Nous sommes au festival du Polar à la plage :

Le polar à la plage, c’est dès le 10 juin à 20h30 au Gaumont Le Havre, pour la soirée court-métrages. C’est le jeudi 11, et au Sonic pour un spectacle audiovisuel de Dominique Delahaye et au Studio pour 21 GRAMMES, film du réalisateur mexicain A.J. Inarritu (2003). C’est le vendredi 12 pour la remise des prix aux jeunes (cette année, des Californiens ont concouru! si si!). C’est ensuite, tout le week-end, les dédicaces d’une vingtaine de romanciers, des conférences dans le bus, sur la digue promenade, mais aussi un concert au Tetris, la remise du prix des Ancres noires aux Régates. Si vous n’avez pas encore retenu votre table pour déjeuner avec votre auteur de polar préféré, c’est maintenant!
Vous pourrez retrouver Rue du Départ, ses romans et nouvelles noirs sous la tente, sur la Digue promenade.

au Chat Bleu, le 28 mai :

Nous buvions des vins estivaux, pour « faire venir »…
Du rosé issu de l’agriculture biologique, Grain de sable, de St Gilles en Camargue : un « gris sable » à la robe très pâle, dans le fruit mais sec.
Du blanc, du domaine du Camp Galhan, cuvée Amanlie, médaille d’or 2013 : un vin frais, saisissant, né aux portes des Cévennes. D’une belle couleur, sec, fruité, avec un côté minéral venu du Gardon et ses galets.
Du rouge : du domaine Château d’or et de gueules dans la région de Nîmes, cuvée La Bolida : un vin assez puissant, tanique. Un tanin rond malgré tout.

Loridan-IvensSeuls les vins nous emmenaient vers le sud.
Nous avons évoqué
– ET TU N’ES PAS REVENU de Marceline Loridan-Ivens, 2015, ed. Grasset. Cette femme, née en 1928, documentariste, avait déjà écrit une autobiographie, MA VIE BALAGAN. Elle apparaît quelquefois, silhouette frêle et chevelure flamboyante, dans de tout petits rôles pour des amis cinéastes. Ce livre s’adresse à son père, emmené en camp avec elle et jamais revenu, parle de la déportation et du retour, interroge les mots : « Mexique » ou « Canada » utilisés là-bas, la formule du document officiel annonçant  que le père ne reviendrait pas : « Le ministre des Anciens Combattants et Victimes de guerre DÉCIDE de la disparition de Rozenberg Szlhama…« .
– VOICI LE TEMPS DES ASSASSINS de Gilles Verdet, ed. Jigal 2015, un roman noir où il est question de poésie, Rimbaud, Verlaine, de la Commune, où de très nombreux Westlakeamis de Paul, le narrateur, meurent violemment. De beaux moment d’écriture.
– COMMENT VOLER UNE BANQUE de Donald Westlake paru en 1972, aux Etats-Unis, 2011 Rivages poche, de la série des Dortmunder = humour : des braqueurs un peu amateurs volent la banque et non l’argent qu’elle contient… des policiers éberlués sont à leur recherche…
Nous avons aussi parlé :
de LA FIN DE L’HOMME ROUGE de Svetlana Alexeievitch où cette grande journaliste donne la parole à ses compatriotes sur leur histoire et la chute du mur, de LA COMPOSITION FRANÇAISE de l’historienne Mona Ozouf ou comment de Breton on devient Français, de la poésie de Xavier Grall, de MENSONGES SUR LE DIVAN d’Irvin Yalom, psychanalyste et romancier, de VERNON SUBUTEX, le dernier Virginie Despentes, de DIX JOURS EN MAI sur le temps entre l’élection de François Mitterrand M.Attiaet sa prise de pouvoir, des TRIBULATIONS D’UN LAPIN EN LAPONIE du Finlandais Tuomas Kyrö, fils spirituel de Paasilinna, d’ALGER LA NOIRE de maurice Atia, venu deux fois au Polar à la Plage : Alger en 1962, et de EN CENSURANT UN ROMAN D’AMOUR IRANIEN de Shahirar Mandanipour : tout est dans le titre.

Cette fois, en loterie, deux livres, le Westlake et un LIGNE B des éditions Non Standard qui ont voulu nous remercier de leur avoir signalé le papier dans le Matricule des Anges et qui seront dans le  Télérama de la première semaine de juin.
Prochain Chat Bleu le jeudi 18 juin.

Pièce unique 8

La pièce unique 8 est un travail de retrait de mots sur toutes les pages de droite d’ ATLANTIS de Pierre Bordage, roman d’aventures de 1998, chez J’ai lu. Son nouveau titre est : IL RAYA TANT DE FILONS DU SOIR. Voilà quelques exemples de ces poèmes express :
– Déchirer la gravité de l’image, affronter le hurlement.
– La vie nichée sur l’insolence, un homme tombé qui n’était qu’une coïncidence.
– Pour laisser une chance aux larmes, la fatigue décrocha ses cils.
– Leurs yeux, intéressés par les formes d’une femme, se brisaient.
– S’introduire dans un cheval, être une peau alourdie par la neige.
– La pression l’empêchait de se réfugier dans la douceur d’une plume.

La pièce unique 8 a été offerte à Jany Pineau dont AVEC DESSUS DESSOUS est sorti cette année aux éditions Gros Textes. Voilà un de ses textes :
 » Et soudain :
Des mots blancs tombent à grands flocons, étourdissants de légèreté. Bref instant d’euphorie. Tenter d’en saisir quelques uns – avoir déjà l’image d’un grand tapis, bien moelleux, immaculé, recouvrant le sombre quotidien, entends les crissements joyeux à venir – mais virevoltant en bourrasques désordonnées, ceux-ci ressemblent plutôt à choux blancs, s’évaporent, s’écrasent. Il neige vraiment. »
Nous avons déjà évoqué ce recueil, le 12 mars, au Chat Bleu et vous trouverez plus d’informations sur ce livre dans le post correspondant.

Pièce unique 7, Chat bleu et Toujours moins

Toujours plus fort ! Cette fois, nous avons « travaillé » non pas sur Harlequin ou un Série noire mais sur un classique : à la manière de Lucien Suel, nous avons biffé les pages de droite d’ AMOK de Stefan Zweig, devenu MOKA. Ont émergé des propositions comme : « Une femme pénètre dans un homme qui se défend », « Un mouvement de souris mais une fidélité de caniche », « Mon regard au cou de cet étranger n’avait plus honte », « Aborder le train de nuit, passer dans la salle à manger éclairée, être roulé » ou encore « Tu m’embrassas rapidement et faillis, effrayé, palpiter l’espace d’une seconde ».
31GTJPYEV6LNous avons offert cette septième pièce unique à Jean Ségui, entre autres, écrivain et éditeur de Non Standard après avoir présenté son livre LIGNE B au Chat Bleu.
Là, le 16 avril, nous buvions des vins italiens, du sud au nord, un Soave classico blanc, ou un Lacrima, rosé sec, assez floral, né sur les pentes du Vésuve ou encore un Chianti, de la région de Florence, un vin plutôt tanique, travaillé sur la longueur, au goût de fruit mûr avec une note vanillée finale.
Ces vins accompagnaient donc :
LIGNE B, INVITATION AU HAVRE, roman illustré de Jean Ségui et Elodie Boyer. Roman à contrainte : 2PetitesFillesphotos et textes en lien avec la ligne de tram qui relie la plage à Caucriauville. Portraits d’habitants de la ville basse, Paul et Colette, classe moyenne. Leur rencontre avec une étudiante en ville haute, de petites vies. La fin d’idées reçues. Une écriture pleine d’humour.
LE FEU D’ARTIFICE de Patrick Deville, 1992, éd. de Minuit. Un Deville d’avant le Seuil, d’avant les grands voyages dans le temps et l’espace. Un livre Minuit, une ambiance décalée, des personnages très « nouvelle vague », des errances en voitures de luxe.
DEUX PETITES FILLES de Cristina Fallaras, éd Métailié, 2013. C. Fallaras est l’une des auteurs du noir attendues aux Ancres Noires les 13 et 14 juin. Elle est Espagnole. Un des personnages de son livre est BruleeViveBarcelone. L’histoire est dure mais jamais glauque et c’est une vraie écriture.
Il  a aussi été question de livres d’Éric Vuillard : CONGO, TRISTESSE DE LA TERRE,  sur le Mal, de PETIT TRAITÉ SUR L’IMMENSITÉ DU MONDE de Sylvain Tesson, de SOUAD BRÛLÉE VIVE – mesdames, on a encore salement besoin du féminisme dans le monde -, de DÉCEPTION POINT de Dan Brown, de L’ARMÉE FURIEUSE de Fred Vargas, de C’EST UN BON JOUR POUR MOURIR de Jim Harrison, de MRS DALLOWAY de Virginia Woolf, d’ON VA OÙ PAPA de jean Louis Fournier, de POUR EN FINIR AVEC EDDY BELLE GUEULE d’Edouard Louis. Vous avez dit éclectique ? C’est sûr mais nous étions nombreux, et nous ne vous parlons pas des livres évoqués sans titre ou nom d’auteur…

Le prochain Chat Bleu est le jeudi 28 mai !

Toujours_Moins-183x316Par ailleurs, qu’on se le dise , TOUJOURS MOINS est sorti. Au moment du Salon du Livre de Paris. On peut nous le commander ou le commander à son libraire préféré. Gérard Lambert celui qui officie à Écrivains en bord de mer, festival de La Baule en dit : « C’est bref mais intense, noir mais fort. »

Salon du Livre de Paris

KakemonoC’était notre quatrième salon sur le stand Normandie :
la première fois, en 2012, nous étions à la « table tremplin ». Cette année, à cette table étaient, à peine nées, les trois premières plaquettes des éditions La Renverse, de Caen (voir le lien dans le post du 6 mars) et les « beaux livres » des éditions Non Standard, créées en 2011, au Havre
– mais Lettres du Havre est bien plus qu’un « table book » ! –. Très différentes l’une de l’autre, avec des moyens qui n’ont rien de comparable, ces maisons sont toutes deux fondées sur des partis pris esthétiques autant que sur des textes.

Depuis, nous, nous avons (un peu) grandi et avons un comptoir entier. Depuis, nos livres sont identifiables, font collection et nous en sommes fiers. Depuis, des lecteurs reviennent. Ils nous disent qu’ils ont aimé les précédents et s’intéressent à ceux qu’ils ne connaissent pas. Depuis, nous  retrouvons les éditeurs amis : Motus, de Cherbourg, Le Vistemboir, de Caen, Impeccables, de Falaise, etc… et suivons leur travail.

Un peu autistes parmi ces milliards de titres, nous sommes surtout restés sur notre stand où nous ont rejoints Nicolas Jaillet et Nadia Bouzid. Une échappée quand même pour quelques cafés et embrasser Victor del Arbol qui signait chez Actes Sud. Nous avons beaucoup parlé des Ancres noires, ses concours, ses invités, donné les dates (13-14 juin).

Des rencontres dans les allées : Marie-Hélène Lafon, Marc Villard… Juste en face de nous, le stand des Pays de Loire avec la MEET, les éditions Joca Seria et (à La Baule 15-19 juillet) le festival Écrivains en bord de mer auquel, cette année, Rue du Départ participera un peu. Mais nous en reparlerons !

 

Autour du Salon du Livre :

Logo_ChatBleuLe Chat Bleu, c’était ce jeudi. Le prochain, c’est le 16 avril.

Comme le 12 mars, nous étions tout près du 8 mars, journée de la femme … (une seule journée ?… comme les baleines ?) et en plein cœur du Printemps des poètes (7 au 22 mars),
nous avons parlé de :
– TOUJOURS MOINS (le dossier de presse est ici) de Nadia Bouzid – on le rappelle, présente sur le stand Normandie le samedi 21 mars entre 17 h 30 et 19 h – : trois histoires courtes qui parlent de se désengager, se défaire. Trois tons différents mais tous les trois, forts.
pineau– AVEC DESSUS DESSOUS de Jany Pineau, aux éditions Gros Textes (05380 Châteauroux-les-Alpes) : une femme, de la poésie. En prose, sur les mots. Jany Pineau travaille dans une scène nationale, va à Pirouésie depuis plusieurs années, a déjà publié EN TRAIN DE DERAILLER aux éditions Asphodèle. Voilà de tout petits extraits : (p 31) « Commencer par le titre, la désillusion et y aller. N’en pas revenir encore, faire marche arrière, en avant toute. Question de survie. La surprise est passée, la sidération reste« …., (p 39) « Non pas toi ni toi, trop forts, hors de propos à côté indécents, et toi et toi pas assez, morveux minuscules ridicules, et toi trop moyen sans âme pas de sens ou en manque de contraire »…, (p 44) « Des mots blancs tombent à gros flocons, étourdissants de légèreté ». Allez voir le tout!
JG_Ballard– LA BONTÉ DES FEMMES de J.G.Ballard, ed.Tristram. Ballard, peut-être le connaissez-vous par le cinéma : CRASH de D. Cronenberg est tiré d’un de ses livres. Défini souvent comme auteur de S F, il parle pourtant beaucoup de nous, des banlieues, des lieux de consommation. Ce livre, différent, est un roman autobiographique qui commence à Shanghaï où, séparé de ses parents, il a été interné dans un camp japonais pendant la guerre. Il n’insiste pas sur cette période mais montre combien toute sa vie en découle.
De très beaux passages, par ex, p 95 à 97 (au début d’études de médecine bientôt quittées, la dissection de cette femme médecin, j’ai bien dit : « de », pas « par »)

Avec ces livres, nous buvions, en blanc, un Soave classico, parfait à l’apéritif ou avec des fruits de mer, en rouge, un Baume de Venise du domaine des Garances : une note finale un peu sur le réglisse ou le fruit confit, des arômes soyeux. Ces vignerons indépendants produisent depuis au moins quatre générations.

Nous avons aussi évoqué :
ThomasPikettyLE CAPITAL AU XXIe siècle de Thomas Piketty, Seuil, 2013 :
montrant que le Capital l’a toujours emporté sur le travail, que la période de pire inégalité a été la mal nommée Belle Époque, que la création de la notion de cadre après 1945 et la croyance en la méritocratie, en l’ascenseur social pendant les 30 Glorieuses ont repoussé les inégalités qui reprennent actuellement, quand les revenus des capitaux sont supérieurs à la croissance. Limpide présentation d’un livre qui l’est aussi, parait-il.
LE DÉSORDRE DU MONDE d’Amin Maalouf auteur libanais, réflexion philosophique et historique.
Puis des romans : CHARLOTTE de D. Foenkinos, très différent de ses livres précédents par sa forme, vie d’une femme peintre juive morte en camp. LA NUIT de L’ORACLE de Paul Auster. VOIX ENDORMIES de Dulce Chacon, maintenant en poche, « magnifique », ont dit deux lectrices. L’EMBELLIE et ROSA CANDIDA d’Audur Ava Olafsdottir, chez Zulma. LE COLLIER ROUGE de J.Ch. Rufin. LES ANNÉES d’ Annie Ernaux : nos petites histoires dans la grande. SUR PLACE TOUTE PEUR SE DISSIPE de Monika Held, très beau livre sur l’amour au temps de la dénazification. LE FILS DU VENT d’H. Mankell dans lequel il joint ses deux lieux de vie : Suède et Afrique.

Grand plaisir de ces rencontres : le dialogue qui s’instaure entre personnes qui viennent sans trop savoir si cela leur plaira, reviennent, ne se connaissent pas, se voient de loin en loin, se découvrent des affinités, notent des titres, proposent d’autres lectures !

Comme on se mêle de tout : 22) les mots

Les gens lisent peu ; le papier n’est plus LE support mais nous sommes nombreux, vrais petits/grands (?) fous, à y croire : que ce soit Rue du Départ avec le petit dernier Toujours moins, de Nadia Bouzid et les 6 réalisations précédentes
ou des plus jeunes encore :
La RobeNoire– Les éditions La robe noire (belle image en linogravure : un corbeau, très Poe !), tenues depuis peu par les libraires des Mondes Magiques, rue Beauvoisine à Rouen. Leur premier livre est La fabrique de crimes, réédition d’un Paul Féval qui était devenu introuvable. Ils ont en projet des textes de Baudelaire et Swift.
LarenverseLa renverse, toute nouvelle maison aussi,  fête son lancement vendredi 13 mars à Caen. François David (cf : le livre-carnet de la collection Voyageur Minutes d’été) y co-écrit avec Isabelle Grout un recueil de poèmes pour enfants.

 

Les gens lisent peu, le papier n’est plus LE support mais on peut vous tuer pour cela… ou vous traîner devant les tribunaux, comme c’est le cas d’ Erri de Luca en ce moment.
Dans un sens, c’est rassurant : on accorde encore du sens et du pouvoir aux mots !

le Salon du Livre de Paris

SalonDuLivre2015Au Salon du Livre de Paris, sur le stand Normandie,

vous pourrez retrouver
Rue du Départ Editions,
ses livres dont

Toujours moins
et son auteur
Nadia Bouzid
qui signera de
17 h 30 à 19 h le samedi 21 mars.

Toujours moins

ToujoursMoinsÇa avance ! Pour l’instant à l’impression…

Un aperçu de la couverture d’Eric Enjalbert, le super dessinateur et maquettiste
de Rue du Départ !

Attendre, attendre, oui, je sais, c’est long… Mais un nouveau livre, ça se mérite, ça se fait désirer!

Pièce unique 6 : livrée à Jean-Louis Fournier, auteur de TROP, au festival le Goût des autres

A la manière de Lucien Suel (suite),
le polar de Carter Brown, série noire 1963 intitulé : L’ANGE AUX AILES DE PLOMB est devenu LA NAGEUSE PLOMBE DIX « A »… et une page de droite a donné par biffage : « Luxueuse féminité  face à l’état lamentable des hommes », une autre : « Il fait glisser des excuses jusqu’à la lèvre tuméfiée », une autre encore : « Ne perdez pas un lapin, plutôt un doigt ou la mémoire »…etc…
La livraison de la pièce unique n° 6 a eu lieu le samedi 24 janvier, au festival « le goût des autres » où Jean-Louis Fournier venait pour parler de son dernier livre, TROP (évoqué au Chat bleu de janvier, voir le post précédent).
Transcription de ce qu’a dit J.L. Fournier :
« TROP est né à Auchan, une suffocation venue du grotesque d’une société qui propose 11 mètres de brosses à dents. Et tout le monde a l’air de trouver ça normal ! Est-ce qu’on n’est pas dans la connerie, là ? On veut nous vendre du bonheur ? Le bonheur n’est sûrement pas dans les supermarchés, le bonheur, c’est beaucoup plus complexe. Cette société me fait peur. On est des enfants gâtés, gavés. Les pessimistes n’ont pas forcément tort : c’est peut-être de la lucidité de voir que le monde est une foire commerciale ! TROP, c’est un état des lieux. La solution ? Ce serait peut-être essayer de consommer moins, être Épicurien : prendre le plus grand plaisir aux choses les plus simples comme boire lentement un verre d’eau quand il fait chaud.
Ce livre-là est une respiration dans mon travail. Généralement, je donne de mes nouvelles. Le prochain, MA MÈRE DU NORD, est sur ma mère. Je suis en train d’archiver ma vie, je suis le greffier de ma famille. »

Un Monsieur : lucide ? pessimiste ? philosophe plutôt, à sa manière, sans se la jouer, avec un petit livre, joli (p 22), rigolo (p 29-30), nostalgique, caustique, de listes sur nos accumulations, nos frustrations toujours renouvelées et jamais comblées…

Quelque chose que vous pourrez retrouver, dans un tout autre registre, dans le livre de Nadia Bouzid, à paraître, à Rue du Départ Editions : TOUJOURS MOINS.