« Pièce Unique sur livre unique » /Quidam éditeur
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beaucoup de bons moments :
la venue de Jeanne Guyon, des éditions Rivages noir
avec Danielle Thiéry ici, interviewées par Olivier, à la Galerne
en présence de Philippe Huet.
Le documentaire de Matthieu Serveau sur James Crumley
L’esprit de la route, au Studio.

La conférence, drôle et érudite,
sur l’histoire de la police scientifique
de Stanislas Petrosky à la médiathèque Niemeyer.
Et celles sous la tente, de nos camarades, sur Georges Arnaud et Jean-François Vilar,
et de Jérémy Bouquin, sur Hervé Prudon
(la biographie, fruit de 7 ans de travail, sort bientôt, chez Gaussen), de grands oubliés.
Et des tables rondes, une sur le polar jeunesse, une autre animée par Patrick Grée : De la police à l’écriture, avec l’ex-commissaire principale Danielle Thiéry
De grands invités :
Valerio Varesi, Didier Daeninckx,
l’un chez Agullo et l’autre chezGallimard
Mais aussi Nadine Monfils, et beaucoup d’autres…
(Valerio Varesi avec la présidente des Ancres Noires, Odile Marteau-Guernion)
et, évidemment,
la lauréate du Prix Ancres Noires 2026 :
Michaeëla Watteaux,
scénariste et réalisatrice,
pour son roman policier historique.
Le Pierre Schoendorffer
La Pièce Unique n° 252 a finalement été offerte
Pendant le Polar à la Plage de juin 2026
à Didier Daeninckx
qui n’avait rien demandé…
Pourquoi à lui ?
Parce qu’il était là,
parce que j’étais là
en tant qu’Ancre Noire historique,
présente déjà lors de ses venues précédentes.
Parce qu’il travaille sur l’Histoire
à travers des histoires d’anonymes
Parce que le Schoendorffer disait le fin de l’Empire
disait l’Histoire française
de la France se cramponnant à une de ses colonies
de la même façon,
avec les destins anonymes
de ces soldats-là
à ce moment-là de la guerre d’Indochine.
– Humour avec Court-circuit de Wolf Haas, paru en 2025 à Munich et chez Flammarion en 2026, traduit par Rose Labourie.
Haas est un auteur autrichien, entre autres de polars. Ce livre n’en est pas un.
Il est constitué de deux grands chapitres : Off et On.
Le personnage principal s’appelle Franz Escher
– et son patronyme a de l’importance -.
Il est amateur de puzzles, de livres sur la mafia.
Sa vie, après un problème domestique d’électricité, se mêle avec une de ses lectures et le passage de l’un à l’autre se fait de plus en plus rapidement.
Aucun risque de vous perdre et sourire assuré.
– Premier roman : L’oeil de l’espadon d’Arthur Brügger, éd. Zoé, 2015
a reçu le prix Bibliomedia 2016, prix de Suisse romande existant depuis 1979.
Le narrateur, Charlie, 24 ans, est apprenti-poissonnier au Grand Magasin. Il parle de son travail, de ses collègues, de celle dont il est amoureux, de comment fonctionne la grande distribution : par exemple ce qui est considéré comme du « vol », ce qu’on présente comme des « cadeaux » aux employés.
– Reportage ou essai :
Envoyé spécial dans la cage aux fauves, d’Armand Gatti, éd Marchialy 2021.
Ce texte est paru en 1954 sous forme d’articles dans Le Parisien Libéré puis au Seuil et a valu le prix Albert Londres à Gatti ( 1924-2017) qui n’était alors pas encore un homme de théâtre.
Une histoire des fauves dans le cirque, de Rome aux années 50. Des noms et vies d’animaux, de dresseurs ou dompteurs restés dans l’histoire. Des pratiques, plus ou moins cruelles, pour obtenir ce qu’on veut des fauves.
Bientôt, les autres livres vus en mai.
Le prochain un Vin des Livres est prévu le jeudi 25 juin, 18h à l’Art Hôtel
Avant, venez au Polar à la plage !
les 13 et 14 juin :
Valerio Varesi, Didier Daeninckx, Hugues Pagan (euh ben non, pas lui), Danielle Thiéry, Nadine Monfils et bien d’autres auteurs et autrices vous accueilleront à la plage du Havre.
Vous aviez parlé d’essais aussi
politiques :
– d’Umberto Eco : Reconnaître le fascisme, Grasset collection la petite Vermillon, 1995 : le discours qu’il a fait à Columbia University, le fascisme en 14 points.
– de Johann Chapoutot : Les irresponsables, ce qui a porté Hitler au pouvoir. Gallimard, 2025. Analogie faite entre les années 1930 et aujourd’hui.
– du sociologue Bertrand Badie, L’art de la paix éd.Flammarion et Par delà la puissance et la guerre
, 2026, éd Odile Jacob.
– de Nicholas Carr : Communiquer à tous prix, éditions L’échappée. Une histoire très critique des réseaux sociaux.
– Un des Tracts de Gallimard (n°75), sur Alexandre Grothendieck et une ordonnance de 1945 qu’on utilisera contre lui dans un procès quand il hébergera en 1978 un Japonais. Plaidoirie sur le délit d’hospitalité. Préfaces de Giorgio Agamben et Hervé Le Tellier.
– de Cyrille Bret et Florent Parmentier : La géopolitique de l’Eurovision, éd. Bréal, 2026.
essais ou plutôt romans historiques :
– La redoutable veuve Mozart d’Isabelle Duquesnoy, La Martinière, 2019, puis en Points : sur Constance, d’après des écrits, les lettres.
– de Christine Orban : Soumise, Albin Michel puis en Livre de Poche :
sur la soeur (1625-1661) de Blaise Pascal, écrivaine, devenue hyper-croyante, entrée à Port-Royal.
une BD, de David Rees, traduite par Claro, Denoël, 2003 : Putain, c’est la guerre ! Des strips parus sur le web après le 11 septembre.
romans étrangers :
de Ferenc Karinthy : Epepe, paru en 1970, republié chez Zulma : Un linguiste arrive dans une société dont il ne comprend pas la langue et ce n’est pas normal.
– de Feurat Alani, reporter français d’origine irakienne, Le ciel est immense, chez J.C.Lattès, 2025. Son deuxième livre, le retour en Irak pour essayer d’éclairer l’histoire d’un oncle. Il a reçu de nombreux prix pour ce texte et pour le premier.
Enfin une poétesse américaine : Sylvia Plath (1932-1963)… à laquelle M-A est arrivée par Lydie Salvayre : 7 femmes, éditions Perrin, 2013. On peut trouver d’elle, dans la collection l’Imaginaire de Gallimard, La cloche de détresse.
Prochain Un Vin Des Livres, jeudi 28 mai, à partir de 18h
Coupe sombre,
paru en 1978 en romanche, et en français en 1999 chez Zoé
est la Pièce Unique N° 253.
Oscar Peer (1928-2013) a été instituteur, a vu son premier texte publié en 1952 (La vieille maison), a reçu en 1977 le prix Schiller, le plus ancien prix littéraire suisse.
Coupe sombre est l’histoire d’un homme face à la nature, homme condamné, à la suite d’un accident de chasse, par la majorité des habitants de son village.
Littérature qu’on pourrait ranger dans la case « nature writing », case qui n’existait pas au moment de son écriture. De beaux moments : p 87 : » Pendant ce temps, il neige. Il reste là, appuyé à un arbre, les sens pris à ce murmure blanc qui apaise et angoisse en même temps. »
Quelques Poèmes Express qui en sont issus :
– Dernier wagon, un chien entend des voix qu’il détache de l’odeur.
– Les femmes disparaissaient lorsque sortaient les grandes gueules.
– Cheveux gris, taches brunes mais habité.
– Devant l’oculaire des jumelles : l’endroit et les chevreuils.
– Toucher son enfant, le manger chaque nuit.
– Il faudrait faire la différence entre poule et pipe.
– Pendant que l’un d’entre eux bat les visages, lui les regarde.
– Elle a le sentiment que gronde son sang, que craque l’essentiel.
_ Un homme et Dieu se taisent. On entend la tension.
– Il ronge sa joie, se fraye un chemin hors du dedans.
Ce livre des éditions suisses Zoé est envoyé… aux éditions Zoé dont j’aime toujours le papier crémeux des grands formats, souvent leurs couvertures et, évidemment, indépendamment de l’ aspect des livres, les auteur.es, les actuel.les (Elisa Shua Dusapin, Anne-Sophie Subilia, Arthur Brügger…) comme les plus anicen.nes (Robert Walser, C. F. Ramuz…)
Déjà, la prochaine rencontre : jeudi 28 mai, à L’Art Hôtel, 18h !
Vous aviez beaucoup lu :
Des textes français, pas toujours rangeables dans la catégorie « roman » :
– Le grand cerf de Claudine Huntzinger, 2019, éditions Grasset … maintenant en poche :
la nature, les animaux sauvages en Alsace où elle vit.
– Des Gwenaelle Aubry :
Personne, Prix Femina 2009, éd Mercure de France, trouvable en Folio : « structure du livre très intéressante » dit M A. Portrait d’un père universitaire avec de gros problèmes psychiques.
Partages, 2012, Mercure de France, un poème à deux voix, entre une juive et une palestinienne.
Zone base vie, 2024, éd. Gallimard : au moment du covid, un immeuble à la Pérec.
– De Gabrielle Tournemire : Des enfants uniques, éd Flammarion, 2025, premier roman. Des handicapés dans une institution, certains tombent amoureux, ce qui pose problème aux éducateurs et aux parents.
– Autre premier roman : La bouche dans le sable de Kevin Thiévon, éd. Le Bruit du monde : trois jeunes à Juan-Les-Pins, une Française, un Irakien, fils d’un responsable de crime de guerre et un Kurde.
– Kiné de Thomas Bontemps, éd Tarabuste, 2025. Thomas Bontemps vient du Master de Création Littéraire du Havre. L’expérience d’un jeune diplômé dans un cabinet de kiné, des ressentis, des histoires de patients
– Le palmier de Valentine Goby, éd. Actes Sud, 2025. « Très délicat, assez lent ». Le point de départ : un palmier abattu. A Grasse, à hauteur d’enfant, la famille du directeur d’une usine de parfums. Des images reviennent… un traumatisme.
– D’Alice Zeniter : L’art de perdre, 2017, Flammarion, maintenant en J’ai Lu. A reçu de nombreux prix. Sur une famille harki. Littéraire et documenté. « L’histoire de l’Algérie, plus multiple et complexe que vue à l’origine. »
– Sur le même thème : Soleil amer de Lilia Hassaine, journaliste . Son second roman, paru chez Gallimard en 2021
– De Dominique Barberis : Une façon d’aimer , 2023 Gallimard, Grand Prix de l’Académie française : à Douala, années 50, des expats.
– De Maylis Besserie : La nourrice de Francis Bacon, Gallimard : des chapitres sur les tableaux, d’autres sur la vie du peintre. « un style sans charme… » dit C.
Quelques polars :
– Les bûchers de Calcutta d’Abir Mukherjee, Le 6ème de la série, traduit par E. et Ph. Aronson, éd. Liana Levi, 2026 : en 1926, un bienfaiteur indien se fait assassiner et une Indienne est enlevée.
– De Satu Rämö, Finlandaise née en 1980, vivant en Islande : 6 livres sont sortis en Finlande, 2 en France : Hildur, le premier volume et Rosa et Björk. Léa adore.
Le dépaysement – Voyages en France, paru en 2011 aux éditions du Seuil, est la Pièce Unique N° 250.
Des voyages du sud au nord, de l’est à l’ouest de la France.
Un engagement.
P 225 : « au fond la France serait d’abord une habitude prise par ceux que l’on appelle les Français : un corps de comportements, un corpus de références et de schèmes récurrents inscrits dans une langue qui les énonce et les renouvelle, mais rien de plus, rien qui serait comme une essence configurant un destin. »
Amour et lecture des paysages, de monuments et des mots.
P 435 : (ZNIEFF, PMR, PACA) : » Le langage fait symptôme » : « La langue technocratique avoue ce qu’elle est et ce qui la caractérise en premier – son incapacité congénitale à nommer le réel, à le toucher (…) manière de fausser la langue en l’aseptisant, il est fatal qu’elle prospère là où on n’a pas besoin de sens, là où on le redoute » = « dans la sphère politico-médiatique »…
Voilà des Poèmes Express nés de ce Jean-Christophe Bailly :
– Le sujet est signes enchevêtrés, forme sans bord.
– Eloignée de plus d’une vingtaine de kilomètres, la terrasse belvédère. Un groupe de vieilles femmes clignote.
– Un lieu où ceux qui passent sont saisis. Un lieu de pure discorde.
– Enervement dans le soleil. Elancements jaunes. Pays ocre.
– Le grand hôtel ! L’absolu du récit, avec gens charmants et autres poussières de romans.
– L’école prépare à cet effacement du féminin : interdits, limites.
– Un monde paisible peut s’empêcher de penser, pas un monde inquiétant.
– Des paroles dans les dessins, débris sans charme.
– Fleurs fanées, teintes tonalités de brun rouillé et petite tonnelle fatiguée.
– On peut percevoir un rêve, un futur, un tissu d’occasions.
– De l’intérieur à colonnes en marbre rouge couleur foie émane le religieux.
– Ce qui est venu s’échappe du passé : brocante de fragments.
– Le chemin commence dès la porte qui délivre de la famille.
– D’un bout à l’autre d’un gâchis, des morts ou des fragments de vivants.
– Il y a cette impression de sens…une fiction.
– On ne peut que l’imaginer, la « grandeur » de l’histoire catholique : ce qu’elle peut avoir de têtu.
– Des lumières dans un hangar servent à emballer les ouvriers la nuit.
– Le gouvernement avait jugé bon de lancer un débat sur le multiple des désirs.
– Première et rugueuse, la colonisation domination, peau grise des temps.
– Le monde avait cette forme et il s’agissait de la perdre.
– C’est au fond une pelote d’affects, grave espérance, manque ample.
– La réalité de la bête est l’abattage allant de soi.
– De petits noyaux agressifs ambiance catastrophe découlent de la situation.
– Un clin d’oeil lorsque j’avouai avoir eu peur dans un livre, la nuit.
La P U N° 250 est pour Rémi David dont le 2ème roman chez Gallimard, le voyage d’un iceberg dans le monde : Prélude à la goutte d’eau, vient de sortir.
Magicien, il est aussi directeur littéraire du festival Terres de paroles, Seine Maritime.
Il est attendu à la Petite Librairie, au Havre, le 9 mai à 17h30.
La 317 ème section, paru en 1963 à la Table ronde est la Pièce Unique N° 252.
Une première. Un auteur que je n’ai jamais approché, un auteur que je cataloguais « pour hommes ».
C’est le cas.
Mais c’est aussi une belle écriture : des descriptions climatiques superbes du paysage, les combats, les blessures.
Schoendoerffer (1928-2012), à 19 ans, s’embarque sur un cargo suédois. Quatrre ans plus tard, il se porte volontaire et s’engage au service cinéma des armées pour partir en Indochine. Le 7 mai 1954, il est fait prisonnier à Diên Biên Phu, libéré le 24 août de la même année par les accords de Genève.
Dans un portrait de l’INA, il dit : » on se battait pour voir ce qu’on valait, pour voir la mort, comment on s’en sortait (..) ici rien ne se passe, il se passe quelque chose là-bas. A 20 ans, on ne se dit pas, c’est un acte politique. Objectivement, c’est un acte politique mais subjectivement, c’est un acte personnel. »
La 317ème section, c’est une histoire de guerre coloniale, de mecs, de camaraderie virile, de volonté d’aventure. C’est aussi de la sociologie. Mais c’est surtout les sept jours après que ça a commencé à foirer.
Le film, du même titre, est sorti en 1965 et a obtenu le prix spécial du Jury.
Quelques Poèmes Express qui en sont issus :
– Un grigri autour du cou et la nuit s’éloigne.
– Les blessés s’accumulent. Sang, transpiration, pourriture.
– Des coups claquent ; il se cale contre le mort.
– Excusez-les et les hommes continueront.
– Trouver 2 bâtonnets d’encens et 6 petits enfants
– Mardi baigne dans une humidité grise et tiède et glisse.
– Désignant quelque chose d’un geste, ils se contentent d’attendre les mots.
– Les deux rient en se forçant. Après, les deux ont les traits tirés.
– Les mouches se reposent et rêvassent sur les yeux d’une bête.
– Nuque calée sur son avant-bras, Dieu chante.
Aucune idée sur qui peut recevoir ce 3 en 1…, entourée de peu de pro-guerre… ce sera encore plus étonnant que d’habitude à qui l’aura…
Seyvoz, un livre écrit à quatre mains par Maylis de Kerangal et Joy Sorman. Paru aux éditions Inculte en 2022, maintenant trouvable en Folio.
Un village. Disparu. Un barrage. Un lac artificiel. L’engloutissement de lieux de vie, l’obligation d’abandonner ce qui était à vous… pour le bien commun…
Histoire venue du réel, qui rappelle un film chinois de 2006, Still life de Jia Zhang-Ke.
Deux temps :
le moment où les habitants doivent partir., où des ouvriers perdent la vie.
Le barrage construit, un ingénieur vient en inspection. Et il se retrouve seul, dans une ambiance inquiétante : P. 42 : « Le lac a toujours cette apparence de mélasse, d’un bleu mat, radioactif, il aimante le paysage, l’engloutit dans son épaisseur liquide. Son trouble s’accentue, une inquiétude grandit, sans objet pourtant, si ce n’est la vision de cette eau dense, lourde, malaisante, une eau qui ne lui dit rien qui vaille. »
Deux écrivaines et il est difficile de dire qui écrit quoi.
Des mots rares auraient pu me conduire vers M.de Kerangal
mais ce n’est pas si évident ici.
Des « Poèmes Express » venus dans Seyvoz :
– Le café dans les timbales qui réchauffe, brûlant, opaque.
– Couloir moquetté de laine bordeaux – chaude, de silence feutré.
– Il dézippe sa polaire, coulisse sous sa série, propice aux sentiments.
– Il masse l’autre, il est d’humeur, essaye le plat de la main.
– Tu as racketté sols, rivière et ciel, tout salopé.
– Gros seins, gros ventre, ça bouge, nus, gonflés.
– Ils ont frémi quand ils ont lu Néant, il était là.
– Sous-bock, typo gothique, sur le comptoir, image nocturne.
La Pièce Unique, 3 textes en 1, a été envoyée à Lydie Turco,
photographe et réalisatrice,
entre autres de Le Docteur et la Femme médecine, documentaire de 2024,
rencontrée à La Baraque, à Rouen lors d’une soirée avec Arno Bertina.