Grands succès des Ancres noires, invitées au Havre, dans une des cabanes du département de l’opération estivale Lire à la plage :
Avec Véronique (Le « Southern Gothic » et le polar)
et Carine (la cuisine dans les polars méditerranéens), samedi dernier,
Ingrid, hier, a débordé sur « utopies, dystopies et uchronies » et j’ai, quant à moi, évoqué les auteur.es étranger.es venu.es au Polar à la plage.
Voilà les recommandations d’Ingrid :
au-delà des très ou assez connus : 1984, La servante écarlate, Farenheit 451, Des fleurs pour Algernon, Le maître du Haut Château, Fatherland, L’oiseau moqueur, La route,
elle a parlé de :
– La nuit des temps : deux corps vieux de 900 000 ans, trouvés et réanimés.
– Le jour zéro de Hadrien Klent (2026): une tempête solaire fait que plus rien ne fonctionne. Comment cela se réorganise.
– La fille qui voulait tuer personne de Jérome Leroy (venu au festival)
– La nuit a dévoré le monde : histoire de zombies
– Le jour des trifides de John Wyndham (1951) : la nature se rebelle contre les hommes.
– La mesure de Nicky Ehrlich : tout le monde reçoit une boîte. Dedans, un cordelette. Plus ou moins longue. Qui dit l’espérance de vie du récepteur …
– Obsolète de Sophie Loubière (venue au festival) : en 2224, toutes les femmes de 50 ans sont emmenées en bus et une nouvelle femme est fournie aux hommes.
– L’empire des femmes : une Fantasy : et si c’était Adam qui avait croqué la pomme…
– Monde parallèle de Blake Crouch : un homme arrive dans sa rue, sa maison. Sa femme est mariée à son meilleur ami…
Maintenant, les auteur.es étranger.es au Polar à la plage :
Les premiers, c’était logique géographiquement et économiquement :
des Britanniques : Anne Perry, Graham Hurley, Peter May, Cathy Unsworth, Val Mc Dermid, Ann Cleeves.
Puis, grâce à l’aéroport de Beauvais,
quelques « nordiques » :
la Suédoise Tove Alsterdahl qui reçut le prix des Ancres noires pour Tango fantôme,
l’Autrichien Heinrich Steinfest venu pour son loufoque Requins d’eau douce. L’Allemand Cay Rademacher et son assassin des ruines, premier d’une trilogie.
Le Bruxellois Paul Colize, avec Back up, la Belge Nadine Monfils, le Norvégien Jorn Lier Horst
Et des « Sudistes » : Du côté de l’Espagne, le déjanté (et ce n’est pas négatif) Carlos Salem, Ignazio del Valle avec son historique L’empereur des ténèbres, et of course, et plusieurs fois, Victor del Arbol et ses romans touffus, mêlant Histoire de l’Espagne et histoires de famille
Un seul Italien , cette année : Valerio Varesi.
Un Suisse : Joseph Incardona qui a gagné le prix des Ancres noires en 2024
Et en 2025, de bien plus loin – parce qu’elle participait aussi à Quais du Polar à Lyon et au salon de Limoges – la Québécoise Roxanne Bouchard qui a gagné le prix des Ancres noires pour Le murmure des Hakapiks, un angoissant « huis-clos dans les grands espaces » marins.
Leurs livres à tous sont en poche : que ce soit chez Rivages, en Points, en Folio, à Babel noir, L’Aube noire ou en Pocket.
Vous pouvez aussi retrouver les personnages de Hurley et de Cleeves dans des séries TV : respectivement Deux flics sur les docks avec Jean-Marc Barr et Bruno Solo, tourné au Havre et Vera, cette inspectrice rondouillarde en barbour et chapeau de pluie.
J’ai malheureusement oublié le nom de deux écrivain.es espagnol.es et… ne suis pas totalement certaine de la venue du Finlandais Antti Tuomainen…