Du 13 au 17 juillet 2016, avait lieu la vingtième édition d’ Écrivains en bord de mer à La Baule. Ce festival a été créé par Brigitte et Bernard Martin, des éditions Joca Seria à Nantes. Si ce festival a 20 ans, nous n’y assistions, nous, que pour la 6 ème fois. Chaque fois, nous avons découvert des auteurs hyper intéressants, —cette année, Noémi Lefebvre, ed. Verticales : L’État des Sentiments à l’Âge adulte (2012), L’Enfance politique (2015)—, pu entendre des lectures par les auteurs eux-mêmes de textes à paraître —cette année, Chloé Delaume : Les Sorcières de la République et Philippe Forest : Crue qui sortiront le 18 août mais aussi Tanguy Viel et Yves Pagès, encore en cours d’écriture—.
La spécificité de cette édition était l’invitation d’écrivains par des familiers du festival, ainsi Mathias Enard dialoguait avec Camille de Toledo, deux vrais humanistes et Guénaël Boutouillet interviewait Ryoko Sekiguchi, auteur du superbe petit Manger fantôme, ed. Argol (2012). De très beaux moments.
Pour cette raison, c’est à Brigitte et Bernard Martin que nous avons envoyé notre Pièce
Unique n° 21 : L’Invention de Morel d’Adolfo Bioy Casares (Argentine, 1914-1999), devenu Devenir Motel, loin. Ce roman paru en 1940, traduit en français en 1973, trouvable en 10-18, nous transporte dans une île a priori déserte où est arrivé le narrateur, un homme en fuite. Il est confronté tout à coup à d’autres personnes. Parmi elles, Morel et une femme, Faustine dont il tombe amoureux. Mais ces personnes ne semblent pas le voir…
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Voilà quelques exemples de poèmes express extraits de Devenir Motel, loin :
– Il y a des montées fatales de tapis persans dans la cale d’un bateau.
– Un homme tout petit imagine trois destins de femmes qui ont donné naissance aux détails.
– Bien que tout se déroulât dans l’intérêt des intrus, nous avons acculé les enfers à avoir chaud.
– Pas un seul n’admettra qu’il exige de la caméra un legs de simulacres.
– Mon problème est d’arrêter de mourir. Je n’ai déjà que trop écrit sur les ombres.
– Cinquante minutes de retard et cinquante minutes d’avance ajouteront ce qui manque à l’éternel.
La pièce unique n° 20 est faite à partir du roman LE BOUCHER DE KOUTA (1982, éditions Hatier) de Massa Makan Diabaté, auteur malinké (1938-1988). Ce livre fait partie d’une trilogie qui lui valut le Prix international de la fondation Leopold Sedar Senghor. D’une famille de griots, il a étudié la sociologie, les sciences politiques et l’histoire, a occupé des postes dans l’administration au Mali et au Sénégal. Ses premiers écrits étaient des traductions en français de textes traditionnels oraux et on retrouve cette oralité dans son BOUCHER.
Falaise depuis 2010. Ils publient surtout de la poésie (de Sanda Voïca, Gôzô Yoshimasu…) mais pas que, des lettres : à Fernando Pessoa du poète Mario de Sa-Carneiro (1890-1916), des textes sur l’art d’Alain Jouffroy, des récits de voyage, en Grèce, en 2009, de Nadine Laporte, des romans. Leur spécificité – l' »impeccabilité » de leur maquette, le côté très graphique de leurs couvertures – traduit leur exigence.
Autre chose et pourtant non. Stéphane Brasse travaille avec des designers fabricants comme le petit-fils du peintre Nicolas de Staël, Lucas, installé à Paris ou la marque Anne et Valentin à Toulouse. Les formes sont pensées, les matières nobles, naturelles et originales, la fabrication est en Europe, voire en France.
Jeudi soir, 116 rue St Maur, 75011, Françoise Truffaut signait VAUT MIEUX PARTIR, comme elle l’avait fait au salon Epoque de Caen et au festival du roman noir du Havre. Un succès chaque fois pour un livre porté pendant 30 ans, un premier roman, un OLNI.
Last but not least, Rue du Départ avait un stand au Polar à la plage et Françoise Truffaut signait VAUT MIEUX PARTIR : « roman vrai », hommage, « poésie rêche », ovni qui se passe au Havre.
ÉPOQUE, c’est le nouveau nom du salon du livre de Caen, sur son nouvel emplacement, la place St Sauveur. Enfin, depuis l’an dernier mais nous n’y étions pas. Si nos auteurs, Nicolas Jaillet, Dominique Delahaye, Thierry Crifo, Pascal Millet sont invités dans des salons, les éditions RUE DU DÉPART n’avaient pas pu se montrer en intégralité depuis l’an dernier.
Françoise Truffaut signait
samedi après-midi.