Chat bleu : février 2020 : 1)

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Nous pouvions boire :
en rouge, un Saint Amour, La Madone, Château Belleverne : d’un petit producteur indépendant en conversion bio, dans le Beaujolais, médaille d’or 2019,
en blanc, un petit Bourgogne très dans le fruit.
Nous avons parlé de :
– Extérieur monde d’Olivier Rolin, 2019, Gallimard : un livre nostalgique, un peu crépusculaire, des mémoires qui évoquent le vieillissement, la place des femmes et bien sûr les voyages. P. 61 : « Il n’y a pas de bout du monde, le monde est parfaitement cousu à lui-même, ». P. 301 : « On a vu des pays, des gens, entendu bruisser des langues, abattu des milliers de Km »…
– Floride de Lauren Groff, 2019, L’Olivier : des nouvelles traduites par Carine Chichereau comme les autres livres de cette auteure américaine. Une ambiance chaque fois un peu étrange, éventuellement inquiétante. Des reptiles. De beaux personnages de femmes, ambigus. Des mères qui ont du mal à l’être.
La dernière histoire se passe à Yport.
Les services compétents de Iegor Gran, 2020, P O L : c’est plein d’humour même si cela parle de ce qui a changé sa vie et celle de ses parents : l’arrestation de son père, André Siniavski, après la longue recherche, par le KGB, de cet auteur de textes contraires à la ligne du parti. Nous sommes en URSS du temps de Krouchtchev, moment de relatif dégel, de marché noir incroyable (l’épisode du « jazz sur ossements » !) C’est jubilatoire.

 

 

Ouest Track et nous :

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Le 1er mars 2020, à 11h, et ensuite en podcast, dans la pastille Autour des livres  de Viva Culture, ce proverbe nigérian : « Si la proie ne donne pas son avis sur l’histoire, le prédateur sera toujours le héros de l’histoire »
en regard du livre de Iegor Gran chez P O L : Les services compétents.

Iegor Gran, ce soir, mardi 11 février, à 18h30 à la librairie Au fil des pages !

Ouest Track et nous :

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  • Le 16 février, à 11h et ensuite en podcast dans la pastille Autour des livres de Viva Culture : Carol Dunlop, Julio Cortazar, Alexandre Labruffe : aires d’autoroute et station service.

Un Marie Ndiaye : P U N° 98

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Un temps de saison est paru  aux éditions de Minuit en 1994, quatrième roman d’une auteure de 27 ans !
Herman est professeur. C’est la rentrée, le moment de partir, mais sa femme Rose et leur fils ont disparu dans le village où ils passent leurs vacances. Il reste pour les retrouver évidemment. Personne ne l’aide. On l’engage à s’installer. Au début, son seul souhait est que ça cesse puis il s’habitue, d’autant qu’il les revoit…

Plein de choses intéressantes dans ce livre inclassable : l’engourdissement d’Herman, la séparation entre ceux qui restent et ceux qui veulent partir, un fantastique quotidien.

Voilà quelques uns des Poèmes Express qui en sont issus :
Il était temps de rassurer les femmes quand on était mari.
– Les événements seraient joyeux. Mais serrées, les cuisses.
– Un sanglot s’échapperait des lèvres molles. Indécence. Air ennuyé.
– Femmes rembourrées et galanterie. Chair amollie et sueur.
– Le village semblait de plus en plus rouge et inventait le regard haineux.
– Vous auriez pu prévenir que le ciel était toujours en guerre.

La Pièce Unique n° 98 est offerte à Caroline L.qui travaille avec moi et qui a tellement d’envies qu’une seule vie ne peut pas suffire !

On parle de nous et du Chat Bleu ! Merci !

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EDITO : Le regard du spectateur

« Il me semble que la civilisation est toujours à recommencer ; qu’elle n’est pas un état de grâce, mais bien un travail continuel sur soi-même et les autres, dans la direction indiquée par l’expérience et par l’espoir. L’homme est une question de persévérance. » Cette citation de l’écrivain roumain Petru Dumitriu (1924-2002) est plus que jamais d’actualité. En effet on ne compte plus les motifs d’inquiétude dans un monde traversé par plusieurs défis.
Où en sommes-nous d’une société où l’on pourrait ne pas perdre sa vie à la gagner ? Où l’on ne se méfierait pas des pauvres, selon Esther Duflo (prix Nobel d’économie 2019)? Où le langage des poings ne prévaudrait pas sur la parole ? Où l’éducation serait prédominante parce que les pays s’enrichissent grâce à l’intelligence et au savoir ? Où nos instances politiques et économiques seraient capables de répondre à l’urgence écologique hors de la domination de grandes firmes ? Où l’on ne craindrait pas les tentations populistes et une dérive autoritaire ?
« La démocratie est par nature expérimentale » écrit l’historien Pierre Rosanvallon dans Les siècles du populisme(Seuil). C’est dire que nos démocraties sont fragiles, soumises à des aspirations légitimes et parfois contradictoires.
« La question du totalitarisme n’est pas derrière nous mais devant nous » affirme le philosophe Jean-Jacques Rosat auteur de Chroniques orwelliennes (Collège de France).

C’est la raison pour laquelle le rôle des artistes et des acteurs culturels est si précieux. Partager les arts avec le plus grand nombre et avec l’exigence la plus élevée, c’est ce qui anime également beaucoup de spectateurs moins « consommateurs » qu’acteurs.
La part de la culture dans les programmes des candidats aux élections est, hélas, significative : elle est le plus souvent réduite quand elle n’est pas passée sous silence….
La démocratie pourtant est à ce prix : les fondements du totalitarisme sont la censure, l’ignorance et la pauvreté ou l’instrumentalisation du langage.

On suivra sur ce point l’économiste Deirdre Mc Closkey qui affirme que c’est la production des intellectuels et des artistes qui explique le grand enrichissement qui gagne l’Europe de l’Ouest, puis le reste du monde entre le 18ème et le 20ème siècle : grâce à eux, l’éthique bascule.
Ils font de la liberté, de la créativité et de l’innovation les nouvelles vertus morales en lieu et place de l’honneur, du rang et de la soumission à l’Eglise et au prince.
N’est-ce pas ce qui définirait un nouvel individualisme porteur d’actions solidaires ? Celles des jeunes des Fridays for future pour nous éveiller et protéger la terre et celles des Sardines, en Italie, dans une belle énergie de vie commune ?
Isabelle Royer

GRANDE CONVERSATION
11e Grande conversation
Le 13 mars, à 18h30, Bibliothèque Oscar Niemeyer
Qui sont nos zombies ?
De la fiction aux fantasmes

Les zombies sont désormais un phénomène culturel. Leurs hordes vacillantes d’êtres terrifiants nous sont devenues familières et font partie de notre imaginaire.
Ils ont envahi le cinéma, la télévision, internet, la bande dessinée, la littérature … Ils s’incarnent dans des défilés carnavalesques : les Zombies Walks.
Mais c’est quoi un zombie ? De quoi sa popularité est-elle devenue le symptôme ?
Ces êtres inconcevables auxquels personne ne peut s’identifier – trop morts, trop vivants – on pouvait aisément les mettre dans la case du simple divertissement de la pop-culture. Mais ils se sont infiltrés dans les réflexions de philosophes, de sociologues, de neurologues, d’ethnologues, qui, se saisissant du sujet, ont dévoilé les préoccupations contemporaines.

Dans le cinéma des années Trente, aux Etats-Unis, la figure du zombie était associée aux fantasmes liés au Vaudou et au réveil des morts. En 1968, La nuit des morts-vivants, le film de George A. Romero, lui a donné un sens différent. Des zombies déferlent en une meute vacillante et deviennent le symbole de l’effrayant inattendu, d’un quelque chose qui pourrait atteindre l’individu et l’humanité entière, dans une dimension inouïe et irrémédiable.
C’est le déclenchement d’une réflexion où le zombie n’apparaît plus comme un objet d’imaginaire récréatif mais celui d’une pensée critique de la société. Au rythme du questionnement sur les significations qu’il peut prendre, il va changer progressivement de sens, jusqu’à ne plus être seulement une silhouette errante et affamée de chair humaine mais la représentation de différentes formes de phénomènes qui caractérisent notre époque. Des colloques universitaires, des conférences, des essais, des émissions de radio, des documentaires, lui sont consacrés et se multiplient.
Parmi toutes les figures de monstres, pourquoi le zombie, serait-il aujourd’hui celui qui symboliserait le mieux les interrogations de notre monde ? En quoi une créature de fiction peut-elle nous aider à décrypter notre époque ?
Entre distraction et réflexion, nous aurons cette conversation en compagnie de nos invités :
                                            Clémentine Hougue, chercheuse en études culturelles,
                                                   auteure de Le zombie au-delà de la fiction
                                                                                      et
                                                           l’association Cannibale peluche,
                                          de cinéphiles et programmateurs de l’étrange.
Entrée libre
Les 9 et 23 février, le 8 mars, écoutez sur Viva culture – 11h à 11h 30, dans 10mn chronique, sur Ouest Track radio : Pourquoi les zombies ?
Catherine Désormière

COUPS DE COEUR
Au festival Le Goût des autres

1- Le jeune noir à l’épée
Abd Al Malik/Salia Sanou (vu dans Multiple(s) à Avignon l’été dernier)
J’ai été absolument emballée, emportée par la prestation chorégraphiée de quatre magnifiques (dans tous les sens du terme) danseurs, à savoir Salomon Asaro, Akeem Alias Washko, Vincent Keys Lafif et Bolewa Sabourin : un pur et rare moment de bonheur total !

2- La cuisine de Marguerite
Un vrai régal en cette heure de déjeuner (12h30), et pas seulement pour les papilles : le propos est léger, pétillant. On y apprend, entre autres, la recette des boulettes « à la grecque »(là-bas, on dit « kèftédès »), façon Mélina Mercouri, qui aurait pu candidater pour des étoiles au Michelin ! Ce n’est pas exactement ce que j’ai dégusté lors de mes nombreux séjours au pays des Héllènes : des plats basiques mais néanmoins fort savoureux….
La comédienne Julie Martigny (qui intervient à l’atelier théâtre du lycée Porte Océane) porte bien la légèreté joyeuse de ce texte si frais, révélant une facette peu connue de la grande Marguerite Duras.
N’oublions pas les femmes de La Fabrique Pierre Hamet qui nous ont régalés avec leur succulente (et durassienne) soupe de poireaux !

3- Beloved
Toni Morrison


Une lecture musicale très émouvante de cet ouvrage connu pour la rudesse du propos, par la comédienne Astrid Bayiha (découverte par Bob Wilson) et le groupe électro ORK dans une belle osmose.
Annette Maignan

AUTOUR DES LIVRES
Le Chat Bleu, c’est à Sainte-Adresse, tout près de la plage. Brocante, petite épicerie fine, restauration le midi, salon de thé, bar à vins-tapas le soir…Tout cela dans un décor chaleureux, un joyeux petit bazar avec des recoins partout et une jolie petite terrasse avec vue sur la mer.

Nsenga, le patron, y accueille régulièrement des concerts, des soirées à thème…Il nous y accueille aussi, nous, amoureux…amoureuses plutôt, il n’y vient pas beaucoup d’hommes… des livres et de la lecture, une fois par mois autour de Catherine Hémery-Bernet qui a inventé avec lui ces soirées « Un vin, des livres » il y a plusieurs années. Ou comment faire rimer littérature et oenologie !
Rappelons que Catherine présente une rubrique Autour des livres dans Viva Culture sur www.ouest-trackradio.fr (95.9 DAB ou en podcast)
Nsenga nous propose à chaque fois un vin rouge et un vin blanc qu’il a choisis avec soin. Il nous les « raconte » pour nous les mettre en bouche et nous les sert avec quelques petits tapas maison toujours originaux et délicieux.

C’est le moment d’écouter Catherine qui commence toujours par nous présenter, elle, deux ou trois livres qu’elle a aimés, elle nous en lit quelques passages pour nous donner le ton. Un de ces livres sera gagné par un(e) participant(e) tiré(e) au sort. Cadeau de la soirée, très apprécié ! Puis Catherine donne la parole à qui souhaite la prendre, pour parler d’un ou de plusieurs livres aimés. C’est l’occasion d’un riche échange entre nous. Les envies de lectures circulent, les livres se prêtent, les avis se confrontent. Parfois la conversation s’ouvre sur des spectacles vus, des films découverts…C’est joyeux, simple et convivial. On peut même venir juste pour écouter, on n’est pas obligé de prendre la parole !
Et ce sont de bons moments de partage.
C’est bien sûr ouvert à tout le monde. On trouve le calendrier de ces rencontres sur le site de la maison d’édition dirigée par Catherine et dont voici l’adresse : www.ruedudepart-editions.com
Et donc, si vous aimez lire, partager vos lectures, découvrir de nouveaux titres, de nouveaux auteurs, soyez les bienvenus au Chat Bleu parmi nous !
Véronique Garrigou

Un Edith de La Héronnière : P U N° 97

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Vézelay L’esprit du lieu d’Edith de La Héronnière est paru initialement en 2000, puis dans la Petite bibliothèque Payot. Cette auteure née en 1946 a écrit des récits de voyage et des essais, dont celui-ci.
Elle s’est installée à Vézelay, y a été secrétaire de Maurice Clavel, parallèlement à son travail pour Le Seuil en tant que lectrice, correctrice et rewriter.

Ce petit livre est une déclaration d’amour à ce lieu. E. de La Héronnière y parle du paysage, de l’histoire, des personnes qui s’y attachèrent : P. Mérimée, Viollet Le Duc, R. Rolland et last but not least, les collectionneurs et éditeurs d’art, Christian Zervos et sa femme qui, dans leur maison, La Goulotte, reçurent de prestigieux artistes, de Picasso à René Char en passant par Fernand Léger et bien d’autres,

Voilà quelques Poèmes Express qui en sont issus :
J’aime l’intimité, le tout-au-fond de l’intérieur.
– De plus en plus de messes sont noires et de vieux se cachent.
– Des moines dans le choeur, des sacs poubelle dans les bois.
– Sous la glycine, entre. C’est une maison pleine.
– Sous la lune, les flambeaux et les plis du plain-chant.
– L’obscurité retire ses longs gants noirs.

La Pièce Unique est offerte à F. P., amie croyante à sa façon, qu’un tel endroit ne pourrait que ravir. A moins qu’il ne l’ait déjà fait.

Chat bleu : janvier 2020

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N’senga, le 9 janvier, nous offrait
en rouge un Montagne Saint Emilion 2015, Château du Vieux Bonneau : capiteux.
Ou un rosé d’hiver, de la presqu’île de Saint-Tropez, un rosé primeur : raisins de l’année récoltés en vendanges plus ou moins tardives, une nuit de pleine lune… ! : des « grains de glace »qui donnent quelque chose de très frais en bouche et une belle robe cristalline.

Les livres qui les accompagnaient :
– Sisyphe est une femme de Geneviève Brisac, éditions de l’Olivier, 2019 : une mine d’idées de lectures d’auteurEs. On en parle sur Ouest Track radio, dans la pastille Autour des livres de Vivaculture, le 2 février, à 11h. C’est audible, ensuite, en podcast.
– Péquenots de Harry Crews, éditions Finitude, 2019, traduit par Nicolas Richard. Harry Crews (1935-2012) est un (très bon) auteur américain de romans noirs. Ce livre est une compilation de reportages ou de textes plus ou moins autobiographiques, parus dans des revues entre 1974 et 1977. Il y parle de l’Amérique, de randonnées, des rednecks, de l’après Vietnam, de l’écriture. Il a une tête de dur à cuire (c’est lui sur la première de couv.) et son for intérieur est calciné.
– Top réalité de Donald Westlake (2004), traduit par Pierre Bondil (2014), en poche Rivages noir : la dernière aventure du personnage récurrent Dortmunder.
Westlake a beaucoup écrit, sous ce nom et sous d’autres pseudonymes (dont Richard Stark). La série des Dortmunder est un bonheur, pleine d’humour, plutôt déjantée. Avant ce livre, j’avais adoré Comment voler une banque  et Mauvaises nouvelles à cause des situations, des dialogues, de l’équipe de voleurs atypiques et sympathiques.

Cela nous a amenés à d’autres romans noirs :
– Paz de Caryl Ferey, en Gallimard Série noire, 2019 : son dernier roman, comme toujours très documenté, sur la Colombie. Très bien écrit et très violent.
– Le couteau de Jo Nesbo, aussi en Gallimard Série noire, 2019, traduit par Céline Romand-Monnier. Un Harry Hole. Lu d’une traite. Nesbo nous entraîne sur de fausses pistes et on se laisse faire.
– Le royaume des perches du Finlandais Marti Linna, chez Gaïa, 2013, traduit par Paula et Christian Nabais. Un lac, Une femme morte. Une obsession. Bien plus calme qu’un Nesbo.

Mais pas que des romans noirs :
– La panthère des neiges de Sylvain Tesson, Gallimard. Prix Renaudot : des paysages ! un vocabulaire !
– des Patrick Modiano tous chez Gallimard et en Folio ensuite : Souvenirs dormants, 2017. Un pedigree, 2006 ,sur son enfance, son abandon. Son dernier : Encre sympathique, dans Paris toujours, un peu rocambolesque.
– un document : Les amnésiques de Géraldine Schwartz, Flammarion 2017, en poche Libres champs, 2019 : le comportement de tout un chacun durant la période nazie. La complicité, l’adhésion. Passionnant.

Le prochain Chat bleu, c’est jeudi 6 février. A bientôt ! ?

Un Alain Mabanckou : P U N° 96

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La Pièce Unique n° 96 est le roman Verre Cassé d’Alain Mabanckou, paru au Seuil en 2005, trouvable en collection Points. Il a, pour ce livre, reçu de nombreux prix (des Cinq Continents, de la Francophonie, Ouest-France, Etonnants voyageurs, RFO du livre). Oui, tout ça. Normal, c’est un texte particulièrement brillant : le monologue très oral, sans aucun point, seulement rythmé par des virgules d’un client du café Le crédit a voyagé. Il se raconte, raconte aussi la vie d’autres clients du bar, tous plus cabossés les uns que les autres.
Mabanckou s’amuse à parsemer le livre de titres de livres, de citations détournées d’auteurs, d’avis sur la politique africaine ou des anciens colons, sur la vie des couples, mixtes ou pas.

Voilà quelques Poèmes express qui en sont issus :
– Tombé d’un drapeau, j’ai gueulé qu’il ne fallait plus compter sur moi.
– Rendez-vous place des Fêtes, mais rien.
– Menace de tempête : fabriquer des fétiches et ricaner.
– La pitié a posé son dictionnaire et a parlé du vivre ensemble.
– J’ai attendu la fin du monde des nains de jardin.
– Dire aux canards lorsque ferme un parc.

(J’aime particulièrement ce Dire aux canards lorsque ferme un parc …!)
Cette Pièce Unique est offerte à Muriel F., encore une amie grande lectrice !

Ouest Track et nous – début février 2020

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Autour des livres, dans Viva Culture, le dimanche 2 février à 11h et, après, en podcast vous parle de Sisyphe est une femme de Geneviève Brisac.

Ouest Track et nous – début 2020

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Autour des livres dans Viva Culture, le dimanche 19 janvier, à 11 h et après, en podcast, vous parle de Sandra Laugier et des séries, à la suite du 5ème colloque sur les séries au Havre.

Un Norbert Elias : P U N° 95

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Norbert Elias (1897-1990) , on est d’accord, n’est pas un auteur de fiction, mais un sociologue-historien dont l’ouvrage majeur est Uber den Prozess der Zivilisation.
Né en Allemagneil en part en 1935, enseigne et vit en Angleterre jusqu’en 1975, s’installe ensuite à Amsterdam.
Le livre qui a donné ces Poèmes Express est La solitude des mourants, paru chez Suhrkamp en 1982 et en France, chez Bourgois, en 1985. Comme l’indique le titre, on isole les hommes à ce moment de leur vie. Et le XXème siècle – et sans doute le XXIème – le fait beaucoup plus que d’autres temps. Elias évoque aussi les personnes âgées parquées dans les Ehpad.

Quelques Poèmes Express :
– Les clients à l’animalité voudraient jouer.
– Des productions paraissent avoir un sens. Mais non. (*)
– On rencontre les morts dans des couches de vécu magiques.
– Elle perd une personne. Il cherche une personne.
– Contrôler le stock dont dispose la mort la soulage.
– Les médecins sont rigides et les mourantes le savent.

Cette Pièce Unique a été envoyée à l’auteur et énorme lecteur, François Bon. Il en a accusé réception :  » Merci, mais ce n’est pas mon univers. ». J’entends (*) et le remercie également d’avoir répondu.

(source de la photo : www.norberteliasfoundation.nl)

Chat bleu : décembre 2019 -2)

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On a aussi évoqué :
– 8 livres courts, choisis par Terres de paroles, sur le thème de l’amour. Quelques uns, ici , y participent : … la sélection crée ….peu d’enthousiasme …
– peu d’enthousiasme aussi pour le dernier James Ellroy …

Mais on n’a pas toujours été aussi désagréables et on a été séduits par des livres (très divers) :
dont des dictionnaires ! :
– Dictionnaire des mots rares et précieux, collectif, 2004, chez 10-18. Le plaisir des mots comme dans A rebours de Huysmans.
– Trouver le mot juste de Paul Rouaix, chez Armand Colin, maintenant au Livre de poche, où les idées sont suggérées par les mots. Ouvrage  très utilisé par Colette.
– L’anthologie de la poésie française de Georges Pompidou, 1961.

des romans évidemment :
– Il reste la poussière de Sandrine Collette, Denoël , 2016 : une écriture ! On est au début du XXème siècle en Patagonie, dans un petit domaine tenu par une mère veuve, terrible, et ses fils. Le plus jeune, victime des autres, se réfugie dans le travail et auprès de son cheval. C’est dur mais se finit sur une ouverture.
Vera Kaplan de Laurent Sagalovitsch, Buchet-Chastel, 2016 : On est en Allemagne pendant la guerre et à Tel-Aviv vingt ans plus tard. Vera est juive et elle aide les Nazis à piéger d’autres Juifs. On voit comment elle le vit et comment elle le paie.
– des Jean Echenoz pour son humour et son style, évidemment, chez Minuit : Envoyée spéciale, paru en 2016 et, à paraître dans deux jours, le 3 janvier 2020 : Vie de Gérard Fulmar.
– des Virginie Grimaldi, chez Fayard : Le reste de ma vie, et Il est grand temps de ranimer les étoiles qui fonctionnent sur le même système mais sont très agréables.
– des Françoise Bourdon, aux Presses de la Cité :La fontaine aux violettes, et La maison du cap : plusieurs générations de femmes, leur ascension sociale de la fin du XIXè à la seconde guerre mondiale.
Par les routes de Sylvain Prudhomme, Gallimard, 2019 : un homme fait de l’autostop et des rencontres.
– un document : Idiss de Robert Badinter, Fayard, 2018, maintenant au Livre de poche. Il y évoque sa grand-mère. Regardez donc La Grande Librairie où il en parle. C’est très beau !

BONNE ANNEE 2020 ! Lisez bien !

Rendez-vous au Chat Bleu le 9 janvier !

Chat bleu : décembre 2019 – 1)

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D’abord, les prochaines dates :
 9 janvier
– 6 février
– 5 mars

Le Chat bleu, en décembre, nous recevait avec du Pinot noir d’Alsace du producteur Jean-Baptiste Adam, d’une famille de vignerons depuis deux siècles.
Le rouge, typique du Pinot, au tanin assez soyeux, dans le fruit mais pas trop. Le blanc, en bio, sec mais fruité, vif en bouche, découverte de l’année pour Nsenga.

Ces vins accompagnaient :

– Autour de mon cou, recueil de 12 nouvelles de Chimamanda Ngozi Adichie, traduit par Mona de Pracontal, paru en 2013 chez Gallimard, trouvable en Folio.
Des histoires mêlant Afrique et USA. Un ton sec. Peu de sentiments, des faits. Les personnages sont souvent des femmes, très fortes dans leur détachement face à des situations qui permettraient le pathos : de l’épouse nigériane vivant dans une banlieue chic américaine, seule avec les enfants, qui apprend que son mari a une jeune maîtresse au Nigéria, à la jeune fille aisée cachée pendant une émeute, en passant par l’écrivaine en résidence d’auteurs noirs créée par un Blanc qui critique leur production. Ces nouvelles nous donnent une vision différente de l’Afrique, montrée surtout du côté des nantis ou des intellectuels.
Mon histoire avec Robert de Patrice Robin, P O L, 2019 :
Un livre d’admiration pour le Robert du titre, le cinéaste américain Robert Kramer. Mort en 1999, ce documentariste est/était  plus apprécié par les Français que par ses compatriotes pour lesquels il était un peu trop engagé, par exemple, contre la guerre du Vietnam.
Mon histoire avec Robert est aussi un livre autobiographique : Patrice Robin est un peu l’ Annie Ernaux masculin : parents petits commerçants dans une bourgade, il est devenu écrivain. Il a entre autres vécu au Havre où il a été animateur à la Maison de la Culture.
– Une enquête au pays de Driss Chraïbi, édition du Seuil, 1981, en Point poche.
Driss Chraïbi (1926-2007) a écrit à partir de 1954 mais n’a commencé à écrire des « polars » qu’en 1981. Celui-ci est le premier avec le personnage récurrent de l’inspecteur Ali qui est un Scapin marocain. Et c’est jouissif !

Ouest Track et nous – en décembre 2019

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Dans Vivaculture, sur Ouest-Track, à 11h -et après, en podcast- : Autour des livres :

  • Le 8 décembre : Ellroy, Les Boréales, Serge Portelli

 

 

 

 

  • Le 22 décembre, on approfondit sur Santiago Amigorena et Mes derniers mots.

 

 

 

 

 

Un Tanguy Viel : P U N° 85

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Cinéma, suivi de Hitchcock, par exemple est la Pièce Unique n° 85.
Cinéma est le deuxième livre de cet auteur, le premier étant Le Black note en 1998. Presque tous les livres de Tanguy Viel sont chez Minuit, et maintenant dans la collection de poche Minuit double.
Ce livre comprend deux textes, tous deux sur le cinéma. Tous deux sont le monologue allumé d’ un narrateur cinéphile mono-maniaque. Le premier est entièrement basé sur le film de Joseph L. Mankiewicz, Le limier, tourné en 1972 . Le second essaie de faire la  liste impossible des 10 films préférés d’un amateur, peut-être le même.

Voilà quelques poèmes express tirés de Cinéma :
– Peut-être que retraduire l’anglais en anglais, c’est rater des subtilités.
– Il suppose qu’il suppose, conclut et s’en va.
– Le hasard est une blague et le réel, c’est pareil.
– Une gangrène pousse dans l’image.
– Je comprends la mauvaise foi : c’est seulement ouvrir la case du cerveau prévue pour ça.
– On se fait avoir tout le temps, mais avoir avoir !

Cette Pièce Unique n° 85, ce sont trois livres en un =
– l’original de Tanguy Viel,
– les Poèmes express qui en naissent sur chaque page de droite,
– et une actualité en lien avec, ou bien cette page, ou bien le livre en son entier.
Elle  est offerte à Daniel F., écrivant assidu à Pirouésie, lieu d’ateliers oulipiens où, cette année, était invité Eduardo Berti, le premier Argentin entré à l’Oulipo… grâce à Julio Cortazar qui n’a jamais, on ne sait pourquoi, répondu à l’invitation qui lui avait été faîte.

Chat Bleu de juin 2019

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Entre un Saumur Champigny et un Côte de Gascogne … nous avons beaucoup voyagé.  Avec Andrzej Stasiuk d’abord, aussi bien romancier que « écrivain voyageur ». Stasiuk est un auteur polonais né en 1960, édité en France, le plus souvent chez Noir sur Blanc, Christian Bourgois ou Actes Sud. Les deux livres dont nous avons parlé sont de cette maison :
– Taksim, paru en 2009 en Pologne et traduit en 2011 par Charles Zaremba est un roman à la première personne qui nous emmène dans les Carpates, après 1989. Le narrateur traverse cette zone en tous sens dans un vieille camionnette  avec un autre homme. Ils vendent des frippes dans les villages, passent les frontières, comme nous le seuil de la porte. Les descriptions de ces endroits reculés, abandonnés, sont fabuleuses. Nous y sommes. C’est aussi drôle (les expatriés rentrant avec leurs voitures neuves européennes…) que glaçant (un épisode avec un cochon ! )
– L’Est ,du même Andrzej Stasiuk est un récit paru en 2014 en Pologne et en 2017 en France, traduit par Margot Carlier. Là, il nous emmène de la Pologne, à la Chine du nord en passant par des régions de la frontière sino-russe. Nous allons, avec lui, de villages  pauvres et sablonneux côté russe à des villes champignons, pauvres aussi, autrement, côté chinois.
Dans les deux livres, il parle des objets produits par la Chine, cassables, sans vraie utilité, qui envahissent l’Est dont les habitants ont si longtemps dû s’empêcher de consommer.
Andrzej Stasiuk, un sacré écrivain et un penseur !

Le voyage a continué avec L’axe du loup de Sylvain Tesson, en Pocket : son périple, de la Sibérie au golfe du Bengale, suivant les traces des hommes qui s’échappaient du goulag.
Puis nous avons reparlé de livres que nous avions aimés : d’Axel Kahn, de Céline Minard : Le grand jeu ,  Les frères Lehman de Stefano Massimi.

Enfin, nous avons évoqué :
– La peinture à Dora de François Le Lionnais (1901-1984), co-fondateur de l’Oulipo, et une biographie façon puzzle de celui-ci par Olivier Salon, Oulipien et mathématicien : Le disparateFrançois Le Lionnais, tous deux aux éditions du Nouvel Attila, 2016. François Le Lionnais a été prisonnier du camp de travail de Dora en 1944 et a raconté comment il réussissait à « s’en échapper » grâce à des descriptions qu’il faisait à ses camarades de tableaux du Louvre .
– Les Amnésiques de Géraldine Schwarz, éditions Flammarion : un essai passionnant sur la montée des populismes des années 30 à aujourd’hui.

Le prochain et dernier Chat Bleu de la saison est le 11 juillet.

Ouest Track, Un peu de lune

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Depuis quelque temps déjà, nous participons à Ouest Track Radio, à l’émission Viva Culture. Pourquoi ne pas vous en faire profiter ? C’est l’occasion d’ajouter du son à notre rubrique Ouest Track et nous sur le blog :

L’émission complète est ici

 

Des compliments !

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Des compliments et pas de n’importe qui !
D’un auteur du noir dont on aime bien les livres :
Benoît Séverac,
venu cette année au Polar à la plage pour 115, salement efficace.

On vous livre son retour sur Un peu de lune aux éditions Rue du Départ :
« Cette histoire lunaire : j’ai a-do-ré ! J’ai été très amusé par ce doux dingue, et très ému par le texte lui-même de cette Chilienne. Le récit est très beau, très représentatif et jamais dans l’outrance, tout en retenue.
Le livre est un bel objet, les photos et la mise en page (et le sens de lecture) très réussi parce que ce n’était pas évident de marier ces deux textes. »

Merci à Benoit Séverac de ce mms que nous rendons public : il nous fait trop plaisir !

Au moment où…

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Au moment où
– on fête les 50 ans des premiers pas sur la Lune
– on peut voir, jusqu’au 22 juillet 2019, l’exposition La Lune- du voyage réel aux voyages    imaginaires : 190 oeuvres de l’Antiquité à nos jours, au Grand Palais à Paris.
– la sonde israélienne Beresheet, créée par une société privée, se crashe sur la Lune :

Lisez Un peu de lune de Francisco Mouat et Clara Montecinos !

Ouest Track et nous – le retour

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Bonjour !
Depuis le 31 mars, 11h, date et heure de première diffusion, vous pouvez entendre (n’importe quand )

sur Ouest track, radio sur le net,

dans Viva Culture,

nos impressions du Retour du Salon Livres Paris.

 

 

A partir du 14 avril, 11h, il est question du petit dernier des éditions  Rue du Départ : Un peu de lune dont on est forcément très fiers, comme de tout ce que nous avons fait depuis notre création en 2011… (« Si nous ne le disons pas, qui le fera ? » remarquerez-vous perfidement … Eh bien, non, les compliments sont nombreux : de lecteurs, de professionnels, d’inconnus !… Si Si, juré, craché !)

Un peu de Lune

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Un peu de lune de Francisco Mouat et Clara Montecinos vient de sortir, ça y est !
En fait  : un peu de lune et beaucoup de Chili.
Francisco Mouat est journaliste et écrivain chilien. Clara Montecinos est une architecte franco-chilienne. Elle traduit là une interview de Mouat et Jenaro Gajardo, le « Chilien qui possédait la lune ».
Elle nous dévoile aussi l’Histoire de ce pays d’immigration et des vies de Chiliens, malmenées par la dictature de Pinochet.

 

Un petit livre inclassable.
Une histoire vraie incroyable et d’autres à connaître absolument dans notre monde de 2019, tenté par les extrêmes.

Pirouésie 2018

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C’est fini et c’est passé peut-être encore plus vite que d’habitude !

Ateliers avec :
_ Henry Landroit : à partir d’une nouvelle de Félix Fénéon (1861-1944) qui rendit compte de 1260 faits divers, trouvables aux éditions cent pages cosaques, 2009.
Amélie Charcosset : sur le thème
– du choix : « Préfères-tu ? »
– du 
corps après lecture d’un extrait de Sei Shonagon : « Les choses qui : … font mal… battre le coeur… tenir droit…etc
Olivier Salon : encore à partir de Félix Fénéon, mais d’une seule « brève » cette fois : « Catherine Rosello, de Toulon, mère de quatre enfants, voulut éviter un train de marchandises. Un train de voyageurs l’écrasa. » à décliner selon des consignes tirées au hasard parmi une vingtaine de possibles : allitération en K, périphrase, olfactif etc…
Francis Tabouret : (Vous vous rappelez ! Traversée, édition POL ! ) : sur les métiers avec, par exemple, l’exercice du « gestomètre ».
Benoît Richter :
– une nouvelle en trois parties, de trois points de vue différents, la deuxième partie faisant la moitié de la deuxième et la troisième, la moitié de la deuxième.
– un « conte inversé » comme, ci-contre,  » Histoire de la roue qui a inventé l’homme » aux éditions Mémo.

Bon, mais là, ce ne sont que les ateliers que j’ai suivis ! Il y en avait plein d’autres, avec ou sans promenades, avec d’autres animateurs, d’autres médias comme : le collage avec Philippe Lemaire, la danse avec Olivier Viaud, la gravure avec Marie Vilain, la voix avec Thomas Suel et cette fois, aussi, web-radio ! Podcast possible.

Bon, mais là, ce ne sont que les ateliers ! A chaque soir, son spectacle : en voilà quelques uns :
Nationale 20, un hommage à Jean-Marc Rainsant que nous voyions là chaque année, féru de mots et de piano.
– deux soirées Thomas Suel : !!!!!
– Comme chaque année, le travail théâtral de Jeanne Carillon avec les enfants : cette fois, Histoires de famille. Toujours incroyable !

Puis, final convivial : le bal de La vandale.

« Traversée » de F. Tabouret

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Chat Bleu d’avril 1)
Il faisait beau et N’senga nous a proposé des vins du soleil :
Un rouge du Languedoc, d’un petit viticulteur : domaine d’Erian, cuvée les Bermudes aux notes de fruits noirs.
Un blanc, un Uby de même cépage que le n°4 : à doux goût d’ananas.

Pour accompagner cet ensoleillement :
Traversée de Francis Tabouret aux éditions POL, 2018. Un premier livre. Francis Tabouret était un collaborateur de la revue Tigre, aujourd’hui disparue. Son métier est de convoyer des chevaux. Ce livre parle de cela mais à travers un voyage précis, de huit jours, entre Rouen, Pointe-à-Pitre et Fort-de-France sur un porte-containers, avec chevaux certes mais aussi moutons et taureaux… Une première pour lui. Il évoque les animaux, son travail auprès d’eux et sa vie à bord : (P. 25) : »…, je suis monté aux barreaux d’une échelle au relief de rouille et de peinture, je me suis faufilé entre deux rangs de containers sur des grilles de ventilation, entre des câbles et des tuyaux. La voilà ! Petite cour de ferme. Les bêtes comme au fond d’une crevasse ou d’une faille géologique. Une pile de containers supprimée au centre du bateau fait que le préposé aux animaux, le palefrenier, le convoyeur, l’accompagnateur, le groom, le cow-boy (prenez le mot que vous voulez) dispose d’un couloir et peut accéder aux bêtes, qu’elles peuvent mettre une tête dehors. »

Etonnant, non ? Pour Francis Tabouret aussi, qui est spécialisé dans les chevaux :
(p.46) : »Il faut le temps, la répétition. Le métier est de faire de ce monde de ferraille et d’eau, de saillies et de trous, d’un peu de rouille, de dangers, de faire de ces quatre boîtes et de cette petite cour au fond des si hautes piles un monde d’humanité et d’animalité, une chaleur et un chez-soi. »
et qui se retrouve avec des animaux aux comportements inconnus : grégaire, le mouton (p.16) : « Ce ne sont pas des moutons, c’est un troupeau que vous prenez par la main. », (p.15) : « force comme en veille », les taureaux dans la boîte desquels il n’est pas question d’entrer pendant le voyage.

De beaux moments en mer, la place des hommes sur le bateau, les relations existantes ou non. L’arrivée, la séparation, les nouveaux propriétaires des chevaux qui ne semblent pas y connaître grand chose.
Un beau livre !

On parle des autres livres évoqués ce soir-là dans le post suivant…

Suite n° 11

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Suite n°11 vient de sortir,
Suite n°11 est de Pascal Millet, auteur de polar mais pas que !
Suite n°11 est un poème narratif sur les débuts d’une relation amoureuse. C’est l’homme qui parle, de son histoire particulière.
Suite n°11, c’est, face à ce texte contemporain, des images de corps féminin, des détails de sculptures, des courbes, des nuques, des seins, des mains de tous les temps et de lieux différents. Un éternel féminin, fabuleusement photographié par Eric Enjalbert. Certaines pierres sont des peaux !
Suite n°11, c’est une histoire particulière face à La Femme.