Chat Bleu d’octobre

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Attention ! : le prochain Chat Bleu, le jeudi 9 novembre, commencera à 18h15 pour que ceux qui participent au jury de lecteurs de Terres de Paroles puissent être aux Bains Douches à 20h30 !

Ce jeudi 12 octobre, les vins que proposait Nsenga étaient des St Joseph, blanc et rouge, du domaine Richard, un petit producteur. Des vins puissants, précieux, provenant d’arpents assez secs et caillouteux. Ils étaient accompagnés d’un gaspacho d’automne à base de butternut et châtaignes !
Les livres mis en avant :
Le manteau de Greta Garbo de Nelly Kaprielian paru en 2014 chez Grasset puis chez J’ai Lu. Entre essai sur le vêtement, le style, l’apparence et autobiographie de celle qui dirige les pages littéraires des Inrocks et de Vogue, il passionnera ceux qui s’intéressent et à la mode et au cinéma.
– 3000 euros de Thomas Melle, traduit de l’allemand, paru chez Métailié en 2017 : la rencontre de deux personnages, Anton et Denise, plus ou moins à la dérive, dans notre société de consommation.
– Le garçon sauvage de Paolo Cognetti, éditions Zoé en 2016, en poche chez 10-18 : le break en montagne, seul, pendant plusieurs mois d’un jeune citadin. Des paysages, des amitiés, une atmosphère.
Ont aussi été évoqués :
 des auteurs appréciés pour toute leur oeuvre : Martin Winckler (venu à la Galerne le 18 octobre pour son dernier livre), l’Américain Ron Rash, Jean-Luc Seigle et Marc Dugain.
– Les Bourgeois d’Alice Ferney, 2017, Actes Sud (venue à la Galerne le 19 octobre) : le roman d’une famille traditionnaliste au XX è siècle à travers un narrateur personnage actuel qui essaie de comprendre sans jugement.
La petite danseuse de quatorze ans de Camille Laurens (venue à la Galerne le 11 octobre) : un petit rat de l’opéra, modèle de Degas. Sociologie du XIX è siècle, critiques de l’époque à propos de cette sculpture et approche du travail de l’artiste.
– Continuer de Laurent Mauvignier pour ses superbes descriptions de chevauchées.
– Le musicien déchu de Léon Tolstoï, Un livre oublié de ce grand auteur russe.
– Les mémoires d’un chat d’Hiro Arikawa chez Actes Sud, 2017 : de toute beauté. Les émotions d’un chat.
– Les hommes qui lisent, essai d’Edouard Philippe, ancien maire du Havre et actuel premier ministre. Son premier livre en solo.
– L’usage du monde de Nicolas Bouvier (1929-1998) : le premier voyage.
– Une année à la campagne de Sue Hubbell : étonnant et inclassable.

N° 43, à Lara Dopff

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La Pièce Unique n° 43 est faîte à partir d’un vieux PUF, un Que sais-je ? sur le Mali, de 1980.
En plus du poème express, on a essayé de trouver chaque jour une information en lien avec l’Afrique,  or c’est infaisable si on se sert uniquement de journaux tels que Le Monde ou de radios françaises…
Il s’agit donc de 3 « livres » en 1. 3 livres inutilement utiles, caduques, traces de temps et d’espaces diffractés.

Voilà quelques uns des Poèmes Express :
La sagesse constitue un terrain d’élection pour le baobab de Haute Auvergne.
– Il périt à l’extrémité de l’océan : le cours de l’or s’effondra et accompagna le poète.
Un ministre accuse le FMI du marasme économique et le président ne jouit plus.
Visite technique : on proclama la première bombe, bombe de la paix.
Avant que ne survienne la catastrophe, la création coloniale était séchée et salée.
Routes bitumées en huit mois : atterrissage au flanc des empires.

Ce Le Mali – devenu Il mêla – est destiné à Lara Dopff, jeune poétesse « nomade », issue du Master de Création Littéraire du Havre. Elle a créé, fin 2015, avec une autre ex-étudiante de ce master, une « caravane d’édition » Phloème.  Amour des mots et de l’« errance », « envie d’histoires, besoin de poésies » sont les raisons d’être de la petite maison dont chaque livre est fait de bout en bout en interne, de l’écriture à l’objet.

Rentrée au Chat Bleu

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N’senga proposait des vins d’ailleurs :
un vin blanc sec de Californie à arôme de pêche.
un vin rouge du sud du Portugal, puissant en bouche avec une petite note de réglisse, insolite.

Pour accompagner ces vins… voilà les livres que nous avons évoqués :
– Vies potentielles de Camille de Toledo, paru au Seuil en 2011, en poche maintenant dans la collection Points. Ce livre est constitué de trois sortes de textes : des micro-histoires étranges, tranches de vie (un peu) folles, sujettes à des commentaires, des exégèses qui renvoient à l’autobiographique, à l’histoire familiale de l’auteur et à l’importance de la littérature pour se définir et exister ( p  49 : « Il ne pensait pas, comme je le crois, qu’une histoire peut vous sauver la vie. » ; p 85 : « J’ai entrepris cette exégèse pour ne plus m’éviter. Je dois donc creuser, creuser, pour voir comment ces histoires se servent de moi. ») et, enfin, des poèmes. Un livre souvent attachant, intense.
– Une présence idéale d’Eduardo Berti, 2017, Flammarion : ce livre est né d’une résidence d’écriture au CHU de Rouen en 2015, sur la proposition du festival Terres de Paroles. E. Berti, argentin, a pour la première fois écrit en français. Il transcrit ce que des soignants lui ont raconté et tisse ainsi l’ambiance d’un service de soins palliatifs.
La mer c’est rien du tout de Joël Baqué, chez P O L , 2016 : des textes courts effleurent la jeunesse, les parents, le métier, l’entrée dans « la poésie non poétique ». Peu de choses, quelquefois fortes, même si elles ne se prennent pas au sérieux. Son deuxième livre vient de paraître chez le même éditeur.
Et aussi, des romans :
juste sortis :
– Le jour d’avant de Sorj Chalandon, ed. Grasset : à partir des 42 mineurs morts dans un accident à la mine de Liévin. Un roman social, politique, bouleversant.
– Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain, ed.Gallimard : Dugain sera à la Galerne, le 4 octobre pour ce livre !
moins récents (rappelez-vous, les livres n’ont pas qu’une durée de 3 mois !…)
– Le liseur du 6h27 de Jean Paul Didierlaurent, ed. Diable Vauvert. La lecture à voix haute dans un lieu inhabituel et ce que cela entraîne.
– Dans une coque de noix de Ian McEwan, ed. Gallimard. Un foetus parle…
– L’exception d’Audur Ava Olafsdottir, ed. Zulma.
– Le coeur glacé d’Almudera Grandes, ed. Lattés. Autour de la guerre d’Espagne.
– L’autre qu’on adorait de Catherine Cusset, ed. Gallimard, sur un ami suicidé.
– L’exercice de la médecine de Laurent Seksik, du XIXè à maintenant.
Deux polars à sujet écologique :
– Karst de David Humbert, ed L. Levi. Un auteur rouennais.
– Les courants fourbes du la Taï de Qiu Xaolong, ed L. Levi. Industries chimiques et pollution en Chine.
Un catalogue :
– sorti au moment du festival de Douarnenez, cet été : oeuvres de Zehra Dogan, journaliste et peintre kurde (ré)incarcérée en Turquie.
Deux essais :
– L’ombre du monde de Didier Fassin, Points Seuil. Un livre majeur sur notre façon, en France, de « punir ».
Ecouter Sibelius d’Eric Tanguy, compositeur vivant à Caen, ed. Buchet Chastel.

Une vraie manne !
Prochain rendez-vous, le jeudi 12 octobre.

Les petites filles et la mort, Pièce Unique n° 41, à Marc Villemain

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Les petites filles et la mort de Alexandre Papadiamantis (1851-1911), traduit du grec par Michel Saunier, paru chez Actes Sud en 1995, est un livre étonnant : une vieille femme, une guérisseuse, ne supporte plus ce que doivent vivre les familles pauvres accablées par la naissance des filles. Elle agit…

La Pièce Unique n° 41, 3 livres en 1, est envoyée à Marc Villemain, auteur un peu âpre, blogueur, directeur de collection aux éditions du Sonneur : quelqu’un qui ne croit pas que les livres ont une date de péremption…
Aux éditions du Sonneur, nées en 2005, dans les « grande » comme « petite collection », on trouve de petits bijoux, de Frank Norris, Le gouffre, à Josef Bor, Le requiem de Terezin en passant par Marie-Noël Rio, Pour Lili ou encore Singapour de Georges Cassel…Ce ne sont pas les plus récents ni peut-être les plus « intéressants » mais ceux qui m’ont attirée sur le stand du Sonneur au Salon de l’Autre Livre.

Voilà quelques exemples de « Poèmes express » :
La jeune femme avait échappé à tout, au jour et à l’époux.
– Elle songeait à faire des garçons, 5 ou 6, pour en donner.
– Un rire étrange, un peu étiré, tout rongé, fixé sur l’orifice.
– Le petit chiffon dormait et le souffle le berçait au milieu du ciel.
– On va gonfler, noircir, devenir.

 

Pedro Paramo, Pièce Unique n° 40, à Emmanuelle Moysan

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Pedro Paramo (1955) est le seul roman du Mexicain Juan Rulfo (1917-1986), principalement connu pour son seul recueil de nouvelles, Le Llano en flammes (1953) et ses photographies. Un homme discret donc, doté d’une écriture étonnante (traduite ici par Gabriel Iaculli) qui mélange dans ce texte, morts et vivants, passé et présent du village souffrant et hanté de Comala. Pedro Paramo en est le chef tout puissant, le maître absolu des femmes, des hommes, prêtre compris. Au-dessus du mal.

Cette Pièce Unique est devenue aussi : Pape Rom rôda. En plus du texte de Rulfo, on y trouve, comme dans toutes les Pièces Uniques précédentes, un Poème Express par jour +, cette fois, une information nationale du même jour. 3 livres en 1 !
Quelques exemples :
– Le tremblement de ses mains attendait la fin de l’assassinat.
// 
La nuit européenne des musées.
– J’ai vu passer les roues. C’est à cette heure que l’on ouvre les fours et que le ciel gronde.
//
« Nous autres », deuxième édition sous la direction de Patrick Boucheron, professeur au Collège de France.
– J’aimerais vous perdre. Demain, je vous montrerai les chemins.
//
28% des 720 000 élèves qui passent le bac sont des élèves de bac pro.
– Longtemps, très longtemps, un sein jeté dans le moule est un amas de cire.
// François Bayrou, garde des sceaux, annonce qu’il quitte le gouvernement.
– Le fait est qu’il s’attendait à donner un pied de femme. Allons, allons, ce n’est pas grand chose.
//
La centrale de Fessenheim complètement à l’arrêt.
Les vieux, c’est les ombres de la terre, c’est les dernières lèvres.
//
Le Parlement donne son accord définitif à la réforme du code du travail par ordonnances.

Cette Pièce Unique n° 40 est envoyée à Emmanuelle Moysan, rencontrée lors de différents salons du livre, à Caen, Paris surtout. Responsable littérature chez L’Harmattan de 1995 à 2013, elle a créé Le Soupirail en 2014 où elle propose des textes exigeants. Grâce à elle, nous avons pu lire Le Dilettante du Bulgare Tchavdar Moutafov (1889-1954) qui, par certains aspects, peut faire penser au Huysmans de A rebours.

Rafael, derniers jours, Pièce Unique n° 39, à Gérard Lambert

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Rafael, derniers jours de Gregory McDonald, paru aux USA en 1991, en France en 1996,  trouvable en 10-18, a été adapté au cinéma en 1997 par Johnny Depp, avec lui-même et Marlon Brando. On peut se demander si ce film réussit à rendre compte du livre dans la mesure où la scène principale, le chapitre 3, est une annonce : une description, extrêmement détaillée mais presque empathique, par le réalisateur, de ce qui se passera lors du tournage du snuff-movie auquel participera Rafael, APRES le mot fin. Ce chapitre étant très « déplaisant », l’auteur (ou l’éditeur?) propose au lecteur sensible de ne pas le lire. Mais cela empêcherait de voir pleinement le beau personnage de Rafael. C’est un roman noir qui évoque des très pauvres, une Amérique comme elle ne souhaite pas être vue. Gregory McDonald (1937-2008), ancien journaliste qui a surtout écrit des polars, signe là un texte hors-norme.

Cette Pièce Unique n° 39 se nomme aussi : R. Ford, sale, renia les jurés. En voilà quelques Poèmes Express :
– On ouvre un compte et un tiroir. On ne peut pas faire autrement.
– L’eau accumulée, trempée, se débat de toutes ses forces. Mort étang.
– Notre dinde aime les robes élégantes, seins à l’entrée.
– Ils embauchent un assistant, voix grave, lèvres à bière.
– La lune huileuse lava l’eau le long de la nuit.
– On a coupé la vérité en deux et posé l’une après l’autre.

Elle a été donnée à Gérard Lambert, rencontré pour la première fois en 2012. Il était alors libraire à Saint-Nazaire. Nous lui apportions nos deux premières publications. Pile et face de D. Delahaye l’amena à dire qu’il avait été marinier (et, plus tard… qu’il avait aimé le livre). Libraire donc, très très gros lecteur – ce qui ne va pas toujours ensemble -, homme engagé, il a écrit, chez Joca Seria, Dernier chapitre. Depuis, nous nous sommes croisés à Ecrivains en Bord de Mer à La Baule où, en alternance avec Thierry Guichard, entre 11 et 13 h, il présente des lectures apéritives. Cette année, il a ainsi pu évoquer entre autres le poète et romancier « assassiné par l’indifférence » André Laude et Franck Bouysse, publié à la Manufacture des livres. Il est maintenant traducteur et anime des rencontres littéraires en Loire Atlantique.

 

Le Chat Bleu de juillet

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Il faisait chaud et Le Chat Bleu nous a proposé des vins du sud :
– un rouge du Lot, cuvée Démon noir. Cépage Malbec, espiègle, entre rubis et noir, à arôme de fruits noirs, un peu confits.
– Un blanc de l’Hérault , Domaine du Paradis. Cépage Viognier. Fraîcheur, tonicité, petite pointe de minéralité et de fruit mais légère.
Démon contre Paradis donc…

Les livres, souvent plus nordiques :
– Pour faire écho au festival, à Edimbourg, du 30 juin au 2 juillet, pour les 30 ans du personnage tout en intuition de l’inspecteur Rebus, un Ian Rankin de 2001, traduit en 2005 : La colline des chagrins où, justement, Edimbourg est un personnage à part entière. L’alcool aussi…
– Que faire des classes moyennes ? de Nathalie Quintane, P O L, 2016 : un texte socio-politique de l’enseignante écrivaine qui publie depuis 1997, surtout chez cet éditeur. Un peu cruelle vis à vis de ce groupe aux limites incertaines qui se définirait principalement par l’achat : » Acheter quelque chose, tenir quelque chose, c’est être moins flou. » et ne verrait pas l’intérêt de la littérature ou de la solidarité.
– Révoltée d’Evgenia Iaroslavskaïa- Markon, 2017, Le Seuil : court mais percutant, ce texte autobiographique d’une jeune femme extraordinaire, morte aux îles Solovki, à 29 ans, en 1931, est accompagné d’une préface d’Olivier Rolin et d’explications d’Irina Flige, directrice d’un centre de recherche russe sur le goulag.

Nous avons aussi évoqué
– sur le même thème, le même lieu, le roman noir de Victor del Arbol avec lequel il est revenu, cette année, au Polar à la Plage : Toutes les vagues de l’océan, chez Babel.
Autres polars : Alex, hyper-écrit, de Pierre Lemaître. Le dernier Fred Vargas : Les recluses. Aux éditions Rue du Départ : La Maison de Nicolas Jaillet : « on est emmené, tenu en haleine »… D’ Alexeï Nikitine, auteur ukrainien ( comme A. Kourkhov), un « polar branque » : Victory park chez Noir sur Blanc. De Cédric Bannel, Baad qui se passe en Afghanistan, actuellement.
 l’histoire aussi : Marie-Antoinette l’insoumise de Simone Bertière, en livre de poche. Passionnant quand cela fait des rapprochements avec notre époque. Un roman : Les indésirables de Diane Ducret, 2017, chez Flammarion, avec de beaux portraits de femmes, d’Allemandes mariées à des Alsaciens ou réfugiées en France, raflées, envoyées dans des camps sous Vichy. L’opéra russe, de 1700 à maintenant, d’Andreï Lischke chez Fayard.
– Un essai sur l’exil de Nancy Huston :  Nord perdu,  chez Actes Sud : on est deux personnes différentes quand on parle dans deux langues. 

A septembre au Chat Bleu !

Ecrivains en bord de mer : la 21 ème édition

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Cette année était axée sur la traduction et une journée était réservée à Georges Pérec.

 

 

De grands moments avec, entre autres, de  grands penseurs :
l’hyper authentique Camille de Toledo,

 

 

 

 

 

le brillant bougon, lecteur, traducteur, écrivain Claro,  (photo de Jérome Dayre)

 

 

 

 

 

de grands romanciers : Eric Vuillard, Olivia Rosenthal, de grands poètes : Eleni Sikelianos, Ron Padgett, de grands traducteurs : Marc Chenetier, Olivier Brossard, un grand exégète : Claude Burgelin. Et encore bien d’autres.
Merci à Brigitte et Bernard Martin qui organisent ce festival, à Guenaël Boutouillet et ses coups de coeur, à Jany Pineau et ses photos de pieds, à la libraire de La Vie devant soi…

au Chat Bleu, lecture de Jérôme Boyer

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Le 4 mai, non seulement on parlait livres et vins mais on écoutait Jérôme Boyer, comédien, lire des extraits de Ton visage de Pascal Millet. Pourquoi ? Parce que Pascal Millet sera au festival du Polar à la plage dans un mois, les 9, 10, 11 juin. Il animera d’abord un atelier d’écriture  le vendredi après-midi puis sera sur le stand du libraire et dédicacera tout le week-end.
Pourquoi ? Aussi parce qu’une lecture à voix haute est un beau moment. Tout le festival Terres de paroles dont la deuxième édition vient de s’achever, le prouve. Des auditeurs visualisent un texte grâce à une voix, entrent dans un livre par une autre porte, plus large peut-être que celle qu’ils ouvriraient seuls dans leur tête.
Donc un beau moment, ce 4 mai, quand l’écoute est totale, quand on sent la densité du silence.

N’senga nous proposait, pour accompagner cette lecture et nos échanges, des produits locaux :
– un vin blanc de pays du Calvados… Si si, de Saint Pierre sur Dives : sec, peu fruité, cépage auxerrois. Très bon.
– Un cidre rosé de Max Ménard, distribué pour les 500 ans du Havre avec son « Apéro-pique » adapté à tous les verres, à planter dans n’importe quel jardin et entre n’importe quels galets ! Jolie invention !

Nous avons évoqué les Ancres noires, leurs invités du Polar à la plage : Pascal Millet, Dominique Delahaye, Colin Niel, J.B. Pouy, Philippe Huet, Victor del Arbol, Caryl Ferey et encore beaucoup d’autres…
Sur le roman noir, nous avons continué avec
– DOA : Citoyens clandestins, Folio policier, paru en 2007, Grand Prix de la Littérature Policière cette année-là et qui n’a pas pris une ride. Le Salafisme est toujours présent, la menace terroriste aussi. Dans cette fiction, les services qui les surveillent et les combattent sont nombreux et ne travaillent pas vraiment ensemble…
– des textes d’Antonin Varenne : Cat 215 et Battues à la Manufacture des livres : dans la Creuse, des villages abandonnés, une société agricole en souffrance.
Puis nous avons quitté la littérature noire (mais pas les réalités sociales) avec :
– Ma découverte de l’Amérique de Vladimir Maïakovski aux éditions du Sonneur, 2017. Un inédit en France, ce récit de voyage du poète russe en 1925 à Cuba, au Mexique et dans quelques villes des USA pour des conférences. Tout un chapitre sur New York et son architecture, sur Chicago et ses usines. Retour par Le Havre sur le Rochambeau : » De petites maisons mal bâties, dont on peut compter les étages sur les doigts de la main, se trouvent à une heure de distance du port. Lorsque nous amarrons, le quai est couvert d’estropiés déguenillés et de garnements. »
–  Modeste Mignon de Balzac (1844) qui se passe au Havre et rend compte des différents milieux sociaux d’alors, nobles émigrés revenant ruinés et bourgeois riches en recherche de particules. Quand les femmes sont monnaie d’échange…
– Tropique de la violence de Natacha Appanah : une belle écriture, sur l’enfer de la jeunesse à Mayotte.
Enfin des textes plus poétiques, moins engagés :
– Les deux continents de Christophe Mary, ed. La Renverse, 2017. Une poésie sur l’existence qui fait penser à celle de Kenneth White (qui était en mars au Havre).
– La petite lumière de l’auteur italien Antonio Moresco, éd. Verdier : un roman-fable-conte. Un joli livre délicat.
Et Le théorème du perroquet chez Points, de Denis Guedj, qui fut professeur de mathématiques à Paris VIII, écrivit beaucoup de romans sur la science et la rend accessible …et agréable à ceux qui (ne) seraient (que) littéraires…

Le prochain Chat Bleu est le jeudi 1 er juin.

Nouveauté : « Entravés » dans notre collection Voyageur

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Entravés  de Samia Kachkachi et Marie Thémenet est prêt. Prêt pour le salon Livre Paris ! Comme toujours, c’est un peu à l’arrache mais tellement beau !
Nous avons transformé la collection Voyageur. Nous en gardons le format, la couverture, la carte mais ce n’est plus un CARNET-livre, Pourquoi ? Parce que tout le monde trouvait ça super… APRES… explication orale…malgré le texte de la 4è de couv… Quel libraire a le temps d’expliquer ? Aucun. Donc plus de carnet mais un petit livre d’art et poésie.

Entravés est né des lino-gravures de Samia Kachkachi, Nous aimons cette épaisseur du trait, cette qualité du noir, proches des couvertures de la collection Voyage noir. Nous aimons leur côté enfantin démenti par leur sens :  nous sommes entravés, enserrés, empêchés par les autres, ceux qui nous aiment ou pas, par nous-mêmes souvent.
(Ah Ah ! cette image n’apparaît pas dans Entravés…

Les très courts textes qui  accompagnent les Entravés ont été choisis par S. Kachkachi. Ils parlent aussi du corps, ont aussi une forme d’humour. Ils sont écrits à la manière des « poèmes express » de Lucien Suel.
Marie Thémenet a rencontré Lucien Suel au festival de Pirouésie animé par Robert Rapilly autour d’Oulipiens (Jacques Jouet, Olivier Salon, Frédéric Forte…) et d’ouliphiles (Amélie Charcosset, Jany Pineau…).

 

Salon Livre de Paris 2017

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logo-14-efef4C’est du jeudi 23 mars au soir (Inauguration) au lundi 27 mars au soir.

Et Rue du Départ y sera, sur le stand de la région Normandie. Avec nos livres bien sûr – certains auteurs passeront-. Avec, dans la collection Voyageur, une nouveauté  : Entravés de Samia Kachkachi et Marie Thémenet.

 

Au Chat Bleu, le 5, avant la venue des jeunes du master de création littéraire,

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on était nombreux et on a parlé de beaucoup de livres, en buvant – Goût des Autres oblige – des vins du nouveau monde : un rouge du Chili : du Carmenère, LE cépage chilien, assez puissant. Un blanc, un Chardonnay de Californie : un Woodbridge au beau bouquet fleuri.
Les livres aussi du nouveau monde :
51LuCuAbNfL._SX195_– En toute franchise de Richard Ford, chez Points poche. Frank Bascombe, personnage récurent de Ford, marchand de biens maintenant en retraite, dans 4 nouvelles qui font roman, parle d’écologie, de racisme ordinaire, de vieillesse, de mort. On est en 2014, sous Obama, cela rend compte des suites de l’ouragan Sandy dans une zone résidentielle sur la côte du New Jersey, d’une femme noire dans un quartier républicain, d’une hôtellerie cinq étoiles pour personnes âgées, du cancer phase terminale d’un copain. Un état des lieux.
couv rivièreLe signal de Ron Carlson, paru en 2009 aux USA, en 2011 chez Gallmeister (éditeur présent au Goût des autres le 22 janvier) : un homme et une femme pendant cinq jours de rando en montagne et en forêt dans le Wyoming. Ils ont formé un couple. C’est un « pur ». Il a voulu conserver son ranch, vivre comme il le désirait, a fait des erreurs mais la vraie violence est ailleurs.  Allez voir. C’est un grand roman, maintenant dans la petite collection Totem.
On parle des autres livres évoqués ce jour-là dans un très prochain post.
Rendez-vous
– avec Olivier Gallmeister, ce 22 janvier à 18 h à l’ Esperluette, au Goût des autres.
– au Chat Bleu, le jeudi 2 février.

Ce Chat Bleu était exceptionnel

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31864-hr_Exceptionnel parce que nous avions un invité surprise : Ziad Medoukh, poète palestinien, directeur du département de français de l’Université Al-Aqsa de Gaza.
Exceptionnel parce que, invité depuis 2011 par l’Université du Havre, il n’a eu le droit de sortir que cette année.De même, pressenti pour le prix Gandhi International créé en Inde, il n’avait pu s’y rendre.
Ziad Medoukh, parfait francophone, a écrit quatre recueils de poèmes parus en France et au Québec, tous en lien avec l’occupation. Se qualifiant de « maladif optimiste », il oeuvre à établir des ponts avec le monde entier, les universitaires, les associations, la société civile et, s’il a perdu espoir du fait de la place grandissante de l’extrême-droite israélienne, il croit en la solidarité internationale.

Nous reviendrons sur cette séance où nous avons évidemment aussi parlé livres, mais voilà déjà les dates des prochains Chats Bleus : les jeudis 5 janvier, 2 février, 2 mars.

 

Réactions à la lecture de VAUT MIEUX PARTIR :

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D’autres disent ce qu’ils pensent de Vaut Mieux Partir :

  • une blogueuse littéraire, Nathalie Manceau, qui a créé :  Chez Mark et Marcel (Mark pour Twain et Marcel, évidemment, pour Proust).
    Ce qu’elle pense de Vaut mieux partir
    Elle en dit aussi : « une écriture perturbante au premier abord mais qui se révèle prenante à la lecture. Il faut s’y plonger. »
  • une autre lectrice : « Le départ m’a moyennement plu (absence de ponctuation) (…) mais j’ai trouvé excellente cette trouvaille des petits mots écrits par le frère qui ne peut plus parler. »
  • un lecteur :  » Un rythme à prendre dans lequel, ensuite, on se sent bien. C’est une histoire universelle, qui nous touche tous, même si nous ne sommes pas dans les conditions de vie des personnages. »

Suite de Libralire et des salons de Caen et du Havre

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libralireJeudi soir, 116 rue St Maur, 75011, Françoise Truffaut signait VAUT MIEUX PARTIR, comme elle l’avait fait au salon Epoque de Caen et au festival du roman noir du Havre. Un succès chaque fois pour un livre porté pendant 30 ans, un premier roman, un OLNI.

Voilà trois exemples de retour sur le livre et Rue du Départ:
– une lectrice amie :  » Je viens de terminer ton livre que j’ai trouvé dur et haletant… Je suis entrée tout de suite dans ton univers. Tu as réussi à écrire ton tourment et cette épreuve de ta vie, tu as réussi ! »
– Mo Silly-Lechevalier : « j’aime beaucoup le livre de Françoise Truffaut avec ce style tellement ramassé qu’il s’apparenterait à des croquis, denses, rapides. »
– V. Schmitt, CRL de Normandie :
« J’ai lu les deux livres que je vous avais achetés au salon de Caen et beaucoup aimé les deux. Vous avez un catalogue très intéressant. »

Les compliments font du bien. Comme la presse n’est pas encore là, ce n’est pas elle qui nous en fait et elle a tort… Vous savez bien, les absents…

Signature à Libralire

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Jeudi 16 juin, à 19h, à la librairie Libralire, 116 rue St Maur, 75011, Françoise Truffaut signe VAUT MIEUX PARTIR et un comédien en lit quelques passages. Parce que c’est un livre qui se lit aussi à voix haute, parce que, en plus d’une histoire vraie, c’est un rythme, une oralité.

Le 14 ème « Polar à la plage » (s’) est (super bien) passé !

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Cette 14 ème édition ouvrait avec des films : mercredi : LA FELINE (1942) de Jacques Tourneur, superbement présenté par Ludovic Lecomte, de Cannibal Peluche, asso qui promeut les films de genre, jeudi : en compétition, des courts-métrages noirs d’amateurs, vendredi : en la présence du réalisateur, Guy Myhill, THE GOOB qui avait été montré à la mostra de Venise en 2014 : un jeune, coincé un été, dans le Norfolk – plat pays, champs de betteraves, snack bar pour routiers – entre une mère qu’il adore et un beau-père macho, jouisseur et tout puissant, qui se la joue cow-boy.
le soir, le théâtre de l’Impossible emmenait des spectateurs au « bout du monde ».
Des élèves du Havre, Nantes, Redon, Flers etc…de collèges ou de lycées, qui avaient créé films, bd, ou nouvelles à partir de textes ou de dessins, en français, anglais, allemand ou italien, recevaient vendredi leurs prix.
Le samedi, les auteurs arrivaient. Deux absents et un retard de 20 minutes seulement… Et là, on est heureux de voir combien des auteurs de thrillers inquiétants comme  le Suédois méga-connu Johan Theorin, ou le jeune Sire Cedric sont en fait plus qu’urbains . On peut aussi comparer les façons d’envisager le métier d’écrivain : ceux qui ne font que cela et ceux qui, même chez de grands éditeurs, continuent à travailler comme libraire (Hervé Commère), enseignant (de maths… Olivier Martinelli) ou journaliste (Naïri Nahapétian). Et le soir, au Tetris, on peut entendre les textes de chanson que certains ont écrits : hommage à H. Mankell de Theorin, écologique de Laurence Biberfeld, politique de Ian Manook, sociétal d’Anouk Langanay ou Dominique Delahaye, etc… L’occasion encore une fois d’entendre, par les auteurs, que ce concert et le CD sont vraiment la spécificité de ce festival, que Mauves en noir, le Goéland masqué ou d’autres lui envient.
Le dimanche, remise des prix aux « écrivants » de nouvelles – qui feront l’objet d’une édition en novembre – et à Philippe Huet pour LES EMEUTIERS, ed. Rivages, 2015 : Le Havre, 1922, les ouvriers métallurgistes font grève, longtemps, contre un patronat qui veut revoir à la baisse les salaires : un roman social, historique.
L’occasion, à ce moment-là, d’évoquer DIAMANT NOIR , film actuellement sur les écrans de Arthur Harari, pour le petit rôle qu’y tient Hafed Benotman – disparu en 2015,  il était au festival en 2014 -.
P1030242Last but not least, Rue du Départ avait un stand au Polar à la plage et Françoise Truffaut signait VAUT MIEUX PARTIR : « roman vrai », hommage, « poésie rêche », ovni  qui se passe au Havre.

Beau travail d’équipe. Merci à tous et à J.P.Carnet pour la photo.

Nous étions à EPOQUE les 28 et 29 mai :

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epoqueÉPOQUE, c’est le nouveau nom du salon du livre de Caen, sur son nouvel emplacement, la place St Sauveur. Enfin, depuis l’an dernier mais nous n’y étions pas. Si nos auteurs, Nicolas Jaillet, Dominique Delahaye, Thierry Crifo, Pascal Millet sont invités dans des salons, les éditions RUE DU DÉPART n’avaient pas pu se montrer en  intégralité depuis l’an dernier.
C’était vivant, convivial. Nous retrouvions des éditeurs amis, la Renverse, les Impeccables, Dadasco, le Vistemboir pour ne citer qu’eux. Nous étions d’autant plus heureux d’y être que, presque jusqu’au bout, nous ne savions pas si nous pourrions y accéder du fait des blocages et de la pénurie d’essence.
Nous avons revu des lecteurs, venus nous prendre les livres qu’ils ne connaissaient pas  , le Nadia Bouzid : TOUJOURS MOINS et le petit dernier, VAUT MIEUX PARTIR de Françoise Truffaut, à peine sorti. Nous avons reçu beaucoup de compliments sur l’esthétique de nos couvertures, sur l’homogénéité de la collection. Et cela fait du bien !

Vaut-mieux-partir_lightFrançoise Truffaut signait Françoise Truffautsamedi après-midi.
Sortir un nouveau livre, c’est avoir à trouver les mots pour le définir. Que l’on en soit l’auteur ou l’éditeur, c’est un défi. Il faut être vrai, concis, savoir faire passer le contenu d’une centaine de pages ou plus en quelques phrases.
VAUT MIEUX PARTIR : ce texte, porté 30 ans avant d’être complètement écrit et publié, est un monument élevé à un homme qui refuse d’entrer dans le moule, un homme tonitruant, même sans voix. C’est un « roman vrai », une langue, un rythme.

Le nouveau livre aux éditions Rue du Départ

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Vaut-mieux-partirVAUT MIEUX PARTIR devrait paraître le 18 mai. Le Chat Bleu du 19 pourrait en avoir la primeur !

VAUT MIEUX PARTIR est le premier roman de Françoise Truffaut mais pas son premier livre. Son PARIS FAÇADES est paru chez Hazan. Elle a, par ailleurs, été elle-même éditrice avec deux collections : Villes Portuaires et Saveurs de la réalité.
On retrouve ces deux orientations dans VAUT MIEUX PARTIR qui se passe au Havre.
Les personnages, Gio, Irène et les autres sont arrivés là, près du port. Ils se sont rencontrés au mitan de leur existence, après plusieurs autres, plus ou moins réussies, plus ou moins gaspillées. Ils ont un peu cassé leurs rêves mais sont prêts, ensemble, à en vivre d’autres.
VAUT MIEUX PARTIR, c’est une histoire, mais aussi du réel. Un hommage à tous les Gio, aux rebelles, ceux qui vont leur chemin sans plan comptable ou de carrière, sans précautions.
VAUT MIEUX PARTIR, c’est une écriture, un rythme. Une écriture étonnante, un peu folle, comme le monde qu’elle raconte et qui a existé, un rythme aussi indompté que les personnages et la manière dont ils ont conçu leur vie. C’est de la poésie sous adrénaline, sans ponctuation, qui dit des moments sans freins, qui parle pour des gens à qui il reste peu de temps et qui, dans le flux des émotions, se tiennent les coudes.
VAUT MIEUX PARTIR est parsemé de traces de vie : les « autographes » de Gio, des presque dessins, si émouvants.

VAUT MIEUX PARTIR sera :
– au salon du livre de Caen, à la fin du mois. Françoise Truffaut y signera le samedi 28 mai, de 15 à 17h
– au festival du Polar à la plage, au Havre, les 11 et 12 juin.
D’autres signatures sont en préparation, une en juin, à la librairie Libralire à Paris.

Une Pièce Unique qu’on n’enverra pas. Du Georges Pérec.

A partir d’ Un cabinet d’amateur de Georges Pérec.
… » plaisir intense de la machination… » (…)  » J’ai essayé d’écrire une sorte de fausse histoire de la peinture ou une histoire de la peinture un peu à côté avec à peu près la même application que si je décrivais réellement des peintres ou des tableaux, sauf que l’objet reste …imaginaire. » : Georges Pérec au micro de Gérard-Julien Salvy dans l’émission « Démarches » du 19-01-1980, aux Matins de France-Culture.

C’était sans doute trop « spécifique »… La Pièce Unique est ratée…enfin, plus ratée que les autres…

Je n’aime que ces Poèmes express :
–  Le rasoir accompagne acquisitions, conversations et péchés mignons.
– Aucun Américain ne supplie. Une trentaine, à trois reprises, en donnèrent la preuve.
– Méfiez-vous des héritiers : ils vont tenter de vous laisser dans un incendie.
– Un paysage escarpé et tourmenté s’incline à quelques pas d’un cerf à nuances de rose jambon.
– Le 15 ème de juillet n’eut pas lieu mais 1790, si.
– Au bain, le petit lévrier pouvait convaincre des sculpteurs de la supériorité de son profil.
– Rien ne se reflète dans le petit miroir : pas le doigt, pas de chapeau, pas de lion.

Le Chat Bleu, ses vins, ses livres : c’est la RENTREE !

Vous voulez parler de vos lectures, un verre en main ? Pas forcément du dernier livre sorti, en toute liberté ?

Voilà les dates du 1er trimestre :  c’est le jeudi comme les autres années, le 28 septembre puis :

  • 12 octobre
  •  09 novembre
  • 07 décembre
    A bientôt !

 

Noire est la couleur, Pièce Unique n° 42, à Nicole Dedonder

Noire est la couleur est de John Brunner (1934-1995), auteur britannique réputé de science-fiction. C’est ainsi qu’est classé le livre dans l’édition de poche française Press Pocket de 1984. Sorti en Angleterre en 1969, la même année qu’un de ses ouvrages principaux, considéré comme un classique, primé plusieurs fois : Tous à Zanzibar, il est en fait… assez peu SF… On y voit un homme revenant à Londres, y cherchant une amie, la retrouvant victime d’un Afrikaner sadique, aussi à la tête d’un complot raciste. L’aspect le plus intéressant est la place que prend la magie dans le roman.

Cette Pièce Unique n° 42 est devenue : L’étoile usera un roc. En voilà quelques poèmes express :
– Ce type était tellement clos que j’y pénétrai avec une sensation singulière.
– Naturellement elle parvint à remonter ses seins ; une sorte de souvenir.
– Il n’existait qu’un espoir absurde, une opportunité embryonnaire, imbécile… que Dieu ait le dossier…
– Avec cet homme, l’humiliation rentrait le soir à la 
maison.
– Tomber follement amoureuse d’yeux vides, me trancher la voix.
– Le mégot dans le cendrier cherche une position confortable ; le pyjama recherche le lit.

 

Et c’est envoyé à Nicole Dedonder… qui ne lit sans doute jamais ce type de littérature…. mais que j’ai retrouvée avec plaisir cet été à Pirou pour les Pirouésies. Nicole Dedonder vit en Belgique, a un livre dans la collection Mouchoir de Poche des jolies et poétiques éditions  Motus. La spécificité de cette collection, en plus de son petit format et de l’impression en blanc sur papier noir, est que la même personne écrit et illustre le texte. Je suis venu tout seul, paru en 2011, évoque un enfant qui vient sur la tombe de son frère. C’est tout doux et entre complètement dans le projet de Motus : parler de tout aux petits.