Délocalisés

Pour raison de Goût des autres, un Chat Bleu, le jeudi 18 janvier, n’était pas forcément une bonne idée. Proposition d’une lectrice : un autre jour, une rencontre délocalisée, privée, chez elle… Vous savez, les salons… comme aux XVIII è – XIX è siècles …ouah !…

Donc, voilà, délocalisés pour cette fois, les livres dont il a été question :
– Nos richesses de Kaouther Adimi, Seuil, 2017 : le troisième livre d’une auteure née en 1986 à Alger, vivant à Paris, un hommage à l’éditeur-libraire Edmond Charlot, son parcours porté par l’amour du livre, des auteurs. D’Alger à Paris… et retour. Un fabuleux passionné, c’est sûr. Un mauvais gestionnaire peut-être, victime en tous cas des événements entre la France et l’Algérie. Une bio-fiction, basée sur un (vrai/faux : ?) journal intime.
La daronne d’Hannelore Cayre, Métailié 2017 : – allez, on vous le dit… avant la présentation officielle, le 4 février, à la médiathèque Niemeyer au Havre : Hannelore Cayre  a répondu OUI à l’invitation du Polar à la plage. Elle vient au festival, mi – juin. –
Son roman est plein d’humour, pas toujours politiquement correct. Elle rejoint par exemple Didier Fassin (L’ombre du monde, Points Essais) sur les prisons improductivement pleines de porteurs de quelques grammes de drogue – et elle s’y connaît puisqu’elle est d’abord avocate pénaliste. Mais elle peut aussi cibler les EHPAD… Réjouissant, vraiment !
– La route bleue de Kenneth White, 1983 Grasset (prix Médicis), réédité en 2013 et en 2017 par les éditions Le mot et le reste. Ecrivain voyageur né en Ecosse, vivant en France, il parle là du Labrador, un de ses rêves d’enfance, du point de vue de sa nature, de ses habitants, de tout ce que cela crée en lui : sensations, réflexions, poèmes. Kenneth White a inventé la géopoétique.

Ont aussi été évoqués :
– La jeune épouse d’Alessandro Baricco, 2016 Gallimard, trouvable en Folio.
– Les étoiles de Sidi Moumen de l’écrivain et plasticien marocain Mahi Binebine, 2010, Flammarion. Sur les mécanismes de radicalisation, l’embrigadement des jeunes.
– Lucie ou la vocation de Maëlle Guillaud, chez Heloïse d’Ormesson, 2016, écrit pour comprendre la foi, l’enfermement accepté.
– trois romans à propos de l’Algérie, de la guerre : Un loup pour l’homme de Brigitte Giraud,  L’art de perdre d’Alice Zenither, tous les deux chez Flammarion, 2017. B. Giraud parle d’un jeune Français qui ve veut pas tuer et vit cela du côté des soignants. A. Zenither évoque trois générations entre Algérie et France, des harkis. Dans l’épaisseur de la chair de Jean-Marie Blas de Roblès, 2017, Zulma est un « roman vrai » autour de son père.
Par amour de Valérie Tong Cuong, livre de poche 2018 : deux familles havraises entre 1939 et 45.
– Blonde de Joyce Carol Oates, livre de poche 2002 : « roman biographique ou biographie inventive » de Norma Jeane alias Marilyn Monroe. Plutôt contemporain si on pense à H. Weinstein, ce Hollywoodien qui a su …si bien… parler à l’oreille des femmes…
Donc, des romans principalement, mais aussi :
– Le miracle Spinoza de Frédéric Lenoir, 2017, Fayard. Le philosophe du XVIIè, nous et la joie.
– tout Gilles Kepel et son travail sur l’islamisme.

Nous revenons au CHAT BLEU le 1er février, 18H15.

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