Le n° 25 est à partir de :
Hôtel du Nord d’Eugène Dabit (1898-1936), son premier roman publié en 1929, plus ou moins à compte d’auteur chez Robert Denoël. Beaucoup connaissent ce titre mais surtout du fait du film de Marcel Carné avec Jouvet et Arletty, tourné en 1938, après la mort de Dabit, lors d’un voyage en URSS avec Louis Guilloux, Jacques Schiffrin et André Gide.
Le scénario était de Henri Jeanson. Roger Martin du Gard, dans une lettre d’avril 1939 dit : » J’ai vu le film Hôtel du Nord; j’ai passablement souffert. Cela, était-ce utile? (le nom de Dabit n’est même pas sur le programme!) ». Le même avait écrit à propos du projet de ce film en 1933 : « …je ne crois pas qu’il soit possible de tirer un film « pour le public » d’Hôtel du Nord. A moins d’y ajouter une intrigue centrale. » Ce qui a été fait, alors que le livre était constitué de petites nouvelles, portraits, moments de vie de clients ou de gens travaillant dans l’hôtel, quai de Jemmapes, comme celui tenu par les parents de Dabit de 1923 à 1942.
C’est devenu, aux éditions Rue du Départ, L’drone du lot H…
Voici quelques poèmes express qui en sont sortis :
– Des taches d’un noir épais, une lumière grise, un bois blanc.
– Tout est oublié des battements de coeur, de l’ardeur… C’est la dernière corvée.
– Maladroite, elle tenait son amant par des nudités qu’elle rhabillait.
– Que de petits clients à tranches rouges avec fusibles !
– Une lueur d’argent niellé ne quittait jamais la femme.
– Autour de gardes à cheval et vaches à roulettes, les grévistes.
Il est envoyé à Laurent Delabouglise, directeur du C R L de Basse Normandie et président de la F I L L, Fédération Inter-régionale du Livre et de la Lecture, hyper-présent dans les salons comme ceux de Caen, de Paris, entre autres sur le stand Normandie, homme de conviction, très investi. Nous le remercions pour son soutien à Rue du Départ avec, par exemple, le petit catalogue des éditrices en régions distribué Porte de Versailles en 2014.
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Au Havre, comme d’habitude, il s’en passe !
Au Havre, du 28 septembre au 2 octobre, c’était le festival Ciné salé. La deuxième édition. L’occasion d’apercevoir Philippe Huet qui, avant d’être « libraire à la Galerne » l’après-midi du 8 octobre,était membre du jury. Nous n’avons pu voir que deux des films. – de Evangelina Kranioti, plasticienne passée entre autres par le Fresnoy, le
documentaire Exotica, érotica, etc, de superbes images (« mais ça, on est habitués ; c’est le cas depuis le début des projections ! » nous dit Ph. Huet), un angle d’attaque étonnant : les marins et les femmes.
– d’Emanuele Gaetano Forte (25 ans), Al di là del resultato, une (auto)fiction qui évoque l’ennui d’une génération coincée entre montagnes et mer, dans la petite ville de Formia. On pense aux Vitteloni de Fellini ou à Nanni Moretti. C’est doux-amer, potache.
–
Le jeudi 6 octobre, à la Galerne, Marcus Malte vient présenter son nouveau livre chez Zulma. Les Ancres noires y seront et ceux qui veulent continuer de parler de livres le pourront, au Chat Bleu, à partir de 19h30 !
Pièce unique n° 24
La pièce unique n° 24 a été composée à partir de Les raisins de la galère de Tahar Ben Jelloun, paru en 1996, trouvable en Folio. Ben Jelloun, poète, romancier, journaliste, se présente comme un « intellectuel de culture musulmane » et écrit surtout depuis quelques années des livres qu’il veut pédagogiques, visant à faire comprendre et accepter les différences culturelles et la cohabitation. Le court roman Les raisins de la galère en fait partie, présentant une jeune femme d’origine maghrébine soutenue par son père, ambitieuse, libre. La critique va autant aux « frères » qui viennent lui dire ce qu’elle doit faire qu’à l’administration française
Son titre revu et corrigé est : a) gardenal, les lisières…
Et voilà quelques exemples de ses « poèmes express » :
– Un cou ne savait pas comment renoncer à une relation sérieuse avec une grande gueule.
– Un vent plein d’hélicos dépose un imberbe au bout des doigts.
– En attendant le plaisir, on dirait qu’on a eu de la chance : observer puis se défaire.
– Un drapeau noir. Je me love dedans. Il fait sombre, doux; c’est clos, étroit.
– Un gars piquait les bras de cette bande de ratés dès leur douzième année puis s’éclipsait.
– Aide-moi à vivre les murs,
Aide-moi à échouer à préparer l’avenir.
Le livre à double lecture a été envoyé à M.H. Vernay qui, à Pirouésie 2016, a coordonné pour la deuxième fois le « off » et a proposé, avec deux autres, des animations pour ceux qui craignaient le « sérieux », le « professionnalisme » des ateliers oulipiens « in ». On peut supposer que ceux-ci se sentiront, dès l’an prochain, aptes à entrer dans le « in » tant la qualité était équivalente.
Par ailleurs, le texte de Ben Jelloun s’accorde avec les sujets de conversation que nous avons eus à Pirou, avec M.H. Vernay, du fait de sa profession et de son engagement social.
Les livres du Chat Bleu de septembre
Tout d’abord, un complément d’informations sur les dates :
– Le 6 octobre se fera en deux temps pour ceux qui le veulent : 18h à la Galerne pour l’interview de Marcus Malte, auteur de romans noirs venu déjà plusieurs fois au festival du Polar à la Plage. Puis, à 19h30, au Chat Bleu.
– le 3 novembre.
– le 8 décembre.
Les vins, le 6 septembre, étaient un Fitou rouge et un blanc d’agriculture biologique, une côte catalane, Magda, du domaine de Besombes : fraîcheur et minéralité. Ce dernier est achetable en « grains », la monnaie locale trouvable au Crédit coopératif et dans les magasins qui la reconnaissent comme Le Chat Bleu. (Pour information : 20 € = 21 grains)
Les livres :
– Eté oblige, des polars en poche, intéressants, efficaces, et prenants : Code 93 d’Olivier Norek, un policier qui travaille dans le 93 et en parle bien, Suave comme l’éternité de George Pélécanos (USA) : quartier noir, bandes et flics, Ceux qu’on aime de Steve Mosby
(GB), un thriller, Le policier qui rit de Sjöwall et Wahlöö (Suède), une réédition d’un livre des années 60 qui vaut plus pour l’ambiance et l’enquête que pour le dénouement, Mapuche de Caryl Ferey, auteur voyageur (qu’on espère revoir au Havre en juin 2017), cette fois dans l’Argentine encore abimée par les suites de la dictature.
– Les émeutes raciales de Chicago, 1919 de Carl Sandburg aux éditions Anamosa, 2016 : un texte écrit à l’époque, une explication sociologique des événements avec, en plus, un cahier documentaire : photos, liste des victimes, bibliographie et une longue préface de 2016. Complètement d’actualité si on se souvient qu’en juin, on comptait déjà aux États-Unis 122 morts afro-américains.
– Manger fantôme de Ryoko Sekiguchi, éditions Argol. L’auteure japonaise, aussi traductrice, était à La Baule, à ÉCRIVAINS EN BORD DE MER. Ce petit livre, entre poésie et anthropologie culinaire, évoque la possibilité de manger la brume, la transparence, le lieu, le symbole… Le dernier chapitre, s’il ne nomme jamais Fukushima, ne parle que de ça.
– Quand un soldat de Thierry Illouz, (2003, Fayard). Invité par Marie Nimier à La Baule, cet avocat écrit du théâtre (qu’il peut aussi jouer, au théâtre de Rond-Point), des chansons (avec Marie Nimier), des romans. Quand un soldat commence avec un homme revenant de la guerre, en ramenant un autre, mort. Puis on comprend son désir, ses difficultés, le tout dans une langue superbe.
Mais aussi :
Deux autres polars de Jussi Adler Olsen (Dk) ou de Ian Manook (France, lui aussi venu au Havre au Polar à la plage en 2015 et 2016… Il devrait revenir en 2017), D’acier de Sylvia Avallone, chez Liana Levi Piccolo, l’amitié entre deux adolescentes dans une Toscane loin du tourisme et du plaisir. De nouveau, Le quatrième mur de Sorj Chalandon qui a marqué beaucoup de lecteurs. Le saule de H. Selby (1998), une écriture musicale dans laquelle il faut entrer : le Bronx, sa violence. D’autres Japonais : Shuichi Yoshida aux éditions Philippe Picquier, avec deux livres Mauvais et Parade ou, plus reconnu ici : Haruki Murakami : Au sud de la frontière et à l’ouest du soleil. Un essai d’actualité, Comprendre et combattre la propagande terroriste de Ph.J. Salazar. Enfin, le journal de tournage du film Des dieux et des hommes de Jean-Marie Frin, dont il sera question aux Enfants Sages, le 14 septembre avec les éditions Le Vistemboir.
Pièce unique n° 23 : James Agee !
James Agee, vous le connaissez pour Louons maintenant les grands hommes, avec les superbes photographies de Walker Evans, paru en 1941 aux USA et en 1993 chez Plon, dans la collection « Terre humaine » : une enquête en Alabama, auprès des fermiers touchés par les suites de la crise de 1929. Ce reportage avait été commandé par la revue Fortune mais pas publié tout de suite. Trop dur à avaler…
La même revue avait commandé à Agee un article sur Brooklyn en 1939 et cela avait donné un « Poème-reportage », Brooklyn is… paru seulement en …1968… Aux mêmes idéaux, les mêmes effets. En France, Christian
Bourgois, collection « Titres », l’a édité en 2010. Et c’est beau : une promenade, un panoramique sous forme de liste : des rues, des maisons, des gens, des animaux, des gestes, des mots. Et c’est fort : cela dit la pauvreté, le racisme…
Brooklyn existe est devenu, en version « Pièce unique » : Koons y el Brexit…
Il est offert à C. G. qui revient de New York. C’est une « passeuse ». Elle enseigne, y croit et aime les livres. C’est elle aussi qui nous a présentés à Nadia Bouzid, alors auteure de deux romans, dont nous avons publié trois nouvelles : Toujours moins.
Voilà quelques extraits de la Pièce Unique n° 23 :
– Dans les élégants immeubles scandinaves en bois, vagues et bouchés, les yeux des hommes.
– La façade du jeune couple : ou brillance chimique ou morbides heures.
– Bardeaux asphaltés
Magenta de religiosité
Beautés noyées.
– Un enfant commence un dessin abstrait, sa mère reproduisant des phallus.
– Rideaux sans fenêtre assez large pour laisser passer la conduite intérieure.
– Les Indiens, 16% des Juifs méritent d’être présentés.
Prochains rendez-vous : Chat Bleu et… :
Nous pourrons nous retrouver au Chat Bleu les jeudis :
– 8 septembre
– 6 octobre
– 3 novembre
Nous pourrons aussi nous rencontrer aux Enfants
Sages le mercredi 14 septembre pour une soirée cinéma et littérature avec Marie Gaumy, documentariste et Emmanuelle Chevalier des éditions Le Vistemboir. Il y sera question entre autres d’audio-description et d’un journal de tournage de Jean Marie Frin, comédien.
A bientôt !
Pirouésie, Philippe Lemaire et librairie Ryst
A Pirou, c’était comme toujours bonne humeur et folie d’écritures ! Textées, rondels, Chicagos, haïkus, troubles de poèmes, tankas et autres poèmes avec muses se sont succédés. C’était le spectacle des jeunes sur le thème de la rupture et Titus et Bérénice, entre autres textes, ne leur faisait pas peur. Ouah !
C’était Philippe Lemaire et son atelier de collage. Philippe Lemaire qui anime La Nouvelle Revue Moderne depuis 2002, qui illustre de nombreux livres ( Le pont d’Annie Saumont aux éditions du Chemin de Fer par exemple), jouant avec des papiers déchirés, découpés, surtout pris dans des revues du XIXème siècle. Du noir et blanc, chic et intrigant. Des rapprochements d’images. Fantastique et surréalisme.
C’est à lui que nous avons envoyé notre Pièce Unique n° 22 constituée à partir de Seventeen de l’écrivain japonais, prix Nobel 1994, Kenzaburo Oé, une nouvelle de 1961 sur l’adolescence et le fanatisme, on ne peut plus contemporaine !
Devenu Net en sève, voilà quelques exemples de poèmes express :
– L’infirmière porte des lunettes, dévore les livres, seule à se souvenir de mon sexe.
– L’intensité d’une paume, un vœu aussi réalisable qu’une conscience.
– Ce qui terrifie dans le temps infini, c’est excréments, puanteur et néant.
– Depuis qu’il a été plaqué par un mec de droite, il claque des étudiants de droite.
– Dissimulé à jamais, le pouvoir avait perdu tout sens et s’effondrait de lui-même.
– Seul comble du bruit de pluie dorée.
Après Pirouésie, nous sommes allés à Cherbourg et avons rencontré le nouveau libraire de la grande et belle librairie Ryst. Il nous a fait très plaisir en se souvenant de notre Ville de Nuits, en trouvant superbes nos maquettes et en accueillant avec confiance Vaut mieux partir !
Pirouésie 2016 : nous y serons
Pirouésie, dans la Manche, à Pirou, c’est la dixième année avec :
– Jacques Jouet, Olivier Salon : des Oulipiens,
– Bruxelles Ba-belle, Zazie Mode d’Emploi de Lille, Vibpoes de La Rochelle : des « Oulipotes »
– des lectures, des ateliers d’écriture, de gravure (Fanny Bizien, Marie Vilain), de collage (Philippe Lemaire) et bien d’autres découvertes.
Rue du Départ Éditions, autres « Oulipotes », seront sur la table du libraire.
Passez, marchez, lisez, écrivez, écoutez, participez à Pirouésie du 1er au 5 août !
A signaler, un article de Dominique Baillon sur Vaut Mieux Partir, le petit dernier de Rue du Départ dans la revue en ligne LES ENCRES VAGABONDES.
Ecrivains en bord de mer + Pièce unique n° 21
Du 13 au 17 juillet 2016, avait lieu la vingtième édition d’ Écrivains en bord de mer à La Baule. Ce festival a été créé par Brigitte et Bernard Martin, des éditions Joca Seria à Nantes. Si ce festival a 20 ans, nous n’y assistions, nous, que pour la 6 ème fois. Chaque fois, nous avons découvert des auteurs hyper intéressants, —cette année, Noémi Lefebvre, ed. Verticales : L’État des Sentiments à l’Âge adulte (2012), L’Enfance politique (2015)—, pu entendre des lectures par les auteurs eux-mêmes de textes à paraître —cette année, Chloé Delaume : Les Sorcières de la République et Philippe Forest : Crue qui sortiront le 18 août mais aussi Tanguy Viel et Yves Pagès, encore en cours d’écriture—.
La spécificité de cette édition était l’invitation d’écrivains par des familiers du festival, ainsi Mathias Enard dialoguait avec Camille de Toledo, deux vrais humanistes et Guénaël Boutouillet interviewait Ryoko Sekiguchi, auteur du superbe petit Manger fantôme, ed. Argol (2012). De très beaux moments.
Pour cette raison, c’est à Brigitte et Bernard Martin que nous avons envoyé notre Pièce
Unique n° 21 : L’Invention de Morel d’Adolfo Bioy Casares (Argentine, 1914-1999), devenu Devenir Motel, loin. Ce roman paru en 1940, traduit en français en 1973, trouvable en 10-18, nous transporte dans une île a priori déserte où est arrivé le narrateur, un homme en fuite. Il est confronté tout à coup à d’autres personnes. Parmi elles, Morel et une femme, Faustine dont il tombe amoureux. Mais ces personnes ne semblent pas le voir…
Découvrez la suite…
Voilà quelques exemples de poèmes express extraits de Devenir Motel, loin :
– Il y a des montées fatales de tapis persans dans la cale d’un bateau.
– Un homme tout petit imagine trois destins de femmes qui ont donné naissance aux détails.
– Bien que tout se déroulât dans l’intérêt des intrus, nous avons acculé les enfers à avoir chaud.
– Pas un seul n’admettra qu’il exige de la caméra un legs de simulacres.
– Mon problème est d’arrêter de mourir. Je n’ai déjà que trop écrit sur les ombres.
– Cinquante minutes de retard et cinquante minutes d’avance ajouteront ce qui manque à l’éternel.
Pièce unique n° 20 et éditions Impeccables
La pièce unique n° 20 est faite à partir du roman LE BOUCHER DE KOUTA (1982, éditions Hatier) de Massa Makan Diabaté, auteur malinké (1938-1988). Ce livre fait partie d’une trilogie qui lui valut le Prix international de la fondation Leopold Sedar Senghor. D’une famille de griots, il a étudié la sociologie, les sciences politiques et l’histoire, a occupé des postes dans l’administration au Mali et au Sénégal. Ses premiers écrits étaient des traductions en français de textes traditionnels oraux et on retrouve cette oralité dans son BOUCHER.
Des « frères de case » de la même « société d’âge » vivent la sécheresse, le manque de viande après la décolonisation et l’arrivée au pouvoir d’un dictateur et ses milices. On y voit la place des femmes, du religieux et le ton est plein de verdeur et de gouaille.
C’est devenu aussi LA RUCHE BOUDE ET OK. Voilà quelques exemples de poèmes express sur chaque page de droite :
– Le vestibule se retourne pour se satisfaire de croupes, de lèvres.
– Voici que par la canicule de midi, s’en va un pet de bourrique qu’il faut refroidir.
– Quand soupire le vent, une grande tristesse s’empare du boubou pris de froid.
– Les pires ennuis menaçaient : école coloniale, mission chrétienne, impôt.
– Climatiseurs dans leur tombe, à la place du Père, les speakers ressuscitèrent.
– Tu sais que le saint repose dans les pintades, l’âne dans la femme sans enfant.
On offre LE BOUCHER DE KOUTA / LA RUCHE BOUDE ET OK à Valérie Rochet, photographe et membre du collectif de travail des éditions Impeccables que nous avons côtoyées plusieurs fois aux Salons du livre de Paris et de Caen. Leur maison est implantée à
Falaise depuis 2010. Ils publient surtout de la poésie (de Sanda Voïca, Gôzô Yoshimasu…) mais pas que, des lettres : à Fernando Pessoa du poète Mario de Sa-Carneiro (1890-1916), des textes sur l’art d’Alain Jouffroy, des récits de voyage, en Grèce, en 2009, de Nadine Laporte, des romans. Leur spécificité – l' »impeccabilité » de leur maquette, le côté très graphique de leurs couvertures – traduit leur exigence.