Partir léger, un an de chroniques dans Libération, paru chez Actes sud en 2020 est la Pièce Unique N° 131. Pas un roman, donc mais de courts textes en lien avec le voyage. Interviewé sur France Inter, Pierre Ducrozet disait : « Voyager, c’est apprendre que l’on n’est rien du tout. » Il doit avoir besoin de le ré-apprendre assez souvent puisque il en est à plusieurs « tours du monde ». Dans celui-ci, il dit la vie du corps sur l’ Anapurna comme dans Kao San Road à Bangkok, nous fait côtoyer Henri Michaud et Nicolas Bouvier, dit son admiration de Patrick Deville. Il parle aussi d’écologie, de politique et un peu de la pandémie puisqu’elle a arrêté son périple au Japon.
Quelques « Poèmes Express » issus de Partir léger :
– Lu l’histoire d’une boîte à outils, un programme de vie.
– S’apercevoir que le je en a plein le cul du toi. Tes mains, épaules, couettes. T’écarter.
– Un regard suisse imaginait les tropiques.
– Des milliers se tordent, giclent et s’emportent.
– Son odeur avait une épaisseur. On vient de prendre une bière.
– Le sidérant se noue, l’impardonnable s’efface, il y a crise.
Partir léger, en P. U. 3 en 1, est envoyée à Martine S., rencontrée à écrivains en bord de mer, pas vraiment par hasard.





« Je vois une chose, elle m’émeut, je la transcris comme je la vois. Je m’abstiens de tout commentaire dans ma façon d’en parler. Si j’ai bien décrit la chose, il pourra y avoir quelqu’un pour être ému à son tour, mais aussi quelqu’un pour dire : Mais Bon Dieu, qu’est-ce que c’est que ça ? Peut-être les deux auront-ils raison. »

