Un Deborah Levy : P U N° 191

Ce que je ne veux pas voir,
paru en 2014 en Grande-Bretagne
et en 2020 en France, aux éditions du Seuil sous la marque éditions du Sous-Sol,
traduit par Céline Leroy
= Pièce Unique N° 191.

Deborah Levy a froid à Majorque sous la neige, se souvient de l’Afrique du Sud quand son père fut arrêté comme membre de l’ANC, et de l’Angleterre où la famille est arrivée, puis s’est séparée lorsqu’il fut relâché. Elle n’est nulle part vraiment chez elle.
Un joli personnage dont on se demande ce qu’elle a pu devenir : Melissa « une Barbie bien vivante, en mini-jupe bleu pastel » … » dix-sept ans »… »cheveux en choucroute », pleine de viefille de racistes, vivant à Durban et amoureuse d’un Indien.

Quelques Poèmes Express qui viennent de ce livre :
– Rien et plus souvent. Quelque chose sanglote.
– L’imaginaire était une illusion. Il s’effondrerait autour de baskets.
– Allumée dans chaque restaurant, la serveuse ressemblait à un linguiste malpoli.
– Je ne savais pas trop où était ma tête. Il me paraissait évident qu’elle était tombée.
– Sous l’édredon en satin rose, les gens en plastique.
– Femme, épouse, mère s’étaient glissées dans le manuel de sténo.
– Me débarrasser des cadavres. Me passer la main sous l’eau.
– Rapporté d’Angleterre, le gras du bacon.
– S’approcher d’une sorte de catastrophe , d’un moment en marbre.

Et c’est offert aux éditions du Rouleau : de la micro-édition d’estampes.

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