Les Vivants – avril 2024 – 1)

on pouvait boire,
en blanc, un Chardonnay de Loire, entre Clisson et Nantes
en rouge, un côte du Rhône bio, fruité, relevé mais pas trop, de la région de Crozes- Hermitage
Et ils accompagnaient :
– Border la bête de Lune Vuillemin, à La Contre-Allée, 2024. : c’est le deuxième livre de cette auteure : nous sommes sans doute au Canada. Une jeune femme arrive dans une réserve pour animaux blessés tenue par Arden et Jeff. Il est question de nature, de saisons, d’animaux, de relations amicales et amoureuses intelligentes. On approche le fantastique. Une belle langue.
P. 10 : « Haute sur ses pattes, l’orignale avance doucement. Elle traverse le matin blanc, grandes oreilles vers le ciel, narines écartées. Douceur dans le regard. La solitaire a le ventre rond, le poil épais et brun avec un coeur qui cogne en-dessous, peut-être même deux. Ses longs doigts agiles évitent les roches et les branches dissimulées par la neige. Des yeux sous les pattes, elle avance confiante vers Lac Petit. »
Journal de Rivesaltes 1941-1942 de Friedel Bohny-Reiter, 1993, Zoé éditions, en poche chez le même éditeur en 2020 : journal écrit par une jeune femme venue de Suisse avec une association caritative, le Secours Suisse, pour s’occuper d’enfants retenus dans des camps en France parce qu’étrangers, Espagnols, Tsiganes, Juifs… Elle s’engage complètement dans sa tâche et soutient les adultes également en apportant nourriture et soins malgré les médecins français, certains gardes et les ordres allemands. Mais (P.162) : 26 août 1942 – « le chef de camp nous fait savoir que les « oeuvres étrangères » n’ont plus l’autorisation de circuler dans le camp. »
– Arrêtez de me casser les oreilles de Joseph Mitchell, traduit par Lazare Bitoun. Editions du Sous-sol, 2020 : Joseph Mitchell (1908-1996) a été reporter au Herald Tribune puis, dès 1933, au New Yorker. On a là des articles très étonnants : autour aussi bien de prédicateurs, d’hommes politiques plutôt véreux, d’une exécution, de danseuses à l’éventail ou de Coney Island le week-end. Des réflexions sur la déontologie : P. 21-22 :  » La presse de ce pays se montre servile envers les imbéciles ; elle ne s’en prend qu’aux faibles et aux excentriques.(…) On peut sans danger écrire ce que l’on veut  sur les cinglés et les clochards. »

La prochaine rencontre aux Vivants est prévue le jeudi 16 mai, à partir de 18H.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

13 − 8 =