pour le moment de façon plutôt rigolote, mais qu’elle accomplit très sérieusement. Je l’en remercie.

Memoria, le film (2021)

Memoriale dernier film d’ Apichatpong Weerasethakul, est différent des précédents en ce qu’il tourne pour la première fois avec des acteurs professionnels internationalement reconnus. Mais ces acteurs, il les filme comme des inconnus : de loin, sans insister. On pourrait presque ne pas reconnaître Jeanne Balibar, Même Tilda Swinton, le personnage central, Jessica, est prise le plus souvent à une certaine distance.
Première fois également qu’il tourne à l’étranger : en Colombie : Bogota, des rues, une galerie d’art, un auditorium, un restaurant puis dans la montagne, dans un village, dans un tunnel, près d’une rivière. Des lieux où on accompagne Jessica sans savoir pourquoi, sans qu’il y ait une raison explicite. Et ce n’est pas gênant, on est bien avec elle.

Memoria, c’est aussi – ou surtout – une bande-son. Le film commence avec un bruit fort, comme un coup, qui réveille Jessica. Ce son reviendra plusieurs fois, quand elle est seule ou quand elle est avec des personnes qui, elles, ne l’entendent pas. Nous, spectateurs, devenons super-attentifs, écoutons plus, en alerte, entendons de ce fait mieux l’orage, l’eau de la pluie, de la rivière.

Memoria, c’est une lenteur, une longueur des séquences mais qui ne pèse pas. C’est du calme. On ne s’attend à rien, on n’attend rien, on est dedans.

 

Chat Bleu : janvier 2022 -2)

Ensuite, ce jeudi, on  a surtout pointé des livres français, voire régionaux  avec :
– Philippe Besson : Paris-Briançon, Julliard 2022 : l’intrigue se passe, comme chez Hiro Arikawa, dans un train. Mais un train de nuit. Besson se sert du huis-clos pour créer le mystère : on ne maîtrise pas son destin.
– Un homme d’Ouessant d’Henri Queffelec (1910-1992) : un livre de 1953, « magistral, puissant » sur une Bretagne dure, miséreuse.
– Armen de Jean-Pierre Abraham (1936-2003) : « un très beau livre » dans lequel Abraham raconte sa vie de gardien de phare
Après la Bretagne, la Normandie :  Une enfance havraise, chronique des années 50  de Vincent Colin, aux éditions L’Harmattan, 2021. La carte, la crème et les hannetons  de Christophe Wargny, aussi sur les années d’après-guerre, le quotidien. Ma grand-mère paysanne, ccontes normands, parus en 1954, de Jehan Le Povremoyne (1903-1970).

On a visité les « grands », mais autrement, avec :
– Balzac et moi de Titiou Lecoq, journaliste, féministe, au Livre de poche en 2021 : le Balzac bourreau de travail  parce que toujours sans argent. Dandy comme Baudelaire.
Crénom, Baudelaire ! de Jean Teulé, en J’ai lu, 2021. Dandy détestable. Sa fascination pour le néant.

Et aussi :
– La carte postale d’Anne Berest, 2021, Grasset. Une histoire familiale, la recherche de ce qui s’est passé.
– Le cerf-volant de Laetitia Colombani , 2021, Grasset : une femme va enseigner en Inde auprès d’enfants très défavorisés.
– Le service des manuscrits d’Antoine Laurain, Flammarion 2020, maintenant en J’ai Lu : une éditrice reçoit un manuscrit. Elle ne sait pas de qui. Des meurtres ont lieu et tout se passe comme dans le livre.

On est enfin repartis vers l’international :
– Une femme en contre-jour de Gaëlle Josse, 2019, éditions Noir sur Blanc : sur Vivian Maier (1926-2009), cette femme américaine qui a photographié pendant des années sans jamais montrer, et dont le travail a été découvert après sa mort.
– La plus secrète mémoire des hommes de Mohamed Mbougar Sarr, éditions Philippe Rey (Paris) et Jimsaan (Dakar). Prix Goncourt 2021  : sur l’écriture, un face à face entre Afrique et Occident.
– La force des femmes de Denis Mukwege, 2021, éditions Gallimard : ce gynécologue et chirurgien témoigne de ce que vivent les femmes en R D C où le viol est utilisé comme arme de guerre.
–  Clara et le soleil de Kazuo Ishiguro, traduction de Anne Rabinovitch, 2021, Gallimard : des amies artificielles à vendre, la « vie » de l’une d’elles.

Un Chat Bleu ? Le 24 février, vous venez ?