Un Mohamed Mbougar Sarr : P U N° 152

De purs hommes, paru en 2018 aux éditions Jimsaan et philippe Rey est le 3ème roman de cet écrivain.


Mohamed Mbougar Sarr, né en 1990 à Dakar, a reçu le prix Goncourt en 2021 pour La plus secrète mémoire des hommes. C’était la première fois qu’un auteur africain francophone gagnait ce prix si français.

De purs hommes, d’abord publié à Paris, a posé problème au Sénégal où l’on accuse l’auteur de défendre l’homosexualité. Elle est là-bas punie de 5 ans d’emprisonnement.
Le point de départ : un jeune professeur d’université parle de Verlaine à ses étudiants, négligeant une lettre du recteur qui défendait de mettre en avant les auteurs homosexuels de quelque siècle que ce soit. Par ailleurs, on lui montre une vidéo hyper-violente : le corps d’un homosexuel déterré par une foule en folie.
Le livre rend compte de la répulsion qu’éprouve cette société pour les « goor-jigéen », le déni de leur existence dans cette culture, la volonté d’y voir l’influence de l’Occident, des ex-colons.

Quelques « Poèmes Express » issus de De purs hommes :
– Des dinosaures perdaient leur souffle, c’est à dire eux-mêmes.
– Un bal de fesses à cellulite qui rivalisaient d’obscénité.
– Tout signe d’impiété des femmes nous fait innocents … et mauvais.
– De caractère singulier, elle vivait en vidéo.
– Ce qui a poussé à me quitter … continue en moi.
– Il avait peur d’écouter. Elle pleurait. Il avait plus que peur.
– Tu es sûr que chercher réside dans trouver.

La Pièce Unique N° 152 est offerte à Nelly D., enseignante en lettres, partante pour les projets et investie dans le festival du Polar à la plage.

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