On y est !

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Nous sommes au salon Livre Paris pour ces quelques jours, l’occasion de présenter notre petit dernier Entravés de Samia Kachkachi et Marie Thémenet

Nouveauté : « Entravés » dans notre collection Voyageur

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Entravés  de Samia Kachkachi et Marie Thémenet est prêt. Prêt pour le salon Livre Paris ! Comme toujours, c’est un peu à l’arrache mais tellement beau !
Nous avons transformé la collection Voyageur. Nous en gardons le format, la couverture, la carte mais ce n’est plus un CARNET-livre, Pourquoi ? Parce que tout le monde trouvait ça super… APRES… explication orale…malgré le texte de la 4è de couv… Quel libraire a le temps d’expliquer ? Aucun. Donc plus de carnet mais un petit livre d’art et poésie.

Entravés est né des lino-gravures de Samia Kachkachi, Nous aimons cette épaisseur du trait, cette qualité du noir, proches des couvertures de la collection Voyage noir. Nous aimons leur côté enfantin démenti par leur sens :  nous sommes entravés, enserrés, empêchés par les autres, ceux qui nous aiment ou pas, par nous-mêmes souvent.
(Ah Ah ! cette image n’apparaît pas dans Entravés…

Les très courts textes qui  accompagnent les Entravés ont été choisis par S. Kachkachi. Ils parlent aussi du corps, ont aussi une forme d’humour. Ils sont écrits à la manière des « poèmes express » de Lucien Suel.
Marie Thémenet a rencontré Lucien Suel au festival de Pirouésie animé par Robert Rapilly autour d’Oulipiens (Jacques Jouet, Olivier Salon, Frédéric Forte…) et d’ouliphiles (Amélie Charcosset, Jany Pineau…).

 

Pièce unique n° 30 : un Jérémy Guez

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  Paris la nuit de Jérémy Guez est la pièce unique n° 30.
Jérémy Guez est auteur, scénariste surtout. Ce livre est son deuxième, paru chez La Tengo éditions en 2010, trouvable en poche chez J’ai lu. A 18 ans, il écrit les premières pages de ce court roman, la dérive d’un jeune sans idéal. Ce petit dealer veut devenir grand bandit et il s’attaque à plus gros que lui…

Passé à la moulinette des Poèmes Express, Paris la nuit devient : Tu liras, Pina !
En voilà quelques exemples (en plus des 4 reproduits dans Entravés qui vient de sortir aux éditions Rue du Départ) :
Je jure sur un cil que je ne joue plus.
– Il n’y a personne quand tout le monde est là.
– Sa jupe jouit avant elle; envie de plaisir en vitesse.
– Des chauves-souris à épuiser, la rue à évacuer, le boulevard à recracher.
– Ca te dirait qu’on voie un visage, ses cernes, ses joues creusées, son regard basculé ? 

Il est envoyé à Sophie Peugnez, libraire, chroniqueuse littéraire dans Zonelivre, https://polar.zonelivre.fr/, magazine internet sur le livre policier dont elle est co-fondatrice. Cette association créée en 2009, est aussi partenaire média du très bon festival Les Boréales, à Caen.

Au Chat Bleu, en mars : Non Standard et autres…

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Pour accompagner nos lectures, Nsenga nous proposait :
un Ter Raz, un rouge à tanin soyeux, délicat, pas trop capiteux. Ce côte de Gascogne, mélange de deux cépages : Malbecq et Merlot a une finale un peu épicée.
Le blanc était aussi un Gascogne : cépages Chardonnet et Colombart mêlés, apportant beaucoup de fruit.

Les livres maintenant :
– D’ Alberto Barrera Tyszka, Balles perdues (46 p.) : les suites d’une manifestation et La correspondance des autres ( 26 p.) : autour d’un écrivain visiteur de prison. Elles sont parues en deux volumes en 2013 aux éditions Zinnia de Lyon. Tyszka, Vénézuélien, est également scénariste et journaliste. Ces deux courts textes donnent envie de lire ses romans traduits: Rating, aussi chez Zinnia et La maladie (2010), chez Gallimard.
– Les livres prennent soin de nous de Régine Detambel, ed. Babel. Régine Detambel est romancière mais elle écrit ce texte en tant que « bibliothérapeute ». Elle fait l’histoire de cette « discipline » : expérimentée en 1916 en Alabama pour traiter les troubles psychologiques des soldats rentrant d’Europe, et en montre les différentes obédiences. Quant à elle, contre le « biblio-coaching » aux livres faciles, elle prône le livre « plurivoque, un épais feuilletage de sens »…ayant le « pouvoir de nous maintenir la tête hors de l’eau et nous permettre de nous recréer. « , parce que « la littérature peut toucher au corps ! ». Elle parle de : « l’histoire de chaque soir qui répare le psychisme des enfants et les prépare aux inévitables anicroches du lendemain. ». Lis, lisons, lisez pour aller bien ou mieux !
Non-Standard-630x0– Toujours la même histoire de Jean Ségui et Elodie Boyer, aux éditions Non Standard, 2017.  Avec les illustrations de Josephin Ritschel, un beau cadeau à la ville du Havre pour ses 500 ans. Comme toujours chez eux, c’est un bel ouvrage, un travail sur la typographie, les papiers, et Le Havre donc ; mais, cette fois, le livre a un côté oulipien : la même histoire racontée trois fois, à un petit enfant, à un adolescent, à un adulte. La complexification d’une histoire simple : la rencontre d’un homme seul et d’un pigeon mais …en partant de la création de l’univers….Si les notes en bas de page du livre pour ado font rire (ainsi, dans la définition de « terroriste », on trouve : « Les terroristes d’aujourd’hui disent obéir aux écrits sacrés d’un dieu. Ils ont toujours eu des problèmes avec la lecture. »), d’autres pages, sur le personnage, sa solitude, sa vision de la vie, de la mort sont émouvantes.

On a aussi évoqué :
– Dossier 64 d’Alder Olsen, ed. Albin Michel, un polar aux enquêteurs improbables.
51gE82PZMaL._SX210_– Le bureau des jardins et des étangs de Didier Decoin : un personnage de femme dans le Japon ancien. Un « livre d’odeurs », poétique, érudit, écrit parallèlement à d’autres, en 12 ans.
– la trilogie de Pennac : « L’époque demande Pennac et ses Malaussène »…
– des Nancy Huston,
– des Russell Banks,
– Jérôme de Jean-Pierre Martinet, un « maudit » de la littérature qu’a réédité Finitude.
– A quoi rêvent les loups de Yasmina Khadra sur les années 1980 en Algérie, mais toujours d’actualité.
– La démocratie des crédules, un essai de Gérard Bronner aux P U F, 2013, sur la radicalisation par internet, l’information en silo où on ne trouve que ce qu’on cherche…

Nos prochains rendez-vous sont :
– sur le stand Normandie au Salon Livre Paris, entre le 23 et le 27 mars,
– Au Chat bleu, le jeudi 6 avril.

Salon Livre de Paris 2017

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logo-14-efef4C’est du jeudi 23 mars au soir (Inauguration) au lundi 27 mars au soir.

Et Rue du Départ y sera, sur le stand de la région Normandie. Avec nos livres bien sûr – certains auteurs passeront-. Avec, dans la collection Voyageur, une nouveauté  : Entravés de Samia Kachkachi et Marie Thémenet.

 

Pièce unique n° 29, un Haruki Murakami

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cvt_Apres-le-tremblement-de-terre_9573Après le tremblement de terre de Haruki Murakami, paru en 2002 en France, est un recueil de six nouvelles qui évoquent toutes le tremblement de terre de Kobe de 1995, sans jamais se vouloir documentaires. Le séisme peut être central mais de manière totalement fantastique comme dans Crapaudin sauve Tokyo ou, le plus souvent, en marge de la vie des personnages : quelqu’un qu’ils ont connu vit à Kobe ou c’est une menace qui les perturbe.
Murakami est lui-même né dans cette ville.

C’est devenu : Prêt. La mer ment, bêle, se terre et voilà quelques uns des poèmes express qui le constituent :
– Le pare-chocs arrière fut saisi par un froid à fendre les oreilles.
– Le calme ne se produit pas avec n’importe quel rivage.
– J’ouvre la porte du moment noir, je plonge à l’intérieur, je ne contrôle plus rien.
– Le préservatif a été au courant de ma naissance.
– Je perds mes pieds. Ça fait trois mois que je n’ai pas couché avec une ville, son plan.
– Un mort est, une fois mort, si occupé par son passé qu’il n’évoque pratiquement jamais le futur.

Unknown-1Ce livre 2 en 1 venant d’Asie… est envoyé à une spécialiste de la littérature espagnole d’Amérique latine, Anne-Claire Huby. Professeure d’université, maintenant traductrice et éditrice, elle a créé en 2013 les éditions Zinnia, à Lyon. Nous n’avons lu pour le moment que deux de ses auteurs : Alicia Kozameh (Argentine) – voir Chat Bleu, décembre  2016- et deux nouvelles d’Alberto Barrera Tyszka (Venezuela) : Balles perdues et La correspondance des autres et nous les avons vraiment appréciés.

Au Chat Bleu en février

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Nous pouvions boire en rouge du Saint Amour du domaine du Paradis, un petit gamay, un cépage assez simple mais bon !
En blanc, c’était un chardonnay d’Afrique du Sud, Colombard. Un vin très expressif, cépage côtes de Gascogne.

Il a surtout été question de livres de la rentrée de septembre 2016 :
Wet Eye Glasses– Désorientale de Négar Djavari, ed. Liana Levi : Un livre qui nous fait passer de l’ Iran à l’ Europe mais surtout d’un temps de l’ andarouni (harem) à celui de la F.I.V. En trois générations. La narratrice est d’un milieu aisé, intellectuel, dissident aussi bien vis à vis du Shah que des mollahs. Si elle présente des moments cocasses de la vie des femmes iraniennes : l’arrivée à l’hôpital avant l’accouchement (p. 96), les réunions de femmes parlant de leur  » vâjan, vâdjan ou vadjin » (p. 106), elle dit aussi la difficulté de vivre dans un autre pays : « Car, pour s’intégrer à une culture, , il faut, je vous le certifie, se désintégrer d’abord, du moins partiellement, de la sienne. Se désunir, se désagréger, se dissocier. »
– 
Le grand jeu de Céline Minard, aux éditions Rivages. Présente au Goût des autres pour une rencontre avec Bertrand Tavernier à propos du western (son Faillir être flingué en 2013), elle passe de genre en genre. Là, on croit d’abord être dans le nature writing puis on se retrouve à la limite du taoïsme et du film chinois. Une femme s’est installée seule dans un « tube de vie »  » à demi-appuyé, à demi suspendu à un éperon granitique »  dans la montagne qui est le personnage principal du livre. La femme marche, escalade puis s’aperçoit que quelqu’un d’autre est là…
Nous étions deux à l’avoir lu, quelqu’un totalement pour, l’autre contre…
Unknown-1– Détroit, dit-elle, ed. Verticales, de Marianne Rubinstein, elle aussi invitée du Goût des autres. M. Rubinstein écrit mais enseigne aussi l’économie ( Paris VII) et c’est de là qu’elle parle de la ville ruinée et résiliente, Détroit. Il s’agit d’un documentaire sur l’histoire de la ville de l’automobile, sa population de plus en plus noire, la crise des subprimes, son abandon, sa réinvention, les raisons de tout cela. Une lecture qui complète bien le roman de Reverdy.
De nos frères blessés de Joseph Andras, Actes Sud. Un texte qui se veut réhabilitation. Celle de Fernand Iveton, le seul Européen décapité en 1957 pour terrorisme. Pour son engagement dans le F L N et une bombe non explosée.

turquoise-1861785__340Les rencontres du Chat Bleu : les jeudis 2 mars, 6 avril, 4 mai, 1er juin et 6 juillet …

Au Chat Bleu, le 5, avant la venue des jeunes du master de création littéraire,

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on était nombreux et on a parlé de beaucoup de livres, en buvant – Goût des Autres oblige – des vins du nouveau monde : un rouge du Chili : du Carmenère, LE cépage chilien, assez puissant. Un blanc, un Chardonnay de Californie : un Woodbridge au beau bouquet fleuri.
Les livres aussi du nouveau monde :
51LuCuAbNfL._SX195_– En toute franchise de Richard Ford, chez Points poche. Frank Bascombe, personnage récurent de Ford, marchand de biens maintenant en retraite, dans 4 nouvelles qui font roman, parle d’écologie, de racisme ordinaire, de vieillesse, de mort. On est en 2014, sous Obama, cela rend compte des suites de l’ouragan Sandy dans une zone résidentielle sur la côte du New Jersey, d’une femme noire dans un quartier républicain, d’une hôtellerie cinq étoiles pour personnes âgées, du cancer phase terminale d’un copain. Un état des lieux.
couv rivièreLe signal de Ron Carlson, paru en 2009 aux USA, en 2011 chez Gallmeister (éditeur présent au Goût des autres le 22 janvier) : un homme et une femme pendant cinq jours de rando en montagne et en forêt dans le Wyoming. Ils ont formé un couple. C’est un « pur ». Il a voulu conserver son ranch, vivre comme il le désirait, a fait des erreurs mais la vraie violence est ailleurs.  Allez voir. C’est un grand roman, maintenant dans la petite collection Totem.
On parle des autres livres évoqués ce jour-là dans un très prochain post.
Rendez-vous
– avec Olivier Gallmeister, ce 22 janvier à 18 h à l’ Esperluette, au Goût des autres.
– au Chat Bleu, le jeudi 2 février.

Ce Chat Bleu était exceptionnel

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31864-hr_Exceptionnel parce que nous avions un invité surprise : Ziad Medoukh, poète palestinien, directeur du département de français de l’Université Al-Aqsa de Gaza.
Exceptionnel parce que, invité depuis 2011 par l’Université du Havre, il n’a eu le droit de sortir que cette année.De même, pressenti pour le prix Gandhi International créé en Inde, il n’avait pu s’y rendre.
Ziad Medoukh, parfait francophone, a écrit quatre recueils de poèmes parus en France et au Québec, tous en lien avec l’occupation. Se qualifiant de « maladif optimiste », il oeuvre à établir des ponts avec le monde entier, les universitaires, les associations, la société civile et, s’il a perdu espoir du fait de la place grandissante de l’extrême-droite israélienne, il croit en la solidarité internationale.

Nous reviendrons sur cette séance où nous avons évidemment aussi parlé livres, mais voilà déjà les dates des prochains Chats Bleus : les jeudis 5 janvier, 2 février, 2 mars.

 

Réactions à la lecture de VAUT MIEUX PARTIR :

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D’autres disent ce qu’ils pensent de Vaut Mieux Partir :

  • une blogueuse littéraire, Nathalie Manceau, qui a créé :  Chez Mark et Marcel (Mark pour Twain et Marcel, évidemment, pour Proust).
    Ce qu’elle pense de Vaut mieux partir
    Elle en dit aussi : « une écriture perturbante au premier abord mais qui se révèle prenante à la lecture. Il faut s’y plonger. »
  • une autre lectrice : « Le départ m’a moyennement plu (absence de ponctuation) (…) mais j’ai trouvé excellente cette trouvaille des petits mots écrits par le frère qui ne peut plus parler. »
  • un lecteur :  » Un rythme à prendre dans lequel, ensuite, on se sent bien. C’est une histoire universelle, qui nous touche tous, même si nous ne sommes pas dans les conditions de vie des personnages. »

Suite de Libralire et des salons de Caen et du Havre

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libralireJeudi soir, 116 rue St Maur, 75011, Françoise Truffaut signait VAUT MIEUX PARTIR, comme elle l’avait fait au salon Epoque de Caen et au festival du roman noir du Havre. Un succès chaque fois pour un livre porté pendant 30 ans, un premier roman, un OLNI.

Voilà trois exemples de retour sur le livre et Rue du Départ:
– une lectrice amie :  » Je viens de terminer ton livre que j’ai trouvé dur et haletant… Je suis entrée tout de suite dans ton univers. Tu as réussi à écrire ton tourment et cette épreuve de ta vie, tu as réussi ! »
– Mo Silly-Lechevalier : « j’aime beaucoup le livre de Françoise Truffaut avec ce style tellement ramassé qu’il s’apparenterait à des croquis, denses, rapides. »
– V. Schmitt, CRL de Normandie :
« J’ai lu les deux livres que je vous avais achetés au salon de Caen et beaucoup aimé les deux. Vous avez un catalogue très intéressant. »

Les compliments font du bien. Comme la presse n’est pas encore là, ce n’est pas elle qui nous en fait et elle a tort… Vous savez bien, les absents…

Signature à Libralire

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Jeudi 16 juin, à 19h, à la librairie Libralire, 116 rue St Maur, 75011, Françoise Truffaut signe VAUT MIEUX PARTIR et un comédien en lit quelques passages. Parce que c’est un livre qui se lit aussi à voix haute, parce que, en plus d’une histoire vraie, c’est un rythme, une oralité.

Le 14 ème « Polar à la plage » (s’) est (super bien) passé !

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Cette 14 ème édition ouvrait avec des films : mercredi : LA FELINE (1942) de Jacques Tourneur, superbement présenté par Ludovic Lecomte, de Cannibal Peluche, asso qui promeut les films de genre, jeudi : en compétition, des courts-métrages noirs d’amateurs, vendredi : en la présence du réalisateur, Guy Myhill, THE GOOB qui avait été montré à la mostra de Venise en 2014 : un jeune, coincé un été, dans le Norfolk – plat pays, champs de betteraves, snack bar pour routiers – entre une mère qu’il adore et un beau-père macho, jouisseur et tout puissant, qui se la joue cow-boy.
le soir, le théâtre de l’Impossible emmenait des spectateurs au « bout du monde ».
Des élèves du Havre, Nantes, Redon, Flers etc…de collèges ou de lycées, qui avaient créé films, bd, ou nouvelles à partir de textes ou de dessins, en français, anglais, allemand ou italien, recevaient vendredi leurs prix.
Le samedi, les auteurs arrivaient. Deux absents et un retard de 20 minutes seulement… Et là, on est heureux de voir combien des auteurs de thrillers inquiétants comme  le Suédois méga-connu Johan Theorin, ou le jeune Sire Cedric sont en fait plus qu’urbains . On peut aussi comparer les façons d’envisager le métier d’écrivain : ceux qui ne font que cela et ceux qui, même chez de grands éditeurs, continuent à travailler comme libraire (Hervé Commère), enseignant (de maths… Olivier Martinelli) ou journaliste (Naïri Nahapétian). Et le soir, au Tetris, on peut entendre les textes de chanson que certains ont écrits : hommage à H. Mankell de Theorin, écologique de Laurence Biberfeld, politique de Ian Manook, sociétal d’Anouk Langanay ou Dominique Delahaye, etc… L’occasion encore une fois d’entendre, par les auteurs, que ce concert et le CD sont vraiment la spécificité de ce festival, que Mauves en noir, le Goéland masqué ou d’autres lui envient.
Le dimanche, remise des prix aux « écrivants » de nouvelles – qui feront l’objet d’une édition en novembre – et à Philippe Huet pour LES EMEUTIERS, ed. Rivages, 2015 : Le Havre, 1922, les ouvriers métallurgistes font grève, longtemps, contre un patronat qui veut revoir à la baisse les salaires : un roman social, historique.
L’occasion, à ce moment-là, d’évoquer DIAMANT NOIR , film actuellement sur les écrans de Arthur Harari, pour le petit rôle qu’y tient Hafed Benotman – disparu en 2015,  il était au festival en 2014 -.
P1030242Last but not least, Rue du Départ avait un stand au Polar à la plage et Françoise Truffaut signait VAUT MIEUX PARTIR : « roman vrai », hommage, « poésie rêche », ovni  qui se passe au Havre.

Beau travail d’équipe. Merci à tous et à J.P.Carnet pour la photo.

Nous étions à EPOQUE les 28 et 29 mai :

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epoqueÉPOQUE, c’est le nouveau nom du salon du livre de Caen, sur son nouvel emplacement, la place St Sauveur. Enfin, depuis l’an dernier mais nous n’y étions pas. Si nos auteurs, Nicolas Jaillet, Dominique Delahaye, Thierry Crifo, Pascal Millet sont invités dans des salons, les éditions RUE DU DÉPART n’avaient pas pu se montrer en  intégralité depuis l’an dernier.
C’était vivant, convivial. Nous retrouvions des éditeurs amis, la Renverse, les Impeccables, Dadasco, le Vistemboir pour ne citer qu’eux. Nous étions d’autant plus heureux d’y être que, presque jusqu’au bout, nous ne savions pas si nous pourrions y accéder du fait des blocages et de la pénurie d’essence.
Nous avons revu des lecteurs, venus nous prendre les livres qu’ils ne connaissaient pas  , le Nadia Bouzid : TOUJOURS MOINS et le petit dernier, VAUT MIEUX PARTIR de Françoise Truffaut, à peine sorti. Nous avons reçu beaucoup de compliments sur l’esthétique de nos couvertures, sur l’homogénéité de la collection. Et cela fait du bien !

Vaut-mieux-partir_lightFrançoise Truffaut signait Françoise Truffautsamedi après-midi.
Sortir un nouveau livre, c’est avoir à trouver les mots pour le définir. Que l’on en soit l’auteur ou l’éditeur, c’est un défi. Il faut être vrai, concis, savoir faire passer le contenu d’une centaine de pages ou plus en quelques phrases.
VAUT MIEUX PARTIR : ce texte, porté 30 ans avant d’être complètement écrit et publié, est un monument élevé à un homme qui refuse d’entrer dans le moule, un homme tonitruant, même sans voix. C’est un « roman vrai », une langue, un rythme.

Le nouveau livre aux éditions Rue du Départ

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Vaut-mieux-partirVAUT MIEUX PARTIR devrait paraître le 18 mai. Le Chat Bleu du 19 pourrait en avoir la primeur !

VAUT MIEUX PARTIR est le premier roman de Françoise Truffaut mais pas son premier livre. Son PARIS FAÇADES est paru chez Hazan. Elle a, par ailleurs, été elle-même éditrice avec deux collections : Villes Portuaires et Saveurs de la réalité.
On retrouve ces deux orientations dans VAUT MIEUX PARTIR qui se passe au Havre.
Les personnages, Gio, Irène et les autres sont arrivés là, près du port. Ils se sont rencontrés au mitan de leur existence, après plusieurs autres, plus ou moins réussies, plus ou moins gaspillées. Ils ont un peu cassé leurs rêves mais sont prêts, ensemble, à en vivre d’autres.
VAUT MIEUX PARTIR, c’est une histoire, mais aussi du réel. Un hommage à tous les Gio, aux rebelles, ceux qui vont leur chemin sans plan comptable ou de carrière, sans précautions.
VAUT MIEUX PARTIR, c’est une écriture, un rythme. Une écriture étonnante, un peu folle, comme le monde qu’elle raconte et qui a existé, un rythme aussi indompté que les personnages et la manière dont ils ont conçu leur vie. C’est de la poésie sous adrénaline, sans ponctuation, qui dit des moments sans freins, qui parle pour des gens à qui il reste peu de temps et qui, dans le flux des émotions, se tiennent les coudes.
VAUT MIEUX PARTIR est parsemé de traces de vie : les « autographes » de Gio, des presque dessins, si émouvants.

VAUT MIEUX PARTIR sera :
– au salon du livre de Caen, à la fin du mois. Françoise Truffaut y signera le samedi 28 mai, de 15 à 17h
– au festival du Polar à la plage, au Havre, les 11 et 12 juin.
D’autres signatures sont en préparation, une en juin, à la librairie Libralire à Paris.

Pièce Unique n° 28 dédiée à « L’Autre Livre »

livre-la-moustache1La Pièce Unique N° 28 vient de La moustache, le troisième livre d’Emmanuel Carrère, paru chez P O L en 1986 et qu’il a adapté au cinéma en 2005. Une histoire de poils existant ou pas, rien donc mais qui enfle sur plus de 180 pages et se termine de manière tonitruante. Et étonnante. «  …tout le monde était persuadé que moi, je détenais le fin mot de l’histoire et en gardais délibérément le secret. J’avais beau dire que non, et que c’était même cette ignorance qui me permettait de la raconter, on ne me croyait pas. » . Ainsi en parlait Carrère au moment de la sortie du film.

La Pièce Unique n° 28 se nomme au choix : Au sachet mol ou Lâche ta sumo.
En voilà quelques poèmes express :
– Tant pis s’il avait bien failli cesser d’avoir peur.
– Ses yeux enregistrèrent le vide d’une vie normale, un truc irrattrapable.
– Le troisième jour, un pont relia deux petites îles. L’une d’elles refusa poliment.
– Sous leurs regards à écrous, des bouts d’immeubles se détachaient.
– Il aurait aimé cette vie, celle du Japonais dont les épaules ne transpirent pas.
– Gommer le ciel, faire confiance à l’après-midi puis caler les passerelles au-dessus des avenues.

La  Pièce Unique n° 28 est offerte à Eric Maclos, libraire, chargé de mission de l’Autre Livre, salon  de l’édition indépendante qui a lieu en novembre, (le prochain : les 17-19 novembre 2017) à l’espace des Blancs Manteaux à Paris. Ce salon rassemble 170 maisons d’éditions indépendantes francophones de petite ou moyenne taille. Par ailleurs, plus récemment, l’Autre Livre a ouvert une librairie au 13 rue de l’Ecole Polytechnique, 75005 Paris. Allez-y; on y trouve nos livres !Unknown

 

Au Chat Bleu (le 5, suite)

Voilà la liste des autres livres vus ce jour-là :

  • La cigale du 8ème jour de Mitsayo Kakuta chez Actes Sud que quelqu’un a rapproché d’une autre histoire d’enfant volé, Une vie entre deux océans de M.L. Stedman. Et, glissement…, en parlant de phare, super beau : Armen qui était le deuxième livre de Jean-Pierre Abraham (1936-2003).
    Puis, vous allez voir, nous avons beaucoup parlé de camps, de guerres, de racisme, d’ attentats :
  • La trilogie de Charlotte Delbo aux éditions de Minuit :
    Aucun ne reviendra, Une connaissance inutile, Mesure de nos jours
    à laquelle certains sont arrivés grâce à sa biographie : Charlotte Delbo, la vie retrouvée, chez Grasset, prix Femina Essai 2016 : » très attachante », « passionnant ». L’oeuvre de Delbo prouve que Adorno avait tort : l’écriture a été possible après Auschwitz.
  • Autre prix littéraire évoqué :  le Médicis 2016 : Laetitia d’Ivan Jablonka, historien, sociologue qui, cette fois, a travaillé sur la victime d’un fait divers mais a aussi écrit sur ses grands-parents morts en camp.
  • Un premier livre : Une nuit Markowitch, d’Ayelet Gundar-Goshem au « style luxuriant » : pendant la guerre, des hommes quittent Israël pour venir épouser des femmes juives de France et les sauver.
  • Une vie au service de la vérité de Serge et Beate Klarsfeld, 2015, poche : la vie en Allemagne après guerre.
  • Le père de l’ogre de Pierre Péju.
  • J’apprends l’allemand de Denis Lachaud.
  • Petit pays premier roman de Gaël Faye, ed. Grasset, lauréat de nombreux prix. Là aussi, la guerre, au Burundi.
  • Le dernier Lapon d’Olivier Truc, un polar oui mais qui « dit des choses que les Suédois n’auraient pas pu dire :  l’abolition des frontières à l’encontre de l’élevage des rennes », ce qui met le peuple des Samis en danger. A rapprocher du plus récent La loi des Sames de Lars Petersson à la Série noire.
  • Les suprêmes d’Eduard Kelsey Moore, ed. Babel : au sud des USA, , pendant les années 60, trois jeunes femmes noires, leur amitié.
  • La légèreté de Catherine Meurisse, rescapée de Charlie Hebdo : sa vie après. Et de quelqu’un, Antoine Grisse qui n’aurait sans doute pas écrit sans l’acte terroriste du Bataclan où il a perdu sa femme : Vous n’aurez pas ma haine.
    Plus légers :
  • product_9782070187096_98x0cigaleLes cosmonautes ne font que passer d’Eliza Gueorguevia, premier roman de cette Bulgare, aux éditions Verticales : dans les dernières années du communisme, une petite fille de 7 ans parle. C’est la fin d’un monde, le début d’un autre.
  • L’inconnu de Peshawar, un polar en poche de Cheryl Benard : sur les relations entre les Américains et les autochtones. Drôle.
  • Un dangereux plaisir, le dernier François Valejo sur la nourriture.
  • Chez soi, odyssée de l’espace domestique de Mona Chollet, ed. Découverte poche : les nouvelles façons de vivre aujourd’hui.
    Enfin, plus réflexif :
  • Où est passé l’avenir ? de Marc Auger : un parallèle avec les sociétés traditionnelles… Comment nous rattraper aux branches…