Un James Cain : P U N° 166

Le facteur sonne toujours deux fois, Pièce Unique N°166, paru en 1934, a été porté deux fois à l’écran et, quand on entend ce titre, on pense peut-être plus au film de 1946 avec Lana Turner et John Garfield qu’au livre.
Mais, pour François Guérif, ce roman est « d’une rare concision stylistique et rythmique. (C’est) une œuvre révolutionnaire qui porte le crime chez les gens « ordinaires » en dévoilant les motivations essentielles des protagonistes : le sexe et l’argent. Pas de jugement moral mais l’œil entomologique d’un écrivain qui a transformé les crime stories en histoire d’amour »(…) « un chef d’oeuvre qui n’a jamais été dépassé. »
Un livre du tout début de la carrière de James Cain (1892-1977). 

Quelques Poèmes Express issus de Le facteur sonne toujours deux fois :
– Une voix à la radio, une voix que je pouvais garder.
– J’ai pensé, beaucoup pensé. Je parle, ça fait les muscles.
– Une jolie couleur l’a tué raide et s’est détendue.
– Il avait dessiné une buse tenant dans son bec un pharmacien.
– ça a l’air d’une blague : j’ai un mal fou à retenir le sourire l’hiver.
– Quelqu’un m’a offert du bizarre. Je dois reconnaître que ça ne m’emballait pas.

Cette Pièce Unique est offerte à Fabrice Feuilloley, qui crée les livres des éditions du Petit Flou depuis 2013. Poésie et artisanat : de la fabrication du papier au façonnage en passant par l’impression.

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