Rappelez-vous !

Rappelez-vous …, quelques occasions de nous voir :

  • L’après-midi du vendredi 16 mai, au département INFO COM de l’IUT du Havre, au cours des cogitations organisées par le festival Terres de paroles et l’ARL, nous serons à la table ronde « Lectures, performances, musique » avec Lola Lafon auteure du super LA PETITE COMMUNISTE QUI NE SOURIAIT JAMAIS, un de ses musiciens, Olivier Meneux, directeur de Cliclic (agence régionale du centre pour le livre, l’image et la culture numérique) et Nsenga Sebinwa du Chat Bleu.
  • Les 17 et 18 mai, Rue du Départ aura un stand à « Passages de témoins », salon du livre de Caen, sur l’esplanade du château.
  • Le vendredi 23 mai, 18h15, au Chat Bleu pour un vin (de Loire)/des livres.
  • Le jeudi 12 juin —oui, on le sait, c’est l’ouverture de la coupe du monde… On vous engage à aller écouter R.J.Ellory à la Galerne à 18h puis à venir au Chat Bleu, à 19h30 pour un vin…brésilien et des livres.

Et comme on se mêle de tout : 20) Georges !

La revue Georges

La 6è Saison Graphique vient de commencer au Havre et un des rendez-vous est la présentation à la bibliothèque Salocrou de la revue trimestrielle pour enfants de 7 à12 ans …et bien plus grands, Georges.
Née en 2011 d’une équipe de filles (les éditions Grains de sel, Lyon), nous l’avions remarquée au salon du livre jeunesse de Montreuil. On ne la trouve pas en kiosque mais dans les bonnes librairies; elle a du style, du chien! Pas de numéro comme N°1 mais un pictogramme ; le dernier est N° poisson, celui d’avant N° chaussure. Elle comprend des histoires, des jeux et une rubrique où on apprend en s’amusant, aussi bien sur les Eames, architectes et designers (vous savez, le fauteuil beau et confortable cuir et coque de bois ?) que sur des personnages de livres, les sciences ou le bricolage : des sujets pointus ou décalés.
Les illustrations de Séverin Millet, de Marie Novion et bien d’autres  sont superbo-rigolotes. Georges traite juste les enfants  en lecteurs curieux et les lecteurs en enfants.
Donc allez voir l’exposition « chez Georges » et abonnez-vous à Georges !

Et comme on se mêle de tout : 19) Mauves en noir

Nous étions deux « Ancres noires » en visite à la 13è édition de ce festival en Pays de Loire, à taille humaine et à l’équipe très chaleureuse. Nous y avons retrouvé des auteurs venus au Havre : J.B.Pouy, P. Dessaint, J.H.Oppel, d’ autres que nous recevons cette année : A. Rambach, à une Babel session de la bibliothèque en mai pour RAVAGES ou les 14-15 juin lors du 12è « Polar à la plage », S. Loubière, M. Ledun, H. Sard et N. Jaillet et, évidemment, d’autres encore qu’on aimerait voir venir un jour peut-être, J. Guez,
D. Forma, H. Nicolas_JailletTezenas…

Nous avons assisté aux « gardes à vue » justement, de D.Forma  révélant son parcours californien, d’H.Tezenas, traducteur et auteur fasciné par le Brésil : interrogatoires serrés mais menés avec un gant de velours par Jeanne Guyon (revue 813). L’écrivain égyptien A. Towfik, interviewé par Christophe Dupuis, nous a parlé du roman noir dans les pays arabes et  S.Loubière a présenté les musiques qui ont accompagné l’écriture de BLACK COFFEE.
Lieu agréable, beau temps, soirée conviviale, un truc à revenir!

Un vin – des livres §7

    Ce jeudi, au Chat Bleu, c’était un peu le bazar : nous pouvions boire des vins d’Afrique du Sud ou un côte de Couchois (jeu de mot avec cauchois…) – Je vous dis : le bazar! mais  sympathique -.
    Les vins d’Afrique du Sud étaient un Chenin blanc, sec, fruité et un rouge de ce même producteur installé à Chablis que nous avons déjà croisé pour son vin produit au Chili: un Pinotage, entre Pinot et Cinsault, utilisé dans le Côte du Rhône. Ceux qui le préféraient pouvaient boire français : le côte de Couchois est un Bourgogne, assez proche du Haute-Côte de Beaune.
    Au bazar gustatif et géographique correspondait un panachage décomplexé de livres: 
– un roman noir économico-politique de l’Afrikaner, Deon Meyer, présent ce week-end à Quai du polar, à Lyon : LEMMER L’INVISIBLE, publié en 2008  puis en Points Seuil, nous emmène dans le monde des réserves animalières, enjeu touristico-écologique pour les blancs et territorial  pour les noirs.
– Autre roman noir, d’un auteur… américain…, Thomas H. Cook: LES LECONS DU MAL, 2011 au Seuil puis en collection Points. Construit (très) comme son dernier livre paru en France : AU LIEU-DIT NOIR ETANG avec un narrateur-personnage rendu solitaire par l’histoire qui a eu lieu dans les années 50. On est dans le delta du Mississipi, entre pauvres blancs et riches et il est question de responsabilité, de culpabilité.
     « Couchois »… « Cauchois » nous amenaient à des auteurs normands… qui ne parlaient pas… de Normandie:
– Annie Ernaux pour son dernier livre paru dans une nouvelle collection Raconter la vie qui se veut le « roman vrai de la société française », avec des textes documentaires courts. Celui-ci: REGARDE LES LUMIERES MON AMOUR évoque sous forme de journal l’hypermarché que fréquente l’auteure en banlieue parisienne. Elle s’y sent bien mais réfléchit sur sa place dans notre société: p.41: « C’est la grande distribution qui fait la loi dans nos envies », p.38: « De plus en plus sûre que la docilité des consommateurs est sans limites ».
– François David (que nous recevons au Havre à la Galerne, le 15 avril et à Fécamp au chat pitre le lendemain): HOMME, aux éditions Motus: un format singulier, couleurs vives et typographie au service d’une humoristique définition de l’homme. Pour faire le lien avec les poèmes de MINUTES D’ETE, nous avons aussi abordé les deux si jolis petits livres parus chez Esperluète éditions: LA PETITE SOEUR DE KAFKA, grave et MAUPASSANT ET LE JOLI COLLEGIEN, libertin, léger.

     Puis il a été question de THEOREME DE STAEL, 25 pages pour mieux voir l’exposition Nicolas de Stael qui a lieu au Muma, au Havre à partir de juin.
    De romans étrangers:
– de Jon Kalman Stefansson, la trilogie si poétique chez Folio de nouveau évoquée,
– LA LETTRE A ELGA  chez Zulma,
– le régime communiste vu par le Niki de NIKI, L’HISTOIRE D’UN CHIEN du Roumain Tibor Deri,
– LE FAKIR QUI VOYAGEAIT DANS UNE ARMOIRE IKEA, de Romain Puertolas, ed. Dilettante: drôle et profond,
– CONCERT BAROQUE d’Alejo Carpentier: Venise et la musique,
    de textes français:
– L’ECHANGE DES PRINCESSES de Chantal Thomas,
– LA PASSAGERE DU SILENCE de Fabienne Verdier,
– REPARER LES VIVANTS de Maylis de Kerangal,
– MAINTENANT OU JAMAIS de François de Closets.

    Beaucoup de références et d’autres encore à découvrir avant (ou après) notre prochaine rencontre, un vendredi cette fois, le 23 mai.

Dates de rendez-vous… et comme on se mêle de tout :18) danse

Retrouvez-nous au Chat bleu le jeudi 10 avril, à 18h15,
retrouvez Nicolas Jaillet à Mauves-en-noir les 12 et 13 avril,
retrouvez-nous avec Nicolas Jaillet et François David à la Galerne au Havre le mardi 15 avril, à 18h,
retrouvez-nous avec François David au Chat pitre à Fécamp le 16 avril, à 15h30.

La danse contemporaine vivait cette semaine au Havre, au Volcan Maritime avec corps de walk, chorégraphie de Sharon Eyal créée par la Compagnie Nationale Norvégienne de Bergen et Kudu, création de Gregory Magoma et Eric Truffaz avec la compagnie sud-africaine Vuyani Dance Theater et le quartett. Deux ambiances très différentes mais énergie équivalente et danseurs d’exception. Beauté froide du travail collectif contre narration des corps amoureux et souffrants.
La danse encore, au cinéma, avec Dancing in Jaffa, documentaire de Hilla Medalia sur  Pierre Dulaine faisant danser ensemble jeunes enfants israéliens et arabes, « ennemis » donc mais aussi personnes de classes sociales et de sexes différents. Le suranné de la danse de salon contre la guerre. Ne soyons pas bisounours; le problème palestinien n’est pas résolu mais des rencontres ont eu lieu, des parents ancrés dans leur communauté se sont côtoyés, des gestes d’abord impossibles ont été faits, du rythme a été trouvé ensemble, des peaux se sont touchées, ce qui dans les deux religions, musulmane comme juive, est visiblement problématique. Et c’est peut-être cela le plus beau, ce rapprochement entre filles et garçons qui ouvrirait…, un jour,… à un début d’autres relations…
…vous avez dit : « pas bisounours »?!…

De retour du Salon de Paris

Salon-du-livre

Luxe et volupté ! : Un excellent salon pour Rue du Départ !
Des lecteurs qui nous suivent sur ce site, dans les salons et qui nous ont fait confiance, reviennent pour d’autres titres. Des rencontres aussi, beaucoup, nous confortent dans l’idée que nous faisons un beau travail.
Très sympathique, le passage sur le stand d’auteurs du noir que nous aimons : Marc Villard, J.B.Pouy, Hafed Benotman, Laurence Biberfeld, Dominique Delahaye, Nicolas Jaillet …, de responsables d’institutions et de manifestations qui nous connaissent ou nous découvrent.
Porteur, le soutien de l’ARL de Haute-Normandie et de la FILL: Fédération Inter-régionale du Livre et de la Lecture. Nous les remercions de la visibilité que nous donne la plaquette (reproduite dans le post précédent) et nous sommes sensibles aux compliments, nous l’avouons… (Etre présentées comme des « femmes d’exception » !!!!!!!!!!!, p.11 du catalogue du Salon. Bon, d’accord, il n’y a peut-être que nous qui avons lu cette page sur les 352 qu’il comporte…)
Enfin, soulignons le bel accueil (surprise d’abord, puis adhésion) fait à notre nouvelle et si jolie collection de micro-livres-carnets, à l’occasion, entre autres, de la signature de François David.
Merci à Sophie Fauché de l’ARL qui a réalisé un diaporama des photos du salon.

Salon du livre de Paris du 21 au 24 mars 2014

Porte de Versailles, stand Normandie, en E49-E59,
nous y serons, heureux de vous retrouver.
Chic, nous sommes présents sur la newsletter de la
Fédération Interrégionale du Livre et de la Lecture !
François David signera vendredi 21 mars, de 17 à 19h.

CA Y EST !!!!!!!!!!!!!!!

Ils sont là ! Ils sont beaux ! Ils sont doux à l’oeil et à la main ! ce sont les livres-carnets de Voyageur (voir image dans le post précédent). Les compliments pleuvent sur les proportions – parfaites, si si…-, les couleurs, les textes, les dessins. Etonnement et intérêt des libraires pour le « concept » : « c’est beau et c’est gonflé! Cela donne le moral » : B. Lecuru, librairie Les schistes bleus à Cherbourg. Même enthousiasme à la librairie Ryst de Cherbourg. Acceptation d’auteurs comme Soluto de poursuivre l’aventure. Oui, cela donne le moral !
Vous pourrez nous retrouver :
–  sur le stand Normandie du Salon du Livre de Paris du 20 au 24 mars
– à la Galerne au Havre, le mardi 15 avril avec les auteurs Nicolas Jaillet et François David
– au Chat pitre à Fécamp, le mercredi 16 avril avec François David
– à une « cogitation » au sein du festival Terres de Paroles, au Havre le 16 mai
– à Passages de témoins, salon du livre de Caen les 17 et 18 mai

Un vin – des livres § 6

Seconde de publicité : les jolis petits livres-carnets de notre nouvelle collection: Minutes d’été et Autochtone(s) sont toujours chez l’imprimeur et nous sous pression, plus que les auteurs, François David et Boris Tesnière qui vivent leur vie… L’un habitué et l’autre pas à se voir imprimés.

Minutes d'étéautochtone(s)-05

 

 

 

 

 

 

 

Au Chat Bleu, le 6 février, nous goûtions, pour le nouvel an chinois ou fête du Tet, du vin chinois. Pas de grimaces, svp! nous avions affaire à des cépages français, ni contrefaçon, ni mauvais produit, cultivés sur place, au nord-ouest de la Chine, et importés par des Français : un rouge Cabernet Sauvignon et, en blanc, un Chardonnet. Nous, nous avons apprécié le rouge d’une force certaine mais agréable. Et nous avons eu envie de parler, non seulement de livres, mais aussi d’archi :
Allez voir les bâtiments de Wang Shu, lauréat 2012 du prix Pritzker, l’équivalent du prix Nobel en architecture: la bibliothèque de l’université de Wenzheng, le musée d’histoire de Ningbo par exemple : simplicité et majesté!
Et aussi de cinéma : celui de Jia Zhang-Ke dont est sorti en 2013 A touch of sin et qui sait parler de sujets qui fâchent. Il avait déjà, entre autres, réalisé un fabuleux film sur les lieux du barrage des Trois Gorges, avant la fin des travaux titanesques accomplis par les petits bras de milliers de migrants, avant le départ obligé des populations. Dans son dernier film, c’est la violence des individus qui est pointée, contre les autres ou contre soi, toujours légitimée par la violence de la corruption et de l' »économie socialiste de marché » (Deng Xiaoping : « Qu’importe qu’un chat soit gris ou blanc pourvu qu’il attrape les souris »….)
Cette citation est extraite (parce que nous avons quand même parlé livres) du texte documentaire de Rachel Delcourt sur Shanghaï, ed. de l’Aube 2008. Sinon, quoi de mieux, pour apprendre simplement sur un pays que de lire des polars ou des romans noirs? Si vous devez n’en lire qu’un de Qiu Xiaolong, lisez le premier paru en France: Mort d’une héroïne rouge, ed. Points. Le héros, l’inspecteur Chen, cultivé et sensible est aussi poète, plus un clône de son créateur que d’un réel policier chinois si l’on en croit Jaune camion de Mi Jianxiu, alias Michel Imbert. Ce Français voyageur écrit  toujours sur la Chine mais sous son vrai nom. Jaune camion présentait une Chine de l’intérieur, rurale, boueuse.
Supplice chinois enfin, la relation amoureuse vue par Emmanuelle Pagano dans Nouons-nous  paru  en 2013 aux éditions POL. C’est souvent cruel. Des couples à tous les âges de la vie, dans de courtes fictions Enfin, pas si fiction que ça, il y a de l’autobiographique et de l’entendu dans ce livre.

-Mo Yan a été évoqué aussi, évidemment, avec Au pays de l’alcool. Mais aussi Le lotus bleu qui montre le quartier des Légations de Shanghaï, Les funérailles célestes que plusieurs connaissaient et apprécient, des images du XIXè, sur plaques de verre, visibles au musée N.Niepce et qu’Henri Michaux a trouvées si belles de… supplices chinois ou « des cent couteaux »
-Puis on a parlé d’autres lectures, plus récentes et souvent moins orientales:  Persécution, très fort, d’A. Piperno, du dernier Michèle Lesbre Ecoute la pluie, à lire comme tout ce qu’elle a écrit, d’un thriller écologique Abysses, de Priez pour nous de Lionel Duroy, du texte sur Mandela d’où est sorti le biopic récent, du Quatrième mur de Sorj Chalandon, présent au Goût des Autres, de l’oeuvre de la Vietnamienne Duong Thu Huong.
Qu’on se le dise, le prochain Un vin / des livres a lieu au Chat Bleu, le jeudi 10 avril. Nous vous y attendons aussi nombreux, à partir de 18h15.

Et comme on se mêle de tout : 17) nous et Le Havre

     Les deux premiers livres-carnets de VOYAGEUR sont sous presse et nous … sous pression : nous attendons avec impatience d’avoir en mains les haïkus de François David, les courtes proses de Boris Tesnière et les dessins qui les accompagnent!

    En janvier, Le Havre a brillé, brillé, brillé. Avec deux festivals concomitants, un de littérature, le Goût des Autres, l’autre de danse contemporaine,Pharenheit et la présence de France-Culture. Pour leur quatrième étape de « Villes en campagne », les émissions d’Hervé Gardette et Laurent Goumarre ont été enregistrées en direct à la librairie la Galerne dont le propriétaire, Serge Vanstock livrait aussi, sur cette même antenne, toute une semaine, ses coups de coeur pris dans l’actualité littéraire. Culture donc et économie : Le Havre est la 12è ville de France, avec 175 000 habitants, 2è port de France, 6è au niveau européen. Ses points faibles : la perte d’environ 1 000 habitants par an et un taux de chômage plus fort que la moyenne nationale. Ses points forts : son port, appartenir au Patrimoine de l’Unesco avec l’urbanisme d’Auguste Perret, ce qui l’a fait entrer dans le tourisme international et, peut-être, fait accepter à sa propre population, jusque là nostalgique de la ville d’avant la destruction et réfractaire à l’architecture de béton, rectiligne des années 50 comme courbe d’Oscar Niemeyer.
   Autre point fort, Le Goût des autres, 3è édition, rassemblait écrivains et comédiens autour du thème de la guerre. J.Hatzfeld, S.Chalandon, S.Mukasonga, R.Confiant, G.Aubry étaient interviewés et servis par des lectures. Céline était dit par Denis Lavant, magistral. Trois enfants du pays étaient là : L.Corvaisier qui  peignait sur des textes de Peguy, Aragon et Apollinaire accompagnés musicalement; L.Ruquier et Ch.Ono-dit-Bio étaient les deux voix, sobres, d’ Inconnu à cette adresse de K.Taylor. Un bon festival décidément, avec ses 10 000 entrées, mieux que l’an passé..