Prochain CHAT BLEU le 12 février : un vin-des livres

Quart d’heure publicitaire d’abord ! Bientôt… devrait sortir le 5e livre de la collection Voyage noir de Rue du Départ Editions :
TOUJOURS MOINS de Nadia Bouzid. On vous en reparle très vite !

Au Chat Bleu, le 15, nous pouvions boire :
– soit un rouge, puissant, « chargé », parfait avec un plat roboratif, d’un des plus vieux vignobles (il existait déjà au XIVe siècle) un Fitou du Château de Nouvelle, vigneron indépendant,
– soit un vin blanc perlé, léger, à la note florale, aussi d’un vieux vignoble français : un Gaillac.
Nous les accompagniions des livres suivants :
Trop– TROP de Jean-Louis Fournier, éditions La Différence 2014.
Jean-Louis Fournier participe au festival LE GOÛT DES AUTRES qui a lieu ce week-end, du 22 au 25 janvier, au Havre, au Magic Mirrors et a pour thème, cette année, l’humour. Charb aurait dû y participer et une des tables rondes a pour titre : « Rire pour résister au monde »….
J.L.Fournier écrit sans doute pour cela, résister au monde. Ses livres sont souvent liés à sa vie et il fait rire (jaune ? ou noir ? en tous cas, rire), de faits plutôt pesants. Cette fois, il s’agit de petits articles, de listes ou d’anecdotes qui rendent compte du trop plein, du beurre aux livres en passant par les touristes, de notre société de consommation. Lisez  « trop d’applaudissements » ou « trop de places assises » et riez.
Canada– CANADA de Richard Ford, Points, Prix Femina étranger 2013. Deux ambiances : une ville de garnison des années 50 aux USA  et un endroit plus ou moins désaffecté qui fait western avec son hôtel-bar-rendez-vous de chasseurs, au Canada. Voyage initiatique d’un jeune garçon entouré d’adultes peu fiables ou abimés.
– DE TOUTES LES NUITS, LES AMANTS de Mieko Kawakami, Actes sud, 2014 : une immersion dans la non-vie d’une Japonaise trentenaire. Aussi « philosophique » que TROP dans un tout autre genre. Tout se vaut : les vies de consommatrice croulant sous les sacs de magasins, de femme mariée s’ennuyant, de jeune célibataire active et libérée : rien n’assure le bonheur ni n’a vraiment de sens.
Puis il a été question de polars ou romans noirs:
HarryQuebertLA VERITE SUR L’AFFAIRE HARRY QUEBERT, prix Goncourt des lycéens 2012, qui tient en haleine, LE PACTE de Lars Kepler,  L’HOMME QUI AIMAIT LES CHIENS de Leonardo Padura chez Métailié qui évoque l’assassinat de Trotski, LE CHARDONNERET de D.Tart qui partage ses lectrices,
enfin de Steve Tesich, KAROO aux éditions Toussaint-Louverture,  de VIVA, le dernier Patrick Deville qui fait toujours voyager dans le temps et l’espace, ici au Mexique et de L’ENFANT DES MARGES de Frank Pavlof qui entraîne dans le Barcelone 1930.

A bientôt !

Prochain CHAT BLEU le 15 janvier ; un vin-des livres

Heureuse année de livres à tous ceux qui passent ici !

Nous sommes en retard : vous qui n’y étiez pas, ne savez rien du CHAT BLEU de décembre !
Nsenga nous a surpris avec le concept « Gourmandie », une sorte de marque déposée et deux… vins normands :
– l’un est un cépage auxerrois de raisin blanc : « les arpents du soleil », vin blanc sec, à expression de fruit, rare et bon.
– L’autre est plus étrange, pas un vin en fait mais un « cidre de glace », d’environ 10°, sucré, BœufCidreà boire frappé avec du foie gras ou un dessert. Le producteur s’appelle François-Xavier Craquelin, installé à Villequiers. Vous avez pu voir sur lui des articles et il sera dans le Thalassa de février sur la Normandie parce qu’il est vraiment original, cet homme qui, aussi éleveur, nourrit ses bœufs au cidre et voit leur viande arriver chez des chefs étoilés dont Tartarin.

En livres, nous étions aussi normands avec Julia Deck et son deuxième livre : LE Puvoirs_N° 119TRIANGLE D’HIVER aux éditions de Minuit, 2014. Normands parce que le livre commence et finit au Havre qu’elle décrit beaucoup et qu’elle a mis une phrase d’Auguste Perret en exergue. Histoire de femme, histoire contemporaine de recherche de travail et d’identité, ancrée dans le réel donc mais s’en échappant radicalement dans le même temps.
Normands encore avec le dernier livre de Jérôme Leroy, originaire de Rouen et attendu au festival du Polar à la Plage en juin 2015 : L’ANGE GARDIEN, Gallimard, collection série noire, 2014. On retrouve, de loin, des personnages du livre précédent : LE BLOC et le sujet : la politique mais le ton est plus humoristique. Berthet, « l’ange-gardien », est un tueur mais  esthète, poétophile : p48-49 :  » Tuer un lecteur de Michaux. Cela devenait de plus en plus dur, cette histoire. (…)Tuer un lecteur de Michaux. Quand même. Tuer un lecteur de Michaux, l’Unité croyait qu’il y en avait combien en France ? »
PluieEtVentPlus exotique : PLUIE ET VENT SUR TÉLUMÉE MIRACLE de Simone Schwartz-Bart paru en 1972, prix Elle 1973. On y suit l’alternance de bonheurs et malheurs vécue par plusieurs générations de femmes en Guadeloupe. C’est surtout une écriture belle et forte.

Ont aussi été évoqués : LADIVINE de Marie N’diaye, « beau », « extraordinaire », « mieux encore que TROIS FEMMES PUISSANTES », aussi histoire de transmission et de générations, aussi une écriture, ciselée. Les derniers Serge Joncourt, Lola Lafon, Sorj Chalandon. L’auteur Richard Brautigan. LES 12 TRIBUS D’HATTIE, premier roman d’Ayana Mathis aux éditions Gallmeister.
A bientôt !

Pièces uniques 4 et 5 livrées à Jacques Jouet et Olivier Salon (de l’OULIPO)

Dans la collection, qui n’existe pas (ou à peine), Aller simple aux éditions Rue du Départ, deux livres originellement de la collection Harlequin, caviardés à la manière de Lucien Suel ont été remis les 17 et 22 décembre à :
– Jacques Jouet : titre nouveau : Crêpe d’un évolué (titre originel: Couple de rêve).
Jacques Jouet est membre de l’OULIPO, publié aux éditions P O L, créateur de formes. On peut l’entendre aux Papous dans la tête sur France Culture, le rencontrer à Bourges, Pirou ou Bruxelles etc… pour des ateliers d’écriture oulipienne. La remise s’est faite par courrier, en lettre verte.
– Olivier Salon : titres nouveaux : L’antre bu d’un trois / L’âne brut d’un soir (t)
titre originel : Un troublant désir.
Olivier Salon également membre de l’Oulipo et rencontrable aux mêmes ateliers, est aussi alpiniste, mathématicien, musicien, écrivain.
ConferencePoireLa remise s’est faîte au théâtre Clavel dans le 19è arrondissement, métro Pyrénées, à l’occasion d’une représentation de la Conférence en forme de poire de et par Martin Granger et Olivier Salon. La conférence n’est plus jouée que trois fois. Qu’on se le dise. On y rit, oulipiennement.

Oulipo toujours:
au même théâtre, du 8 janvier au 15 février : Chant’oulipo, du cabaret avec des textes de F. Caradec, F. Forte, P. Fournel, J. Jouet, H. Le Tellier, I; Monk, J. Roubaud et O. Salon.

Oulipo encore :
l’exposition jusqu’au 15 février 2015 à la Bibliothèque de l’Arsenal à Paris avec, un jeudi par mois, jusqu’en juin, sur le site François Mitterrand BNF, les réunions du groupe à 19h. Entrée libre.

Les suites de Pirouésie 2014, avec Lucien Suel

Lucien Suel, à Pirou lors de son seul atelier d’écriture de la semaine, nous avait fait faire des « poèmes express », forme qu’il a inventée et pratique depuis des années : pages détachées d’Harlequin, biffées au feutre noir jusqu’à ne laisser qu’un texte de 23 mots au plus (voir son blog ou le n° 1109, p13 de la Nouvelle quinzaine littéraire) .

Sous_L_EmpriseDepuis septembre, je pratique ce(tte) biffage/biffure mais en ne détachant pas les pages, en produisant au moins un poème express par jour sur toutes les pages de droite, retravaillant aussi le titre, recouvrant le produit fini d’un papier très différent (provenant de Courrier international, Causette ou autre), le co-signant, l’estampillant Rue du Départ Editions et « créant » ainsi un nouveau livre, une PIECE UNIQUE. Emprunt à Lucien Suel, caviardage d’Harlequin, doublement fausse création donc mais… objet que j’envoie ensuite à un écrivain (un professionnel de la profession), un peu comme Cadéré et ses bâtons dans les années 1960 s’invitant dans des vernissages de galeries ou de musées, les y déposant.

Trois pièces uniques sont donc nées et ont été envoyées :
1)  à François David*, Être désir est coup net, no ?
(titre originel : Entre désir et soupçon)
2) à Lucien Suel**, Sous l’emprise d’un séducteur, we make poem
(titre originel : Sous l’emprise d’un séducteur, auquel j’ai ajouté un petit autocollant noir et jaune : we make poem.)
3) à Thierry Cazals***, Bouderie laquée mâle (t)
(titre originel : Le bouquet de la mariée)
Trois sont parallèlement en préparation.
Peut-être cela apparaitra-t’il dans le catalogue de Rue du Départ Editions dans une collection  nommée ALLER SIMPLE, PIÈCE UNIQUE.

– François David * : auteur de nos MINUTES D’ETE mais surtout de dizaines de livres dont UNE PETITE FLAMME DANS LA NUIT chez Bayard, réédité en poche en 2014.
– Lucien Suel** : auteur de JE SUIS DEBOUT aux éditions La Table ronde, 2014, il a aussi deux livres chez Folio et d’autres encore.
– Thierry Cazals***:  auteur par exemple de LE PETIT CUL BLANC DU LIEVRE aux éditions Motus.

Prochain un vin – des livres au CHAT BLEU le 11 décembre

Le 13 novembre, nous restions dans les vins du Sud avec :
un Gascogne blanc, un Cybelle, à l’expression florale: un blanc sec, fruité,
et un Cahors, rouge —carafé pour lui donner de la souplesse— venu du Quercy : un plateau au sol sablo-calcaire, d’un terroir proche du terroir du Pommerol, constitué de merlot et de malbec, un cépage roi de cette région. Il n’a presque pas besoin de passer en fût, a dès l’abord une forte expression des tannins. Il est travaillé de manière ancestrale par un vigneron indépendant J.P. Baldès.

Nous avons évoqué :
mecanismes_de_survie– le dernier livre d’Olivia Rosenthal qui a déjà publié neuf romans chez le même éditeur : MÉCANISMES DE SURVIE EN MILIEU HOSTILE  (ed. Verticales 2014) : histoires de jeux d’enfants avec chasseurs et chassés, de mort imminente, de fantômes, de maison à surveiller, de fuite dans un monde post-nucléaire, ambiances froides, d’inquiétante étrangeté où nous n’avons pas tous les éléments et où nous avançons de manière aussi inconfortable que les personnages.
– plus en rapport avec les vins goûtés : BAUMES de Valentine Goby (Actes Sud 2014, collection Essences) : un texte autobiographique qui commence ainsi : « D’un bout à l’autre de mon enfance, l’odeur d’usine signe le retour de mon père. L’odeur puissante des cuves à distiller, qui excède toutes les odeurs connues de la nature, les aggrave prodigieusement. Odeur d’essences pures, « […] trop Baumescompactes pour se dissoudre, s’annuler l’une dans l’autre : iris contre gingembre, encens contre violette, luttant à même la fibre des vêtements. » et finit sur « six années pour distiller les tranches de rhizomes, en faire un beurre d’iris puis une absolue qui est un caviar de fleurs », tout un monde de senteurs et de beaux mots pour les dire.
– et LE MOULIN DE POLOGNE (1952, Gallimard) de Jean Giono (1895-1970): un roman étonnant: une lignée victime du destin dans une province mauvaise et étriquée, sans doute fin 19è siècle : des moments expressionnistes, cruels: « Je vis enfin ce qu’on désignait du doigt. C’était cette malheureuse Julie emportée par la valse et dansant toute seule avec sur son atroce visage isolé, l’extase des femmes accouplées […] J’éclatai de rire à la seconde même où le rire général éclata.[…] Le spectacle de cette fille au visage déchiré et qui montrait ses désirs sans pudeur me brûlait comme un acide […]  Le  rire avec son bruit de torrent était la façon la plus simple de mouiller la brûlure et de l’étendre d’eau » .
Hamacs_de_cartonCatherine M. nous a, du coup, parlé de Giono en Janus : l’écrivain de la nature, le pacifiste, ses emprisonnements et sa face sombre (comme  cette Julie au très beau visage d’un côté et atroce de l’autre).
Puis ont été présentés FUKUSHIMA de Michel Ferrier, chez Gallimard, poétique et précis, LES HAMACS DE CARTON de Colin Niel, ethno-polar, prix des ancres noires 2014, CONFESSION D’UNE SAGE-FEMME de Diane Chamberlain, SUNSET PARK de Paul Auster, UN BONHEUR PARFAIT  roman acide de James Salter.
Ceux qui sont restés ont parlé cinéma…
Au 11 décembre !

Rappels, possibilités et retours

LautreLivre2014Au Chat Bleu au Havre, le 13 novembre, on parle livres et vins.

Rue du Départ est à l’Autre Livre, Le salon de l’édition indépendante, à Paris les 14,15,16 novembre prochains.

Bruxelles Babel-le : hébergée par la Maison de la Francité (mdlf@maisondelafrancite.be), la troisième session des balades et ateliers d’écriture avec l’Oulipo qui avaient lieu du 29 octobre au 2 novembre ont été de bons moments, très amicaux. Une autre façon de voir cette ville, par un temps idéal
— merci à Henry Landroit et toute son équipe, d’avoir aussi veillé à cela …—, des ateliers très gais avec Jacques Jouet, Olivier Salon, membres de l’Oulipo, Robert Rapilly, Amélie Charcosset et Martin Granger, sympathisants, tous fidèles à Pirouésie pendant l’été. Des soirées à la Maison du Livre ( www.lamaisondulivre.be) autour de Cortazar, du surréalisme belge ou sur le thème « toute littérature est-elle à contrainte ? ».
Babel-leDes réponses, lors de cette dernière soirée, données par Jacques Jouet : « la tâche d’un oulipien, c’est d’inventer des contraintes, des procédures, des moyens. Pour les oulipiens de 1960, c’était tout à fait clair. Avec Pérec (aussi inventeur énorme de contraintes), la vision a changé. Il n’y a pas volonté de créer des oeuvres de génie mais que des éléments de contrainte soient clairement formalisables et formalisés, réutilisables par d’autres. Il est très important que ces procédures aient l’avenir du sonnet »
Et pendant ces journées, justement, nous nous sommes essayés et amusés à faire vivre ces formes : du « gestomètre » au « palympseste » en passant par le « sélénet » ou la « petite boîte »…

Un vin – des livres, saison 2

Logo_ChatBleuAu Chat Bleu, ce jeudi d’octobre, Nsenga nous faisait goûter du Gaillac*, rouge, plus fruité-léger que puissant et de l’Uby** ou le blanc n°3, très dans le fruit, vin tendance, facile à boire, ou le rosé à la belle robe pamplemousse, une explosion de saveurs en bouche. Productions familiales sur deux* ou trois** générations. L’Uby tient son nom d’une rivière qui coule en Gascogne où le viticulteur, mr Morel, du canton de Vaud, a également des vignes.
Cette fois — et peut-être dorénavant —, nous ne respections pas la géographie et allions en Estonie pour une séance de rattrapage, dans les Appalaches et en Inde…
PurgeRattrapage donc avec PURGE de Sofi Oksanen paru en 2010 chez Stock, prix Fémina étranger la même année et trouvable en livre de poche. Roman de femme sur des femmes qui ont traversé l’histoire du 20è siècle en Estonie, colonisée par l’URSS. Au centre, le beau personnage complexe d’Aliide, ce qu’elle subit et ce qu’elle décide. Des pages incroyablement maîtrisées et poétiques évoquent d’horribles moments (p.174-176 du livre de poche)!
De Ron Rash, dont nous avions ausi beaucoup aimé UN PIED AU PARADIS: LE MONDE A L’ENDROIT paru au Seuil en 2012. Nous sommes aux USA, dans le comté de Madison, à cheval sur notre siècle et celui de la guerre de Sécession qui, dans cette zone, fut terrible. Des personnages cabossés, comme Dena (p. 179-181), ni vraiment bons ni totalement ignobles, de la violence ordinaire.
Un livre de la collection Etonnants voyageurs aux éditions Hoebeke (2014): CALCUTTA, DEUX ANS DANS LA VILLE d’Amit Chaudhuri, un document. La ville – son histoire politique et économique, ses espaces, sa population – est vue par un de ses habitants intermittents, musicien et écrivain. Son point de vue est celui d’un homme aisé, cultivé, un « libéral » aussi…
Ceux_du_Nord-ouestOnt aussi été évoqués les guides de voyage insolites de Jonglez, le dernier livre CEUX DU NORD-OUEST, fin, dépaysant et sobre de Zadie Smith, les cinq petits livres de la Japonaise Aki Shimazaki chez Babel, le dernier Laurent Seksik : LE CAS D’EDOUARD EINSTEIN, à trois voix sur le fils, schizophrène, CENDRILLON, autofiction « d’une construction époustouflante » d’Eric Reinhardt, MAUVAISE ETOILE de Ellory et encore une fois, par un autre lecteur, et on insiste : CERTAINES N’AVAIENT JAMAIS VU LA MER » de Julie Otseka.
Ceux qui sont restés ont parlé films…
Le prochain Chat Bleu, un vin des livres est prévu le jeudi 13 novembre, à partir de 18h15.

Mais on peut parler aussi des Cafés Polars des ancres noires qui ont lieu le deuxième mercredi du mois à la Buvette, quartier St François. Le premier rendez-vous était le 8 octobre et il a été lu des extraits de romans noirs de Markaris, Craig Johnson, Olivier Truc, Patrick Bard et Thierry Marignac qui était présent. Le prochain est le 12 novembre et c’est à partir de 18h30 : on peut juste écouter ou lire aussi. Qu’on se le dise !

Le retour

Nous avons eu un été de livres et de rencontres : Emmanuelle Pagano, Emmanuel Adely à Ecrivains en bord de mer, Lucien Suel (qui est à Rouen les 27 et 28 septembre pour deux lectures, dans le cadre de la 4è édition du festival Poésie dans(e) la rue), les Oulipiens Olivier Salon, Robert Rapilly, Benoit Richter à Pirouésies.
Nous avons eu un été de piratage du site, méga-piratage, réparé par notre méga-webmaster, Eric Enjalbert.
Septembre : reprise, beaux contacts, beaux projets, on vous en parlera plus tard s’ils se confirment.
Un Chat Bleu qui n’a pas eu lieu, un Chat Bleu qui s’annonce autour de l’Uby, le jeudi 9 octobre, dès 18h15.
La 5è vente aux enchères d’art contemporain que nous organisions, 4e aux Jardins suspendus du Havre, le week-end dernier, a rassemblé de nombreux artistes : des habitués comme Amaury Morisset (avec un superbe travail décalé sur les frontières!) Jean Philippe Gomez, Delphine Boeschlin etc., et des nouveaux, plus de 100 pièces. Toujours un plaisir de travailler avec les associations Ligue Havraise, Pian Piâne, de retrouver Mirsa Pepence (anagramme d’IMP Espérance, atelier de Quentin Pérochon) !
Le retour donc !

Un vin – des livres § 10

cevennes02C’était la dernière séance de la saison. Nous reprendrons nos rendez-vous mensuels au Chat Bleu le jeudi, les 11 septembre, 9 octobre, 13 novembre.

Nous avons bu, le 2 juillet, un vin rouge des Cévennes, pays de grands contrastes climatiques et de sols rocailleux bien drainés. Un cépage Syrah grenache, AOP Duché d’Uzes, un bon petit vin de garde au goût de fruits rouges, à la longueur en bouche intéressante.

Nous avons parlé de :
Une adolescence en Gueldre– UNE ADOLESCENCE EN GUELDRE de Jean-Claude Pirotte, paru en 2005 à la Table Ronde. Poète (Prix Goncourt de la poésie en 2012 pour l’ensemble de son œuvre), romancier: son dernier livre BROUILLARD est paru en 2013 au Cherche Midi, Pirotte est mort fin mai à 74 ans et deux livres posthumes devraient sortir en septembre. Ici nous sommes aux Pays-bas; on trouve de belles descriptions de paysages et surtout le narrateur fait part de sa vie à travers les textes, « Je suis incapable de m’engager dans l’existence, de la voir telle qu’elle se déroule et d’accueillir simplement les heures, les paysages, les vagues du quotidien. Rien ne me touche qui ne soit passé par le crible de mes lectures. Pas un instant je ne suis présent au monde… »
– De R.L.Stevenson (1850-1894) forcément : VOYAGE AVEC UN ÂNE DANS LES CÉVENNES qui raconte son parcours du 22 septembre au 4 octobre 1879, ses difficultés avec l’ânesse Modestine — qu’il martyrise ! —, les gens, les panoramas, l’histoire des Camisards et les raisons de ce voyage : « L’important est de bouger, d’éprouver de plus près les nécessités et les embarras de la vie, de quitter le lit douillet de la civilisation, de sentir sous mes pieds le granit terrestre et les silex épars avec leurs coupants. » .
Voyage_avec_stevensonLe réalisateur de documentaires, Jean-François Dars, a, en 2006, refait le voyage en remplaçant l’âne par un vélo poussé à la main : le livre VOYAGE AVEC STEVENSON DANS LES CÉVENNES existe aux éditions Descartes. D’autres encore ont suivi ces traces et publié : Jean-Michel Cornu, Eric Poindron et, depuis 1978, un itinéraire de randonnée existe :
le GR70, « chemin de Stevenson ».
– D’André Chamson (1900-1983), auteur historien, LA TOUR DE CONSTANCE, de 1970: un de ses « romans » en lien avec l’histoire des Camisards, collection Omnibus de 2002. Roman mais hyper-documenté sur cette période de 1686 à 1768 où des femmes furent emprisonnées dans la tour d’Aigues-Mortes pour leur appartenance à la religion réformée.
Nous avons aussi évoqué des auteurs contemporains:  Jeannette Winterson, Victoria Hislop, Lewis Shiner, Hubert Mingarelli, Sylvain Tesson, Milena Michiko Flasar ; des noms déjà évoqués sont revenus : Michèle Lesbre, Céline Minard, de même que des classiques: Victor Hugo, Anthony Trollope.
Bon été de vins et de livres!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Comme on se mêle de tout : 21) Jean-Marie Châtelier, cinéaste

Jean-Marie Châtelier, cinéaste en Haute-Normandie, a réalisé avec 4 classes de CM1-CM2, avec le soutien de la DRAC, de Pôle Image, de l’inspection accadémique et de la ville du Havre, un film sur l’histoire du musée Malraux/Muma d’environ 25 minutes. Il s’agit en réalité de 4 films : MON HISTOIRE, UNE VIE SECRÈTE, MES COLLECTIONS et À LA NUIT TOMBÉE mais on a, grâce au réalisateur, une impression d’unité.

L’atelier a duré un an, mobilisé une centaine d’élèves qui ne se connaissaient pas auparavant, des enseignants qui n’avaient jamais travaillé ensemble et le résultat, montré au Gaumont des Docks au Havre le samedi 28 juin, lors d’une séance unique pour parents, enfants et amateurs, est bluffant. Il devrait prochainement être visible sur le site du CDDP en téléchargement.