Un Vin, Des Livres : avril 2026 – 1)

Une session  peut-être plus « sociale » que d’habitude :
– La graine de Jacqueline Manicom (1935-1976) , Gallimard, collection l’Imaginaire.
Un presque journal de 1974, d’une femme écrivaine et sage-femme, investie dans l’aide aux femmes, témoin de la manière d’être des hommes, qu’ils soient médecins, directeurs de clinique d’accouchements ou maris….
au moment où on parle de « réarmement démographique » en France,
où on empêche des Américaines d’avorter même dans des conditions extrêmes.
Un grand livre féministe – et ce n’est pas du luxe sur un tel sujet –
plein d’humanité, qui évoque aussi le racisme, la place de chacun selon sa couleur et son genre en milieu hospitalier. Toujours d’actualité.

– Un éloignement de Frédéric Fiolof, 2026, éd. Quidam
un récit,
une partie de l’histoire de Rachid, SDF sans papiers à Bobigny.
Rencontré, il est aidé dans la mesure du possible
face à la bureaucratie française actuelle.
Un texte qui montre sans démonstration la folie du système judiciaire et son inhumanité.

– Liquidation à la grecque, de Petros Markaris, un polar de 2010, traduit et postfacé par Michel Volkovitch en 2012. Un des trois livres, trouvables en collection Points, que Markaris a consacrés à la crise économique de son pays, bousculé par les pays riches de l’UE au début du XXIème siècle. Coups de griffes à l’Allemagne mais surtout au fonctionnement mafieux d’une part de la société grecque. Le commissaire Kostas Charitos nous emmène dans les bouchons athéniens. On le suit dans sa famille, au bureau.
Le travail de Markaris est un bon exemple du roman noir utile à la compréhension du monde.

La suite bientôt
et la prochaine réunion prévue le jeudi 28 mai, à l’Art’Hôtel !

Une réflexion sur « Un Vin, Des Livres : avril 2026 – 1) »

  1. Soluto :
    Il avait été évoqué, lors de notre rencontre, la nouvelle impulsion donnée par Margot Gallimard à la collection L’Imaginaire de Gallimard. Une meilleure place peu à peu est faite aux autrices, aux littératures féministes. Un rééquilibrage bienvenu et nécessaire. Je note pour ma part une reprise en main, assez heureuse, de la maquette. Finies les couvertures glacées aux typos hasardeuses.
    On peut trouver un article où Margot Gallimard développe son projet au bout de ce lien. Je pensais que c’était une information récente. Je crois comprendre qu’elle est dans la place depuis 2021…

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