Chat bleu juin 2018 : 2)

Ce jeudi-là, en plus de Gallmeister, il a été question de livres de poche pour l’été, pour des valises plus légères et la plage :
– Eclipses japonaises d’Eric Faye, collection Points : entrelacement de roman et d’histoire :  des rapts de Japonais, de Coréens du sud, même d’un Américain pour aider à l’espionnage par la compréhension de la société japonaise.
Le printemps des barbares de Jonas Lüscher,  en J’ai lu. Le premier roman de cet auteur suisse qui a obtenu le prix Frantz Hessel, Un sujet gravissime : la banqueroute toujours possible dans notre société, traité de manière complètement déjantée.
– Samedi de Ian McEwan, chez Folio : une journée qui change tout dans la vie d’un neuro-chirurgien, dans Londres, parallèlement à une manifestation contre la guerre d’Irak.
– La tresse de Laetitia Colombani, au Livre de poche : « un bon scénario, une idée intéressante plus qu’un bon livre » en ont dit les lectrices.
– Les furies de Lauren Groff, Points : deux visions de la même vie de couple et manipulation.
Fête fatale, un thriller de William Katz, Livre de poche.

Plus lourds, plus récents, pas encore en poche mais presque tous primés :
– Bakhita  de Véronique Olmi, Albin Michel, prix du roman FNAC 2017, qui restitue le destin (vrai) d’une esclave devenue religieuse.
– La disparition de Joseph Mengele d’Olivier Guez, Grasset, prix Renaudot 2017 : là aussi, « roman vrai »,  la cavale de ce criminel nazi en Amérique latine jusqu’à sa mort en 1979.
Summer de Monica Sabolo,  éd.J.Cl. Lattès, prix de la fête du livre de Bron : la disparition d’une jeune fille.
Les loyautés de Delphine de Vigan, aussi chez Lattès : Théo, 12 ans, enfant de divorcés, une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre :  » prend aux tripes… » 

Vous l’aurez remarqué : les livres primés et les livres de poche sont principalement cités… Pourquoi ? Sont-ils réellement meilleurs ou plus visibles, plus médiatisés ?
Moins chers, les poches, oui  : une deuxième vie pour des textes qui ont « bien marché« . S’il vous plaît, pensez-y : n’acheter que des poches ou des livres primés n’aide pas la littérature. La preuve de la qualité d’un livre n’est pas la quantité vendue. La quantité vendue dit juste la force de frappe des maisons d’édition qui, rappelons-le, appartiennent souvent actuellement à de grands groupes financiers…

 

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