Ouest Track et nous – début février 2020

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Autour des livres, dans Viva Culture, le dimanche 2 février à 11h et, après, en podcast vous parle de Sisyphe est une femme de Geneviève Brisac.

Ouest Track et nous – début 2020

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Autour des livres dans Viva Culture, le dimanche 19 janvier, à 11 h et après, en podcast, vous parle de Sandra Laugier et des séries, à la suite du 5ème colloque sur les séries au Havre.

Chat bleu : décembre 2019 -2)

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On a aussi évoqué :
– 8 livres courts, choisis par Terres de paroles, sur le thème de l’amour. Quelques uns, ici , y participent : … la sélection crée ….peu d’enthousiasme …
– peu d’enthousiasme aussi pour le dernier James Ellroy …

Mais on n’a pas toujours été aussi désagréables et on a été séduits par des livres (très divers) :
dont des dictionnaires ! :
– Dictionnaire des mots rares et précieux, collectif, 2004, chez 10-18. Le plaisir des mots comme dans A rebours de Huysmans.
– Trouver le mot juste de Paul Rouaix, chez Armand Colin, maintenant au Livre de poche, où les idées sont suggérées par les mots. Ouvrage  très utilisé par Colette.
– L’anthologie de la poésie française de Georges Pompidou, 1961.

des romans évidemment :
– Il reste la poussière de Sandrine Collette, Denoël , 2016 : une écriture ! On est au début du XXème siècle en Patagonie, dans un petit domaine tenu par une mère veuve, terrible, et ses fils. Le plus jeune, victime des autres, se réfugie dans le travail et auprès de son cheval. C’est dur mais se finit sur une ouverture.
Vera Kaplan de Laurent Sagalovitsch, Buchet-Chastel, 2016 : On est en Allemagne pendant la guerre et à Tel-Aviv vingt ans plus tard. Vera est juive et elle aide les Nazis à piéger d’autres Juifs. On voit comment elle le vit et comment elle le paie.
– des Jean Echenoz pour son humour et son style, évidemment, chez Minuit : Envoyée spéciale, paru en 2016 et, à paraître dans deux jours, le 3 janvier 2020 : Vie de Gérard Fulmar.
– des Virginie Grimaldi, chez Fayard : Le reste de ma vie, et Il est grand temps de ranimer les étoiles qui fonctionnent sur le même système mais sont très agréables.
– des Françoise Bourdon, aux Presses de la Cité :La fontaine aux violettes, et La maison du cap : plusieurs générations de femmes, leur ascension sociale de la fin du XIXè à la seconde guerre mondiale.
Par les routes de Sylvain Prudhomme, Gallimard, 2019 : un homme fait de l’autostop et des rencontres.
– un document : Idiss de Robert Badinter, Fayard, 2018, maintenant au Livre de poche. Il y évoque sa grand-mère. Regardez donc La Grande Librairie où il en parle. C’est très beau !

BONNE ANNEE 2020 ! Lisez bien !

Rendez-vous au Chat Bleu le 9 janvier !

Un Gianni Celati : P.U. N° 94

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Aventures en Afrique de Gianni Celati, paru en Italie en 1998, traduit par Pascaline Nicou, est sorti aux éditions du Serpent à plumes en 2002.

Gianni Celati, traducteur et universitaire, voyage en 1997 avec l’ethnologue et Oulipien italien Jean Talon : Mali, Sénégal, Mauritanie. Le point de départ est un projet de documentaire. Le projet change de sujet tout au long du voyage et ne verra jamais le jour. Gianni Celati tient le journal du voyage au plus près de ce qui se passe : du bus qui doit se remplir à ras bord avant de partir, à la façon d’être des hommes vis-à-vis des femmes dans les transports, en passant par les jeunes hommes insistants qui se présentent comme guide ou taxi, les vendeurs de tout qui ne s’avouent jamais vaincus ou les hôtels pour blancs.

Le Serpent à plumes, créé sous forme de revue en 1988, était devenu maison d’édition en 1993. Repris en 2004, il a été placé en cessation d’activité fin 2018 après avoir été intégré au groupe La Martinière …

Voilà quelques poèmes express issus de la Pièce Unique N°94 :
– Le profil se laisse aller quand la tête a beaucoup de plaisir.
– Asphalte sans asphalte, l’énorme terrain de golf au bord du Niger.
– Devant la station-service, un type se lave les turbans.
Je resterais dans les rues de sable, lézard tout terrain.
– L’aube devient digne des aventures d’une carte de crédit.
Ce matinj’avais la tête ailleurs. Vers midi, je suis rempli de terre.
– La vie passe avec un bruit doux. Horizon plat. Dîner dehors.
– Aujourd’hui, c’est moi qui fais le fantôme.

La Pièce Unique N° 94 est offerte à madame M. qui a traversé les continents avant de s’installer à Bruxelles où elle continue à peindre.

Chat bleu : novembre 2019 – 2)

Avec le Julienas, nous avons évoqué d’autres livres que ceux de Santiago Amigorena :

– La couturière de Frances de Pontes Peebles, traduit de l’anglais par Martine Leroy- Batistelli. Le livre sorti en 2008 aux USA y a reçu le prix Elle. On le trouve maintenant en poche, collection Points.
Cette auteure née dans le Nordeste brésilien, vit aux USA.
La couturière parle de deux soeurs dans les années 1930 au Brésil. L’une est enlevée par des « congaceros », des bandits qui exercent la terreur. Les vies séparées et extrêmement différentes de ces femmes.
– Virginia d’Emmanuelle Favier, Albin Michel, 2019 : une biographie subjective, les vingt premières années de Virginia Woolf, l’émergence de l’écriture. Emmanuelle Favier utilise le « nous« . C’est le regard de quelqu’un, maintenant, sur cette écrivaine.
– La beauté des jours de Claudie Gallay, en poche chez Babel : une femme qu’on croirait banale, 45 ans, postière, est une fan de la plasticienne Marina Abramovic qui engage son corps et son existence même dans son travail.
– La chambre des merveilles de Julien Sandrel, un premier roman à 37 ans, chez Calmann-Lévy, 2018 : Un enfant accidenté est plongé dans un coma profond. Sa mère trouve son journal, vit ses envies et vient lui raconter.
– La passagère du silence, texte autobiographique de Fabienne Verdier, paru en 2003, trouvable en Livre de Poche : une jeune fille de 16 ans, peintre, part en Chine et suit des cours de calligraphie. En ce moment, à Aix en Provence, on peut voir une exposition de Fabienne Verdier.
Errance d’Inio Assano, traduit par Thibaud Dosbief, aux éditions Made in : un mangaka entre deux livres. Tout se délite. « super bien », dit F. pour qui c’était le premier manga.

Nous sommes aussi revenus sur des livres déjà appréciés :
– Tropique de la violence de Nathacha Appanah, 2016, maintenant en Folio.
– Une année à la campagne de Sue Hubbell, (1988) aussi en Folio.
– Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee (1960), en J’ai Lu. Un film avec Gregory Peck : Du silence et des ombres et une belle BD sont issus de ce roman sur la période de la grande dépression en Alabama.

Rendez-vous au  jeudi 12 décembre

Chat bleu : novembre 2019 – 1)

D’abord, les prochains rendez-vous :
– Le jeudi 12 décembre, prochain Chat bleu.
– Le vendredi 13 décembre, Au fil des Pages, à 18h30 : rencontre avec Serge Portelli pour Qui suis-je pour juger l’autre ? aux éditions du Sonneur, 2019.

Revenons à novembre :
Le Chat Bleu nous recevait avec deux beaujolais : en rouge, un grand Julienas, Le Bois du Chat, vieilles vignes, du château de Belle Verne, en agriculture raisonnée. Médaille d’or 2019 à la foire internationale du Gamay. Le blanc, cépage chardonnay, était du même domaine.

Ils accompagnaient trois livres de Santiago Amigorena, chez P O L  : Le ghetto intérieur  (2019), le dernier, qui fait un tabac et a été sur la liste de nombreux prix. Mes derniers mots (2015) et Une adolescence taciturne (2002), le presque premier. Amigorena écrit depuis longtemps, avec un peu la même envie que Proust : un grand oeuvre sur un sujet. Son sujet à lui n’est pas le temps mais le langage car Amigorena est un double exilé, parti enfant d’Argentine pour l’Uruguay et arrivé adolescent à Paris.
Le mutisme du grand-père du Ghetto intérieur ricoche sur celui de Santiago, enfant empêché, dans ses nouveaux lieux de vie.
Mes derniers mots a été mon préféré : il s’agit d’un mélange de S F et de poème ou de fable : un seul homme reste vivant. L’espèce humaine a détruit la terre, des bandes ont voyagé pour se sauver mais rien n’y a fait. C’est super-beau et dit en 2015 tout ce que nous entr’apercevons en 2019 !

Chat bleu : octobre 2019 – 2)

Quelques fois, ce 3 octobre, nous n’étions pas d’accord  ! :
– Plusieurs ont lu Né d’aucune femme de Franck Bouysse, paru à la Manufacture des livres : R., dans ce livre très noir, a admiré la capacité de résistance de l’héroïne, mais cela l’a mise mal à l’aise. F. y a vu une caricature, a ri à certains moments, a de beaucoup préféré les romans précédents de Bouysse, dont Grossir le ciel. Cl., elle, l’a vraiment aimé, même si elle a trouvé la fin « bâclée ». Elle pense qu’un plan aussi machiavélique est possible.
– Avis divergents aussi sur Les choses humaines de Karin Thuil, en deux parties, une première très descriptive de la vie de trois personnes, la deuxième le procès. D. l’a vu comme le « page turner » incarné et un livre intéressant sur la différence entre céder et consentir. C. a pensé que l’auteure surfait juste sur un sujet à la mode.
-De même pour La folie Elisa  de Gwenaëlle Aubry, Mercure de France, 2018 : « Toutes ces femmes sous l’emprise d’un homme ! (…) On voit qu’elle fait des efforts pour avoir un beau style »… (ouah ! ) Ce à quoi C. répond : « Il y a des choses à sauver »…
– La vraie vie d’Adeline Dieudonné dont nous avions déjà parlé a entraîné d’autres désaccords.

Cette fois, vous le voyez, il y a eu de vraies « battles » !

Ensuite, chacun présentant quelque chose que les autres ne connaissaient pas : fin des « hostilités » :
– Les calendriers de Robert Cottard, ce facteur de campagne pris dans ses relations avec les gens, arrivé aux éditions de l’Olivier grâce à Agnès Desarthe (qui sera Au Fil des Pages le 20 novembre)
– Murène de Valentine Goby, Actes Sud, 2019 qui raconte le handicap, « les sensations du corps de façon fine et subtile ».-
– Par les routes de Sylvain Prudhomme, éditions l’Arbalète, 2019 : un homme retourne dans la ville de son adolescence.Un livre très fort sur le passage de l’âge, les gestes anodins, l’amitié.
– Jour de courage de Brigitte Giraud, Flammarion, 2019 : l’histoire de Magnus Hirschfeld, dont la bibliothèque a été l’objet du premier autodafé nazi, est racontée par un ado au cours d’un exposé qui lui permet de faire son coming-out.
Hadassa de Myriam Beaudoin, éditions Léméac. : une institutrice dans une classe de primaire d’une école juive orthodoxe au Canada. Sa bienveillance non intrusive.
– Oublier Klara d’Isabelle Autissier, Stock, 2019 : un roman, un retour sur le système soviétique.
– Dernier meurtre avant la fin du monde de Ben H. Winters, 10-18, traduction de Valentine Le Plouhinec. Entre polar et SF. Efficace.
– Borgo Vecchio de Giosue Calaciura, collection Notabilia chez Noir sur Blanc, 2019. Traduction de Lise Chapuis : Palerme dans les années 60 pendant deux jours, une ambiance de fantaisie à la Garcia Marquez.
– Retour à Lemberg de Philippe Sands, édition Albin Michel, 2017, traduction de Astrid von Busekist : ce juriste franco-anglais, invité pour une conférence dans la ville polonaise où a vécu son grand-père, se penche sur les deux  juristes qui sont à l’origine des concepts de « génocide » et de « crime contre l’humanité ». Un mélange d’essai et d’autobiographie. Hyper-intéressant.
– Contrée indienne et La colline des potences, de Dorothy Johnson, traduits par Lili Sztajn, dans la collection Totem de Gallmeister : une écrivaine américaine qui prit fait et cause pour les Indiens. De bons textes qui devinrent de grands westerns au cinéma. A (re)découvrir.

Prochains rendez-vous :
– Au Chat Bleu, le 7 novembre.
– Avec Agnès Desarthe, à la librairie Au Fil des Pages, le 20 novembre.

Chat Bleu : octobre 2019- 1)

Nous étions nombreux pour cette rentrée et nous avons pu apprécier :

  • en rouge :  un grand cru du Beaujolais, un Juliénas, cuvée « Le bois de chat » du château de Belleverne, médaille d’or 2019.
    En agriculture raisonnée, ces vieilles vignes donnent du fruité, du floral et de petites notes épicées.
  •  en blanc : du même viticulteur, un Bourgogne 100% chardonnay, assez proche d’un Bourgogne aligoté
  •  en livres :

 – Un monde sans rivage d’Hélène Gaudy, Actes Sud, 2019 ( elle était invitée le 17 octobre à la librairie Au fil des pages, dans le cadre du festival Terres de Paroles.)
Ce livre d’Hélène Gaudy est sur la liste de nombreux prix dont le Goncourt des lycéens auquel participe le lycée François 1er.
Un monde sans rivage est l’histoire réelle de trois Danois qui, en 1897, sont partis en ballon pour le Pôle nord. Ces hommes ne sont jamais revenus mais, chose incroyable, en 1930, on a retrouvé le journal de bord de l’un d’eux et des photographies de l’expédition. On les a développées. Ce sont ces « strates de temps » qui ont entraîné la très belle écriture d’Hélène Gaudy, « j’interprète, je n’invente pas, j’interroge les traces » : nous a-t-elle dit.
– Le coeur de l’Europe d’Emmanuel Ruben, (éditions) la Contre Allée, 2018.
Emmanuel Ruben est géographe, voyageur, …cycliste ….et directeur de la maison Julien Gracq le long de la Loire. Son dernier livre, aux éditions Rivages, Sur la route du Danube, a obtenu le prix Nicolas Bouvier à Etonnants voyageurs 2019.
Ce petit  (91 pages) coeur de l’Europe est le (grand) récit d’un voyage en 2015 en ex-Yougoslavie, « devenu le pays des frontières ». Il nous emmène dans ses paysages, son histoire récente et bien plus ancienne.
– Eloge des bâtards d’Olivia Rosenthal, éditions Verticales 2019 : une communauté de jeunes gens se crée dans une ville malade de sa modernité. Un peu sur le principe du Décameron de Boccace, ils s’y racontent tour à tour. Ils sont surveillés mais ne semblent pas avoir peur. Ils se rebellent mais par des actions poétiques.

La suite, j’espère demain…

Mais notez déjà la prochaine date du Chat bleu : jeudi 7 novembre

Ouest Track et nous : rentrée 2019

Après le livre de voyage commun de Tanguy Viel et Christian Garcin, le 15 septembre,

A 11h, dans Viva Culture, et après cela en podcast, la pastille d’Autour des Livres
vous parle,
 le 29 septembre, de la catastrophe vue par Gaëlle Obiégly dans Une chose sérieuse et Olivia Rosenthal dans Eloge des bâtards, tous deux aux éditions Verticales.
le 13 octobre, d’Arno Bertina.
Le tout (ou presque), en lien avec le festival Ecrivains en bord de mer de juillet 2019.