Un Didier Daeninckx : P U n° 77

Didier Daeninckx, on l’a adoré il y a longtemps, mais vraiment longtemps, quand on l’a découvert avec Meurtres pour mémoire !
Du roman noir historique hyper bien fichu.
Plus tard, on l’a reçu au Polar à la plage et Mathieu Vermeulen a composé une superbe petite valse pour son texte Juste deux yeux verts. Très joli moment quand on l’a vu écouter sa chanson !
Et puis il a fait un pas de côté et se positionne plus, maintenant, dans « la blanche ».
On avait acheté Galadio en pensant aux élèves et l’occasion est passée, on ne l’a jamais fait. On vient de le lire. On y apprend des trucs comme cette « République indépendante du Goulot », la mode des moules à gâteau en forme de croix gammée puis leur destruction pour la protection des « symboles nationaux« , ou les animaux jugés « perdus pour l’espèce » parce qu’appartenant à des familles juives.

Quelques uns des Poèmes Express qui en sont sortis :
– Un vieux doberman mord des flocons de neige et glisse.
– Trois Joseph Goebbels avaient déjà commencé à perdre de leur éclat sur la pelouse.
– Dormir à la bibliothèque jusqu’à la construction de l’université, trouver un coin au sous-sol.
– Une quinzaine d’enfants lancés par la fenêtre.
– Un aviateur sur une voie de chemin de fer ne vous demandera jamais de sourire.
– Derrière une affiche de cinéma malais, une couturière prend mes mesures.

La Pièce Unique n° 77 est offert à Léa, une fille assez incroyable d’intelligence et de spontanéité !

 

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