Un été au Havre 2022 a commencé

Petit retour en arrière :
une autre année d’Un été au Havre,
l’oeuvre d’une diplômée de l’école d’art et du master de création littéraire, Alice Baude.
On l’avait rencontrée lors d’un atelier d’écriture sur sa pièce.
ça avait donné ça :

« LE LIQUIDE POUR SEUL REEL ».

Pas sûre encore de comprendre le sens. Juste sûre d’aimer la pièce, le contraste de la dureté du matériau, du choix du graphisme des lettres – le tranchant du « E » par exemple -, du brillant de l’écrit sur le sombre de l’eau, sur sa mouvance. Evidence des mots dans un endroit où ils n’ont rien à faire. Invisibilité de la technique. Elle bouge peut-être mais elle ne dérive pas. Elle flotte mais des vaguelettes passent dessus, irrégulières, forment plus ou moins des lignes, des rides, un court temps, s’en vont, disparaissent complètement, laissent le « U », le « L », lisses, argentés, nus, puis d’autres viennent, un peu ailleurs, un peu autres.
Donc,
un côté sec sur le mouillé,
un côté sûr sur l’instable,
un côté plat sur une profondeur.
Quelque chose de fort même si le sens, éventuellement, échappe.

Cette année, une girouette sorcière, un skater fou et une baleine échouée, entre autres,  nous attendent dans la ville. Du figuratif. Un clin d’oeil au passant qui se demande s’il voit bien ce qu’il voit.
Le Centre d’Art contemporain Le Portique présente, lui, de nombreuses pièces de l’atelier Van Lieshout autour du voyage. On ne pense pas forcément à cette thématique, plus à des cabinets de curiosité : machines bricolées, un peu gore, étonnantes accumulations d’éléments qui peuvent effrayer, choses assemblées, bricolées et beaux objets. Ma pièce préférée, les scaphandres !

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