Un Alain Mabanckou : P U N° 96

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La Pièce Unique n° 96 est le roman Verre Cassé d’Alain Mabanckou, paru au Seuil en 2005, trouvable en collection Points. Il a, pour ce livre, reçu de nombreux prix (des Cinq Continents, de la Francophonie, Ouest-France, Etonnants voyageurs, RFO du livre). Oui, tout ça. Normal, c’est un texte particulièrement brillant : le monologue très oral, sans aucun point, seulement rythmé par des virgules d’un client du café Le crédit a voyagé. Il se raconte, raconte aussi la vie d’autres clients du bar, tous plus cabossés les uns que les autres.
Mabanckou s’amuse à parsemer le livre de titres de livres, de citations détournées d’auteurs, d’avis sur la politique africaine ou des anciens colons, sur la vie des couples, mixtes ou pas.

Voilà quelques Poèmes express qui en sont issus :
– Tombé d’un drapeau, j’ai gueulé qu’il ne fallait plus compter sur moi.
– Rendez-vous place des Fêtes, mais rien.
– Menace de tempête : fabriquer des fétiches et ricaner.
– La pitié a posé son dictionnaire et a parlé du vivre ensemble.
– J’ai attendu la fin du monde des nains de jardin.
– Dire aux canards lorsque ferme un parc.

(J’aime particulièrement ce Dire aux canards lorsque ferme un parc …!)
Cette Pièce Unique est offerte à Muriel F., encore une amie grande lectrice !

Ouest Track et nous – début février 2020

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Autour des livres, dans Viva Culture, le dimanche 2 février à 11h et, après, en podcast vous parle de Sisyphe est une femme de Geneviève Brisac.

Ouest Track et nous – début 2020

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Autour des livres dans Viva Culture, le dimanche 19 janvier, à 11 h et après, en podcast, vous parle de Sandra Laugier et des séries, à la suite du 5ème colloque sur les séries au Havre.

Un Norbert Elias : P U N° 95

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Norbert Elias (1897-1990) , on est d’accord, n’est pas un auteur de fiction, mais un sociologue-historien dont l’ouvrage majeur est Uber den Prozess der Zivilisation.
Né en Allemagneil en part en 1935, enseigne et vit en Angleterre jusqu’en 1975, s’installe ensuite à Amsterdam.
Le livre qui a donné ces Poèmes Express est La solitude des mourants, paru chez Suhrkamp en 1982 et en France, chez Bourgois, en 1985. Comme l’indique le titre, on isole les hommes à ce moment de leur vie. Et le XXème siècle – et sans doute le XXIème – le fait beaucoup plus que d’autres temps. Elias évoque aussi les personnes âgées parquées dans les Ehpad.

Quelques Poèmes Express :
– Les clients à l’animalité voudraient jouer.
– Des productions paraissent avoir un sens. Mais non. (*)
– On rencontre les morts dans des couches de vécu magiques.
– Elle perd une personne. Il cherche une personne.
– Contrôler le stock dont dispose la mort la soulage.
– Les médecins sont rigides et les mourantes le savent.

Cette Pièce Unique a été envoyée à l’auteur et énorme lecteur, François Bon. Il en a accusé réception :  » Merci, mais ce n’est pas mon univers. ». J’entends (*) et le remercie également d’avoir répondu.

(source de la photo : www.norberteliasfoundation.nl)

Chat bleu : décembre 2019 -2)

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On a aussi évoqué :
– 8 livres courts, choisis par Terres de paroles, sur le thème de l’amour. Quelques uns, ici , y participent : … la sélection crée ….peu d’enthousiasme …
– peu d’enthousiasme aussi pour le dernier James Ellroy …

Mais on n’a pas toujours été aussi désagréables et on a été séduits par des livres (très divers) :
dont des dictionnaires ! :
– Dictionnaire des mots rares et précieux, collectif, 2004, chez 10-18. Le plaisir des mots comme dans A rebours de Huysmans.
– Trouver le mot juste de Paul Rouaix, chez Armand Colin, maintenant au Livre de poche, où les idées sont suggérées par les mots. Ouvrage  très utilisé par Colette.
– L’anthologie de la poésie française de Georges Pompidou, 1961.

des romans évidemment :
– Il reste la poussière de Sandrine Collette, Denoël , 2016 : une écriture ! On est au début du XXème siècle en Patagonie, dans un petit domaine tenu par une mère veuve, terrible, et ses fils. Le plus jeune, victime des autres, se réfugie dans le travail et auprès de son cheval. C’est dur mais se finit sur une ouverture.
Vera Kaplan de Laurent Sagalovitsch, Buchet-Chastel, 2016 : On est en Allemagne pendant la guerre et à Tel-Aviv vingt ans plus tard. Vera est juive et elle aide les Nazis à piéger d’autres Juifs. On voit comment elle le vit et comment elle le paie.
– des Jean Echenoz pour son humour et son style, évidemment, chez Minuit : Envoyée spéciale, paru en 2016 et, à paraître dans deux jours, le 3 janvier 2020 : Vie de Gérard Fulmar.
– des Virginie Grimaldi, chez Fayard : Le reste de ma vie, et Il est grand temps de ranimer les étoiles qui fonctionnent sur le même système mais sont très agréables.
– des Françoise Bourdon, aux Presses de la Cité :La fontaine aux violettes, et La maison du cap : plusieurs générations de femmes, leur ascension sociale de la fin du XIXè à la seconde guerre mondiale.
Par les routes de Sylvain Prudhomme, Gallimard, 2019 : un homme fait de l’autostop et des rencontres.
– un document : Idiss de Robert Badinter, Fayard, 2018, maintenant au Livre de poche. Il y évoque sa grand-mère. Regardez donc La Grande Librairie où il en parle. C’est très beau !

BONNE ANNEE 2020 ! Lisez bien !

Rendez-vous au Chat Bleu le 9 janvier !

Chat bleu : décembre 2019 – 1)

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D’abord, les prochaines dates :
 9 janvier
– 6 février
– 5 mars

Le Chat bleu, en décembre, nous recevait avec du Pinot noir d’Alsace du producteur Jean-Baptiste Adam, d’une famille de vignerons depuis deux siècles.
Le rouge, typique du Pinot, au tanin assez soyeux, dans le fruit mais pas trop. Le blanc, en bio, sec mais fruité, vif en bouche, découverte de l’année pour Nsenga.

Ces vins accompagnaient :

– Autour de mon cou, recueil de 12 nouvelles de Chimamanda Ngozi Adichie, traduit par Mona de Pracontal, paru en 2013 chez Gallimard, trouvable en Folio.
Des histoires mêlant Afrique et USA. Un ton sec. Peu de sentiments, des faits. Les personnages sont souvent des femmes, très fortes dans leur détachement face à des situations qui permettraient le pathos : de l’épouse nigériane vivant dans une banlieue chic américaine, seule avec les enfants, qui apprend que son mari a une jeune maîtresse au Nigéria, à la jeune fille aisée cachée pendant une émeute, en passant par l’écrivaine en résidence d’auteurs noirs créée par un Blanc qui critique leur production. Ces nouvelles nous donnent une vision différente de l’Afrique, montrée surtout du côté des nantis ou des intellectuels.
Mon histoire avec Robert de Patrice Robin, P O L, 2019 :
Un livre d’admiration pour le Robert du titre, le cinéaste américain Robert Kramer. Mort en 1999, ce documentariste est/était  plus apprécié par les Français que par ses compatriotes pour lesquels il était un peu trop engagé, par exemple, contre la guerre du Vietnam.
Mon histoire avec Robert est aussi un livre autobiographique : Patrice Robin est un peu l’ Annie Ernaux masculin : parents petits commerçants dans une bourgade, il est devenu écrivain. Il a entre autres vécu au Havre où il a été animateur à la Maison de la Culture.
– Une enquête au pays de Driss Chraïbi, édition du Seuil, 1981, en Point poche.
Driss Chraïbi (1926-2007) a écrit à partir de 1954 mais n’a commencé à écrire des « polars » qu’en 1981. Celui-ci est le premier avec le personnage récurrent de l’inspecteur Ali qui est un Scapin marocain. Et c’est jouissif !

Un Gianni Celati : P.U. N° 94

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Aventures en Afrique de Gianni Celati, paru en Italie en 1998, traduit par Pascaline Nicou, est sorti aux éditions du Serpent à plumes en 2002.

Gianni Celati, traducteur et universitaire, voyage en 1997 avec l’ethnologue et Oulipien italien Jean Talon : Mali, Sénégal, Mauritanie. Le point de départ est un projet de documentaire. Le projet change de sujet tout au long du voyage et ne verra jamais le jour. Gianni Celati tient le journal du voyage au plus près de ce qui se passe : du bus qui doit se remplir à ras bord avant de partir, à la façon d’être des hommes vis-à-vis des femmes dans les transports, en passant par les jeunes hommes insistants qui se présentent comme guide ou taxi, les vendeurs de tout qui ne s’avouent jamais vaincus ou les hôtels pour blancs.

Le Serpent à plumes, créé sous forme de revue en 1988, était devenu maison d’édition en 1993. Repris en 2004, il a été placé en cessation d’activité fin 2018 après avoir été intégré au groupe La Martinière …

Voilà quelques poèmes express issus de la Pièce Unique N°94 :
– Le profil se laisse aller quand la tête a beaucoup de plaisir.
– Asphalte sans asphalte, l’énorme terrain de golf au bord du Niger.
– Devant la station-service, un type se lave les turbans.
Je resterais dans les rues de sable, lézard tout terrain.
– L’aube devient digne des aventures d’une carte de crédit.
Ce matinj’avais la tête ailleurs. Vers midi, je suis rempli de terre.
– La vie passe avec un bruit doux. Horizon plat. Dîner dehors.
– Aujourd’hui, c’est moi qui fais le fantôme.

La Pièce Unique N° 94 est offerte à madame M. qui a traversé les continents avant de s’installer à Bruxelles où elle continue à peindre.

Un Driss Chraïbi : P.U N°93

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Une enquête au pays, de Driss Chraïbi (1926-2007).
Né au Maroc, élevé dans une société bourgeoise, Driss Chraïbi étudie et vit en France. Son premier roman sort en 1954 : Le passé simple. Le livre, une fausse autobiographie, fait scandale : « J’avais brisé le tabou : j’avais parlé en mon nom , pas au nom de la tribu. »
A partir de 1981, jusqu’en 2004, il écrit des romans policiers avec un personnage récurrent, l’inspecteur Ali. Une enquête au pays est le premier de cette série. Le personnage de l’inspecteur est un Scapin marocain avec un chef prétentieux et odieux dans un Maroc d’après le protectorat qui veut vivre à l’occidentale en ville et qui se meurt ailleurs. C’est drôle, jouissif et, comme tous les bons romans noirs, c’est bien plus que ça : une radiographie du pays.

Voilà quelques « Poèmes express » nés de ce texte :
– Un inspecteur incapable, ça existe ! Cervelle vide…avec piscine.
– Il est simple de réfléchir : le crâne renifle.
– Partir de rien. Tomber dès le début. Pas comme 007.
– La télévision tendait à remplacer les yeux.
– Allah et le prophète détournaient la tête. Adam et Eve traînaient et les siècles étaient.
– Le son d’une déchirure. Un cri et s’allonger.
– Le plus dur avait été d’entrer dans la tête des mots.

Cette Pièce Unique N° 93 a été offerte à Serge Portelli, venu parler de son livre aux éditions du Sonneur, Qui suis-je pour juger l’autre ? Un homme et un texte pleins d’humanité pour une justice plus juste.

Ouest Track et nous – en décembre 2019

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Dans Vivaculture, sur Ouest-Track, à 11h -et après, en podcast- : Autour des livres :

  • Le 8 décembre : Ellroy, Les Boréales, Serge Portelli

 

 

 

 

  • Le 22 décembre, on approfondit sur Santiago Amigorena et Mes derniers mots.

 

 

 

 

 

Sur Edgar Degas : P U N° 92

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La Pièce Unique n° 92 n’est pas d’un auteur mais sur un peintre : Edgar Degas (1834-1917).
Le petit livre des éditions Mille et une nuits, paru en 2012, est une compilation de textes sur lui et de lui. Peintre, dessinateur, graveur, sculpteur, photographe, fils de banquier, victime de krachs boursiers, collectionneur, solitaire, grinçant, antisémite : un homme dans toutes ses (im)perfections.
Dans cet ensemble de textes, on remarque l’écriture inventive de Félix Fénéon à l’occasion de la VIIIè exposition impressionniste, à propos des femmes représentées par Degas : « Des femmes emplissent de leur accroupissement cucurbitant la coque des tubs : (…) en une torsion qui la fait virante » (…) dégageant des seins en virgouleuses ».
On s’amuse aussi de l’humour vachard de Degas :
par exemple sur Cabanel : « Si vous montriez à Raphaël  un Daumier, il l’admirerait. Si vous lui montriez un Cabanel, il dirait avec un soupir : « ça, c’est ma faute. »

Voilà quelques Poèmes Express qui sont issus de ce livre :
– Bras trop longs de jockeys dans des paysages nus.
– La vie en cire épate la mort.
– Un petit notaire n’aime pas qu’un petit notaire bande.
– Descendant de sa gondole, en deuil, elle pleure.
– Le peintre veut ses noirs !…
– La femme qui fuit, lit.

Cette Pièce Unique est offerte à Eric Enjalbert, grand dessinateur, photographe, maquettiste, passionné par son métier, perfectionniste, sans qui les éditions Rue du Départ n’auraient jamais pu exister !

Un Tanguy Viel : P U N° 85

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Cinéma, suivi de Hitchcock, par exemple est la Pièce Unique n° 85.
Cinéma est le deuxième livre de cet auteur, le premier étant Le Black note en 1998. Presque tous les livres de Tanguy Viel sont chez Minuit, et maintenant dans la collection de poche Minuit double.
Ce livre comprend deux textes, tous deux sur le cinéma. Tous deux sont le monologue allumé d’ un narrateur cinéphile mono-maniaque. Le premier est entièrement basé sur le film de Joseph L. Mankiewicz, Le limier, tourné en 1972 . Le second essaie de faire la  liste impossible des 10 films préférés d’un amateur, peut-être le même.

Voilà quelques poèmes express tirés de Cinéma :
– Peut-être que retraduire l’anglais en anglais, c’est rater des subtilités.
– Il suppose qu’il suppose, conclut et s’en va.
– Le hasard est une blague et le réel, c’est pareil.
– Une gangrène pousse dans l’image.
– Je comprends la mauvaise foi : c’est seulement ouvrir la case du cerveau prévue pour ça.
– On se fait avoir tout le temps, mais avoir avoir !

Cette Pièce Unique n° 85, ce sont trois livres en un =
– l’original de Tanguy Viel,
– les Poèmes express qui en naissent sur chaque page de droite,
– et une actualité en lien avec, ou bien cette page, ou bien le livre en son entier.
Elle  est offerte à Daniel F., écrivant assidu à Pirouésie, lieu d’ateliers oulipiens où, cette année, était invité Eduardo Berti, le premier Argentin entré à l’Oulipo… grâce à Julio Cortazar qui n’a jamais, on ne sait pourquoi, répondu à l’invitation qui lui avait été faîte.

Chat Bleu de juin 2019

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Entre un Saumur Champigny et un Côte de Gascogne … nous avons beaucoup voyagé.  Avec Andrzej Stasiuk d’abord, aussi bien romancier que « écrivain voyageur ». Stasiuk est un auteur polonais né en 1960, édité en France, le plus souvent chez Noir sur Blanc, Christian Bourgois ou Actes Sud. Les deux livres dont nous avons parlé sont de cette maison :
– Taksim, paru en 2009 en Pologne et traduit en 2011 par Charles Zaremba est un roman à la première personne qui nous emmène dans les Carpates, après 1989. Le narrateur traverse cette zone en tous sens dans un vieille camionnette  avec un autre homme. Ils vendent des frippes dans les villages, passent les frontières, comme nous le seuil de la porte. Les descriptions de ces endroits reculés, abandonnés, sont fabuleuses. Nous y sommes. C’est aussi drôle (les expatriés rentrant avec leurs voitures neuves européennes…) que glaçant (un épisode avec un cochon ! )
– L’Est ,du même Andrzej Stasiuk est un récit paru en 2014 en Pologne et en 2017 en France, traduit par Margot Carlier. Là, il nous emmène de la Pologne, à la Chine du nord en passant par des régions de la frontière sino-russe. Nous allons, avec lui, de villages  pauvres et sablonneux côté russe à des villes champignons, pauvres aussi, autrement, côté chinois.
Dans les deux livres, il parle des objets produits par la Chine, cassables, sans vraie utilité, qui envahissent l’Est dont les habitants ont si longtemps dû s’empêcher de consommer.
Andrzej Stasiuk, un sacré écrivain et un penseur !

Le voyage a continué avec L’axe du loup de Sylvain Tesson, en Pocket : son périple, de la Sibérie au golfe du Bengale, suivant les traces des hommes qui s’échappaient du goulag.
Puis nous avons reparlé de livres que nous avions aimés : d’Axel Kahn, de Céline Minard : Le grand jeu ,  Les frères Lehman de Stefano Massimi.

Enfin, nous avons évoqué :
– La peinture à Dora de François Le Lionnais (1901-1984), co-fondateur de l’Oulipo, et une biographie façon puzzle de celui-ci par Olivier Salon, Oulipien et mathématicien : Le disparateFrançois Le Lionnais, tous deux aux éditions du Nouvel Attila, 2016. François Le Lionnais a été prisonnier du camp de travail de Dora en 1944 et a raconté comment il réussissait à « s’en échapper » grâce à des descriptions qu’il faisait à ses camarades de tableaux du Louvre .
– Les Amnésiques de Géraldine Schwarz, éditions Flammarion : un essai passionnant sur la montée des populismes des années 30 à aujourd’hui.

Le prochain et dernier Chat Bleu de la saison est le 11 juillet.

Ouest Track, Un peu de lune

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Depuis quelque temps déjà, nous participons à Ouest Track Radio, à l’émission Viva Culture. Pourquoi ne pas vous en faire profiter ? C’est l’occasion d’ajouter du son à notre rubrique Ouest Track et nous sur le blog :

L’émission complète est ici

 

Des compliments !

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Des compliments et pas de n’importe qui !
D’un auteur du noir dont on aime bien les livres :
Benoît Séverac,
venu cette année au Polar à la plage pour 115, salement efficace.

On vous livre son retour sur Un peu de lune aux éditions Rue du Départ :
« Cette histoire lunaire : j’ai a-do-ré ! J’ai été très amusé par ce doux dingue, et très ému par le texte lui-même de cette Chilienne. Le récit est très beau, très représentatif et jamais dans l’outrance, tout en retenue.
Le livre est un bel objet, les photos et la mise en page (et le sens de lecture) très réussi parce que ce n’était pas évident de marier ces deux textes. »

Merci à Benoit Séverac de ce mms que nous rendons public : il nous fait trop plaisir !

Au moment où…

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Au moment où
– on fête les 50 ans des premiers pas sur la Lune
– on peut voir, jusqu’au 22 juillet 2019, l’exposition La Lune- du voyage réel aux voyages    imaginaires : 190 oeuvres de l’Antiquité à nos jours, au Grand Palais à Paris.
– la sonde israélienne Beresheet, créée par une société privée, se crashe sur la Lune :

Lisez Un peu de lune de Francisco Mouat et Clara Montecinos !

Ouest Track et nous – le retour

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Bonjour !
Depuis le 31 mars, 11h, date et heure de première diffusion, vous pouvez entendre (n’importe quand )

sur Ouest track, radio sur le net,

dans Viva Culture,

nos impressions du Retour du Salon Livres Paris.

 

 

A partir du 14 avril, 11h, il est question du petit dernier des éditions  Rue du Départ : Un peu de lune dont on est forcément très fiers, comme de tout ce que nous avons fait depuis notre création en 2011… (« Si nous ne le disons pas, qui le fera ? » remarquerez-vous perfidement … Eh bien, non, les compliments sont nombreux : de lecteurs, de professionnels, d’inconnus !… Si Si, juré, craché !)

Un peu de Lune

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Un peu de lune de Francisco Mouat et Clara Montecinos vient de sortir, ça y est !
En fait  : un peu de lune et beaucoup de Chili.
Francisco Mouat est journaliste et écrivain chilien. Clara Montecinos est une architecte franco-chilienne. Elle traduit là une interview de Mouat et Jenaro Gajardo, le « Chilien qui possédait la lune ».
Elle nous dévoile aussi l’Histoire de ce pays d’immigration et des vies de Chiliens, malmenées par la dictature de Pinochet.

 

Un petit livre inclassable.
Une histoire vraie incroyable et d’autres à connaître absolument dans notre monde de 2019, tenté par les extrêmes.

Pirouésie 2018

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C’est fini et c’est passé peut-être encore plus vite que d’habitude !

Ateliers avec :
_ Henry Landroit : à partir d’une nouvelle de Félix Fénéon (1861-1944) qui rendit compte de 1260 faits divers, trouvables aux éditions cent pages cosaques, 2009.
Amélie Charcosset : sur le thème
– du choix : « Préfères-tu ? »
– du 
corps après lecture d’un extrait de Sei Shonagon : « Les choses qui : … font mal… battre le coeur… tenir droit…etc
Olivier Salon : encore à partir de Félix Fénéon, mais d’une seule « brève » cette fois : « Catherine Rosello, de Toulon, mère de quatre enfants, voulut éviter un train de marchandises. Un train de voyageurs l’écrasa. » à décliner selon des consignes tirées au hasard parmi une vingtaine de possibles : allitération en K, périphrase, olfactif etc…
Francis Tabouret : (Vous vous rappelez ! Traversée, édition POL ! ) : sur les métiers avec, par exemple, l’exercice du « gestomètre ».
Benoît Richter :
– une nouvelle en trois parties, de trois points de vue différents, la deuxième partie faisant la moitié de la deuxième et la troisième, la moitié de la deuxième.
– un « conte inversé » comme, ci-contre,  » Histoire de la roue qui a inventé l’homme » aux éditions Mémo.

Bon, mais là, ce ne sont que les ateliers que j’ai suivis ! Il y en avait plein d’autres, avec ou sans promenades, avec d’autres animateurs, d’autres médias comme : le collage avec Philippe Lemaire, la danse avec Olivier Viaud, la gravure avec Marie Vilain, la voix avec Thomas Suel et cette fois, aussi, web-radio ! Podcast possible.

Bon, mais là, ce ne sont que les ateliers ! A chaque soir, son spectacle : en voilà quelques uns :
Nationale 20, un hommage à Jean-Marc Rainsant que nous voyions là chaque année, féru de mots et de piano.
– deux soirées Thomas Suel : !!!!!
– Comme chaque année, le travail théâtral de Jeanne Carillon avec les enfants : cette fois, Histoires de famille. Toujours incroyable !

Puis, final convivial : le bal de La vandale.

« Traversée » de F. Tabouret

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Chat Bleu d’avril 1)
Il faisait beau et N’senga nous a proposé des vins du soleil :
Un rouge du Languedoc, d’un petit viticulteur : domaine d’Erian, cuvée les Bermudes aux notes de fruits noirs.
Un blanc, un Uby de même cépage que le n°4 : à doux goût d’ananas.

Pour accompagner cet ensoleillement :
Traversée de Francis Tabouret aux éditions POL, 2018. Un premier livre. Francis Tabouret était un collaborateur de la revue Tigre, aujourd’hui disparue. Son métier est de convoyer des chevaux. Ce livre parle de cela mais à travers un voyage précis, de huit jours, entre Rouen, Pointe-à-Pitre et Fort-de-France sur un porte-containers, avec chevaux certes mais aussi moutons et taureaux… Une première pour lui. Il évoque les animaux, son travail auprès d’eux et sa vie à bord : (P. 25) : »…, je suis monté aux barreaux d’une échelle au relief de rouille et de peinture, je me suis faufilé entre deux rangs de containers sur des grilles de ventilation, entre des câbles et des tuyaux. La voilà ! Petite cour de ferme. Les bêtes comme au fond d’une crevasse ou d’une faille géologique. Une pile de containers supprimée au centre du bateau fait que le préposé aux animaux, le palefrenier, le convoyeur, l’accompagnateur, le groom, le cow-boy (prenez le mot que vous voulez) dispose d’un couloir et peut accéder aux bêtes, qu’elles peuvent mettre une tête dehors. »

Etonnant, non ? Pour Francis Tabouret aussi, qui est spécialisé dans les chevaux :
(p.46) : »Il faut le temps, la répétition. Le métier est de faire de ce monde de ferraille et d’eau, de saillies et de trous, d’un peu de rouille, de dangers, de faire de ces quatre boîtes et de cette petite cour au fond des si hautes piles un monde d’humanité et d’animalité, une chaleur et un chez-soi. »
et qui se retrouve avec des animaux aux comportements inconnus : grégaire, le mouton (p.16) : « Ce ne sont pas des moutons, c’est un troupeau que vous prenez par la main. », (p.15) : « force comme en veille », les taureaux dans la boîte desquels il n’est pas question d’entrer pendant le voyage.

De beaux moments en mer, la place des hommes sur le bateau, les relations existantes ou non. L’arrivée, la séparation, les nouveaux propriétaires des chevaux qui ne semblent pas y connaître grand chose.
Un beau livre !

On parle des autres livres évoqués ce soir-là dans le post suivant…

Suite n° 11

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Suite n°11 vient de sortir,
Suite n°11 est de Pascal Millet, auteur de polar mais pas que !
Suite n°11 est un poème narratif sur les débuts d’une relation amoureuse. C’est l’homme qui parle, de son histoire particulière.
Suite n°11, c’est, face à ce texte contemporain, des images de corps féminin, des détails de sculptures, des courbes, des nuques, des seins, des mains de tous les temps et de lieux différents. Un éternel féminin, fabuleusement photographié par Eric Enjalbert. Certaines pierres sont des peaux !
Suite n°11, c’est une histoire particulière face à La Femme.