Comme on se mêle de tout : 22) les mots

Les gens lisent peu ; le papier n’est plus LE support mais nous sommes nombreux, vrais petits/grands (?) fous, à y croire : que ce soit Rue du Départ avec le petit dernier Toujours moins, de Nadia Bouzid et les 6 réalisations précédentes
ou des plus jeunes encore :
La RobeNoire– Les éditions La robe noire (belle image en linogravure : un corbeau, très Poe !), tenues depuis peu par les libraires des Mondes Magiques, rue Beauvoisine à Rouen. Leur premier livre est La fabrique de crimes, réédition d’un Paul Féval qui était devenu introuvable. Ils ont en projet des textes de Baudelaire et Swift.
LarenverseLa renverse, toute nouvelle maison aussi,  fête son lancement vendredi 13 mars à Caen. François David (cf : le livre-carnet de la collection Voyageur Minutes d’été) y co-écrit avec Isabelle Grout un recueil de poèmes pour enfants.

 

Les gens lisent peu, le papier n’est plus LE support mais on peut vous tuer pour cela… ou vous traîner devant les tribunaux, comme c’est le cas d’ Erri de Luca en ce moment.
Dans un sens, c’est rassurant : on accorde encore du sens et du pouvoir aux mots !

le Salon du Livre de Paris

SalonDuLivre2015Au Salon du Livre de Paris, sur le stand Normandie,

vous pourrez retrouver
Rue du Départ Editions,
ses livres dont

Toujours moins
et son auteur
Nadia Bouzid
qui signera de
17 h 30 à 19 h le samedi 21 mars.

Toujours moins

ToujoursMoinsÇa avance ! Pour l’instant à l’impression…

Un aperçu de la couverture d’Eric Enjalbert, le super dessinateur et maquettiste
de Rue du Départ !

Attendre, attendre, oui, je sais, c’est long… Mais un nouveau livre, ça se mérite, ça se fait désirer!

Pièce unique 6 : livrée à Jean-Louis Fournier, auteur de TROP, au festival le Goût des autres

A la manière de Lucien Suel (suite),
le polar de Carter Brown, série noire 1963 intitulé : L’ANGE AUX AILES DE PLOMB est devenu LA NAGEUSE PLOMBE DIX « A »… et une page de droite a donné par biffage : « Luxueuse féminité  face à l’état lamentable des hommes », une autre : « Il fait glisser des excuses jusqu’à la lèvre tuméfiée », une autre encore : « Ne perdez pas un lapin, plutôt un doigt ou la mémoire »…etc…
La livraison de la pièce unique n° 6 a eu lieu le samedi 24 janvier, au festival « le goût des autres » où Jean-Louis Fournier venait pour parler de son dernier livre, TROP (évoqué au Chat bleu de janvier, voir le post précédent).
Transcription de ce qu’a dit J.L. Fournier :
« TROP est né à Auchan, une suffocation venue du grotesque d’une société qui propose 11 mètres de brosses à dents. Et tout le monde a l’air de trouver ça normal ! Est-ce qu’on n’est pas dans la connerie, là ? On veut nous vendre du bonheur ? Le bonheur n’est sûrement pas dans les supermarchés, le bonheur, c’est beaucoup plus complexe. Cette société me fait peur. On est des enfants gâtés, gavés. Les pessimistes n’ont pas forcément tort : c’est peut-être de la lucidité de voir que le monde est une foire commerciale ! TROP, c’est un état des lieux. La solution ? Ce serait peut-être essayer de consommer moins, être Épicurien : prendre le plus grand plaisir aux choses les plus simples comme boire lentement un verre d’eau quand il fait chaud.
Ce livre-là est une respiration dans mon travail. Généralement, je donne de mes nouvelles. Le prochain, MA MÈRE DU NORD, est sur ma mère. Je suis en train d’archiver ma vie, je suis le greffier de ma famille. »

Un Monsieur : lucide ? pessimiste ? philosophe plutôt, à sa manière, sans se la jouer, avec un petit livre, joli (p 22), rigolo (p 29-30), nostalgique, caustique, de listes sur nos accumulations, nos frustrations toujours renouvelées et jamais comblées…

Quelque chose que vous pourrez retrouver, dans un tout autre registre, dans le livre de Nadia Bouzid, à paraître, à Rue du Départ Editions : TOUJOURS MOINS.

Prochain CHAT BLEU le 12 février : un vin-des livres

Quart d’heure publicitaire d’abord ! Bientôt… devrait sortir le 5e livre de la collection Voyage noir de Rue du Départ Editions :
TOUJOURS MOINS de Nadia Bouzid. On vous en reparle très vite !

Au Chat Bleu, le 15, nous pouvions boire :
– soit un rouge, puissant, « chargé », parfait avec un plat roboratif, d’un des plus vieux vignobles (il existait déjà au XIVe siècle) un Fitou du Château de Nouvelle, vigneron indépendant,
– soit un vin blanc perlé, léger, à la note florale, aussi d’un vieux vignoble français : un Gaillac.
Nous les accompagniions des livres suivants :
Trop– TROP de Jean-Louis Fournier, éditions La Différence 2014.
Jean-Louis Fournier participe au festival LE GOÛT DES AUTRES qui a lieu ce week-end, du 22 au 25 janvier, au Havre, au Magic Mirrors et a pour thème, cette année, l’humour. Charb aurait dû y participer et une des tables rondes a pour titre : « Rire pour résister au monde »….
J.L.Fournier écrit sans doute pour cela, résister au monde. Ses livres sont souvent liés à sa vie et il fait rire (jaune ? ou noir ? en tous cas, rire), de faits plutôt pesants. Cette fois, il s’agit de petits articles, de listes ou d’anecdotes qui rendent compte du trop plein, du beurre aux livres en passant par les touristes, de notre société de consommation. Lisez  « trop d’applaudissements » ou « trop de places assises » et riez.
Canada– CANADA de Richard Ford, Points, Prix Femina étranger 2013. Deux ambiances : une ville de garnison des années 50 aux USA  et un endroit plus ou moins désaffecté qui fait western avec son hôtel-bar-rendez-vous de chasseurs, au Canada. Voyage initiatique d’un jeune garçon entouré d’adultes peu fiables ou abimés.
– DE TOUTES LES NUITS, LES AMANTS de Mieko Kawakami, Actes sud, 2014 : une immersion dans la non-vie d’une Japonaise trentenaire. Aussi « philosophique » que TROP dans un tout autre genre. Tout se vaut : les vies de consommatrice croulant sous les sacs de magasins, de femme mariée s’ennuyant, de jeune célibataire active et libérée : rien n’assure le bonheur ni n’a vraiment de sens.
Puis il a été question de polars ou romans noirs:
HarryQuebertLA VERITE SUR L’AFFAIRE HARRY QUEBERT, prix Goncourt des lycéens 2012, qui tient en haleine, LE PACTE de Lars Kepler,  L’HOMME QUI AIMAIT LES CHIENS de Leonardo Padura chez Métailié qui évoque l’assassinat de Trotski, LE CHARDONNERET de D.Tart qui partage ses lectrices,
enfin de Steve Tesich, KAROO aux éditions Toussaint-Louverture,  de VIVA, le dernier Patrick Deville qui fait toujours voyager dans le temps et l’espace, ici au Mexique et de L’ENFANT DES MARGES de Frank Pavlof qui entraîne dans le Barcelone 1930.

A bientôt !

Prochain CHAT BLEU le 15 janvier ; un vin-des livres

Heureuse année de livres à tous ceux qui passent ici !

Nous sommes en retard : vous qui n’y étiez pas, ne savez rien du CHAT BLEU de décembre !
Nsenga nous a surpris avec le concept « Gourmandie », une sorte de marque déposée et deux… vins normands :
– l’un est un cépage auxerrois de raisin blanc : « les arpents du soleil », vin blanc sec, à expression de fruit, rare et bon.
– L’autre est plus étrange, pas un vin en fait mais un « cidre de glace », d’environ 10°, sucré, BœufCidreà boire frappé avec du foie gras ou un dessert. Le producteur s’appelle François-Xavier Craquelin, installé à Villequiers. Vous avez pu voir sur lui des articles et il sera dans le Thalassa de février sur la Normandie parce qu’il est vraiment original, cet homme qui, aussi éleveur, nourrit ses bœufs au cidre et voit leur viande arriver chez des chefs étoilés dont Tartarin.

En livres, nous étions aussi normands avec Julia Deck et son deuxième livre : LE Puvoirs_N° 119TRIANGLE D’HIVER aux éditions de Minuit, 2014. Normands parce que le livre commence et finit au Havre qu’elle décrit beaucoup et qu’elle a mis une phrase d’Auguste Perret en exergue. Histoire de femme, histoire contemporaine de recherche de travail et d’identité, ancrée dans le réel donc mais s’en échappant radicalement dans le même temps.
Normands encore avec le dernier livre de Jérôme Leroy, originaire de Rouen et attendu au festival du Polar à la Plage en juin 2015 : L’ANGE GARDIEN, Gallimard, collection série noire, 2014. On retrouve, de loin, des personnages du livre précédent : LE BLOC et le sujet : la politique mais le ton est plus humoristique. Berthet, « l’ange-gardien », est un tueur mais  esthète, poétophile : p48-49 :  » Tuer un lecteur de Michaux. Cela devenait de plus en plus dur, cette histoire. (…)Tuer un lecteur de Michaux. Quand même. Tuer un lecteur de Michaux, l’Unité croyait qu’il y en avait combien en France ? »
PluieEtVentPlus exotique : PLUIE ET VENT SUR TÉLUMÉE MIRACLE de Simone Schwartz-Bart paru en 1972, prix Elle 1973. On y suit l’alternance de bonheurs et malheurs vécue par plusieurs générations de femmes en Guadeloupe. C’est surtout une écriture belle et forte.

Ont aussi été évoqués : LADIVINE de Marie N’diaye, « beau », « extraordinaire », « mieux encore que TROIS FEMMES PUISSANTES », aussi histoire de transmission et de générations, aussi une écriture, ciselée. Les derniers Serge Joncourt, Lola Lafon, Sorj Chalandon. L’auteur Richard Brautigan. LES 12 TRIBUS D’HATTIE, premier roman d’Ayana Mathis aux éditions Gallmeister.
A bientôt !

Pièces uniques 4 et 5 livrées à Jacques Jouet et Olivier Salon (de l’OULIPO)

Dans la collection, qui n’existe pas (ou à peine), Aller simple aux éditions Rue du Départ, deux livres originellement de la collection Harlequin, caviardés à la manière de Lucien Suel ont été remis les 17 et 22 décembre à :
– Jacques Jouet : titre nouveau : Crêpe d’un évolué (titre originel: Couple de rêve).
Jacques Jouet est membre de l’OULIPO, publié aux éditions P O L, créateur de formes. On peut l’entendre aux Papous dans la tête sur France Culture, le rencontrer à Bourges, Pirou ou Bruxelles etc… pour des ateliers d’écriture oulipienne. La remise s’est faite par courrier, en lettre verte.
– Olivier Salon : titres nouveaux : L’antre bu d’un trois / L’âne brut d’un soir (t)
titre originel : Un troublant désir.
Olivier Salon également membre de l’Oulipo et rencontrable aux mêmes ateliers, est aussi alpiniste, mathématicien, musicien, écrivain.
ConferencePoireLa remise s’est faîte au théâtre Clavel dans le 19è arrondissement, métro Pyrénées, à l’occasion d’une représentation de la Conférence en forme de poire de et par Martin Granger et Olivier Salon. La conférence n’est plus jouée que trois fois. Qu’on se le dise. On y rit, oulipiennement.

Oulipo toujours:
au même théâtre, du 8 janvier au 15 février : Chant’oulipo, du cabaret avec des textes de F. Caradec, F. Forte, P. Fournel, J. Jouet, H. Le Tellier, I; Monk, J. Roubaud et O. Salon.

Oulipo encore :
l’exposition jusqu’au 15 février 2015 à la Bibliothèque de l’Arsenal à Paris avec, un jeudi par mois, jusqu’en juin, sur le site François Mitterrand BNF, les réunions du groupe à 19h. Entrée libre.

Les suites de Pirouésie 2014, avec Lucien Suel

Lucien Suel, à Pirou lors de son seul atelier d’écriture de la semaine, nous avait fait faire des « poèmes express », forme qu’il a inventée et pratique depuis des années : pages détachées d’Harlequin, biffées au feutre noir jusqu’à ne laisser qu’un texte de 23 mots au plus (voir son blog ou le n° 1109, p13 de la Nouvelle quinzaine littéraire) .

Sous_L_EmpriseDepuis septembre, je pratique ce(tte) biffage/biffure mais en ne détachant pas les pages, en produisant au moins un poème express par jour sur toutes les pages de droite, retravaillant aussi le titre, recouvrant le produit fini d’un papier très différent (provenant de Courrier international, Causette ou autre), le co-signant, l’estampillant Rue du Départ Editions et « créant » ainsi un nouveau livre, une PIECE UNIQUE. Emprunt à Lucien Suel, caviardage d’Harlequin, doublement fausse création donc mais… objet que j’envoie ensuite à un écrivain (un professionnel de la profession), un peu comme Cadéré et ses bâtons dans les années 1960 s’invitant dans des vernissages de galeries ou de musées, les y déposant.

Trois pièces uniques sont donc nées et ont été envoyées :
1)  à François David*, Être désir est coup net, no ?
(titre originel : Entre désir et soupçon)
2) à Lucien Suel**, Sous l’emprise d’un séducteur, we make poem
(titre originel : Sous l’emprise d’un séducteur, auquel j’ai ajouté un petit autocollant noir et jaune : we make poem.)
3) à Thierry Cazals***, Bouderie laquée mâle (t)
(titre originel : Le bouquet de la mariée)
Trois sont parallèlement en préparation.
Peut-être cela apparaitra-t’il dans le catalogue de Rue du Départ Editions dans une collection  nommée ALLER SIMPLE, PIÈCE UNIQUE.

– François David * : auteur de nos MINUTES D’ETE mais surtout de dizaines de livres dont UNE PETITE FLAMME DANS LA NUIT chez Bayard, réédité en poche en 2014.
– Lucien Suel** : auteur de JE SUIS DEBOUT aux éditions La Table ronde, 2014, il a aussi deux livres chez Folio et d’autres encore.
– Thierry Cazals***:  auteur par exemple de LE PETIT CUL BLANC DU LIEVRE aux éditions Motus.

Prochain un vin – des livres au CHAT BLEU le 11 décembre

Le 13 novembre, nous restions dans les vins du Sud avec :
un Gascogne blanc, un Cybelle, à l’expression florale: un blanc sec, fruité,
et un Cahors, rouge —carafé pour lui donner de la souplesse— venu du Quercy : un plateau au sol sablo-calcaire, d’un terroir proche du terroir du Pommerol, constitué de merlot et de malbec, un cépage roi de cette région. Il n’a presque pas besoin de passer en fût, a dès l’abord une forte expression des tannins. Il est travaillé de manière ancestrale par un vigneron indépendant J.P. Baldès.

Nous avons évoqué :
mecanismes_de_survie– le dernier livre d’Olivia Rosenthal qui a déjà publié neuf romans chez le même éditeur : MÉCANISMES DE SURVIE EN MILIEU HOSTILE  (ed. Verticales 2014) : histoires de jeux d’enfants avec chasseurs et chassés, de mort imminente, de fantômes, de maison à surveiller, de fuite dans un monde post-nucléaire, ambiances froides, d’inquiétante étrangeté où nous n’avons pas tous les éléments et où nous avançons de manière aussi inconfortable que les personnages.
– plus en rapport avec les vins goûtés : BAUMES de Valentine Goby (Actes Sud 2014, collection Essences) : un texte autobiographique qui commence ainsi : « D’un bout à l’autre de mon enfance, l’odeur d’usine signe le retour de mon père. L’odeur puissante des cuves à distiller, qui excède toutes les odeurs connues de la nature, les aggrave prodigieusement. Odeur d’essences pures, « […] trop Baumescompactes pour se dissoudre, s’annuler l’une dans l’autre : iris contre gingembre, encens contre violette, luttant à même la fibre des vêtements. » et finit sur « six années pour distiller les tranches de rhizomes, en faire un beurre d’iris puis une absolue qui est un caviar de fleurs », tout un monde de senteurs et de beaux mots pour les dire.
– et LE MOULIN DE POLOGNE (1952, Gallimard) de Jean Giono (1895-1970): un roman étonnant: une lignée victime du destin dans une province mauvaise et étriquée, sans doute fin 19è siècle : des moments expressionnistes, cruels: « Je vis enfin ce qu’on désignait du doigt. C’était cette malheureuse Julie emportée par la valse et dansant toute seule avec sur son atroce visage isolé, l’extase des femmes accouplées […] J’éclatai de rire à la seconde même où le rire général éclata.[…] Le spectacle de cette fille au visage déchiré et qui montrait ses désirs sans pudeur me brûlait comme un acide […]  Le  rire avec son bruit de torrent était la façon la plus simple de mouiller la brûlure et de l’étendre d’eau » .
Hamacs_de_cartonCatherine M. nous a, du coup, parlé de Giono en Janus : l’écrivain de la nature, le pacifiste, ses emprisonnements et sa face sombre (comme  cette Julie au très beau visage d’un côté et atroce de l’autre).
Puis ont été présentés FUKUSHIMA de Michel Ferrier, chez Gallimard, poétique et précis, LES HAMACS DE CARTON de Colin Niel, ethno-polar, prix des ancres noires 2014, CONFESSION D’UNE SAGE-FEMME de Diane Chamberlain, SUNSET PARK de Paul Auster, UN BONHEUR PARFAIT  roman acide de James Salter.
Ceux qui sont restés ont parlé cinéma…
Au 11 décembre !

Rappels, possibilités et retours

LautreLivre2014Au Chat Bleu au Havre, le 13 novembre, on parle livres et vins.

Rue du Départ est à l’Autre Livre, Le salon de l’édition indépendante, à Paris les 14,15,16 novembre prochains.

Bruxelles Babel-le : hébergée par la Maison de la Francité (mdlf@maisondelafrancite.be), la troisième session des balades et ateliers d’écriture avec l’Oulipo qui avaient lieu du 29 octobre au 2 novembre ont été de bons moments, très amicaux. Une autre façon de voir cette ville, par un temps idéal
— merci à Henry Landroit et toute son équipe, d’avoir aussi veillé à cela …—, des ateliers très gais avec Jacques Jouet, Olivier Salon, membres de l’Oulipo, Robert Rapilly, Amélie Charcosset et Martin Granger, sympathisants, tous fidèles à Pirouésie pendant l’été. Des soirées à la Maison du Livre ( www.lamaisondulivre.be) autour de Cortazar, du surréalisme belge ou sur le thème « toute littérature est-elle à contrainte ? ».
Babel-leDes réponses, lors de cette dernière soirée, données par Jacques Jouet : « la tâche d’un oulipien, c’est d’inventer des contraintes, des procédures, des moyens. Pour les oulipiens de 1960, c’était tout à fait clair. Avec Pérec (aussi inventeur énorme de contraintes), la vision a changé. Il n’y a pas volonté de créer des oeuvres de génie mais que des éléments de contrainte soient clairement formalisables et formalisés, réutilisables par d’autres. Il est très important que ces procédures aient l’avenir du sonnet »
Et pendant ces journées, justement, nous nous sommes essayés et amusés à faire vivre ces formes : du « gestomètre » au « palympseste » en passant par le « sélénet » ou la « petite boîte »…