Jour 4 : Gaëlle Obiegly, Laird Hunt et P O L’s team

Le matin, Gaëlle Obiégly parlait avec Eloïse Guénégues, programmatrice de la maison de littérature du Grand R, scène nationale de la Roche-sur-Yon, Eloïse, toujours vue avec du rouge à lèvres et que je ‘avais pas reconnue lors de l’interview de Christel Périssé-Nasr
(je sais, ça fait nana, mais c’est vrai, et que je ne l’avais pas reconnue, et qu’elle porte toujours du rouge à lèvres).
G. Obiégly était là pour Totalement inconnu, éditions Bourgois, son onzième livre.
La marque de fabrique de Gaëlle Obiégly : l’humour, les échappées et la réflexion profonde.
Le point de départ de ce livre : « le savoir sans savoir », « comment on connaît ce qu’on ne connaît pas ».
« Ce qui me stimule, c’est voir des liens avec des choses qui n’ont rien à voir… et il y en a » (…)
on peut avoir une » impression de décousu mais une logique, une construction apparaît »
« Ce qui m’intéresse, c’est la langue vivante, la langue de la mémoire, du naturel, pas celle du travail, de la consommation. »
Extrait d’un passage de Totalement inconnu : » Le mot me fait traverser la réalité » (…) « Le mot « lac » fait des miracles ».

L’après-midi, c’est Laird Hunt, romancier américain, qui parle de son 4è livre en français, chez Actes Sud, Dans la maison au coeur de la forêt profonde, un conte sur des femmes, au XVIIème siècle, en Amérique du nord.

Enfin, P O L ‘s team : Frédéric Boyer, Bertrand Schefer et Lucie Rico :
Un peu d’histoire : le créateur de la maison d’édition, Paul Otchakovsky-Laurens était venu en 2004 à Ecrivains en bord de mer.
Bernard Martin lance une vidéo qui en fait foi. Elle commence, se bloque deux fois puis reprend alors qu’on a abandonné l’idée de la montrer.
Comme un clin d’oeil de P O L,
Frédéric Boyer était arrivé en 1990 comme auteur. En 2005, P O L lui avait demandé s’il prendrait les rênes de la maison si nécessaire. En 2018, l’accident mortel l’amène à le faire : « Ce qui importe, c’est que ce que Paul avait mis en place puisse continuer » : » une quarantaine de titres par an à accompagner » (…) « une fidélité au catalogue (1500 titres) »… » mais aussi de nouveaux auteurs » (…)
« C’est en 2003 que j’ai vu pour la première fois Paul » dit Bertrand Schefer. « je venais de traduire Zibaldone, journal intellectuel de Leopardi, paru chez Allia. » (…) » Paul était comme un révélateur, c’est pratiquement lui qui a inventé les livres que j’ai faits. » (…) « cette liberté, je ne suis pas certain que j’aurais pu l’avoir ailleurs » : « il ne faisait pas réécrire, il donnait des conseils, des indications, disait « non, le livre n’est pas là », jusqu’à ce qu’il le voie.
Lucie Rico est une auteure P O L arrivée après la disparition de son créateur. Elle n’avait envoyé son manuscrit qu’à cette maison : « c’est la première fois que j’identifiais une maison d’édition. J’aimais beaucoup de ses auteurs et des amis qui y avaient été stagiaires parlaient de la bonne ambiance qui y régnait » . Frédéric Boyer a lu Le chant du poulet sous vide et a tout de suite aimé.
P O L a 40 ans et fait une tournée des festivals. « Paul aurait fêté les 40 ans »… »Et c’est une façon de dire : cette maison est toujours là ».
La rentrée littéraire de P O L : c’est 3 romans : de Pierrick Bailly, Arthur Dreyfus, Santiago Amigorena et un premier roman : Triste tigre.

Ce super festival Ecrivains en bord de mer, à La Baule, est terminé
mais se poursuit – sans moi – à Noirmoutier du 11 au 14 juillet.
Certains auteurs continuent, d’autres arrivent, comme Laurent Mauvignier, Tanguy Viel, Hélène Frappat, Claire Marin…

Une réflexion sur « Jour 4 : Gaëlle Obiegly, Laird Hunt et P O L’s team »

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