Mathieu Belezi et Bérénice Pichat : une proximité étonnante

Mêmes propos à quelques jours d’intervalle.
Le 27 novembre, Mathieu Belezi était à la Galerne pour son dernier livre Cantique du chaos, paru au Tripode en 2025
Le 25 novembre, Bérénice Pichat, autrice de La petite bonne, édition Les Avrils 2024, proposait, en lien avec La Petite Librairie, le premier volet d’une master-class en trois parties.
Tous deux ont dit, chacun de leur côté : « je ne fais pas de plan »
et, plus étrange encore :
Bérénice Pichat :  » je rencontre les personnages, ils m’apparaissent.(…) « J’ai entendu le pas de cette petite bonne. (…) Elle ne m’a pas donné son prénom. »
Mathieu Belezi : « j’entends des voix. Quand j’ai vraiment la voix du personnage, je ne suis plus moi. Les personnages font ce qu’ils veulent. Je ne veux pas les contrôler, les censurer. Je suis heureux d’être arrivé à cette liberté-là. (…) S’il y a cohérence, le texte prend chair. »
Et, pour eux deux, la lecture à voix haute est hyper importante. M. Belezi : « Je relis à haute voix tout ce que j’écris, pour entendre la musicalité ou si ça sonne mal. »
B. Pichat dit, elle, de la lecture à voix haute au cours d’un atelier d’écriture : « elle fait partie de l’expérience. »
Ce sont aussi deux écrivains qui s’intéressent à l’Histoire. Et pas à la plus gaie.
Deux personnes pleines d’empathie.
La proximité s’arrête là.

On traverse le monde et on est transporté dans un avenir plus ou moins proche dans Cantique du chaos
quand on est en France entre les deux guerres dans La petite bonne.
Deux mondes différents dans lesquels plonger.

 

 

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