Chat Bleu : juin 2022 – 2)

les autres livres dont il a été question le 3 juin :
textes étrangers :
– Noir sur noir de Chester Himes (1909-1984), traduit par Yvonne et Maurice Cullaz, en 10-18 : « un coup de poing tout le temps de la lecture »  . Des phrases courtes, incisives. Années 1930-1940 au nord des USA où la condition humaine est liée à la couleur de peau.
– Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates, 2009, Stock. Traduit par Claude Seban. De très longues descriptions. Le sordide de l’Amérique dans les années 1970-1980
– L’embellie d’Audur Ava Olafsdottir, traduit par Catherine Eyjolfsson, 2012, Zulma : « doux, agréable »
– Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins
d’Alejandro Palomas, traduit par Vanessa Capieu, éditions Cherche-midi, 2021 : , sa femme étant morte, le père élève seul Guille et c’est un « roman choral tendre » autour de l’enfant : l’institutrice, une psychologue, une amie .
– Les filles au lion de Jessie Burton, traduit par Jean Esch, Gallimard 2017. Le ivre tourne autour d’un tableau de ce titre (tableau qui n’existe pas) : avec, d’un côté, une jeune femme noire très cultivée qui arrive à Londres de Trinidad vers 1960 et, de l’autre, une famille de marchands d’art qui fuient Vienne pour l’Espagne avant guerre. Références littéraires, artistiques, politiques, sur le racisme.

textes français :
– L’instant précis où Monet entre dans l’atelier, de Jean-Philippe Toussaint, éditions de Minuit, 2021 : une courte mais superbe introduction à une visite de Giverny où dernièrement on pouvait voir, en plus de toiles de Monet, des Rothko !
– Son empire de Claire Castillon, 2021, éditions Gallimard : le point de vue d’une petite fille sur l’emprise d’un homme sur sa mère. « Très maîtrisé » !
Claire Castillon écrit aussi pour enfants et adolescents. Venue pour  L’âge du fond des verres au collège Jean Moulin, elle a été impressionnante face aux élèves.
Véronique G. qui l’a rencontrée dans ce cadre a aussi lu : Marche blanche, en poche : « Bouleversant et étonnant : on ne sait pas comment va finir le livre. »
–  La seconde vie d’Eva Braun de Gregor Péan, éditions Robert Laffont, 2022 : histoire et fantasme : une Eva Braun exfiltrée vit après la guerre.
– Dieu était en vacances de Julia Wallach (née en 1925 à Paris de parents polonais) et Pauline Guéna, Grasset, 2021 : un témoignage de retour de camp, l’impossibilité à l’époque d’être entendue. « Pas de pathos, des phrases courtes. »
La conversation des sexes de Manon Garcia, éditions Climats, 2021 : sur le consentement. « Passionnant : une vraie réflexion sur ce que pourrait être une « bonne » relation sexuelle », avec dialogue, où le changement d’avis serait permis à tout moment.

A suivre :  la rencontre du 30 juin, aussi dense.

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