Salon du Livre de Paris

KakemonoC’était notre quatrième salon sur le stand Normandie :
la première fois, en 2012, nous étions à la « table tremplin ». Cette année, à cette table étaient, à peine nées, les trois premières plaquettes des éditions La Renverse, de Caen (voir le lien dans le post du 6 mars) et les « beaux livres » des éditions Non Standard, créées en 2011, au Havre
– mais Lettres du Havre est bien plus qu’un « table book » ! –. Très différentes l’une de l’autre, avec des moyens qui n’ont rien de comparable, ces maisons sont toutes deux fondées sur des partis pris esthétiques autant que sur des textes.

Depuis, nous, nous avons (un peu) grandi et avons un comptoir entier. Depuis, nos livres sont identifiables, font collection et nous en sommes fiers. Depuis, des lecteurs reviennent. Ils nous disent qu’ils ont aimé les précédents et s’intéressent à ceux qu’ils ne connaissent pas. Depuis, nous  retrouvons les éditeurs amis : Motus, de Cherbourg, Le Vistemboir, de Caen, Impeccables, de Falaise, etc… et suivons leur travail.

Un peu autistes parmi ces milliards de titres, nous sommes surtout restés sur notre stand où nous ont rejoints Nicolas Jaillet et Nadia Bouzid. Une échappée quand même pour quelques cafés et embrasser Victor del Arbol qui signait chez Actes Sud. Nous avons beaucoup parlé des Ancres noires, ses concours, ses invités, donné les dates (13-14 juin).

Des rencontres dans les allées : Marie-Hélène Lafon, Marc Villard… Juste en face de nous, le stand des Pays de Loire avec la MEET, les éditions Joca Seria et (à La Baule 15-19 juillet) le festival Écrivains en bord de mer auquel, cette année, Rue du Départ participera un peu. Mais nous en reparlerons !

 

Autour du Salon du Livre :

Logo_ChatBleuLe Chat Bleu, c’était ce jeudi. Le prochain, c’est le 16 avril.

Comme le 12 mars, nous étions tout près du 8 mars, journée de la femme … (une seule journée ?… comme les baleines ?) et en plein cœur du Printemps des poètes (7 au 22 mars),
nous avons parlé de :
– TOUJOURS MOINS (le dossier de presse est ici) de Nadia Bouzid – on le rappelle, présente sur le stand Normandie le samedi 21 mars entre 17 h 30 et 19 h – : trois histoires courtes qui parlent de se désengager, se défaire. Trois tons différents mais tous les trois, forts.
pineau– AVEC DESSUS DESSOUS de Jany Pineau, aux éditions Gros Textes (05380 Châteauroux-les-Alpes) : une femme, de la poésie. En prose, sur les mots. Jany Pineau travaille dans une scène nationale, va à Pirouésie depuis plusieurs années, a déjà publié EN TRAIN DE DERAILLER aux éditions Asphodèle. Voilà de tout petits extraits : (p 31) « Commencer par le titre, la désillusion et y aller. N’en pas revenir encore, faire marche arrière, en avant toute. Question de survie. La surprise est passée, la sidération reste« …., (p 39) « Non pas toi ni toi, trop forts, hors de propos à côté indécents, et toi et toi pas assez, morveux minuscules ridicules, et toi trop moyen sans âme pas de sens ou en manque de contraire »…, (p 44) « Des mots blancs tombent à gros flocons, étourdissants de légèreté ». Allez voir le tout!
JG_Ballard– LA BONTÉ DES FEMMES de J.G.Ballard, ed.Tristram. Ballard, peut-être le connaissez-vous par le cinéma : CRASH de D. Cronenberg est tiré d’un de ses livres. Défini souvent comme auteur de S F, il parle pourtant beaucoup de nous, des banlieues, des lieux de consommation. Ce livre, différent, est un roman autobiographique qui commence à Shanghaï où, séparé de ses parents, il a été interné dans un camp japonais pendant la guerre. Il n’insiste pas sur cette période mais montre combien toute sa vie en découle.
De très beaux passages, par ex, p 95 à 97 (au début d’études de médecine bientôt quittées, la dissection de cette femme médecin, j’ai bien dit : « de », pas « par »)

Avec ces livres, nous buvions, en blanc, un Soave classico, parfait à l’apéritif ou avec des fruits de mer, en rouge, un Baume de Venise du domaine des Garances : une note finale un peu sur le réglisse ou le fruit confit, des arômes soyeux. Ces vignerons indépendants produisent depuis au moins quatre générations.

Nous avons aussi évoqué :
ThomasPikettyLE CAPITAL AU XXIe siècle de Thomas Piketty, Seuil, 2013 :
montrant que le Capital l’a toujours emporté sur le travail, que la période de pire inégalité a été la mal nommée Belle Époque, que la création de la notion de cadre après 1945 et la croyance en la méritocratie, en l’ascenseur social pendant les 30 Glorieuses ont repoussé les inégalités qui reprennent actuellement, quand les revenus des capitaux sont supérieurs à la croissance. Limpide présentation d’un livre qui l’est aussi, parait-il.
LE DÉSORDRE DU MONDE d’Amin Maalouf auteur libanais, réflexion philosophique et historique.
Puis des romans : CHARLOTTE de D. Foenkinos, très différent de ses livres précédents par sa forme, vie d’une femme peintre juive morte en camp. LA NUIT de L’ORACLE de Paul Auster. VOIX ENDORMIES de Dulce Chacon, maintenant en poche, « magnifique », ont dit deux lectrices. L’EMBELLIE et ROSA CANDIDA d’Audur Ava Olafsdottir, chez Zulma. LE COLLIER ROUGE de J.Ch. Rufin. LES ANNÉES d’ Annie Ernaux : nos petites histoires dans la grande. SUR PLACE TOUTE PEUR SE DISSIPE de Monika Held, très beau livre sur l’amour au temps de la dénazification. LE FILS DU VENT d’H. Mankell dans lequel il joint ses deux lieux de vie : Suède et Afrique.

Grand plaisir de ces rencontres : le dialogue qui s’instaure entre personnes qui viennent sans trop savoir si cela leur plaira, reviennent, ne se connaissent pas, se voient de loin en loin, se découvrent des affinités, notent des titres, proposent d’autres lectures !

Comme on se mêle de tout : 22) les mots

Les gens lisent peu ; le papier n’est plus LE support mais nous sommes nombreux, vrais petits/grands (?) fous, à y croire : que ce soit Rue du Départ avec le petit dernier Toujours moins, de Nadia Bouzid et les 6 réalisations précédentes
ou des plus jeunes encore :
La RobeNoire– Les éditions La robe noire (belle image en linogravure : un corbeau, très Poe !), tenues depuis peu par les libraires des Mondes Magiques, rue Beauvoisine à Rouen. Leur premier livre est La fabrique de crimes, réédition d’un Paul Féval qui était devenu introuvable. Ils ont en projet des textes de Baudelaire et Swift.
Larenverse– La renverse, toute nouvelle maison aussi,  fête son lancement vendredi 13 mars à Caen. François David (cf : le livre-carnet de la collection Voyageur Minutes d’été) y co-écrit avec Isabelle Grout un recueil de poèmes pour enfants.

 

Les gens lisent peu, le papier n’est plus LE support mais on peut vous tuer pour cela… ou vous traîner devant les tribunaux, comme c’est le cas d’ Erri de Luca en ce moment.
Dans un sens, c’est rassurant : on accorde encore du sens et du pouvoir aux mots !

le Salon du Livre de Paris

SalonDuLivre2015Au Salon du Livre de Paris, sur le stand Normandie,

vous pourrez retrouver
Rue du Départ Editions,
ses livres dont

Toujours moins
et son auteur
Nadia Bouzid
qui signera de
17 h 30 à 19 h le samedi 21 mars.

Toujours moins

ToujoursMoinsÇa avance ! Pour l’instant à l’impression…

Un aperçu de la couverture d’Eric Enjalbert, le super dessinateur et maquettiste
de Rue du Départ !

Attendre, attendre, oui, je sais, c’est long… Mais un nouveau livre, ça se mérite, ça se fait désirer!

Pièce unique 6 : livrée à Jean-Louis Fournier, auteur de TROP, au festival le Goût des autres

A la manière de Lucien Suel (suite),
le polar de Carter Brown, série noire 1963 intitulé : L’ANGE AUX AILES DE PLOMB est devenu LA NAGEUSE PLOMBE DIX « A »… et une page de droite a donné par biffage : « Luxueuse féminité  face à l’état lamentable des hommes », une autre : « Il fait glisser des excuses jusqu’à la lèvre tuméfiée », une autre encore : « Ne perdez pas un lapin, plutôt un doigt ou la mémoire »…etc…
La livraison de la pièce unique n° 6 a eu lieu le samedi 24 janvier, au festival « le goût des autres » où Jean-Louis Fournier venait pour parler de son dernier livre, TROP (évoqué au Chat bleu de janvier, voir le post précédent).
Transcription de ce qu’a dit J.L. Fournier :
« TROP est né à Auchan, une suffocation venue du grotesque d’une société qui propose 11 mètres de brosses à dents. Et tout le monde a l’air de trouver ça normal ! Est-ce qu’on n’est pas dans la connerie, là ? On veut nous vendre du bonheur ? Le bonheur n’est sûrement pas dans les supermarchés, le bonheur, c’est beaucoup plus complexe. Cette société me fait peur. On est des enfants gâtés, gavés. Les pessimistes n’ont pas forcément tort : c’est peut-être de la lucidité de voir que le monde est une foire commerciale ! TROP, c’est un état des lieux. La solution ? Ce serait peut-être essayer de consommer moins, être Épicurien : prendre le plus grand plaisir aux choses les plus simples comme boire lentement un verre d’eau quand il fait chaud.
Ce livre-là est une respiration dans mon travail. Généralement, je donne de mes nouvelles. Le prochain, MA MÈRE DU NORD, est sur ma mère. Je suis en train d’archiver ma vie, je suis le greffier de ma famille. »

Un Monsieur : lucide ? pessimiste ? philosophe plutôt, à sa manière, sans se la jouer, avec un petit livre, joli (p 22), rigolo (p 29-30), nostalgique, caustique, de listes sur nos accumulations, nos frustrations toujours renouvelées et jamais comblées…

Quelque chose que vous pourrez retrouver, dans un tout autre registre, dans le livre de Nadia Bouzid, à paraître, à Rue du Départ Editions : TOUJOURS MOINS.

Prochain CHAT BLEU le 12 février : un vin-des livres

Quart d’heure publicitaire d’abord ! Bientôt… devrait sortir le 5e livre de la collection Voyage noir de Rue du Départ Editions :
TOUJOURS MOINS de Nadia Bouzid. On vous en reparle très vite !

Au Chat Bleu, le 15, nous pouvions boire :
– soit un rouge, puissant, « chargé », parfait avec un plat roboratif, d’un des plus vieux vignobles (il existait déjà au XIVe siècle) un Fitou du Château de Nouvelle, vigneron indépendant,
– soit un vin blanc perlé, léger, à la note florale, aussi d’un vieux vignoble français : un Gaillac.
Nous les accompagniions des livres suivants :
Trop– TROP de Jean-Louis Fournier, éditions La Différence 2014.
Jean-Louis Fournier participe au festival LE GOÛT DES AUTRES qui a lieu ce week-end, du 22 au 25 janvier, au Havre, au Magic Mirrors et a pour thème, cette année, l’humour. Charb aurait dû y participer et une des tables rondes a pour titre : « Rire pour résister au monde »….
J.L.Fournier écrit sans doute pour cela, résister au monde. Ses livres sont souvent liés à sa vie et il fait rire (jaune ? ou noir ? en tous cas, rire), de faits plutôt pesants. Cette fois, il s’agit de petits articles, de listes ou d’anecdotes qui rendent compte du trop plein, du beurre aux livres en passant par les touristes, de notre société de consommation. Lisez  « trop d’applaudissements » ou « trop de places assises » et riez.
Canada– CANADA de Richard Ford, Points, Prix Femina étranger 2013. Deux ambiances : une ville de garnison des années 50 aux USA  et un endroit plus ou moins désaffecté qui fait western avec son hôtel-bar-rendez-vous de chasseurs, au Canada. Voyage initiatique d’un jeune garçon entouré d’adultes peu fiables ou abimés.
– DE TOUTES LES NUITS, LES AMANTS de Mieko Kawakami, Actes sud, 2014 : une immersion dans la non-vie d’une Japonaise trentenaire. Aussi « philosophique » que TROP dans un tout autre genre. Tout se vaut : les vies de consommatrice croulant sous les sacs de magasins, de femme mariée s’ennuyant, de jeune célibataire active et libérée : rien n’assure le bonheur ni n’a vraiment de sens.
Puis il a été question de polars ou romans noirs:
HarryQuebertLA VERITE SUR L’AFFAIRE HARRY QUEBERT, prix Goncourt des lycéens 2012, qui tient en haleine, LE PACTE de Lars Kepler,  L’HOMME QUI AIMAIT LES CHIENS de Leonardo Padura chez Métailié qui évoque l’assassinat de Trotski, LE CHARDONNERET de D.Tart qui partage ses lectrices,
enfin de Steve Tesich, KAROO aux éditions Toussaint-Louverture,  de VIVA, le dernier Patrick Deville qui fait toujours voyager dans le temps et l’espace, ici au Mexique et de L’ENFANT DES MARGES de Frank Pavlof qui entraîne dans le Barcelone 1930.

A bientôt !

Prochain CHAT BLEU le 15 janvier ; un vin-des livres

Heureuse année de livres à tous ceux qui passent ici !

Nous sommes en retard : vous qui n’y étiez pas, ne savez rien du CHAT BLEU de décembre !
Nsenga nous a surpris avec le concept « Gourmandie », une sorte de marque déposée et deux… vins normands :
– l’un est un cépage auxerrois de raisin blanc : « les arpents du soleil », vin blanc sec, à expression de fruit, rare et bon.
– L’autre est plus étrange, pas un vin en fait mais un « cidre de glace », d’environ 10°, sucré, BœufCidreà boire frappé avec du foie gras ou un dessert. Le producteur s’appelle François-Xavier Craquelin, installé à Villequiers. Vous avez pu voir sur lui des articles et il sera dans le Thalassa de février sur la Normandie parce qu’il est vraiment original, cet homme qui, aussi éleveur, nourrit ses bœufs au cidre et voit leur viande arriver chez des chefs étoilés dont Tartarin.

En livres, nous étions aussi normands avec Julia Deck et son deuxième livre : LE Puvoirs_N° 119TRIANGLE D’HIVER aux éditions de Minuit, 2014. Normands parce que le livre commence et finit au Havre qu’elle décrit beaucoup et qu’elle a mis une phrase d’Auguste Perret en exergue. Histoire de femme, histoire contemporaine de recherche de travail et d’identité, ancrée dans le réel donc mais s’en échappant radicalement dans le même temps.
Normands encore avec le dernier livre de Jérôme Leroy, originaire de Rouen et attendu au festival du Polar à la Plage en juin 2015 : L’ANGE GARDIEN, Gallimard, collection série noire, 2014. On retrouve, de loin, des personnages du livre précédent : LE BLOC et le sujet : la politique mais le ton est plus humoristique. Berthet, « l’ange-gardien », est un tueur mais  esthète, poétophile : p48-49 :  » Tuer un lecteur de Michaux. Cela devenait de plus en plus dur, cette histoire. (…)Tuer un lecteur de Michaux. Quand même. Tuer un lecteur de Michaux, l’Unité croyait qu’il y en avait combien en France ? »
PluieEtVentPlus exotique : PLUIE ET VENT SUR TÉLUMÉE MIRACLE de Simone Schwartz-Bart paru en 1972, prix Elle 1973. On y suit l’alternance de bonheurs et malheurs vécue par plusieurs générations de femmes en Guadeloupe. C’est surtout une écriture belle et forte.

Ont aussi été évoqués : LADIVINE de Marie N’diaye, « beau », « extraordinaire », « mieux encore que TROIS FEMMES PUISSANTES », aussi histoire de transmission et de générations, aussi une écriture, ciselée. Les derniers Serge Joncourt, Lola Lafon, Sorj Chalandon. L’auteur Richard Brautigan. LES 12 TRIBUS D’HATTIE, premier roman d’Ayana Mathis aux éditions Gallmeister.
A bientôt !

Pièces uniques 4 et 5 livrées à Jacques Jouet et Olivier Salon (de l’OULIPO)

Dans la collection, qui n’existe pas (ou à peine), Aller simple aux éditions Rue du Départ, deux livres originellement de la collection Harlequin, caviardés à la manière de Lucien Suel ont été remis les 17 et 22 décembre à :
– Jacques Jouet : titre nouveau : Crêpe d’un évolué (titre originel: Couple de rêve).
Jacques Jouet est membre de l’OULIPO, publié aux éditions P O L, créateur de formes. On peut l’entendre aux Papous dans la tête sur France Culture, le rencontrer à Bourges, Pirou ou Bruxelles etc… pour des ateliers d’écriture oulipienne. La remise s’est faite par courrier, en lettre verte.
– Olivier Salon : titres nouveaux : L’antre bu d’un trois / L’âne brut d’un soir (t)
titre originel : Un troublant désir.
Olivier Salon également membre de l’Oulipo et rencontrable aux mêmes ateliers, est aussi alpiniste, mathématicien, musicien, écrivain.
ConferencePoireLa remise s’est faîte au théâtre Clavel dans le 19è arrondissement, métro Pyrénées, à l’occasion d’une représentation de la Conférence en forme de poire de et par Martin Granger et Olivier Salon. La conférence n’est plus jouée que trois fois. Qu’on se le dise. On y rit, oulipiennement.

Oulipo toujours:
au même théâtre, du 8 janvier au 15 février : Chant’oulipo, du cabaret avec des textes de F. Caradec, F. Forte, P. Fournel, J. Jouet, H. Le Tellier, I; Monk, J. Roubaud et O. Salon.

Oulipo encore :
l’exposition jusqu’au 15 février 2015 à la Bibliothèque de l’Arsenal à Paris avec, un jeudi par mois, jusqu’en juin, sur le site François Mitterrand BNF, les réunions du groupe à 19h. Entrée libre.

Les suites de Pirouésie 2014, avec Lucien Suel

Lucien Suel, à Pirou lors de son seul atelier d’écriture de la semaine, nous avait fait faire des « poèmes express », forme qu’il a inventée et pratique depuis des années : pages détachées d’Harlequin, biffées au feutre noir jusqu’à ne laisser qu’un texte de 23 mots au plus (voir son blog ou le n° 1109, p13 de la Nouvelle quinzaine littéraire) .

Sous_L_EmpriseDepuis septembre, je pratique ce(tte) biffage/biffure mais en ne détachant pas les pages, en produisant au moins un poème express par jour sur toutes les pages de droite, retravaillant aussi le titre, recouvrant le produit fini d’un papier très différent (provenant de Courrier international, Causette ou autre), le co-signant, l’estampillant Rue du Départ Editions et « créant » ainsi un nouveau livre, une PIECE UNIQUE. Emprunt à Lucien Suel, caviardage d’Harlequin, doublement fausse création donc mais… objet que j’envoie ensuite à un écrivain (un professionnel de la profession), un peu comme Cadéré et ses bâtons dans les années 1960 s’invitant dans des vernissages de galeries ou de musées, les y déposant.

Trois pièces uniques sont donc nées et ont été envoyées :
1)  à François David*, Être désir est coup net, no ?
(titre originel : Entre désir et soupçon)
2) à Lucien Suel**, Sous l’emprise d’un séducteur, we make poem
(titre originel : Sous l’emprise d’un séducteur, auquel j’ai ajouté un petit autocollant noir et jaune : we make poem.)
3) à Thierry Cazals***, Bouderie laquée mâle (t)
(titre originel : Le bouquet de la mariée)
Trois sont parallèlement en préparation.
Peut-être cela apparaitra-t’il dans le catalogue de Rue du Départ Editions dans une collection  nommée ALLER SIMPLE, PIÈCE UNIQUE.

– François David * : auteur de nos MINUTES D’ETE mais surtout de dizaines de livres dont UNE PETITE FLAMME DANS LA NUIT chez Bayard, réédité en poche en 2014.
– Lucien Suel** : auteur de JE SUIS DEBOUT aux éditions La Table ronde, 2014, il a aussi deux livres chez Folio et d’autres encore.
– Thierry Cazals***:  auteur par exemple de LE PETIT CUL BLANC DU LIEVRE aux éditions Motus.