Grosse activité du polar du 12 au 15 juin au Havre !
R.J.Ellory est venu, le 12, à la Galerne pour MAUVAISE ÉTOILE chez Sonatine. Il nous a livré qu’enfant orphelin, sa seule consolation était les films des USA, que ce pays le fascinait, était ainsi devenu naturellement le lieu de ses romans, qu’il était un « junkie » de la recherche documentaire, qu’il ne faisait pas de plan, ne savait pas où allait son livre et que sa spécificité était de ralentir la lecture, jouer avec les nerfs du lecteur.
Le festival du Polar à la plage n°12 : international, intense, réussi!
Comme à Mauves en noir, une équipe de bénévoles efficace et sympathique gère un festival à dimension humaine et ambiance d’enfer. Cette année, le prix des Ancres noires est revenu à Colin Niel pour LES HAMACS DE CARTON, son premier livre : cela se passe en Guyane française, pose les problèmes de l’appartenance, de la migration. Son deuxième livre est déjà sorti aux éditions du Rouergue.
Temps forts —entre autres— :
- les échanges dans le bus :
entre Victor del Arbol et Abdel Hafed Benotman qui, avant d’écrire, ont été chacun d’un côté de la barrière judiciaire, policier en Espagne et prisonnier en France.
Entre deux traducteurs de langues rares, Eric Boury (de l’islandais pour, entre autres Arnaldur Indridason) et Thierry Marignac, auteur aux éditions Rivages et russophone.
- Temps fort comme toujours, le moment où les écrivains entendent pour la première fois leur chanson interprétée, lors du concert de sortie du CD, cette fois au Tétris.
- Temps fort et au Tétris également, la lecture musicale des HARMONIQUES, de et par Marcus Malte avec le guitariste Emile Mélenchon. Deux personnes pour rendre compte de l’amour pour une morte et de la violence des Balkans, années 90. Economie de moyens, rythme et efficacité.
- Temps fort enfin pour Rue du Départ : Corinne Belet, comédienne, lisait lors des deux lectures organisées par la bibliothèque, de larges extraits de LA MAISON de Nicolas Jaillet et rendait parfaitement l’atmosphère du livre. N.Jaillet qui assistait à l’une des séances et pour qui c’était une première, en a été remué.
– LOIN D’ODILE de Christian Oster (1998) :
– De Patrick Deville (écrivain voyageur, directeur littéraire de la M.E.E.T. qui, depuis 20 ans, à Saint-Nazaire, publie une revue du même nom, accueille en résidence des écrivains étrangers, propose lectures, colloques : le dernier en date, à l’abbaye de Fontevraud, sur Julio Cortazar, avait lieu les 23 et 24 mai) : PESTE ET CHOLERA, prix Fémina et prix du roman FNAC en 2012. Après trois livres traitant de trois continents différents, Deville s’est intéressé à — prenez-le au pied de la lettre — un « illustre-inconnu », Alexandre Yersin (1863-1943), le découvreur du bacille de la peste, Pasteurien, médecin, marin, agronome etc, installé en Annam. Comme dans ses précédents romans, Deville mêle histoire et géographie.
– De Tanguy Viel qui vécut un temps à Tours : L’ABSOLUE PERFECTION DU CRIME, 2001. Encore un auteur Minuit… mais plus jeune, pas la même patte. Un casse finit en film noir avec une trahison, une courte poursuite, une vengeance et en western avec un duel sans merci. Ça s’installe doucement puis l’écriture hyper-efficace nous entraîne toujours plus vite.
Tezenas…