Un Jean Giono : P U N° 90

Le chant du monde de Jean Giono (1895-1970) est la Pièce Unique n° 90.
Une MERVEILLE !
Jean Giono disait qu’il écrivait des poèmes, pas des romans et, ici, c’est totalement vrai.
Giono a commencé la première version en 1931. Elle lui aurait été volée. Une deuxième version aurait elle aussi disparu, on ne sait comment. Il y retravaille jusqu’en 1934, année de sa parution chez Gallimard.
On n’a aucun moyen de savoir quand cela se passe. On se retrouve bien à un moment dans une ville de tanneurs, Villevieille, mais le plus gros du roman se passe dans la nature, le long d’un fleuve et dans la montagne au pays Rebeillard, auprès d’éleveurs de taureaux. C’est un hymne aux arbres, aux animaux, à la nuit. Les odeurs sont au premier plan. I repeat : « une MERVEILLE ! »

Quelques poèmes express qui en sont issus :
Givre fendu, grandes flaques de lune, nuit de plainte.
– Un petit frémissement d’oseraie, c’est du vivant.
– Laisse au coulant de l’épaule. Laisse les muscles.
– Souliers craquants et hanches de soie, la vieillesse reste dans la chambre des livres.
– Poil gris, grosse moufle devant le 
gouffre blanc.
– Comme un homme qui s’enfonce dans l’eau ou comme un pompon de laine.

Cette « Pièce Unique » n° 90, toit livres en un, est offerte à Charles Rousselin, peintre abstrait qui vit et travaille au Havre.

 

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