Pièces uniques 11 et 12

La pièce unique n°11 avait été envoyée à Dominique Chappey, auteur reçu aux Ancres noires 2015. Il en a très gentiment rendu compte sur son site : Quel univers ? le 19 juillet.

La pièce unique n° 12, commencée le 8 juillet et terminée le 3 août 2015, à partir de LA MAISON DE CLAUDINE de Colette, est devenue LE MOINE S. DINA AU LAC D. Eh bien, j’avoue avoir à peine lu Colette jusqu’à présent… et avoir trouvé ces petits textes d’une très grande beauté. Merveilleuses descriptions de nature, d’animaux, grande humanité et ouverture d’esprit du personnage principal, Sido, sa mère.
Ce 12è ensemble de poèmes express sera envoyé à Benoît Richter, rencontré à Pirouésie 2014 et retrouvé à la même occasion en 2015. Homme de théâtre et d’écriture, on peut trouver de lui HISTOIRE DE LA ROUE QUI A INVENTE L’HOMME, 2011, aux éditions Memo, ces superbes et intelligentes éditions pour la jeunesse.

Voilà quelques exemples extraits de cette pièce unique n°12 :
– Un velours de rhum ceignait un cri de liberté.
– Les allées grandes comme des jambes écartées, leur fuite lourde.
– Le petit escargot rayé jaune et noir a tout son bon sens et respire par le nez.
– Le toucher de plumes mouillait les tétines délicates.
– Peau bleutée, nuque humiliée, regard chargé d’ennui : merveilles inaccessibles.
– Rire rire rire rire mais maigrir de chagrin.
– Des yeux qui brodaient le blanc d’ivoire du ventre sans défense.

Le Chat Bleu du 2 juillet

Ce jeudi-là, c’était différent, Nsenga ne nous proposait pas de vin mais des bières, belges. Nous étions sur la terrasse et plus de 25 : oui, 25! Des jamais venus, des amenés par des amis, des branchés livres en tous cas.
Nous avons d’abord parlé de livres au sujet grave mais qui le traitent avec humour :
– LES TRIBULATIONS D’UN LAPIN EN LAPONIE de Tuomas Kyrö, 2012, Folio, que Léa avait déjà rapidement présenté en mai : histoire de migrant dans notre Europe : le Roumain Vatanescu ( Arto Paasilinna est omniprésent) arrive en Finlande, vit mal, avance, progresse, retombe plusieurs fois. C’est grinçant, féroce mais drôle aussi : p 182 : « Pour 6 euros, un chômeur finlandais ne bouge de son canapé que pour aller faire son loto sportif. Un Estonien, pour le même prix, quitte sa famille, loge dans une caravane et travaille quatorze heures par jour ». T. Kyrö est invité aux Boréales de Normandie en novembre 2015. A ne pas rater!
– BIENVENUE A COLOMERI ! de Hécate Vergopoulos, 2014, ed. Non Standard : un premier roman qui évoque la crise en Italie. Comment la vaincre? Romano a une idée et elle est étonnante… allez voir, sourire (au minimum) assuré mais pas que…
– JACKIE, journal de Kelly Dowland, 2015, ed. Sabine Wespieser poche : il y est question de la mort d’une grand-mère très aimée. p 13 : «  Grand’ma a cent ans. Elle veut mourir, mais elle y arrive pas. », p 16 :  » Je me demande quand on va inventer le bouton off. Un petit truc discret derrière l’oreille,… » C’est …plein de vie, sans prétention.

Il a aussi été question
-de livres déjà évoqués mais vraiment forts : REPARER LES VIVANTS de M de Kerangal maintenant en poche, de PURGE de Sofi Oksanen, des courts romans interconnectés de Aki Shimazaki.
– de GROS OEUVRE : treize nouvelles de Joy Sorman sur les maisons et la manière d’habiter, d’un gros livre de Geert Mak, : VOYAGE D’UN EUROPEEN A TRAVERS LE XXè SIECLE qui mêle grande et petite histoire, de VATERLAND d’Anne Weber qui, à travers la vie de ses grand-père et père, se demande comme être Allemand(e), à rapprocher de HISTOIRE D’UN ALLEMAND de Haffner, texte de 1938 retrouvé en 2000. Enfin une amie roumaine nous a lu un peu de Laurent Bayart : CANTIQUE ROUMAIN.

Soyez au Chat Bleu le jeudi 17 septembre!  Bon été!

Ecrivains en bord de mer + Pièce unique 10

Ecrivains en bord de mer, c’est du 15 au 19 juillet à La Baule; c’est la 19è édition. Il y est question de James Joyce et on y rencontrera entre autres Philippe Forest, Yannick Haenel, Tiphaine Samoyault, Charles Juliet, Chloé Delaume. Rue du Départ y participe avec ses livres-carnets!

Pièce unique 10 :
Elle est faite à partir de L’ERREUR de Jean Daniel (1997). On y sent l’influence de Camus. Un jeune homme se regarde être malheureux… La place des femmes n’est pas des plus agréables… Ca a vieilli…
C’est devenu LEURRER, commencé le 26 mai et fini le 19 juin 2015, envoyé à Fabrice Caravaca, poète et éditeur. En tant que poète, nous l’avons entendu à Rouen dire FALAISE dont voici un vers : « La falaise sait mieux que l’homme la possibilité du saut « . En tant qu’éditeur, Dernier Télégramme, installé à Limoges, il fait un beau travail, publiant par exemple Lucien Suel.
Quelques exemples pris dans LEURRER :
– J’avais vécu dans une fille entière.
– 23 suicides en prévision : lubricité.
– Attendre la force, demander un soulagement, retomber dans le bouleversement.
– Je contemplais la rondeur du bord des promesses mal tenues.
– Sur la femme je m’allongeai et vis une profondeur confiante.
Fabrice Caravaca a eu l’extrême gentillesse de répondre et d’envoyer un texte de lui : LE POULPE aux éditions du Cadran Ligné. Merci à lui!

Pièce unique 9

Ca s’appelait NEVERWHERE (1996), c’était de Neil Gaiman, auteur britannique de « fantasy » très connu. Un livre très très agréable, plein de trouvailles.

C’est devenu HER NEW EVE, « retravaillé » en deux mois du 31 mars au 26 mai 2015 et a été offert à Bernard Cattin qui aurait pu devenir un auteur de Rue du Départ si la poste – et ses tarifs au-delà de 3 cm d’épaisseur… si, si vous lisez bien..! Il existe même maintenant un instrument de mesure fou, surréaliste pour savoir si vous entrez dans la catégorie envoi cher ou pas cher!!! – n’était pas le fossoyeur du petit éditeur de gros livres…!!!
De Bernard Cattin, vous pouvez picorer, sur le net, de jolies nouvelles très différentes de ce roman, A LA PETITE SEMAINE (que, je le répète, vous ne lirez pas chez nous…), plus trash, plus dingue, énôôôrme, en lien avec son amour pour  la série des Dortmunder de Donald Westlake …

Quelques exemples de poèmes express dans NEVERWHERE / HER NEW EVE :
– Cette nuit seulement, une vague se brise sur le rose vif de sa bouche, vulgaire.
– Une créature de pure ironie accompagnera un mort au supermarché.
– Le métro passa les mains sur le dos du quai.
– Emprunter une porte et six marionnettes à main.
– Je veux frémir un tout petit peu, caresser et, centimètre par centimètre, ne rien trouver d’assez immense à dire.

 

 

Retard dans les pièces uniques … Ecrivains en bord de mer

Les pièces uniques 9, 10, 11 sont faîtes et envoyées. Nous reviendrons sur chacune d’entre elles et leurs récepteurs : Bernard Cattin, Fabrice Caravaca et Dominique Chappey.

D’abord, Tan Tan! Nous serons au festival Ecrivains en bord de mer à La Baule du 15 au 19 juillet. Nous sommes très contents de cette participation : nos carnets-livres Autochtones offerts aux festivaliers, une page du petit catalogue réservée à Rue du Départ et nos livres sur la table du libraire!

Le Chat Bleu, le 18 juin, était très Ancres noires

D’abord parce qu’on y buvait de bons vins… comme d’habitude… puis parce qu’on a évoqué deux auteurs venus au festival : Jérôme Leroy et Dominique Chappey.

Des vins du monde :
– un blanc bio du Chili, né à 1200 mètres au pied de la Cordillère des Andes, un Chardonnay, travaillé par un producteur français. Il s’ouvre avec le temps, a une belle acidité, n’est pas sur une note de fruits habituelle mais de poire.
– un rouge, un pinotage d’Afrique du Sud, aussi travaillé par un producteur français, un peu fumé, à boire légèrement frais.

Les livres :
Monnaie Bleue– MONNAIE BLEUE (1997) de Jérôme Leroy dont nous avons déjà parlé pour ses deux derniers livres. Celui-ci est une histoire d’amour et de mort sur fond d’émeute urbaine. Du beau noir avec un personnage de littéraire qui ne va nulle part sans un livre, qui, quand il boit avant l’amour, pense à Roger Vailland et connait bien son Guy Debord. J. Leroy a un blog que nous vous conseillons de visiter régulièrement : Feu sur le quartier général : il y parle … littérature et … politique. Vous pouvez y voir une photo de lui par les Pictos*, dans un fauteuil tout en velours et moulure sur les galets du Havre.
* : nos photographes préférés. Ils tirent le portrait des auteurs du noir dans tous les festivals – intéressants – du polar… donc le nôtre…

JAvaisLaCroix–  J’AVAIS LA CROIX (2015, ed. Baleine) de Dominique Chappey, autre auteur fort sympathique venu au festival 2015 – et autre blog à visiter : Quel univers ? -. Nous sommes dans un Poulpe, collection bien connue avec sa bible d’écriture : jeu de mots dans le titre, personnages récurrents, au moins une scène dans le bistro du Pied de porc à la Sainte-Scolasse. Ambiance légère, humour à tous les étages mais un vrai style.
Vous pouvez écouter les interviews de ces auteurs, et d’autres, par Cyril pour R V L (Radio Vallée de la Lézarde) sur le site des Ancres noires.

Quittons maintenant le Polar à la plage pour Israël avec NOUS ÉTIONS L’AVENIR de Yaël Neeman, ( 2015, Actes Sud), mélange d’autobiographie et de docu sur les Kibboutz. L’auteure est née dans l’un d’eux, y a grandi, a pensé ne jamais le quitter mais l’a fait. NousEtionslAvenirL’expérience de la vie socialiste, sa rigueur, ses rêves et ses contradictions.

Puis nous avons évoqué encore quelques plus ou moins polars  : L’OUBLI d’ Emma Healey : « Quand Alzheimer rime avec thriller », CHECKPOINT de J. Christophe Ruffin, CARNAGE, CONSTELLATION de Marcus Malte aussi présent au festival. Des romans : LE CHALE DE CACHEMIRE  de Rosie Thomas qui nous emmène en Inde à différentes époques, L’AMOUR EST UNE ILE de Claudie Gallay sur fond de théâtre en Avignon, LE PEINTRE D’EVENTAILS d’Hubert Haddad, LE RETOUR de Bernard Schlinck. Plus âpres : LA MISERICORDE DES COEURS de Szilard Borbely, la vie calamiteuse dans un village hongrois en 1968, VILNIUS POKER de Ricardas Gavelis, premier ouvrage traduit de cet auteur mort en 2002 à 52 ans. Et puis, un peu de théorie avec : HONNI SOIT QUI MAL Y PENSE d’Henriette Walter, linguiste, ou comment le français du Moyen-Age avait très fortement colonisé le vocabulaire intellectuel anglais, et anglais aussi, LA CHASSE AU SNARCK  de Lewis Carroll le mathématicien-photographe-conteur traduit par Jacques Roubaud l’oulipien poéto-mathématicien.

PROCHAIN CHAT BLEU AVANT LES VACANCES : le jeudi 2 juillet, à partir de 18h15.

 

Nous sommes au festival du Polar à la plage :

Le polar à la plage, c’est dès le 10 juin à 20h30 au Gaumont Le Havre, pour la soirée court-métrages. C’est le jeudi 11, et au Sonic pour un spectacle audiovisuel de Dominique Delahaye et au Studio pour 21 GRAMMES, film du réalisateur mexicain A.J. Inarritu (2003). C’est le vendredi 12 pour la remise des prix aux jeunes (cette année, des Californiens ont concouru! si si!). C’est ensuite, tout le week-end, les dédicaces d’une vingtaine de romanciers, des conférences dans le bus, sur la digue promenade, mais aussi un concert au Tetris, la remise du prix des Ancres noires aux Régates. Si vous n’avez pas encore retenu votre table pour déjeuner avec votre auteur de polar préféré, c’est maintenant!
Vous pourrez retrouver Rue du Départ, ses romans et nouvelles noirs sous la tente, sur la Digue promenade.

au Chat Bleu, le 28 mai :

Nous buvions des vins estivaux, pour « faire venir »…
Du rosé issu de l’agriculture biologique, Grain de sable, de St Gilles en Camargue : un « gris sable » à la robe très pâle, dans le fruit mais sec.
Du blanc, du domaine du Camp Galhan, cuvée Amanlie, médaille d’or 2013 : un vin frais, saisissant, né aux portes des Cévennes. D’une belle couleur, sec, fruité, avec un côté minéral venu du Gardon et ses galets.
Du rouge : du domaine Château d’or et de gueules dans la région de Nîmes, cuvée La Bolida : un vin assez puissant, tanique. Un tanin rond malgré tout.

Loridan-IvensSeuls les vins nous emmenaient vers le sud.
Nous avons évoqué
– ET TU N’ES PAS REVENU de Marceline Loridan-Ivens, 2015, ed. Grasset. Cette femme, née en 1928, documentariste, avait déjà écrit une autobiographie, MA VIE BALAGAN. Elle apparaît quelquefois, silhouette frêle et chevelure flamboyante, dans de tout petits rôles pour des amis cinéastes. Ce livre s’adresse à son père, emmené en camp avec elle et jamais revenu, parle de la déportation et du retour, interroge les mots : « Mexique » ou « Canada » utilisés là-bas, la formule du document officiel annonçant  que le père ne reviendrait pas : « Le ministre des Anciens Combattants et Victimes de guerre DÉCIDE de la disparition de Rozenberg Szlhama…« .
– VOICI LE TEMPS DES ASSASSINS de Gilles Verdet, ed. Jigal 2015, un roman noir où il est question de poésie, Rimbaud, Verlaine, de la Commune, où de très nombreux Westlakeamis de Paul, le narrateur, meurent violemment. De beaux moment d’écriture.
– COMMENT VOLER UNE BANQUE de Donald Westlake paru en 1972, aux Etats-Unis, 2011 Rivages poche, de la série des Dortmunder = humour : des braqueurs un peu amateurs volent la banque et non l’argent qu’elle contient… des policiers éberlués sont à leur recherche…
Nous avons aussi parlé :
de LA FIN DE L’HOMME ROUGE de Svetlana Alexeievitch où cette grande journaliste donne la parole à ses compatriotes sur leur histoire et la chute du mur, de LA COMPOSITION FRANÇAISE de l’historienne Mona Ozouf ou comment de Breton on devient Français, de la poésie de Xavier Grall, de MENSONGES SUR LE DIVAN d’Irvin Yalom, psychanalyste et romancier, de VERNON SUBUTEX, le dernier Virginie Despentes, de DIX JOURS EN MAI sur le temps entre l’élection de François Mitterrand M.Attiaet sa prise de pouvoir, des TRIBULATIONS D’UN LAPIN EN LAPONIE du Finlandais Tuomas Kyrö, fils spirituel de Paasilinna, d’ALGER LA NOIRE de maurice Atia, venu deux fois au Polar à la Plage : Alger en 1962, et de EN CENSURANT UN ROMAN D’AMOUR IRANIEN de Shahirar Mandanipour : tout est dans le titre.

Cette fois, en loterie, deux livres, le Westlake et un LIGNE B des éditions Non Standard qui ont voulu nous remercier de leur avoir signalé le papier dans le Matricule des Anges et qui seront dans le  Télérama de la première semaine de juin.
Prochain Chat Bleu le jeudi 18 juin.

Pièce unique 8

La pièce unique 8 est un travail de retrait de mots sur toutes les pages de droite d’ ATLANTIS de Pierre Bordage, roman d’aventures de 1998, chez J’ai lu. Son nouveau titre est : IL RAYA TANT DE FILONS DU SOIR. Voilà quelques exemples de ces poèmes express :
– Déchirer la gravité de l’image, affronter le hurlement.
– La vie nichée sur l’insolence, un homme tombé qui n’était qu’une coïncidence.
– Pour laisser une chance aux larmes, la fatigue décrocha ses cils.
– Leurs yeux, intéressés par les formes d’une femme, se brisaient.
– S’introduire dans un cheval, être une peau alourdie par la neige.
– La pression l’empêchait de se réfugier dans la douceur d’une plume.

La pièce unique 8 a été offerte à Jany Pineau dont AVEC DESSUS DESSOUS est sorti cette année aux éditions Gros Textes. Voilà un de ses textes :
 » Et soudain :
Des mots blancs tombent à grands flocons, étourdissants de légèreté. Bref instant d’euphorie. Tenter d’en saisir quelques uns – avoir déjà l’image d’un grand tapis, bien moelleux, immaculé, recouvrant le sombre quotidien, entends les crissements joyeux à venir – mais virevoltant en bourrasques désordonnées, ceux-ci ressemblent plutôt à choux blancs, s’évaporent, s’écrasent. Il neige vraiment. »
Nous avons déjà évoqué ce recueil, le 12 mars, au Chat Bleu et vous trouverez plus d’informations sur ce livre dans le post correspondant.

Pièce unique 7, Chat bleu et Toujours moins

Toujours plus fort ! Cette fois, nous avons « travaillé » non pas sur Harlequin ou un Série noire mais sur un classique : à la manière de Lucien Suel, nous avons biffé les pages de droite d’ AMOK de Stefan Zweig, devenu MOKA. Ont émergé des propositions comme : « Une femme pénètre dans un homme qui se défend », « Un mouvement de souris mais une fidélité de caniche », « Mon regard au cou de cet étranger n’avait plus honte », « Aborder le train de nuit, passer dans la salle à manger éclairée, être roulé » ou encore « Tu m’embrassas rapidement et faillis, effrayé, palpiter l’espace d’une seconde ».
31GTJPYEV6LNous avons offert cette septième pièce unique à Jean Ségui, entre autres, écrivain et éditeur de Non Standard après avoir présenté son livre LIGNE B au Chat Bleu.
Là, le 16 avril, nous buvions des vins italiens, du sud au nord, un Soave classico blanc, ou un Lacrima, rosé sec, assez floral, né sur les pentes du Vésuve ou encore un Chianti, de la région de Florence, un vin plutôt tanique, travaillé sur la longueur, au goût de fruit mûr avec une note vanillée finale.
Ces vins accompagnaient donc :
LIGNE B, INVITATION AU HAVRE, roman illustré de Jean Ségui et Elodie Boyer. Roman à contrainte : 2PetitesFillesphotos et textes en lien avec la ligne de tram qui relie la plage à Caucriauville. Portraits d’habitants de la ville basse, Paul et Colette, classe moyenne. Leur rencontre avec une étudiante en ville haute, de petites vies. La fin d’idées reçues. Une écriture pleine d’humour.
LE FEU D’ARTIFICE de Patrick Deville, 1992, éd. de Minuit. Un Deville d’avant le Seuil, d’avant les grands voyages dans le temps et l’espace. Un livre Minuit, une ambiance décalée, des personnages très « nouvelle vague », des errances en voitures de luxe.
DEUX PETITES FILLES de Cristina Fallaras, éd Métailié, 2013. C. Fallaras est l’une des auteurs du noir attendues aux Ancres Noires les 13 et 14 juin. Elle est Espagnole. Un des personnages de son livre est BruleeViveBarcelone. L’histoire est dure mais jamais glauque et c’est une vraie écriture.
Il  a aussi été question de livres d’Éric Vuillard : CONGO, TRISTESSE DE LA TERRE,  sur le Mal, de PETIT TRAITÉ SUR L’IMMENSITÉ DU MONDE de Sylvain Tesson, de SOUAD BRÛLÉE VIVE – mesdames, on a encore salement besoin du féminisme dans le monde -, de DÉCEPTION POINT de Dan Brown, de L’ARMÉE FURIEUSE de Fred Vargas, de C’EST UN BON JOUR POUR MOURIR de Jim Harrison, de MRS DALLOWAY de Virginia Woolf, d’ON VA OÙ PAPA de jean Louis Fournier, de POUR EN FINIR AVEC EDDY BELLE GUEULE d’Edouard Louis. Vous avez dit éclectique ? C’est sûr mais nous étions nombreux, et nous ne vous parlons pas des livres évoqués sans titre ou nom d’auteur…

Le prochain Chat Bleu est le jeudi 28 mai !

Toujours_Moins-183x316Par ailleurs, qu’on se le dise , TOUJOURS MOINS est sorti. Au moment du Salon du Livre de Paris. On peut nous le commander ou le commander à son libraire préféré. Gérard Lambert celui qui officie à Écrivains en bord de mer, festival de La Baule en dit : « C’est bref mais intense, noir mais fort. »