Daimler s’en va, paru la première fois en 1988 chez Gallimard, puis à la Table ronde, avec une préface de Jérôme Leroy, est le seul roman écrit par Frédéric Berthet (1954-2003). Il a par ailleurs écrit nouvelles et essais.
Le ton du livre : un humour totalement décalé et – mais c’est moi qui le dis… et je suis sans doute sentimentalement influencée par son suicide … un 25 décembre … – du désespoir.
Citation : P 116 : Ralph « avait développé » … »une théorie littéraire » : « selon lui, le narrateur devait toujours être perché sur la branche d’un arbre au bord d’une route et, quand le personnage principal passait (au volant d’une voiture décapotable blanche, avec la radio à fond), se laisser tomber sans bruit au fond des sièges arrière, quand ils existaient. Outre le fait que, dans ces voitures, les sièges arrière n’existent qu’une fois sur deux, je me souviens aussi de son opinion selon laquelle, je cite, il y a à peu prés autant de ressemblances entre un artiste et un critique qu’entre un mérou et le directeur d’un institut océanographique. »
Quelques « Poèmes Express » venus dans, et de Daimler s’en va :
– Sujette, Eve de son Adam, pauvre type.
– Pour mieux danser en prenant appui sur l’autre, l’un accepte que l’autre se rendorme.
– Quelqu’un retenant un fou rire jouait à la roulette russe..
– Respire l’odeur d’une lettre. Regarde-la. Essaie.
– Boire un grand verre d’eau : un noyé dans l’eau se met à rire.
– Wenders en larmes – le rêve était d’une netteté parfaite – remplissait mon verre.
Cette Pièce Unique, 3 en 1, n’a pas été offerte
mais déposée à la médiathèque Oscar Niemeyer du Havre, à B, sur l’étagère entre Henriette Bernier et Jean Berthier .
Il n’y a évidemment aucune cote, et si on veut le prendre, on peut…