Le Chat de mars -2)

Le livre à gagner cette fois était 6 jours de Ryan Gattis, Fayard et livre de poche, 2015. Sur les 6 jours qui ont suivi le 29 avril 1992, l’acquittement des policiers qui avaient battu Rodney King : Los Angeles à feu et à sang. Un roman choral. La dévastation vue de l’intérieur, les actions des gangs entre eux, contre la police, les magasins d’armes.

Ont aussi été évoqués :
Underground railroad de Colin Whitehead, Gallimard 2017. Le titre fait référence au réseau de solidarité que, au XIX è siècle avant la guerre de sécession, des blancs abolitionnistes avaient mis en place pour aider les esclaves noirs échappés. Epouvantable et magistral.
Alma de Le Clezio, 2017, Gallimard, beau livre sur l’île Maurice, son histoire, son évolution.
L’intérêt de l’enfant de Ian McEwan, Folio : la justesse (ou non) de la justice face à une croyance. Un beau personnage de femme mûre-juge.
Un Odyssée, un père, un fils, une épopée de Daniel Mendelsohn, 2017, Flammarion. Le père suivant le cours de fac du fils. Le lien.
Kristin Lavransdatter de Sigrid Undset, la prix Nobel de 1928, une des rarissimes (13) femmes prix Nobel de littérature : Le Moyen-âge, en Norvège. Une jeune femme refuse le mari qu’on lui réserve. Histoire et belles descriptions de paysages.
L’inconsolé de Kazuo Ishiguro, 1995, Folio. Autre prix Nobel, 2017. Une sorte de rêve surréaliste dans lequel on se perd.
La diagonale du vide de Pierre Péju, 2009 : un homme rencontre le monde et ses atrocités à travers deux femmes.
– des auteurs qu’on suit : Elena Ferrante : le 3è : « comme un feuilleton, on a l’impression de revoir une copine »; tous les Leonor de Recondo chez Sabine Wespieser : « extraordinaire comme elle parle du corps ! », Herbjorg Wassmö : sa trilogie, Jean Teulé (venu à La Galerne pour La respiration) : « son mélange du vrai et du faux », « sa truculence pour la truculence… »
Les couleurs de l’incendie de Pierre Lemaître qui a conquis ses lecteurs, à la Galerne encore, dernièrement. Tout le monde, ici, a apprécié le livre précédent, Au revoir là-haut, le film qui en a été tiré, fidèle et différent, la BD tout aussi intéressante.
Enfin, un essai, La France d’hier du sociologue Jean-Pierre Le Goff, chez Stock : la France des années 1950-70

Le prochain Chat Bleu, c’est le 12 avril !

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