Emilie Rousset, artiste associée au Volcan

Allez, enfonçons des portes ouvertes : le travail d’Emilie Rousset est VRAIMENT, VRAIMENT BIEN !
Sa Reconstitution : le procès de Bobigny, cosignée avec Maya Boquet, est remarquable.

Le spectateur n’est pas dans la salle mais sur le plateau. Placement libre est-il écrit sur le billet mais il faudrait ajouter un « s ». Tout au long des 2h30 de spectacle, on change plusieurs fois de place.
12 emplacements sont délimités : sièges en cercle autour d’une chaise avec un micro.
Au début, on nous a remis une feuille avec les 12 possibles : 12 noms de personnalités et leur définition : ex : » René Frydman – obstétricien-gynécologue » ou « Weronika Smigielskav – féministe activiste polonaise« . On nous a aussi expliqué que, dans le temps imparti, on ne pourrait entendre que 8 témoignages.
On s’installe donc et arrive alors un comédien ou une comédienne qui dit un texte de cette personnalité. Ce texte provient d’archives et de rencontres avec Emilie Rousset, des entretiens qui duraient environ trois heures et qui sont résumés en à peu près un quart d’heure. Les 12 personnes sont très différentes, voire opposées, contre et pour l’IVG. Elles ont du recul ou non : sociologue , professeur de droit public ou militant anti-avortement. Elles disent la situation à l’époque ou depuis, en France métropolitaine ou à La Réunion et  tous ces éléments juxtaposés sont frappants.
Une performance qui nous rend actifs, nous fait réfléchir, comprendre une histoire dont nous ne connaissons, souvent, pas tous les aspects.
Et assez fascinant est le fait de savoir que personne n’a vu ni entendu le même spectacle !

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