sur Ouest Track, fin mai, début juin 2019

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Sur Ouest Track dans Viva Culture, Autour des livres vous parle
le 26 mai :
de POLARS A LA PLAGE, 17ème édition
le 9 juin :
d’Alexis Jenni.
Vous pouvez l’entendre dès 11h, ces jours-là puis sur le net.

Un Robert A. Heinlein : P U N° 80

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La Pièce Unique n° 80 est faite à partir d’un livre de Science Fiction de Robert A. Heinlein (1907-1988) : Starship troopers paru en 1959, sous forme de série, prix Hugo du meilleur roman en 1960.
Heinlein a été officier de marine jusqu’en 1934. Certains lui ont reproché ses valeurs militaristes mais il s’est montré très protecteur avec de jeunes auteurs de l’époque comme Theodor Sturgeon et Philip K. Dick. Il est considéré comme « une des plumes essentielles de la S F » voire « du XXème siècle » par Eric Picholle qui, avec Ugo Bellagamba, a publié Solutions non satisfaisantes – une anatomie de Robert A. Heinlein aux éditions Les Moutons électriques en 2008.

L’histoire de Starship troopers : après le grand échec d’un XXème siècle hyper-violent, l’univers est au mains de militaires. Le personnage-narrateur, Juan Rico, s’engage dans l’infanterie spatiale, fait ses classes avec des instructeurs mutilés puis ses preuves dans la guerre contre les Bugs, des arachnides.

Nouveauté… on l’a lu en v.o…. On l’offre donc à … une enseignante d’anglais, Pascale B. une femme incroyable : toujours prête à s’engager dans des projets, à créer pour et avec des élèves.

Voilà quelques « poèmes express » tirés de cette P. U. n° 80, trois livres en un :
– 12 seconds. Demonstration of firepower and frightfulness. Destroy to shine.
– A silly idea is worst under happier circumstances.
– Suppose all you have is one hand or one foot, go !
– A man was silly enough to put tanks against one flea.
– A fish in uniform smiled and spoke to the air.
– I buy your attention. You know we can’t use it.

 

un Kenneth White : P U N° 79

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Les cygnes sauvages , de Kenneth White, traduit par Marie-Claude White, paru la première fois en 1990 chez Grasset est ressorti aux éditions Le mot et le reste en 2013 et en 2018 dans leur collection de poche. Il y est question de Japon, de voyage pour le Hokkaidô, « la route de la mer du Nord ». Kenneth White y fait (p.13) : « une sorte de pèlerinage géopoétique (…) un voyage-haïku dans le sillage de Bashô » (…) un petit livre nippon. »

On le suit, au rythme lent de la marche le plus souvent, on l’accompagne dans des endroits que l’on visualise ( p.67) : « Je traversais un pont rouge un matin, en route vers un sanctuaire shintô sur les hauteurs de Yudono » ou (p.111) : « A un endroit nommé Itoizawa, j’ai trouvé un café avec de grandes fenêtres qui donnaient sur la mer. Je me suis assis là avec mon livre aïnou bleu devant un pot de thé. ». On se sent bien, au calme, dans les lignes de ce livre.

Voilà quelques poèmes express qui en sont nés :
– Elle a des seins soyeux, tranquilles, où on boit un peu de vie.
– L’employé agite le saké tandis qu’une vieille dame mâche.
– Un poème dans la bouche des hommes dit l’intérieur des hommes.
– Une femme nue dans du cristal ; haïku qui ne méritait pas le papier.
– On s’évanouit tandis qu’ivre il récite un poème écrit il y a dix ans.
– La queue de la raie ayant traversé le panneau publicitaire, les Russes firent venir des experts.

On offre cette Pièce Unique à Jérôme T. qui, du fait de ses soirées thématiques, a dû se pencher sur le Japon, d’abord sans puis avec plaisir.

 

sur ouest Track

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Sur Ouest Track, dans Viva Culture,
nos coups de coeur :

  • à partir de dimanche 27 avril : chez Finitude éditions, Honorer la fureur :

 

 

 

 

 

 

et

  • à partir du 12 mai : Willnot de James Sallis chez Rivages noir

Chat Bleu d’avril 2019 -2)

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On a aussi évoqué des auteurs américains :
– Historique, fabuleuse, d’une force inégalée : Flannery O’Connor (1925-1964): ses oeuvres complètes sont en quarto Gallimard : romans, nouvelles, essais sur la littérature où elle dit son credo : partir des personnages, faire sentir les choses.
– Sauvage, premier roman de Jamey Bradbury, 2019, Gallmeister. Traduction de Jacques Mailhos. « Entre thriller, fantastique et nature writing. Pour adultes et ados » ( Caroline, de la librairie Au fil des pages )
– Washington Black d’Esi Edugyan, éditions Liana Levi, 2018. Traduction de Michelle Herpe-Voslinsky : le troisième texte de cette auteure canadienne. Au XIXè siècle, à La Barbade, un jeune esclave du nom de Washington Black…
– Gratitude d’ Oliver Sacks, édition Christian Bourgois, 2016. Traduction de Salomé Wittmann.  Sacks, mort à 82 ans en 2015, avait écrit, dans les derniers mois de sa maladie, quatre essais lumineux sur la vie et la mort. Ils étaient d’abord parus dans le New York Times.
– une Mexicaine : Fernanda Melchor : La saison des ouragans, Grasset, 2019. Traduction de Laura Alcoba : inspiré d’un fait divers, la vie et la mort d’une sorcière.

et, évidemment, des Français(es) :
– Corinne Royer : de 2012, trouvable en poche, chez Babel, La vie contrariée de Louise. Cela se passe à Chambon sur Lignon, village résistant. Et chez Actes sud, 2019 : Ce qui nous revient, beau roman autour d’un fait véritable : la médecin Marthe Gautier qui se fit voler par Jérôme Lejeune la « m/paternité » de la découverte de la trisomie 21. Dans les deux livres, densité et habileté à intriquer deux histoires, personnelle et grande.
On a continué avec des textes en lien avec le soin :
– Rencontrer Darius de Mary Dorsan, P O L, 2019. C’est le troisième livre de cette infirmière psychiatrique. Pauline travaille auprès de malades criminels.
– Marcher droit, tourner en rond d’Emmanuel Venet, 2016, éditions Verdier. Long monologue d’un personnage atteint du syndrome d’Asperger pendant l’enterrement de sa grand-mère.
– Les gratitudes de Delphine de Vigan, 2019, J.C. Lattès. « Une belle histoire, de belles rencontres en EHPAD »…
– La nuit j’écrirai des soleils
de Boris Cyrulnik, 2019, éditions Odile Jacob. Sur les écrivains résilients, Jean Genet, Jean-Paul Sartre…
et puis nous sommes partis dans plein de directions :
– La solitude Caravage d’Yannick Haenel, éditions Fayard 2019 : son rapport intime à la peinture.
– Prendre la parole d’Alexis Jenni, éditions du Sonneur, un témoignage pudique de cet auteur qui devrait venir à la librairie Au fil des pages le 14 mai.

– Gare à Lou de Jean Teulé, Julliard 2019 : « drôle ! »
– En attendant Bojangles
d’Olivier Bourdeaut, paru chez Finitude en 2016, maintenant en Folio : aimé par l’une, détesté par une autre… pour la même raison : « son côté foutraque ».

Last but not least : foutraque aussi, décalé mais là, tout le monde s’accorde positivement : L’imagier Toc-Toc d’Edouard Manceau, 2018, éditions Milan. Pour tout petits.
Prochain Chat Bleu : le jeudi 16 mai .

Chat Bleu d’avril 2019 – 1)

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Nous avions le choix, pour parler livres, ce jeudi 11,
entre un Côte du Rhône rouge : un Baume de Venise, assez charnu, mais assez souple, gorgé de soleil, produit en agriculture raisonnée, vegan (c’est à dire ? demanderez-vous peut-être – nous, nous avons demandé – : filtré autrement que par du blanc d’oeuf, par exemple, par de l’argile.)
et un blanc plus minéral, un Bourgogne aligoté.
Nous avons évoqué :

 – L’université de Rebibbia de Goliarda Sapienza, paru en 1983 en Italie et en 2019 aux éditions Le Tripode : le séjour en prison de l’auteure en 1980 pour vol de bijoux. On l’y accompagne au plus près, dans les cellules ouvertes dans la journée, avec les femmes emprisonnées, Gitanes, politiques, voleuses, femmes qui veulent avorter, droguées, de milieu aisé ou plus pauvres. Toutes apprécient l’auteure et se la disputent. Elle les trouve belles. Un passage extraordinaire (p.175-181) est l’intervention d’ hommes en uniforme, d’abord pour fouiller une cellule, puis pour mater le désordre, l’effet qu’ils font à ces femmes : « … tout m’apparaît clairement : ici dedans on perd l’habitude quotidienne de l’homme, son absence physique grandit démesurément son image, rend sa force mystique. (…) dans l’expression de beaucoup d’entre elles il y a du désir pour ces hommes  tombés pour une fois au milieu de nous… »
– – — Travelling – un tour du monde sans avion 
de Christian Garcin et Tanguy Viel, 2019, J.C.Lattès : départ en porte-containers de Marseille pour New York, traversée des USA en voiture, bus, train, porte-container encore de Californie au Japon. Ferry pour la Chine. Train vers la Russie puis cars pour traverser l’Europe, passer à Auschwitz, et retrouver chacun son chez soi. Christian Garcin est un habitué des récits de voyage, pas Tanguy Viel. Garcin a déjà pratiqué l’écriture à 4 mains, pas Viel. Une réflexion sur le temps, sur la représentation qu’on a des lieux : p.76 : « Depuis longtemps New York s’est retranchée derrière son nom, comme remplie des images qu’il contient » qu’on vient vérifier plus que regarder. Et cela vaut autant pour la « Russie profonde », moins peut-être pour le Japon que la télévision a caricaturé.
Ils seront à la Galerne le 22 mai.
 Haine pour haine d’Eva Dolan, paru en Grande-Bretagne en 2015, traduit par Lise Garond chez Liana Levi. C’est le deuxième polar d’Eva Dolan en français. Le premier, maintenant en poche, a reçu le prix des lectrices Elle. C’est une histoire d’immigrés, de racisme, bien menée, avec l’inspecteur Zigic et la sergent(e) Fereira de la section des crimes de haine.

Au moment où…

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Au moment où
– on fête les 50 ans des premiers pas sur la Lune
– on peut voir, jusqu’au 22 juillet 2019, l’exposition La Lune- du voyage réel aux voyages    imaginaires : 190 oeuvres de l’Antiquité à nos jours, au Grand Palais à Paris.
– la sonde israélienne Beresheet, créée par une société privée, se crashe sur la Lune :

Lisez Un peu de lune de Francisco Mouat et Clara Montecinos !

Ouest Track et nous – le retour

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Bonjour !
Depuis le 31 mars, 11h, date et heure de première diffusion, vous pouvez entendre (n’importe quand )

sur Ouest track, radio sur le net,

dans Viva Culture,

nos impressions du Retour du Salon Livres Paris.

 

 

A partir du 14 avril, 11h, il est question du petit dernier des éditions  Rue du Départ : Un peu de lune dont on est forcément très fiers, comme de tout ce que nous avons fait depuis notre création en 2011… (« Si nous ne le disons pas, qui le fera ? » remarquerez-vous perfidement … Eh bien, non, les compliments sont nombreux : de lecteurs, de professionnels, d’inconnus !… Si Si, juré, craché !)

Chat Bleu de mars 2019- 2)

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Printemps des Poètes oblige quand même (un peu) :
– Le rêve d’hokusai de Jean-Paul Andrieux, illustrations (ce n’est pas le mot) de Marc Bergère, 2019, aux éditions L’oeil ébloui, installées en Pays de Loire.
Extrait :
«  Il a commencé à la forme des choses,
à leur surface.
Il finira au fond des choses,
à leur mystère. »

comme l’impression qu’un Français, Jean-Paul Andrieux, a réussi à être Japonais…
– De la mort sans exagérer de Wislawa Szymborska , Traduction de Piotr Kaminski. Poésie Gallimard 2018. Cette poétesse  polonaise ( 1923-2012) a reçu le Prix Nobel de Littérature en 1996. « Des textes incroyablement dans la vie, » dit Mo : « Un ton extrêmement féminin. »

Hors poésie, des romans, des étrangers d’abord :
– Tout Russell Banks.
– Le premier roman de Catherine Elaine Morgan : Le sport des rois, paru en 2016 aux USA, en 2019 chez Gallimard, traduit par Mathilde Bach : sur plusieurs générations, après la guerre de Sécession, dans le Kentucky, le rêve de créer le cheval idéal, le « pur sang ». De fabuleuses descriptions.
– en poche : Incident à twenty-mile, dernier roman de Trevanian (1998), traduit par Jacques Mailhos, collection Totem, Gallmeister.
– Nuits appalaches de Chris Offutt, traduit par Anatole Pons, Gallmeister 2019 : on est en 1954, retour de la guerre de Corée. Moments de vie dans le Kentucky. Offutt est un écrivain rare : son dernier livre était sorti il y a plus de quinze ans.

– L’énigme Elsa Weiss de Mishal Ben-Naftali, traduit de l’hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech, éditions Actes Sud, 2019 : reconstitution de la vie d’une Juive hongroise, devenue professeur d’anglais à Tel Aviv après son sauvetage grâce au « train Kastner ». Une vie qui a croisé la grande histoire, sortie de l’ombre par une ancienne élève de cette femme « sans qualité ».

des textes français :
–  L’école des soignantes de Martin Winckler, POL, 2019 : nous sommes dans un avenir proche, dans un centre de soignants. Le seul soignant homme est né d’un couple de femmes et porte un prénom de femme sans être genré.
– Féroces infirmes d’Alexis Jenni, Gallimard 2019 : habilement construit. Autour de la guerre d’Algérie, avec deux générations, avant 1962 et en 2015.
– J’entends des regards que vous croyez muets d’Arnaud Cathrine, éditions Verticales 2019 : dans des bars, dans des trains, 65 courts récits, inventions de vies croisées.
– juste sorti en poche chez Minuit : Article 353 de Tanguy Viel.
– Idiss, Fayard, 2018, récit de Robert Badinter sur sa grand-mère, née en Bessarabie, arrivée à Paris et heureuse là dans les années 20. Une de ces personnes qui a cru dans les valeurs de la France. Là encore une histoire intime au coeur de la grande histoire.

Quelques rencontres annoncées par Au Fil des Pages :
– 19 avril, Colombe Schmeck pour La tendresse du crawl.
– 25 avril, l’auteur de L’homme homard, en rencontre Facebook live.
– 28 juin, Valérie Zenatti
Il y en aura d’autres entre temps. Et n’oubliez pas les dates du Chat Bleu  : 11 avril, 16 mai, 20 juin, 11 juillet !

 

Chat Bleu de mars 2019- 1)

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Pour le Printemps (des Poètes), nous avons bu un vin rouge, un Saint Joseph de 2014 du domaine Richard. Ce côte du Rhône a vraiment une belle puissance en bouche. De petites tartines beurrées à l’ail des ours, herbe qui pousse à l’état sauvage, l’accompagnaient.

C’est le Printemps des Poètes et… la poésie… est dans tout bon texte ; voilà donc :

– Le dégoût – Thomas Bernhard à San Salvador d’Horacio Castellanos Moya, paru en 2018 dans la collection de poche Suites des éditions Métailié. Cet auteur salvadorien né en 1957, s’est exilé depuis 1979, au début de la guerre civile qui a duré jusqu’en 1992. Ce livre est un monologue très fort, » très Thomas Bernhard », un livre à lire à voix haute. Un personnage, Vega vivant au Canada, revenu momentanément au Salvador, parle à l’auteur. Il vitupère contre le pays et tout ce qui, selon lui, le constitue : l’inculture, les politiciens ignares et corrompus, issus de la guerre, la télévision, la circulation dans la capitale sans qualité. Exagérations et vérités se mêlent.
– Une activité respectable de Julia Kerninon,. édité en 2017 dans la collection La brune au rouergue : l’autobiographie d’écriture et de lecture de cette auteure hyper douée. Un bonheur pour qui aime les livres.
– Stockholm 73 de David Lang, éditions Allia 2019. Ce journaliste new-yorkais (1913-1981) est allé en Suède à la suite de la prise d’otages à l’origine du concept de « syndrome de Stockholm » et en a interrogé tous les protagonistes : braqueurs, otages, policiers, psychologues. Un travail de journaliste sans commentaires qui pose un fait de société.

nous n’avons pas vu que cela : nous vous en parlons vite.

Mais déjà :  les dates des prochains Chat Bleu, un vin, des livres :
à partir de 18h15,
les jeudis 11 avril, 16 mai, 20 juin et 11 juillet.

Un peu de Lune

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Un peu de lune de Francisco Mouat et Clara Montecinos vient de sortir, ça y est !
En fait  : un peu de lune et beaucoup de Chili.
Francisco Mouat est journaliste et écrivain chilien. Clara Montecinos est une architecte franco-chilienne. Elle traduit là une interview de Mouat et Jenaro Gajardo, le « Chilien qui possédait la lune ».
Elle nous dévoile aussi l’Histoire de ce pays d’immigration et des vies de Chiliens, malmenées par la dictature de Pinochet.

 

Un petit livre inclassable.
Une histoire vraie incroyable et d’autres à connaître absolument dans notre monde de 2019, tenté par les extrêmes.

Pirouésie 2018

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C’est fini et c’est passé peut-être encore plus vite que d’habitude !

Ateliers avec :
_ Henry Landroit : à partir d’une nouvelle de Félix Fénéon (1861-1944) qui rendit compte de 1260 faits divers, trouvables aux éditions cent pages cosaques, 2009.
Amélie Charcosset : sur le thème
– du choix : « Préfères-tu ? »
– du 
corps après lecture d’un extrait de Sei Shonagon : « Les choses qui : … font mal… battre le coeur… tenir droit…etc
Olivier Salon : encore à partir de Félix Fénéon, mais d’une seule « brève » cette fois : « Catherine Rosello, de Toulon, mère de quatre enfants, voulut éviter un train de marchandises. Un train de voyageurs l’écrasa. » à décliner selon des consignes tirées au hasard parmi une vingtaine de possibles : allitération en K, périphrase, olfactif etc…
Francis Tabouret : (Vous vous rappelez ! Traversée, édition POL ! ) : sur les métiers avec, par exemple, l’exercice du « gestomètre ».
Benoît Richter :
– une nouvelle en trois parties, de trois points de vue différents, la deuxième partie faisant la moitié de la deuxième et la troisième, la moitié de la deuxième.
– un « conte inversé » comme, ci-contre,  » Histoire de la roue qui a inventé l’homme » aux éditions Mémo.

Bon, mais là, ce ne sont que les ateliers que j’ai suivis ! Il y en avait plein d’autres, avec ou sans promenades, avec d’autres animateurs, d’autres médias comme : le collage avec Philippe Lemaire, la danse avec Olivier Viaud, la gravure avec Marie Vilain, la voix avec Thomas Suel et cette fois, aussi, web-radio ! Podcast possible.

Bon, mais là, ce ne sont que les ateliers ! A chaque soir, son spectacle : en voilà quelques uns :
Nationale 20, un hommage à Jean-Marc Rainsant que nous voyions là chaque année, féru de mots et de piano.
– deux soirées Thomas Suel : !!!!!
– Comme chaque année, le travail théâtral de Jeanne Carillon avec les enfants : cette fois, Histoires de famille. Toujours incroyable !

Puis, final convivial : le bal de La vandale.

« Traversée » de F. Tabouret

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Chat Bleu d’avril 1)
Il faisait beau et N’senga nous a proposé des vins du soleil :
Un rouge du Languedoc, d’un petit viticulteur : domaine d’Erian, cuvée les Bermudes aux notes de fruits noirs.
Un blanc, un Uby de même cépage que le n°4 : à doux goût d’ananas.

Pour accompagner cet ensoleillement :
Traversée de Francis Tabouret aux éditions POL, 2018. Un premier livre. Francis Tabouret était un collaborateur de la revue Tigre, aujourd’hui disparue. Son métier est de convoyer des chevaux. Ce livre parle de cela mais à travers un voyage précis, de huit jours, entre Rouen, Pointe-à-Pitre et Fort-de-France sur un porte-containers, avec chevaux certes mais aussi moutons et taureaux… Une première pour lui. Il évoque les animaux, son travail auprès d’eux et sa vie à bord : (P. 25) : »…, je suis monté aux barreaux d’une échelle au relief de rouille et de peinture, je me suis faufilé entre deux rangs de containers sur des grilles de ventilation, entre des câbles et des tuyaux. La voilà ! Petite cour de ferme. Les bêtes comme au fond d’une crevasse ou d’une faille géologique. Une pile de containers supprimée au centre du bateau fait que le préposé aux animaux, le palefrenier, le convoyeur, l’accompagnateur, le groom, le cow-boy (prenez le mot que vous voulez) dispose d’un couloir et peut accéder aux bêtes, qu’elles peuvent mettre une tête dehors. »

Etonnant, non ? Pour Francis Tabouret aussi, qui est spécialisé dans les chevaux :
(p.46) : »Il faut le temps, la répétition. Le métier est de faire de ce monde de ferraille et d’eau, de saillies et de trous, d’un peu de rouille, de dangers, de faire de ces quatre boîtes et de cette petite cour au fond des si hautes piles un monde d’humanité et d’animalité, une chaleur et un chez-soi. »
et qui se retrouve avec des animaux aux comportements inconnus : grégaire, le mouton (p.16) : « Ce ne sont pas des moutons, c’est un troupeau que vous prenez par la main. », (p.15) : « force comme en veille », les taureaux dans la boîte desquels il n’est pas question d’entrer pendant le voyage.

De beaux moments en mer, la place des hommes sur le bateau, les relations existantes ou non. L’arrivée, la séparation, les nouveaux propriétaires des chevaux qui ne semblent pas y connaître grand chose.
Un beau livre !

On parle des autres livres évoqués ce soir-là dans le post suivant…

Suite n° 11

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Suite n°11 vient de sortir,
Suite n°11 est de Pascal Millet, auteur de polar mais pas que !
Suite n°11 est un poème narratif sur les débuts d’une relation amoureuse. C’est l’homme qui parle, de son histoire particulière.
Suite n°11, c’est, face à ce texte contemporain, des images de corps féminin, des détails de sculptures, des courbes, des nuques, des seins, des mains de tous les temps et de lieux différents. Un éternel féminin, fabuleusement photographié par Eric Enjalbert. Certaines pierres sont des peaux !
Suite n°11, c’est une histoire particulière face à La Femme.

Un Richard Wright : P U n° 78

Les enfants de l’oncle Tom sont 4 nouvelles de Richard Wright, parues aux USA en 1938, traduites en France, pour trois, par Marcel Duhamel et, pour la dernière, par Boris Vian, en 1946, chez Albin Michel. D’abord au Livre de poche, il est maintenant trouvable chez Folio. Ces superbes nouvelles sont sidérantes de dureté, de violence, dans les mots et les actes des blancs vis-à-vis des personnages noirs.

L’auteur Richard Wright est né en 1908 dans le Mississippi, à Natchez, qui fut le deuxième plus grand marché d’esclaves du sud des Etats-Unis. Allé vivre à Memphis, puis Chicago, il écrit le premier roman afro-américain à énorme succès : Native son en 1940. Il part pour la France en 1946, poursuivi par le Maccarthysme. Il prend la nationalité française en 1947, côtoie les Existentialistes et meurt en 1960 à Paris. Ses cendres reposent au Père Lachaise.
On peut trouver sur le net – mis en ligne en octobre 2018 – des propos de Richard Wright recueillis par la rédaction de l’ Express  en 1960 et une biographie est sortie en 2003, après l’ouverture d’archives du FBI, écrite par Hazel Rowley, Américaine d’origine australienne.

Voilà quelques Poèmes Express venus de ces nouvelles :
– N’importe quel idiot peut tuer n’importe quel imbécile.
– Tout son corps se ferma.
– La maison se changea en ventre.
– Visage dans l’oreiller, poitrine au plancher, ils nous tuent.
– Donner à une clôture de fer barbelé le cou, les bras et les jambes.
– Désespérément blanc, il tomba étourdi. A bout de blanc. Ses lèvres tremblaient.
– C’est jusqu’au dernier Dieu qu’un homme s’inquiète.

Cette P U n°78 est offerte à Valérie Zenatti. Son dernier livre sur Aharon Appelfeld, Dans le faisceau des vivants à l’Olivier, est une merveille d’humanité. Elle devrait revenir au Havre, à la librairie Au fil des pages le vendredi 28 juin.