Anne-Marie Garat et pièce unique 15

Anne-Marie Garat présentait LA SOURCE (Actes Sud) à la Galerne jeudi 8 octobre. Debout pendant une heure, conteuse passionnée, elle a parlé de ce livre mais, plus largement, de la langue, de ce que nous apporte la littérature : »On n’est jamais au plus près de soi que quand on lit un livre qu’on aime.  »
Elle a aussi évoqué son écriture : « Je ne sais pas très bien  ce que j’écris, je vais, comme le dit Giono, « à l’aventure de la phrase »  (…), « Je garde ce mot ou pas? En fait, il va me conduire » (…) Il faut « faire confiance à ce qui vient. » (…) « J’adopte ce que je me suis donné à mon insu » , ici une boule à neige, un nom : » Klondike ». Et si écrire est un bonheur, un luxe, c’est aussi « dix heures par jour pour deux pages que, le lendemain, on doit reprendre… ».
Une belle rencontre, sincère, avec quelqu’un qui croit en la force de la langue. A qui, du coup, nous avons offert la pièce unique n° 15 …

Pièce unique 15 : à partir de LE SEUIL DU JARDIN de André Hardellet, livre paru en 1966 chez Jean-Jacques Pauvert puis en livre de poche. Histoire, dans le Paris des années 50, de rêves, de souvenirs, de bonheur insaisissable, de machine à les retrouver.
C’est devenu (aussi) : J’ ELUDE L’ ISARD NU…
et voilà quelques exemples de ce qu’on peut y trouver :
– « Compliqués, les artistes qui plaisent toute la nuit; ils sont 123 comme ça. 123 exactement. »
– « Un petit homme en forme de conque savait qu’il se trompait de vestiaire. »
– « D’un homme récent, vous verrez l’existence avant de l’ouvrir. »
– « Il pose sa tiédeur crayeuse dans l’atelier de l’amitié. »
– « Admettons que les naïfs importent : cela constitue une raison d’espérer. »
– « La commissure des lèvres quitta le bar plongé dans deux verres. »

Anne-Marie Garat, par un mail du 10 octobre, a remercié pour «  cette idée lumineuse de faire saillir d’un texte, un autre caché qu’invente le lecteur à sa guise. » Remercions donc encore Lucien Suel pour  » l’ idée lumineuse »  que nous avons juste transformée (en l’adaptant à un livre entier, que nous laissons lisible.) !

Pièce unique 14

Cette fois, il s’agit d’une intervention sur le JOURNAL DU DEHORS d’Annie Ernaux paru chez Gallimard en 1993 puis en Folio : un recueil de courtes scènes dans la rue, dans le RER, dans les centres commerciaux, entre 1985 et 1992, des situations que nous vivons toujours, qui nous gênent ou nous intéressent, des conversations que nous volons ou qu’on nous impose. L’exemplaire sur lequel j’ai travaillé était, comme toutes les Pièces Uniques, un livre de seconde main et un lecteur précédent – je pencherais pour une lectrice – avait écrit : « J’aurais honte d’écrire un livre aussi vide, à sa place ». Pas d’accord. Elle parle juste, du monde comme nous le connaissons et ne voulons pas le voir…
En est sorti : LANDE HORS DU JOUR dont voici quelques « textes »:
– « Sur le mur, une femme est passée, tenue par deux cheveux gris. »
– « Phrase qui se détachait sur l’hiver : acheter quelques minutes de manteaux. »
– « Des chips se sentent autorisées à offrir le spectacle d’une intimité en socquettes. »
– « Ma chienne renifle l’âge des rides et se vide doucement. »
– « Je m’aperçois qu’un roman construit des gens avec une fleur de « je ». »
– « Ce soir une bouteille vide hurle l’insulte. »
Ce n° 14 est envoyé à Benoît Verhille, un des fondateurs des éditions lilloises de la Contre-allée qui existent depuis 2008, combattent pour être vues, et y réussissent plutôt bien avec leurs quatre collections, les événements qu’ils organisent à Fives où ils sont installés, ou ailleurs. Leurs auteurs, comme Lucien Suel avec D’AZUR ET D’ACIER ou  Christos Chryssopoulos : TERRE DE COLERE, rendent compte de la vie dans nos sociétés.
Allez voir!

Et rappelez-vous : le Chat Bleu reprend le jeudi 17 septembre!

 

Pièce unique 13

Décidément, les poèmes express sont un exercice rigolo et plein d’enseignement!
Rappelons le : c’est grâce à Lucien Suel, rencontré au cours de Pirouésie 2014, qu’existent ces « Pièces Uniques » et donc, que sont lus des textes jamais feuilletés sans cela. D’abord des Harlequin, comme lui,… bon… puis un peu de fantastique et enfin d’ Auteurs…
Mais rendons à César ce qui est … aussi et même d’abord à … Robert Rapilly puisque c’est lui, en tant qu’organisateur de Pirouésie, qui a invité Lucien Suel. Il est, avec tout son humour, depuis des années, la cheville ouvrière de cette semaine dans la Manche. Basé à Lille, il est aussi membre de Zazie mode d’emploi, asso d’ateliers d’écriture oulipienne. Robert Rapilly, à Pirou, c’est ce monsieur tout en longueur qui se perche sur un promontoire pour annoncer les différents ateliers et n’en propose aucun lui-même parce qu’on ne peut pas tout faire quand on est maître d’oeuvre. A Bruxelles Ba-Belle, à Lille, il en propose. Il écrit. On peut notamment trouver un de ses textes aux éditions de la Contre-allée. Il tient un blog : allez voir!

Cette pièce unique 13 lui a été envoyée. Transformation de CRAINQUEBILLE d’Anatole France en : RIEN QUE BACILLE. Je n’avais jamais lu A. France et ai découvert un écrivain « de gauche », presque anar, avec de belles idées sur la justice, la vraie, et extrêmement critique sur celle qui prévalait alors…
Voilà quelques exemples de « poèmes express » sortis de ses pages :
– Elle tâta son sein comme les saintes dont les têtes reposaient sur le comptoir.
– Un souvenir content de marcher dans la boue pour lubrifier les semaines.
– Il a rassemblé un trésor d’ardeurs, d’idées, une paire de paons blancs et trois amis.
– Enfoncé de force, tout le sang.
– Un château au bord d’un fleuve portait perruque de sentiments.
–  Sans proférer de reproches, les femmes gardaient leur splendeur, gorge fendue.

Pièces uniques 11 et 12

La pièce unique n°11 avait été envoyée à Dominique Chappey, auteur reçu aux Ancres noires 2015. Il en a très gentiment rendu compte sur son site : Quel univers ? le 19 juillet.

La pièce unique n° 12, commencée le 8 juillet et terminée le 3 août 2015, à partir de LA MAISON DE CLAUDINE de Colette, est devenue LE MOINE S. DINA AU LAC D. Eh bien, j’avoue avoir à peine lu Colette jusqu’à présent… et avoir trouvé ces petits textes d’une très grande beauté. Merveilleuses descriptions de nature, d’animaux, grande humanité et ouverture d’esprit du personnage principal, Sido, sa mère.
Ce 12è ensemble de poèmes express sera envoyé à Benoît Richter, rencontré à Pirouésie 2014 et retrouvé à la même occasion en 2015. Homme de théâtre et d’écriture, on peut trouver de lui HISTOIRE DE LA ROUE QUI A INVENTE L’HOMME, 2011, aux éditions Memo, ces superbes et intelligentes éditions pour la jeunesse.

Voilà quelques exemples extraits de cette pièce unique n°12 :
– Un velours de rhum ceignait un cri de liberté.
– Les allées grandes comme des jambes écartées, leur fuite lourde.
– Le petit escargot rayé jaune et noir a tout son bon sens et respire par le nez.
– Le toucher de plumes mouillait les tétines délicates.
– Peau bleutée, nuque humiliée, regard chargé d’ennui : merveilles inaccessibles.
– Rire rire rire rire mais maigrir de chagrin.
– Des yeux qui brodaient le blanc d’ivoire du ventre sans défense.

Ecrivains en bord de mer + Pièce unique 10

Ecrivains en bord de mer, c’est du 15 au 19 juillet à La Baule; c’est la 19è édition. Il y est question de James Joyce et on y rencontrera entre autres Philippe Forest, Yannick Haenel, Tiphaine Samoyault, Charles Juliet, Chloé Delaume. Rue du Départ y participe avec ses livres-carnets!

Pièce unique 10 :
Elle est faite à partir de L’ERREUR de Jean Daniel (1997). On y sent l’influence de Camus. Un jeune homme se regarde être malheureux… La place des femmes n’est pas des plus agréables… Ca a vieilli…
C’est devenu LEURRER, commencé le 26 mai et fini le 19 juin 2015, envoyé à Fabrice Caravaca, poète et éditeur. En tant que poète, nous l’avons entendu à Rouen dire FALAISE dont voici un vers : « La falaise sait mieux que l’homme la possibilité du saut « . En tant qu’éditeur, Dernier Télégramme, installé à Limoges, il fait un beau travail, publiant par exemple Lucien Suel.
Quelques exemples pris dans LEURRER :
– J’avais vécu dans une fille entière.
– 23 suicides en prévision : lubricité.
– Attendre la force, demander un soulagement, retomber dans le bouleversement.
– Je contemplais la rondeur du bord des promesses mal tenues.
– Sur la femme je m’allongeai et vis une profondeur confiante.
Fabrice Caravaca a eu l’extrême gentillesse de répondre et d’envoyer un texte de lui : LE POULPE aux éditions du Cadran Ligné. Merci à lui!

Pièce unique 9

Ca s’appelait NEVERWHERE (1996), c’était de Neil Gaiman, auteur britannique de « fantasy » très connu. Un livre très très agréable, plein de trouvailles.

C’est devenu HER NEW EVE, « retravaillé » en deux mois du 31 mars au 26 mai 2015 et a été offert à Bernard Cattin qui aurait pu devenir un auteur de Rue du Départ si la poste – et ses tarifs au-delà de 3 cm d’épaisseur… si, si vous lisez bien..! Il existe même maintenant un instrument de mesure fou, surréaliste pour savoir si vous entrez dans la catégorie envoi cher ou pas cher!!! – n’était pas le fossoyeur du petit éditeur de gros livres…!!!
De Bernard Cattin, vous pouvez picorer, sur le net, de jolies nouvelles très différentes de ce roman, A LA PETITE SEMAINE (que, je le répète, vous ne lirez pas chez nous…), plus trash, plus dingue, énôôôrme, en lien avec son amour pour  la série des Dortmunder de Donald Westlake …

Quelques exemples de poèmes express dans NEVERWHERE / HER NEW EVE :
– Cette nuit seulement, une vague se brise sur le rose vif de sa bouche, vulgaire.
– Une créature de pure ironie accompagnera un mort au supermarché.
– Le métro passa les mains sur le dos du quai.
– Emprunter une porte et six marionnettes à main.
– Je veux frémir un tout petit peu, caresser et, centimètre par centimètre, ne rien trouver d’assez immense à dire.

 

 

Retard dans les pièces uniques … Ecrivains en bord de mer

Les pièces uniques 9, 10, 11 sont faîtes et envoyées. Nous reviendrons sur chacune d’entre elles et leurs récepteurs : Bernard Cattin, Fabrice Caravaca et Dominique Chappey.

D’abord, Tan Tan! Nous serons au festival Ecrivains en bord de mer à La Baule du 15 au 19 juillet. Nous sommes très contents de cette participation : nos carnets-livres Autochtones offerts aux festivaliers, une page du petit catalogue réservée à Rue du Départ et nos livres sur la table du libraire!

Pièce unique 8

La pièce unique 8 est un travail de retrait de mots sur toutes les pages de droite d’ ATLANTIS de Pierre Bordage, roman d’aventures de 1998, chez J’ai lu. Son nouveau titre est : IL RAYA TANT DE FILONS DU SOIR. Voilà quelques exemples de ces poèmes express :
– Déchirer la gravité de l’image, affronter le hurlement.
– La vie nichée sur l’insolence, un homme tombé qui n’était qu’une coïncidence.
– Pour laisser une chance aux larmes, la fatigue décrocha ses cils.
– Leurs yeux, intéressés par les formes d’une femme, se brisaient.
– S’introduire dans un cheval, être une peau alourdie par la neige.
– La pression l’empêchait de se réfugier dans la douceur d’une plume.

La pièce unique 8 a été offerte à Jany Pineau dont AVEC DESSUS DESSOUS est sorti cette année aux éditions Gros Textes. Voilà un de ses textes :
 » Et soudain :
Des mots blancs tombent à grands flocons, étourdissants de légèreté. Bref instant d’euphorie. Tenter d’en saisir quelques uns – avoir déjà l’image d’un grand tapis, bien moelleux, immaculé, recouvrant le sombre quotidien, entends les crissements joyeux à venir – mais virevoltant en bourrasques désordonnées, ceux-ci ressemblent plutôt à choux blancs, s’évaporent, s’écrasent. Il neige vraiment. »
Nous avons déjà évoqué ce recueil, le 12 mars, au Chat Bleu et vous trouverez plus d’informations sur ce livre dans le post correspondant.

Pièce unique 7, Chat bleu et Toujours moins

Toujours plus fort ! Cette fois, nous avons « travaillé » non pas sur Harlequin ou un Série noire mais sur un classique : à la manière de Lucien Suel, nous avons biffé les pages de droite d’ AMOK de Stefan Zweig, devenu MOKA. Ont émergé des propositions comme : « Une femme pénètre dans un homme qui se défend », « Un mouvement de souris mais une fidélité de caniche », « Mon regard au cou de cet étranger n’avait plus honte », « Aborder le train de nuit, passer dans la salle à manger éclairée, être roulé » ou encore « Tu m’embrassas rapidement et faillis, effrayé, palpiter l’espace d’une seconde ».
31GTJPYEV6LNous avons offert cette septième pièce unique à Jean Ségui, entre autres, écrivain et éditeur de Non Standard après avoir présenté son livre LIGNE B au Chat Bleu.
Là, le 16 avril, nous buvions des vins italiens, du sud au nord, un Soave classico blanc, ou un Lacrima, rosé sec, assez floral, né sur les pentes du Vésuve ou encore un Chianti, de la région de Florence, un vin plutôt tanique, travaillé sur la longueur, au goût de fruit mûr avec une note vanillée finale.
Ces vins accompagnaient donc :
LIGNE B, INVITATION AU HAVRE, roman illustré de Jean Ségui et Elodie Boyer. Roman à contrainte : 2PetitesFillesphotos et textes en lien avec la ligne de tram qui relie la plage à Caucriauville. Portraits d’habitants de la ville basse, Paul et Colette, classe moyenne. Leur rencontre avec une étudiante en ville haute, de petites vies. La fin d’idées reçues. Une écriture pleine d’humour.
LE FEU D’ARTIFICE de Patrick Deville, 1992, éd. de Minuit. Un Deville d’avant le Seuil, d’avant les grands voyages dans le temps et l’espace. Un livre Minuit, une ambiance décalée, des personnages très « nouvelle vague », des errances en voitures de luxe.
DEUX PETITES FILLES de Cristina Fallaras, éd Métailié, 2013. C. Fallaras est l’une des auteurs du noir attendues aux Ancres Noires les 13 et 14 juin. Elle est Espagnole. Un des personnages de son livre est BruleeViveBarcelone. L’histoire est dure mais jamais glauque et c’est une vraie écriture.
Il  a aussi été question de livres d’Éric Vuillard : CONGO, TRISTESSE DE LA TERRE,  sur le Mal, de PETIT TRAITÉ SUR L’IMMENSITÉ DU MONDE de Sylvain Tesson, de SOUAD BRÛLÉE VIVE – mesdames, on a encore salement besoin du féminisme dans le monde -, de DÉCEPTION POINT de Dan Brown, de L’ARMÉE FURIEUSE de Fred Vargas, de C’EST UN BON JOUR POUR MOURIR de Jim Harrison, de MRS DALLOWAY de Virginia Woolf, d’ON VA OÙ PAPA de jean Louis Fournier, de POUR EN FINIR AVEC EDDY BELLE GUEULE d’Edouard Louis. Vous avez dit éclectique ? C’est sûr mais nous étions nombreux, et nous ne vous parlons pas des livres évoqués sans titre ou nom d’auteur…

Le prochain Chat Bleu est le jeudi 28 mai !

Toujours_Moins-183x316Par ailleurs, qu’on se le dise , TOUJOURS MOINS est sorti. Au moment du Salon du Livre de Paris. On peut nous le commander ou le commander à son libraire préféré. Gérard Lambert celui qui officie à Écrivains en bord de mer, festival de La Baule en dit : « C’est bref mais intense, noir mais fort. »

Pièce unique 6 : livrée à Jean-Louis Fournier, auteur de TROP, au festival le Goût des autres

A la manière de Lucien Suel (suite),
le polar de Carter Brown, série noire 1963 intitulé : L’ANGE AUX AILES DE PLOMB est devenu LA NAGEUSE PLOMBE DIX « A »… et une page de droite a donné par biffage : « Luxueuse féminité  face à l’état lamentable des hommes », une autre : « Il fait glisser des excuses jusqu’à la lèvre tuméfiée », une autre encore : « Ne perdez pas un lapin, plutôt un doigt ou la mémoire »…etc…
La livraison de la pièce unique n° 6 a eu lieu le samedi 24 janvier, au festival « le goût des autres » où Jean-Louis Fournier venait pour parler de son dernier livre, TROP (évoqué au Chat bleu de janvier, voir le post précédent).
Transcription de ce qu’a dit J.L. Fournier :
« TROP est né à Auchan, une suffocation venue du grotesque d’une société qui propose 11 mètres de brosses à dents. Et tout le monde a l’air de trouver ça normal ! Est-ce qu’on n’est pas dans la connerie, là ? On veut nous vendre du bonheur ? Le bonheur n’est sûrement pas dans les supermarchés, le bonheur, c’est beaucoup plus complexe. Cette société me fait peur. On est des enfants gâtés, gavés. Les pessimistes n’ont pas forcément tort : c’est peut-être de la lucidité de voir que le monde est une foire commerciale ! TROP, c’est un état des lieux. La solution ? Ce serait peut-être essayer de consommer moins, être Épicurien : prendre le plus grand plaisir aux choses les plus simples comme boire lentement un verre d’eau quand il fait chaud.
Ce livre-là est une respiration dans mon travail. Généralement, je donne de mes nouvelles. Le prochain, MA MÈRE DU NORD, est sur ma mère. Je suis en train d’archiver ma vie, je suis le greffier de ma famille. »

Un Monsieur : lucide ? pessimiste ? philosophe plutôt, à sa manière, sans se la jouer, avec un petit livre, joli (p 22), rigolo (p 29-30), nostalgique, caustique, de listes sur nos accumulations, nos frustrations toujours renouvelées et jamais comblées…

Quelque chose que vous pourrez retrouver, dans un tout autre registre, dans le livre de Nadia Bouzid, à paraître, à Rue du Départ Editions : TOUJOURS MOINS.