Piqure de rappel…
Un champagne et des livres qui pétillent vous attendent au Chat Bleu le jeudi 5 décembre, à partir de 18h.
Archives de catégorie : Actu
Les actualités de RUE DU DEPART :
Le week-end des 16 et 17 novembre,
– THIERRY CRIFO est au festival de littérature noire de Lamballe.
– NICOLAS JAILLET est au salon du livre de Vienne
– Les Editions RUE DU DEPART sont à l’Autre Livre, salon des petits éditeurs à Paris
Un vin – des livres § 2
Un vin délivre
Cette fois, au Chat bleu, les vins étaient chiliens, produits dans les hauteurs: un Sauvignon blanc et un rouge Carménère, issus du Domaine Laroche des terres de Chablis , frais, intensément fruités.
Des livres, chiliens ou non, les accompagnaient, mais auparavant un post-scriptum espagnol : une grande lectrice-amie voulait dire tout le bien qu’elle pensait de CONFITEOR, le dernier livre de Jaume Cabré, Actes Sud, 2013 : « profondément touchant, brillant, intelligent, virtuose de construction » sur lequel il a travaillé pendant huit ans et dont on sort « durablement impressionné, troublé, ému, admiratif »!!!!!!!
Chili : Le 2 octobre 2013, c’était la sortie nationale du documentaire LES ENFANTS DES MILLE JOURS, de Claudia Soto Mansilla et Jaco Bidermann évoquant les trois ans de gouvernement de Salvador Allende avant sa mort au Palais présidentiel le 11 septembre 1973, avant la dictature d’Augusto Pinochet, certes terminée mais dont la constitution est toujours en vigueur… Anniversaire donc. Il semble que si l’on cherche en France des textes d’auteurs chiliens, on trouve principalement des livres d’émigrés politiques. L’un d’eux, le plus connu peut-être, Luis Sepulveda, fut arrêté, torturé, vécut en exil pendant 14 ans. HISTOIRES D’ICI ET D’AILLEURS, ed. Métailié 2011, repris en poche en collection Points est un ensemble de chroniques d’abord publiées dans un journal en 2009. Elles évoquent l’exil, les amis écrivains, le retour au Chili : « dans le discours officiel, tout a changé : maintenant on appelle ignorance le manque de courage civil et la complicité avec les criminels en uniforme, l’oubli des devoirs élémentaires est devenu de la négligence et l’assassinat, un excès. (….) concours d’euphémismes » (p.10), les mille jours : « chaque Chilien était membre d’au moins trois associations différentes. En y repensant, le mot élire m’a semblé beau et lointain, (…) Et je me suis également rappelé, avec un mélange de douleur et de honte, que j’avais fait partie de ceux qui, avec dans une main les plus douteuses interprétations du marxisme et dans l’autre les plus nobles intentions, avaient porté les premiers coups mortels à cette vie démocratique et saine. » (p.13), la croyance dans le livre comme salvateur quand (p.48), il évoque un adolescent « bibliothécaire volontaire dans une commune pauvre de Santiago », venu demander des livres : « je le regarde s’éloigner, convaincu et décidé. Cet agitateur de la lecture, ce dangereux combattant de la culture : je pleure, parce que tout n’est pas perdu ».
CHIENS FERAUX de Felipe Becerra Calderon né en 1985, est un premier roman et a reçu, à ce titre, le prix Roberto Bolano en 2006. Il est paru en France en 2011 aux éditions Anne Carrière. Ce livre parle aussi de la dictature alors que l’auteur, trop jeune, ne l’a pas vécue. Il dit dans son avant-propos qu’elle est entrée en lui par l’ouïe, avec tous ces gens qui, au cours de longs repas, en parlaient, qu’ils soient du côté des victimes ou des bourreaux. C’est un texte de plus en plus lyrique (p.126-127).
On a aussi évoqué :
– les polars de John Burdett, un ancien avocat d’affaires anglais. Tous se passent à Bangkok, avec un enquêteur métis incorruptible et nous plongent dans la culture bouddhiste… sur fond d’industrie du sexe.
– une merveille, HOME de Toni Morrison
– et une autre merveille, LES TROIS LUMIERES de Claire Keegan.
Le prochain rendez-vous est le jeudi 5 décembre à partir de 18h,
toujours au Chat Bleu parce que le vin délivre!
Sortie d’été…rnation : reparlons films et livres !
Les films de l’été et de la rentrée, on les a surtout trouvés remarquables par leur interprétation, de supers acteurs : Greta Gerwig dans FRANCES HA, les femmes des deux SHOKUZAI, Tahar Rahim dans GRAND CENTRAL, Adèle Exarchopoulos évidemment dans LA VIE D’ADÈLE, Cate Blanchett tout aussi évidemment dans BLUE JASMINE, mais aussi d’excellents figurants et de tout petits rôles dans ELLE S’EN VA.
Un vin – des livres
Un vin délivre…
On s’est retrouvés pour la première fois au CHAT BLEU, 6 rue du Roi Albert à Sainte-Adresse un jeudi d’octobre. Nsenga parlait vin, un vin espagnol et on le buvait en parlant livres, espagnols ou non. Le vin choisi était du nord-est du pays, de l’Aragon : un vin chaud et rond, aux notes épicées qui naît d’un micro-climat idéal au pied de la Sierra del Moncayo : le Campo de Porja.
Les livres ont été :
LE CYCLISTE DE TCHERNOBYL de Javier Sebastian aux éditions Métailié, un roman, un bon, mais vraiment pas que! un texte hyper-documenté sur la catastrophe, sur la zone, sur ce qui s’est passé après pour les irradiés ou pour certains comme Vassili Nesterenko, expert du nucléaire, qui avait le tort de vouloir mesurer et révéler ses mesures de la radioactivité.
DIALOGUE AVEC NAVEGANTE au Diable Vauvert, dans son abondante collection tauromachique : des articles de spécialistes -Jose Tomas qui parle au taureau qui l’a encorné-, d’aficionados comme Podalydès et Vargas Llosa, qui défendent la pratique de la corrida.
TRAVESTI de David Dumortier aux éditions Dilettante était la touche érotisme -l’Espagne est un pays érotique-.. Il est poète mais écrit là un texte autobiographique: sa vie de travesti, ce « choix » lié à son enfance, à un père violent. Cette narration d’une vie autre se fait dans une langue souvent superbe.
Puis d’autres livres ont été évoqués, d’autres auteurs comme Jean Philippe Toussaint, ou des écrivains de polars ou de romans noirs que nous aurons peut-être la chance de voir au Havre, en juin 2014… la prochaine rencontre a lieu au même endroit le jeudi 7 novembre à partir de 18h. Qu’on se le dise! Le vin des livres/ Le vin délivre
Vive(nt) les libraires! les lecteurs!
Décidément, des libraires se mobilisent pour notre petit dernier : La Maison de Nicolas Jaillet. Qu’ils en soient remerciés! Après Emmanuel Delhomme qui, sur France Inter le 3 mai ( vous pouvez l’entendre sur ce site), nous a découverts, Gérard Collard de La Griffe Noire à Saint-Maur a parlé de nous le 21 juin, dans une émission de l’après-midi sur France 5 : le magazine de la santé. Il n’a évoqué que deux livres, un sur Lance Armstrong et LE NOTRE, l’a qualifié d' »incandescent » et dit combien il était difficile à trouver…!
Comme du caviar, du vrai! Ca, c’est nous qui l’ajoutons… Et d’autres libraires nous le commandent, frileusement d’abord, pour un client, puis un autre et quelques uns franchissent le pas, le prennent vraiment, pour en avoir, le montrer, le défendre. Nous souhaitons évidemment que cette confiance se généralise mais rappelons que vous pouvez obtenir le livre directement auprès de nous. Là aussi, merci à ceux qui l’ont déjà fait!
NEWS
Nous n’avons pas donné de nouvelles depuis le 3 mai, jour fatidique où nous !!!!! passâmes !!!!! à France Inter !!!!! Merci encore à Emmanuel Delhomme pour son coup de coeur!!!!!!!!!!!!!!! Depuis, des lecteurs, des libraires, nombreux, très nombreux, nous ont contactés et ont commandé La Maison de Nicolas Jaillet. Ils sont tellement nombreux que nous sommes en train de le réimprimer.
Depuis le 3 mai, Nicolas Jaillet a signé à Penmarch, au festival du Goéland Masqué et au salon du livre de Caen, Passages de Témoins. Là, il a aussi été interviewé par Karine Papillaud lors d’un café littéraire avec Fabrice Humbert et Alice Zeniter.
La détermination de l’héroïne de La Maison est remarquable et remarquée.
Rue du Départ sera au Polar à la plage, festival des Ancres noires, au Havre, les 15 et 16 juin avec Thierry Crifo et Dominique Delahaye.
Ce dernier sera à Angers pour le festival ImaJn’ère les 6 (avec Polaroïds Rock), 7 et 8 juin auprès, entre autres, de J.B. Pouy qui sera aussi au Havre pour les Ancres noires. Même La Croix en parle!
Et comme on se mêle de tout : 15) au Jeu de Paume, Adrian Paci
Comme d’habitude, dans ce lieu dévolu à la photo, deux expositions, une classique et l’autre, d’un artiste contemporain : première rétrospective d’Adrian Paci en France :peintures, mosaïques, photos, vidéos. Ce sont elles surtout qui nous ont plu.
Adrian Paci est né en Albanie et vit maintenant en Italie.
« Pleureuse » (2002), « Peintre » (2002), « Les derniers gestes » (2009) parlent de son pays, de ses traditions, de sa beauté, de ses difficultés et travers. Dans « Croyez-moi je suis un artiste » (2000), « Centre de rétention provisoire » (2007), il est question d’émigration, la sienne d’abord puis il en crée la métaphore avec son escalier d’embarquement sans avion mais couvert d’hommes et femmes en attente.
De même, »Bleu électrique » (2010) où guerre et pornographie sont étroitement mêlés avec humour et dans le fond et dans la forme, « La colonne » (2013), pièce réalisée à l’occasion de l’exposition, évoquent le monde d’aujourd’hui, son fonctionnement et ses maux. »La colonne », une vidéo de 25 minutes et une sculpture présentée à l’extérieur: c’est le chemin d’une colonne de marbre, de la carrière en Chine à sa fabrication, pendant le transport par des ouvriers chinois.
De l’Albanie à l’ailleurs, de l’artiste à la mondialisation, Adrian Paci part de lui, de la spécificité de son origine, mêlant poésie grave et réflexion amusée pour arriver aux questions actuelles : la beauté est toujours là, l’ironie aussi.
Le Salon du Livre, sur le stand Normandie : nous y étions!

L’an dernier, c’était à la table tremplin. Cette année, c’était à la table des grands : nous avions le double de livres …4… suffisamment pour qu’on voie la cohérence de la collection, pour qu’on l’identifie et que tout le monde admire les couvertures d’Eric Enjalbert. Nicolas Jaillet signait samedi après-midi. Nous avons été heureux de la visite d’auteurs déjà venus aux Ancres noires ou y venant les 15-16-17 juin 2013: Marc Villard, Laurence Biberfeld, Abdel Hafed Benotman, mais aussi de Soluto (ed.Le Dilettante), du traducteur de l’islandais Eric Boury aussi bon chez Arnaldur Indridason que dans la trilogie de Jon Kalman Stefansson. Heureux aussi du retour du public : vos livres sont beaux, vos textes fonctionnent. Heureux enfin de retrouver les éditeurs amis, l’équipe de l’ARL, du CRL, les libraires et les amis tout court.
Heureux tout bonnement d’exister dans notre format poche, notre formule poche chic alors qu’on fête les 60 ans du livre de poche.
En février 1953, dans un tollé général, paraissait le premier : Koenigsmark de Pierre Benoît. 60 ans après , ce sont 20 000 titres. Des titres qui ont déjà eu du succès pour la plupart ou, depuis 10 ans environ, des premières parutions. Le livre de poche, un fait de société, une volonté et un pari réussi : démocratiser la lecture, toucher un autre public. HEUREUX donc d’appartenir à cette famille.
Paris, le Salon du livre : les 22, 23, 24 mars 2013, nous y serons!
Nous serons au Salon du livre de Paris, sur le stand Normandie, les 22, 23 et 24 mars 2013. Nous y serons avec quatre livres.
Le petit dernier : « La maison« , de Nicolas Jaillet,
préfacé par Marcus Malte,
sera à peine sorti!
et nous en sommes déjà fiers!

Et comme on se mêle de tout : 14) LE GOUT DES AUTRES, 2ème édition

Quand, aux informations nationales, on parle du Havre (et pas pour une fermeture d’usine ou de foyer de travailleurs), quand Radio-France nous dit, du festival littéraire LE GOUT DES AUTRES : « un évènement France-culture », nous sommes légitimement fiers.
Quand nous y assistons, voyons et entendons cette deuxième édition, nous sommes toujours aussi fiers et toujours aussi légitimement.
Le premier festival, en janvier 2012, était du genre : tous les goûts sont dans la nature…On y recevait Chamoiseau, Ovaldé, Winckler, Deville et bien d’autres. C’était bien, intéressant puisqu’il était question de livres, mais sans colonne vertébrale.
Cette fois, tout tourne autour d’Aimé Césaire à l’occasion du centenaire de sa naissance et parce que, quand il est venu en 1931 faire ses études en métropole, il est arrivé par Le Havre. Le Havre, port négrier, qui, comme Nantes, sans faire action de repentance, essaie de travailler sur son passé et de comprendre le présent. LE GOUT DES AUTRES 2013 parle donc de la « Négritude » et reçoit pour cela des auteurs noirs – qui soulignent… qu’on ne dirait pas d’un écrivain blanc qu’il est blanc… ,qui peuvent s’énerver des compartiments où on les parque – auteurs américains : Percival Everett, Eddy L. Harris, francophones : Nimrod, Gaston-Paul Effa, Alain Mabanckou, Lyonel Trouillot, fiers d’une langue qu’ils perpétuent et augmentent, langue que certains Français (même et surtout franchouillards) ne savent plus manier…
Cette langue, des comédiens viennent la faire entendre : André Wilms, Marianne Denicourt, Daniel Mesguich… Anne Alvaro a incroyablement lu des extraits de « Bicentenaire » et « les dits du fou de l’île » de L.Trouillot. Denis Lavant a immensément dit l’immense « Discours sur le colonialisme » d’Aimé Césaire.
Un superbe festival d’histoire, de politique et de littérature avec une fin digne de lui : « Cahier d’un retour au pays natal » de Césaire en concert-lecture-création.
En chiffre, c’est 8000 entrées (vive aussi Lilian Thuram!) : et une vraie qualité d’écoute, 8000 vrais moments d’écoute.