Salon Livre de Paris 2017

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logo-14-efef4C’est du jeudi 23 mars au soir (Inauguration) au lundi 27 mars au soir.

Et Rue du Départ y sera, sur le stand de la région Normandie. Avec nos livres bien sûr – certains auteurs passeront-. Avec, dans la collection Voyageur, une nouveauté  : Entravés de Samia Kachkachi et Marie Thémenet.

 

Au Chat Bleu en février

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Nous pouvions boire en rouge du Saint Amour du domaine du Paradis, un petit gamay, un cépage assez simple mais bon !
En blanc, c’était un chardonnay d’Afrique du Sud, Colombard. Un vin très expressif, cépage côtes de Gascogne.

Il a surtout été question de livres de la rentrée de septembre 2016 :
Wet Eye Glasses– Désorientale de Négar Djavari, ed. Liana Levi : Un livre qui nous fait passer de l’ Iran à l’ Europe mais surtout d’un temps de l’ andarouni (harem) à celui de la F.I.V. En trois générations. La narratrice est d’un milieu aisé, intellectuel, dissident aussi bien vis à vis du Shah que des mollahs. Si elle présente des moments cocasses de la vie des femmes iraniennes : l’arrivée à l’hôpital avant l’accouchement (p. 96), les réunions de femmes parlant de leur  » vâjan, vâdjan ou vadjin » (p. 106), elle dit aussi la difficulté de vivre dans un autre pays : « Car, pour s’intégrer à une culture, , il faut, je vous le certifie, se désintégrer d’abord, du moins partiellement, de la sienne. Se désunir, se désagréger, se dissocier. »
– 
Le grand jeu de Céline Minard, aux éditions Rivages. Présente au Goût des autres pour une rencontre avec Bertrand Tavernier à propos du western (son Faillir être flingué en 2013), elle passe de genre en genre. Là, on croit d’abord être dans le nature writing puis on se retrouve à la limite du taoïsme et du film chinois. Une femme s’est installée seule dans un « tube de vie »  » à demi-appuyé, à demi suspendu à un éperon granitique »  dans la montagne qui est le personnage principal du livre. La femme marche, escalade puis s’aperçoit que quelqu’un d’autre est là…
Nous étions deux à l’avoir lu, quelqu’un totalement pour, l’autre contre…
Unknown-1– Détroit, dit-elle, ed. Verticales, de Marianne Rubinstein, elle aussi invitée du Goût des autres. M. Rubinstein écrit mais enseigne aussi l’économie ( Paris VII) et c’est de là qu’elle parle de la ville ruinée et résiliente, Détroit. Il s’agit d’un documentaire sur l’histoire de la ville de l’automobile, sa population de plus en plus noire, la crise des subprimes, son abandon, sa réinvention, les raisons de tout cela. Une lecture qui complète bien le roman de Reverdy.
De nos frères blessés de Joseph Andras, Actes Sud. Un texte qui se veut réhabilitation. Celle de Fernand Iveton, le seul Européen décapité en 1957 pour terrorisme. Pour son engagement dans le F L N et une bombe non explosée.

turquoise-1861785__340Les rencontres du Chat Bleu : les jeudis 2 mars, 6 avril, 4 mai, 1er juin et 6 juillet …

Pièce Unique n° 28 dédiée à « L’Autre Livre »

livre-la-moustache1La Pièce Unique N° 28 vient de La moustache, le troisième livre d’Emmanuel Carrère, paru chez P O L en 1986 et qu’il a adapté au cinéma en 2005. Une histoire de poils existant ou pas, rien donc mais qui enfle sur plus de 180 pages et se termine de manière tonitruante. Et étonnante. «  …tout le monde était persuadé que moi, je détenais le fin mot de l’histoire et en gardais délibérément le secret. J’avais beau dire que non, et que c’était même cette ignorance qui me permettait de la raconter, on ne me croyait pas. » . Ainsi en parlait Carrère au moment de la sortie du film.

La Pièce Unique n° 28 se nomme au choix : Au sachet mol ou Lâche ta sumo.
En voilà quelques poèmes express :
– Tant pis s’il avait bien failli cesser d’avoir peur.
– Ses yeux enregistrèrent le vide d’une vie normale, un truc irrattrapable.
– Le troisième jour, un pont relia deux petites îles. L’une d’elles refusa poliment.
– Sous leurs regards à écrous, des bouts d’immeubles se détachaient.
– Il aurait aimé cette vie, celle du Japonais dont les épaules ne transpirent pas.
– Gommer le ciel, faire confiance à l’après-midi puis caler les passerelles au-dessus des avenues.

La  Pièce Unique n° 28 est offerte à Eric Maclos, libraire, chargé de mission de l’Autre Livre, salon  de l’édition indépendante qui a lieu en novembre, (le prochain : les 17-19 novembre 2017) à l’espace des Blancs Manteaux à Paris. Ce salon rassemble 170 maisons d’éditions indépendantes francophones de petite ou moyenne taille. Par ailleurs, plus récemment, l’Autre Livre a ouvert une librairie au 13 rue de l’Ecole Polytechnique, 75005 Paris. Allez-y; on y trouve nos livres !Unknown

 

Au Chat Bleu (le 5, suite)

Voilà la liste des autres livres vus ce jour-là :

  • La cigale du 8ème jour de Mitsayo Kakuta chez Actes Sud que quelqu’un a rapproché d’une autre histoire d’enfant volé, Une vie entre deux océans de M.L. Stedman. Et, glissement…, en parlant de phare, super beau : Armen qui était le deuxième livre de Jean-Pierre Abraham (1936-2003).
    Puis, vous allez voir, nous avons beaucoup parlé de camps, de guerres, de racisme, d’ attentats :
  • La trilogie de Charlotte Delbo aux éditions de Minuit :
    Aucun ne reviendra, Une connaissance inutile, Mesure de nos jours
    à laquelle certains sont arrivés grâce à sa biographie : Charlotte Delbo, la vie retrouvée, chez Grasset, prix Femina Essai 2016 : » très attachante », « passionnant ». L’oeuvre de Delbo prouve que Adorno avait tort : l’écriture a été possible après Auschwitz.
  • Autre prix littéraire évoqué :  le Médicis 2016 : Laetitia d’Ivan Jablonka, historien, sociologue qui, cette fois, a travaillé sur la victime d’un fait divers mais a aussi écrit sur ses grands-parents morts en camp.
  • Un premier livre : Une nuit Markowitch, d’Ayelet Gundar-Goshem au « style luxuriant » : pendant la guerre, des hommes quittent Israël pour venir épouser des femmes juives de France et les sauver.
  • Une vie au service de la vérité de Serge et Beate Klarsfeld, 2015, poche : la vie en Allemagne après guerre.
  • Le père de l’ogre de Pierre Péju.
  • J’apprends l’allemand de Denis Lachaud.
  • Petit pays premier roman de Gaël Faye, ed. Grasset, lauréat de nombreux prix. Là aussi, la guerre, au Burundi.
  • Le dernier Lapon d’Olivier Truc, un polar oui mais qui « dit des choses que les Suédois n’auraient pas pu dire :  l’abolition des frontières à l’encontre de l’élevage des rennes », ce qui met le peuple des Samis en danger. A rapprocher du plus récent La loi des Sames de Lars Petersson à la Série noire.
  • Les suprêmes d’Eduard Kelsey Moore, ed. Babel : au sud des USA, , pendant les années 60, trois jeunes femmes noires, leur amitié.
  • La légèreté de Catherine Meurisse, rescapée de Charlie Hebdo : sa vie après. Et de quelqu’un, Antoine Grisse qui n’aurait sans doute pas écrit sans l’acte terroriste du Bataclan où il a perdu sa femme : Vous n’aurez pas ma haine.
    Plus légers :
  • product_9782070187096_98x0cigaleLes cosmonautes ne font que passer d’Eliza Gueorguevia, premier roman de cette Bulgare, aux éditions Verticales : dans les dernières années du communisme, une petite fille de 7 ans parle. C’est la fin d’un monde, le début d’un autre.
  • L’inconnu de Peshawar, un polar en poche de Cheryl Benard : sur les relations entre les Américains et les autochtones. Drôle.
  • Un dangereux plaisir, le dernier François Valejo sur la nourriture.
  • Chez soi, odyssée de l’espace domestique de Mona Chollet, ed. Découverte poche : les nouvelles façons de vivre aujourd’hui.
    Enfin, plus réflexif :
  • Où est passé l’avenir ? de Marc Auger : un parallèle avec les sociétés traditionnelles… Comment nous rattraper aux branches…

Au Chat Bleu, le 5, avant la venue des jeunes du master de création littéraire,

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on était nombreux et on a parlé de beaucoup de livres, en buvant – Goût des Autres oblige – des vins du nouveau monde : un rouge du Chili : du Carmenère, LE cépage chilien, assez puissant. Un blanc, un Chardonnay de Californie : un Woodbridge au beau bouquet fleuri.
Les livres aussi du nouveau monde :
51LuCuAbNfL._SX195_– En toute franchise de Richard Ford, chez Points poche. Frank Bascombe, personnage récurent de Ford, marchand de biens maintenant en retraite, dans 4 nouvelles qui font roman, parle d’écologie, de racisme ordinaire, de vieillesse, de mort. On est en 2014, sous Obama, cela rend compte des suites de l’ouragan Sandy dans une zone résidentielle sur la côte du New Jersey, d’une femme noire dans un quartier républicain, d’une hôtellerie cinq étoiles pour personnes âgées, du cancer phase terminale d’un copain. Un état des lieux.
couv rivièreLe signal de Ron Carlson, paru en 2009 aux USA, en 2011 chez Gallmeister (éditeur présent au Goût des autres le 22 janvier) : un homme et une femme pendant cinq jours de rando en montagne et en forêt dans le Wyoming. Ils ont formé un couple. C’est un « pur ». Il a voulu conserver son ranch, vivre comme il le désirait, a fait des erreurs mais la vraie violence est ailleurs.  Allez voir. C’est un grand roman, maintenant dans la petite collection Totem.
On parle des autres livres évoqués ce jour-là dans un très prochain post.
Rendez-vous
– avec Olivier Gallmeister, ce 22 janvier à 18 h à l’ Esperluette, au Goût des autres.
– au Chat Bleu, le jeudi 2 février.

Au Chat Bleu, deux belles soirées en janvier :

Commençons par la fin :
safe_image.phpsamedi 14 janvier, à l’occasion de la Nuit de la Lecture, des étudiants en master de création littéraire à l’université du Havre : Aylin Manço, Camille Martaud,  Léonore Bailhache, Nicola Zaccheddu, Valentin Savoye, Alexis Frobert, (et un élève des beaux-arts qui rêve d’entrer dans ce master, Jean-Elie Delacour) sont venus lire des textes, les leurs, écrits dans le cadre d’ateliers.
Camille a lu Mes heures d’avion qui sont des heures d’amour et Alexis : L’accident de maman, créés à partir d’une consigne de Pacôme Thiellement, (essayiste, « professeur très inspirant ») : un mythe d’enfance qui vous a construits, un événement qui, par la suite, est déformé et a une influence sur votre vie.
Léonore a lu Pas demain, mais bientôt peut-être, un texte qui devait avoir un impact sur le réel, dont elle a tiré un faux flyer en cent exemplaires, déposé dans les centres d’orientation, à la cité universitaire…
Aylin a lu Chaton, la première nouvelle partagée dans la promo après le premier work-shop.
Nicola a lu Lettre à une inconnue, un poème d’avant le master, publié.
Valentin : Jéremih,  écrit pendant le work-shop de rentrée dont la consigne était : un texte bombe-blague qui se déjoue lui-même. Autre bombe-blague : Dans ton café, la voiture de Dean Moriarty de Camille.
Jean-Elie, lui, a dit Déicide, texte travaillé depuis plusieurs années en solitaire.
Le tout était réellement de qualité, avec des univers extrêmement différents.
UnknownNous leur avons fait connaître La dîme, dialogue de groupe de Benoît Richter, plein d’humour et pas que, paru aux éditions Pédibus fin 2008.
Un très, très beau moment  !!!

Pièce unique n° 27 : d’après EVA de James Hadley Chase

Eva de James Hadley Chase est devenu Ave et a été envoyé à Nelly Gérouard et Jean-Marc Baude.

cvt_eva_5107Eva est raconté par un personnage masculin peu sympathique, un usurpateur. Mauvais écrivain, il a signé le roman d’un mort et a eu du succès à Hollywood grâce à cela. Il rencontre une femme, Eva, en devient dingue, veut la mater. Elle vit des hommes et jusqu’au bout ne plie pas devant lui.
unknownLe livre, paru à la Série noire, toujours trouvable en poche, est moins connu que le film en N et B de Joseph Losey, tourné en 1962 à Venise, avec Jeanne Moreau dans le rôle titre et Stanley Baker. James Hadley Chase, auteur anglais (1906-1985) n’était pas très content de l’adaptation. Il trouvait J. Moreau bien, certes, mais ne correspondant pas au personnage qu’il avait connu et recréé. Lui qui n’avait jamais résidé aux USA, y avait pratiquement toujours placé l’action de ses romans.

Voilà quelques exemples de « poèmes express » dans Ave :
– La route soulevée par les rafales continua à chercher le sol.
– Jeter l’argent et détourner aussitôt la tête pour faire plaisir.
– Un grand smoking se leva pour parler de lui.
– La bouche sur le rebord de la baignoire était en apparence d’une haute qualité de rouge.
– Un verre de cognac frappé casse le dentier d’un magnat du cinéma.
– Contempler un chien, refuser d’avaler ses yeux.
– Le type maigre, sans regarder la foule, pince la rousse, sa chair en nage.

portraitnelleyetjeanmarcAve a donc été envoyé à Nelly Gérouard et Jean-Marc Baude qui ont créé Dépanne Machine et Dadasco Editions. Nous les avons rencontrés sur des salons du livre, à Paris et à Caen. Ils sont installés à Houlgate, travaillent aussi en Espagne. Tous les deux plasticiens, éditeurs, ils produisent des livres d’artistes, des objets ( boîtes lumineuses, jeux de cartes, CD …) et sont super-sympathiques.

Chat bleu de décembre, suite.

En blanc, nous avons pu boire du Gewurtztraminer, une « Cuvée de l’Ours », d’agriculture bio, une des meilleures cuvées de France (dixit N’senga). Mis en fût pour avoir un peu plus de charpente, il a un arôme de raisin très mûr, un peu fruit confit, figue ou fruit de la passion. Il se marie très bien avec des plats sucrés-salés de Thaïlande ou de la Réunion, avec des fromages.
En rouge, un pinot noir, bio, pas filtré. Mis en cuve d’inox pour qu’il reste très fruité, il vient d’un sol de grès et roches volcaniques. Très dans le fruit, avec une belle présence de tanin et une légère sensation gazeuse à l’ouverture de la bouteille, il se boit légèrement frais.

Et les livres :
la-peau-meme-en-offrandekozameh-alicia – La peau même en offrande d’Alicia Kozameh, 2013, de la maison d’édition Zinnia, de Lyon, qui était notre voisine au salon l’Autre Livre en novembre. Zinnia est spécialisée dans la littérature d’Amérique latine. Alicia Kozameh, argentine, a été détenue de 1975 à 1978 et ces huit textes sont en lien avec cette période : la détention en tant que prisonnière politique. Les camarades. Comment elles réussissent ensemble à survivre aux brimades, à la bêtise. Puis leurs retrouvailles à l’extérieur et les intimidations qu’elles continuent à subir. Une belle écriture. On pense à Charlotte Delbo.
– Le pays où les arbres n’ont pas d’ombre de Katrina Kalda, 2016, Gallimard. Vue aux Boréales de Normandie, cette jeune femme, estonienne, a écrit là son troisième roman, entre S F et histoire de dictature, stalinienne par exemple. 3 femmes de la même famille, de 3 générations racontent chacune leur tour, leur vie dans « la plaine » où elles ont été déportées. « La ville » ne leur est plus accessible mais vit grâce à leur travail de recyclage.
De la même auteure, L’Arithmétique des dieux, son deuxième roman, un peu autobiographique mais distancié : l’arrivée en France d’une famille qui, en Estonie, vivait dans un appartement communautaire et qui reçoit les lettres d’une amie en relégation.
Les petits vieux d’Helsinki mènent l’enquête de Mina Lindgren, aussi présente aux Boréales. Amusant certes mais pas que… sur la vieillesse dans les maisons de retraite. Et puis aussi : La garçonnière d’Hélène Grémillon, roman qui se passe aussi en product_9782070146376_195x320Argentine. Le dernier Véronique Ovaldé : Soyez imprudents les enfants. De Sylvain Tesson, Les chemins noirs : analyse de la ruralité et sa rééducation par la marche. De Margaret Atwood : La servante écarlate. De Joyce Maynard, Les Règles d’usage.

Prochains Chats Bleus : les 5 janvier, 2 février, 2 mars !

Ce Chat Bleu était exceptionnel

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31864-hr_Exceptionnel parce que nous avions un invité surprise : Ziad Medoukh, poète palestinien, directeur du département de français de l’Université Al-Aqsa de Gaza.
Exceptionnel parce que, invité depuis 2011 par l’Université du Havre, il n’a eu le droit de sortir que cette année.De même, pressenti pour le prix Gandhi International créé en Inde, il n’avait pu s’y rendre.
Ziad Medoukh, parfait francophone, a écrit quatre recueils de poèmes parus en France et au Québec, tous en lien avec l’occupation. Se qualifiant de « maladif optimiste », il oeuvre à établir des ponts avec le monde entier, les universitaires, les associations, la société civile et, s’il a perdu espoir du fait de la place grandissante de l’extrême-droite israélienne, il croit en la solidarité internationale.

Nous reviendrons sur cette séance où nous avons évidemment aussi parlé livres, mais voilà déjà les dates des prochains Chats Bleus : les jeudis 5 janvier, 2 février, 2 mars.

 

Pièce unique n° 26, à Francis Tabouret

Pièce unique constituée à partir de L’herbe rouge de Boris Vian, paru en 1962 chez Jean-Jacques Pauvert.
Tout le monde connaît Vian (1920-1959) sous au moins un aspect : trompettiste, chanteur, parolier, pataphysicien, pasticheur de roman noir américain, auteur de L’écume des jours…

30079_1632755L’herbe rouge paraît au premier abord tout à fait absurde. Puis philosophico-mélancolique. Peut-être autobiographique.
Wolf, le personnage principal, revisite sa vie, son rapport (pas terrible) à la famille, aux études, à la religion, à l’amour, grâce à une machine. Il prétend qu’on ne serait pas heureux si l’on obtenait sur le champ ce qu’on désire le plus au monde. Etre comblé vous anéantirait .

Voilà quelques poèmes express sortis du roman :
– Waterloo, en fort peu de mots, c’était du self-contrôle.
– On est tenté de rire de la figure du vieux qui s’envole dans un claquement doux.
– Après tout, être, c’est une absence spéciale.
– Une mouche a une belle situation. C’est du camouflage.
– Pour les intéresser, il faut une femme bête, un éclair blanc et ça donne la force d’un ensemble.
– Le soleil était en lainage pervenche mousseux dans le ciel vide.

le_tigreNous l’avons envoyé à Francis Tabouret, rencontré à Pirouésie. De son métier, transporteur par route, par avion, par cargo, de chevaux (il a pu travailler pour Bartabas) – et une fois, exceptionnellement, d’un taureau et de moutons…- Branché écriture et Oulipo, il a été membre de l’étonnante et maintenant défunte revue TIGRE. Que d’animaux !

 

Bon, encore un animal : le prochain Chat Bleu, c’est jeudi 8 décembre.