N° 63 : un Duras

La Pièce Unique n° 63 est faîte de Les yeux bleus cheveux noirs, de Marguerite Duras, 1986, éditions de Minuit. Une histoire d’amour-désir-dégoût entre elle et lui, les nuits, dans une chambre d’hôtel de Trouville.

Marguerite Duras, on l’a adorée dans ses livres, des plus anciens à La douleur, dans ses films, surtout le double désincarné d’India Song : Son nom de Venise dans Calcutta désert. Et puis, longtemps, on n’a plus rien lu d’elle et on a pris ce roman en en espérant beaucoup : en voulant retrouver le plaisir d’avant, la voix et son rythme spécifique. Et puis, on n’entre pas dedans, on pense au mot « kitsch » et il s’ancre dans la lecture… A qui ou quoi en incomber la « faute » ? Le temps ? Un ton obsolète ? Une distance ? Nous ? Elle ? On ne sait pas et on est déçus et on se demande ce qu’il se passerait si on relisait les autres, ceux qu’on a aimés…

Voilà quelques uns des « poèmes express » pris dans ces pages :
– Elle aimerait bien produire des amants, la nuit.
– Arrivé au bord de la femme, il confirme : c’est ça, quelqu’un.
– Les filles étaient allées toucher les hommes. Elles étaient des doigts.
– La flaque blanche, cette nuit, est encore venue mais dans le sens inverse.
– Un seul étranger était cause de,
Un étranger abstrait,
De l’erreur.

La P.U. n° 63, 3 livres en 1, a été offerte à Dominique Panchèvre, responsable de N 2 L, rencontré  à La Baule, pendant Ecrivains en bord de mer. A la question : » Tu aimes Duras ? », sa réponse :  » Ça dépend  » a permis de le lui donner sans s’en vouloir…

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