Tout d’abord, un complément d’informations sur les dates :
– Le 6 octobre se fera en deux temps pour ceux qui le veulent : 18h à la Galerne pour l’interview de Marcus Malte, auteur de romans noirs venu déjà plusieurs fois au festival du Polar à la Plage. Puis, à 19h30, au Chat Bleu.
– le 3 novembre.
– le 8 décembre.
Les vins, le 6 septembre, étaient un Fitou rouge et un blanc d’agriculture biologique, une côte catalane, Magda, du domaine de Besombes : fraîcheur et minéralité. Ce dernier est achetable en « grains », la monnaie locale trouvable au Crédit coopératif et dans les magasins qui la reconnaissent comme Le Chat Bleu. (Pour information : 20 € = 21 grains)
Les livres :
– Eté oblige, des polars en poche, intéressants, efficaces, et prenants : Code 93 d’Olivier Norek, un policier qui travaille dans le 93 et en parle bien, Suave comme l’éternité de George Pélécanos (USA) : quartier noir, bandes et flics, Ceux qu’on aime de Steve Mosby
(GB), un thriller, Le policier qui rit de Sjöwall et Wahlöö (Suède), une réédition d’un livre des années 60 qui vaut plus pour l’ambiance et l’enquête que pour le dénouement, Mapuche de Caryl Ferey, auteur voyageur (qu’on espère revoir au Havre en juin 2017), cette fois dans l’Argentine encore abimée par les suites de la dictature.
– Les émeutes raciales de Chicago, 1919 de Carl Sandburg aux éditions Anamosa, 2016 : un texte écrit à l’époque, une explication sociologique des événements avec, en plus, un cahier documentaire : photos, liste des victimes, bibliographie et une longue préface de 2016. Complètement d’actualité si on se souvient qu’en juin, on comptait déjà aux États-Unis 122 morts afro-américains.
– Manger fantôme de Ryoko Sekiguchi, éditions Argol. L’auteure japonaise, aussi traductrice, était à La Baule, à ÉCRIVAINS EN BORD DE MER. Ce petit livre, entre poésie et anthropologie culinaire, évoque la possibilité de manger la brume, la transparence, le lieu, le symbole… Le dernier chapitre, s’il ne nomme jamais Fukushima, ne parle que de ça.
– Quand un soldat de Thierry Illouz, (2003, Fayard). Invité par Marie Nimier à La Baule, cet avocat écrit du théâtre (qu’il peut aussi jouer, au théâtre de Rond-Point), des chansons (avec Marie Nimier), des romans. Quand un soldat commence avec un homme revenant de la guerre, en ramenant un autre, mort. Puis on comprend son désir, ses difficultés, le tout dans une langue superbe.
Mais aussi :
Deux autres polars de Jussi Adler Olsen (Dk) ou de Ian Manook (France, lui aussi venu au Havre au Polar à la plage en 2015 et 2016… Il devrait revenir en 2017), D’acier de Sylvia Avallone, chez Liana Levi Piccolo, l’amitié entre deux adolescentes dans une Toscane loin du tourisme et du plaisir. De nouveau, Le quatrième mur de Sorj Chalandon qui a marqué beaucoup de lecteurs. Le saule de H. Selby (1998), une écriture musicale dans laquelle il faut entrer : le Bronx, sa violence. D’autres Japonais : Shuichi Yoshida aux éditions Philippe Picquier, avec deux livres Mauvais et Parade ou, plus reconnu ici : Haruki Murakami : Au sud de la frontière et à l’ouest du soleil. Un essai d’actualité, Comprendre et combattre la propagande terroriste de Ph.J. Salazar. Enfin, le journal de tournage du film Des dieux et des hommes de Jean-Marie Frin, dont il sera question aux Enfants Sages, le 14 septembre avec les éditions Le Vistemboir.




C’est à lui que nous avons envoyé notre Pièce Unique n° 22 constituée à partir de Seventeen de l’écrivain japonais, prix Nobel 1994, Kenzaburo Oé, une nouvelle de 1961 sur l’adolescence et le fanatisme, on ne peut plus contemporaine !

Unique n° 21 : L’Invention de Morel d’Adolfo Bioy Casares (Argentine, 1914-1999), devenu Devenir Motel, loin. Ce roman paru en 1940, traduit en français en 1973, trouvable en 10-18, nous transporte dans une île a priori déserte où est arrivé le narrateur, un homme en fuite. Il est confronté tout à coup à d’autres personnes. Parmi elles, Morel et une femme, Faustine dont il tombe amoureux. Mais ces personnes ne semblent pas le voir…
La pièce unique n° 20 est faite à partir du roman LE BOUCHER DE KOUTA (1982, éditions Hatier) de Massa Makan Diabaté, auteur malinké (1938-1988). Ce livre fait partie d’une trilogie qui lui valut le Prix international de la fondation Leopold Sedar Senghor. D’une famille de griots, il a étudié la sociologie, les sciences politiques et l’histoire, a occupé des postes dans l’administration au Mali et au Sénégal. Ses premiers écrits étaient des traductions en français de textes traditionnels oraux et on retrouve cette oralité dans son BOUCHER.
Falaise depuis 2010. Ils publient surtout de la poésie (de Sanda Voïca, Gôzô Yoshimasu…) mais pas que, des lettres : à Fernando Pessoa du poète Mario de Sa-Carneiro (1890-1916), des textes sur l’art d’Alain Jouffroy, des récits de voyage, en Grèce, en 2009, de Nadine Laporte, des romans. Leur spécificité – l' »impeccabilité » de leur maquette, le côté très graphique de leurs couvertures – traduit leur exigence.
Autre chose et pourtant non. Stéphane Brasse travaille avec des designers fabricants comme le petit-fils du peintre Nicolas de Staël, Lucas, installé à Paris ou la marque Anne et Valentin à Toulouse. Les formes sont pensées, les matières nobles, naturelles et originales, la fabrication est en Europe, voire en France.
Jeudi soir, 116 rue St Maur, 75011, Françoise Truffaut signait VAUT MIEUX PARTIR, comme elle l’avait fait au salon Epoque de Caen et au festival du roman noir du Havre. Un succès chaque fois pour un livre porté pendant 30 ans, un premier roman, un OLNI.