Chat Bleu juillet 2018-2)

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Déjà, la prochaine date : jeudi 13 septembre !

En juillet, nous avions beaucoup lu :

  • autour de textes nés du terrorisme :– Le lambeau de Philippe Lançon, Gallimard 2018.
    Philippe Lançon est journaliste, critique théâtral. Il travaillait à Libération et à Charlie Hebdo. Il a été une des victimes de l’attentat à ce journal. Atteint à la mâchoire, il raconte l’attaque de son point de vue, au sens propre : ce qu’il en a vu, perçu, de là où il était étendu, sur soixante pages. Ensuite viennent les soins, les plus de dix sept interventions, ses stratégies pour les supporter, sa relation aux soignants, l’importance de l’écriture pour se sauver. Un grand livre dit la lectrice qui a elle-même été soignante.
    – Le livre que je ne voulais pas écrire d’Erwan Larher, éditions Quidam, 2017 à propos du 13 novembre 2015, au Bataclan.
    – Vous n’aurez pas ma haine d’Antoine Leiris, Fayard, 2016, sur le même événement durant lequel sa femme est morte.
  • de romans très divers :
  • chez Actes Sud :
    – Les arpenteurs du monde de Daniel Kehlman : roman historique : les relations entre Gauss et Humboldt.
    – Sui Sen d’Aki Shimazaki : un homme qui assure. Un jour, tout s’écroule.
    – Filles de joie de Murata Kiyoko : 1903, dans une île japonaise, une jeune fille est vendue à une maison close. Education puis révolte. Cruauté et raffinement.
  • Ailleurs :
    – My absolute darling de Gabriel Tallent, chez Gallmeister, 2018 : une relation perverse entre une fille et son père. Tallent sera à Rouen, à Larmitière le 29 septembre et auparavant, au festival America, à Vincennes, du 20 au 23 septembre.
    – Le jour d’avant de Sorj Chalandon : déjà évoqué, beaucoup apprécié du fait de sa construction inattendue et du côté très documenté sur la vie des mineurs.
    – Amalia  Albanesi de Sylvie Tanette, Mercure de France, 2011 : histoire de femmes dans les Pouilles début XXème siècle, d’immigration avortée vers les USA. On suit les personnages jusque dans les années 1980.
  •  en poche :
    –  Un clafoutis aux tomates cerises de Véronique de Bure, J’ai Lu : le regard très frais d’une femme du quatrième âge.
    – La succession de Jean-Paul Dubois, Points : avons-nous le choix ou le destin nous rattrape-t’il toujours ?
    – Je n’ai pas peur de Nicolo Ammaniti, Livre de poche : Années 80, la mafia enlève un enfant.
    – Témoin involontaire de Gianrico Carofiglio, Rivages Noir avec, à la fin, une superbe plaidoirie d’une vingtaine de pages.
  • de non-romans :
    – Le dictionnaire amoureux de Saint Pétersbourg de Vladimir Fedorovski, Plon.
    – Le prophète de Gibran Khalil Gibran (1883-1931) : recueil de poésies commencé en 1915, paru en 1923 à New York.
    – Docteur Coq : essai d’auscultation de la médecine générale de Thierry Lecoquierre, Librinova, 2018 : chroniques et réflexions.
  • Enfin, nous avons parlé de pays nordiques avec  :
    – un livre introuvable : Finlande et Finlandais : sur le pays avant qu’il n’existe avec, par exemple, Bernardin de Saint-Pierre qui y est allé en 1762, quand c’était encore la Suède, sur le Kalevala : l’épopée nationale, sur le féminisme et l’éducation.
    – l’expo Alva Aalto, maison Louis Carré en Ile-de-France, sur réservation, jusqu’au 9 septembre.
    – l’expo Lumières nordiques, à St Pierre de Varengeville
    – et enfin, à venir au Havre : les conférences de l’AMAM sur les peintres nordiques et l’exposition au MUMA de photographes danois.
  • Une belle séance ! non ?

Chat Bleu, juillet 2018 – 1)

Mis en avant

Le Chat Bleu nous offrait ce soir-là deux très bons vins :
en blanc, du Condrieu, sec, minéral, venu du côté de Vienne, d’un petit producteur, propriétaire récoltant : domaine Richard.
en rouge, un Mercurey, presque un première côte, du domaine de la Chapelle.

Les livres qui les accompagnaient :

  • aux éditions Passage(s) :

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    – Lettres du Bhoutan de Ragnar Helgi Olafsson, 2017, roman épistolaire ( paru d’abord en islandais en 69 exemplaires aux éditions Tunglio en 2013 ), traduit et préfacé par Jean-Christophe Salaün. Olafsson, autant artiste contemporain qu’auteur, a écrit là un livre  « léger« comme une « esquisse« , plein de « lacunes » et de « vide » : un homme cherche au Bhoutan une cabane où vivre. Il est seul et écrit à sa femme restée en Islande qui a dessiné cette cabane fantasmée. Il ne lui arrive presque rien ou des choses qui le retardent dans sa mission.
    – Frères volcans de Vincent Placoly (1946-1992), 2017, paru pour la première fois en 1983 sur la révolution de 1848 en Martinique : la République, les esclaves, les coloniaux. Le narrateur est un blanc qui voit les choses de haut, un ancien planteur qui a affranchi ses esclaves depuis un moment et vit les événements et ses derniers jours, entouré de ses livres. Placoly pointe que la fin de l’esclavage a été le début du travail salarié, dur et mal payé pour et par les mêmes, que les coloniaux ont su ne pas perdre au change.

  • en poche, deux aspects du travail d’un auteur venu au Polar à la Plage en juin : Benoit Séverac, professeur d’anglais à l’école vétérinaire de Toulouse, aussi … oenologue…
    – Rendez-vous au 10 avril : un polar historique. La guerre de 14 est finie. L’inspecteur en est revenu très abimé. Il a à résoudre deux affaires qui tournent toutes deux autour de l’école vétérinaire.
    – Trafics, paru en 2016 sous le titre de Chien arabe à la Manufacture des LivresCela se passe dans les années 2010 dans un quartier défavorisé de Toulouse. Il y est question de chien-mule et d’Islam radical, du travail des polices et d’une vétérinaire enquêtrice.

Ouest Track et nous

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Sur  la radio OUEST TRACK95.9,

dans Viva culture, vous pouvez entendre Autour des livres les dimanches , à 11 h  ou en podcast. C’est court : dix minutes :

  • sur les éditions Gallmeister, le 22 juillet
  • sur les éditions Rue du Départ, le 5 aout
  • sur les Boréales de Normandie et les éditions Passage(s), le 22 août.

A bientôt !

Chat bleu juin 2018 : 2)

Ce jeudi-là, en plus de Gallmeister, il a été question de livres de poche pour l’été, pour des valises plus légères et la plage :
– Eclipses japonaises d’Eric Faye, collection Points : entrelacement de roman et d’histoire :  des rapts de Japonais, de Coréens du sud, même d’un Américain pour aider à l’espionnage par la compréhension de la société japonaise.
Le printemps des barbares de Jonas Lüscher,  en J’ai lu. Le premier roman de cet auteur suisse qui a obtenu le prix Frantz Hessel, Un sujet gravissime : la banqueroute toujours possible dans notre société, traité de manière complètement déjantée.
– Samedi de Ian McEwan, chez Folio : une journée qui change tout dans la vie d’un neuro-chirurgien, dans Londres, parallèlement à une manifestation contre la guerre d’Irak.
– La tresse de Laetitia Colombani, au Livre de poche : « un bon scénario, une idée intéressante plus qu’un bon livre » en ont dit les lectrices.
– Les furies de Lauren Groff, Points : deux visions de la même vie de couple et manipulation.
Fête fatale, un thriller de William Katz, Livre de poche.

Plus lourds, plus récents, pas encore en poche mais presque tous primés :
– Bakhita  de Véronique Olmi, Albin Michel, prix du roman FNAC 2017, qui restitue le destin (vrai) d’une esclave devenue religieuse.
– La disparition de Joseph Mengele d’Olivier Guez, Grasset, prix Renaudot 2017 : là aussi, « roman vrai »,  la cavale de ce criminel nazi en Amérique latine jusqu’à sa mort en 1979.
Summer de Monica Sabolo,  éd.J.Cl. Lattès, prix de la fête du livre de Bron : la disparition d’une jeune fille.
Les loyautés de Delphine de Vigan, aussi chez Lattès : Théo, 12 ans, enfant de divorcés, une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre :  » prend aux tripes… » 

Vous l’aurez remarqué : les livres primés et les livres de poche sont principalement cités… Pourquoi ? Sont-ils réellement meilleurs ou plus visibles, plus médiatisés ?
Moins chers, les poches, oui  : une deuxième vie pour des textes qui ont « bien marché« . S’il vous plaît, pensez-y : n’acheter que des poches ou des livres primés n’aide pas la littérature. La preuve de la qualité d’un livre n’est pas la quantité vendue. La quantité vendue dit juste la force de frappe des maisons d’édition qui, rappelons-le, appartiennent souvent actuellement à de grands groupes financiers…

 

Chat Bleu juin 2018 : 1)

Le prochain Chat Bleu sera le jeudi 5 juillet, 18 h… On essaiera de commencer à l’heure… puisque N’senga accueillera un concert à 20 H 30.

En juin, nous nous sommes retrouvés autour d’un vin rouge de Val de Loire « Le p’tit Lolo » d’un récoltant indépendant et d’un beaujolais blanc, Château de Belleverne, Le Clos.

Nous avons évoqué trois livres des excellentes éditions Gallmeister, dans leur collection de poche Totem, trois livres sur l’Amérique donc, trois livres de guerre puisque les Américains savent faire, eux. Non pas la guerre mais des livres et des films dessus ( c’est vrai, nous nous y mettons avec des écrivaines… Alice Zeniter : L’art de perdre, Brigitte Giraud : Un loup pour l’homme).
– Les choses qu’ils emportaient de Tim O’Brien sur la guerre du Vietnam. Des récits de celui qui est revenu au pays mais qui se souvient de tout.
– La quête de Wynne d’ Aaron Gwyn : un mixte de roman noir, de guerre, d’aventure et de western. On y trouve au moins deux caractères intéressants ou attachants : Wynne, une sorte de Kurtz (Au coeur des ténèbres de Conrad) et le personnage principal, cavalier et humain fabuleux.
– Fin de mission de Phil Klay, né en 1983, des nouvelles / récits sur la guerre en Irak : l’aumônier, le marine qui rentre, le bureaucrate, le propagandiste, leur colère.

Sur Ouest Track, radio du Havre, sur 95.9 FM, dans Viva culture, le dimanche 22 juillet à 11 h ou en téléchargement, vous pourrez en entendre un peu plus sur les éditions Gallmeister. Invitée pour quatre interventions pendant les vacances, je parlerai aussi du Polar à la plage, des Boréales de Normandie et de Rue du Départ…

 

A très vite pour les autres livres dont nous avons parlé le 14 juin.

 

Svevo : à Lurlure éditions

La P. U. n° 61 (3 livres en 1) est née d’un recueil de trois nouvelles d’Italo Svevo ( 1861- 1928) chez Folio.

La première, L’assassinat de la Via Belpoggio a été publiée pour la première fois en épisodes en 1890 alors que Umbertino et Un contrat sont parues après 1924, après La conscience de Zeno et la tardive reconnaissance de Svevo, grâce à James Joyce. Ces deux nouvelles remettent en scène Zéno, « son double moqueur » et le présentent dans ses petites trahisons, ses insuffisances, à l’intérieur de sa famille et dans l’entreprise. De l’auto-fiction avant la création du mot, semble-t’il.

Voici quelques « poèmes express » :
– Quand le coeur saigne, Freud y trempe sa plume.
– Sur un banc, sous un immense marronnier, des vêtements de fête faisaient gai.
– Tuer un corps en un moment. Percevoir là le corps mort.
– Une vendeuse gantée s’empara avec prudence de la question.
– A la maison, l’enfant est dans les bras de la fée qui rend les enfants adultes.
– Comme nombre d’hommes, il perdait son intérêt, finalement.

Les informations mises en parallèle sont principalement les élections italiennes, la Ligue, le M5S, l’arrivée de Giuseppe Conte, les migrants…

Cette P.U. n° 61 est offerte à :
Emmanuel Caroux,
créateur des éditions Lurlure ,
rencontré cette année, au salon de Caen, Epoque. Ces éditions sont nées en 2015 et présentent des textes d’art, littérature ou théorie d’auteurs contemporains (comme Yannick Torlini, le poète picard Ivar Ch’vavar), ou pas (comme Jean Le Houx (XVI è siècle), Alfred Delvau (XIXè siècle) Les dessous de Paris).
Un catalogue étonnant et exigeant.

La Part Commune : P U n° 60

La Part Commune est une maison d’édition rennaise, créée en 1998. Si elle travaille avec des auteurs contemporains, elle croit aussi à l' »éternité d’un texte » et réédite des écrits du passé.
Arrivés à cette maison d’édition par un joli petit livre : Voyages et aventures du baron de Wogan en Californie, du même Emile de Wogan (1817-1891), publié deux fois au XIXè siècle puis oublié. Un de ses récits d’aventures vécues (ou non) : un peu de ruée vers l’or, une rencontre avec des Indiens qu’il aide mais qui le font prisonnier, le sauvetage par l’étrange Lennox. Ambiance de western et étonnante présence d’ Européens, nobles émigrés.

Quelques « poèmes express » nés de là :
– Mon fusil après avoir tué était devenu plus léger.
– Condamné à sagesse, le premier Américain. Cependant.
– Assister un homme ou le descendre.
– Des cris paraissent ficelés dans des écorces de voix.
– S’embourber en 3/4 d’heure, le temps d’ajouter un cerf au fond des marais.
– Bord gazonné, ruisseau, cèdre et 
chêne.

On renvoie la P U n° 60, 3 livres en 1, à son éditeur, juste pour le remercier de ne pas laisser les textes à l’oubli.

Chat Bleu de mai

On est en juin. Le prochain Chat Bleu est ce jeudi 14 juin et je ne vous rends compte que maintenant de ce que nous avons évoqué le mois dernier… Shame on me…

N’senga avait sélectionné deux vins méditerranéens :
en rouge, un vin de Toscane, plutôt rond en bouche, frais : Involtini
en blanc, un vin portugais méconnu, Insolito, un vin de région fleuri mais sec.

Nous avons d’abord parlé de l’exposition : Du rouge garance au bleu horizon qui a lieu jusqu’au 29 juillet à la manufacture Bohin, manufacture d’épingles et aiguilles qui produit toujours ( 1 Le Bourg, 61300 St Sulpice sur Risle ). 16 artistes du textile dont Claire Daniel ont travaillé autour de la guerre de 14. A voir !

Les livres :
– Hiver à Sokcho, premier roman d’Elisa Shua Dusapin, éditions Zoé, 2016, pour lequel cette jeune Franco-Coréenne  diplômée de l’Institut littéraire suisse de Bienne a reçu le prix Robert Walser. On est en Corée du Sud dans un village de pêcheurs, tout près de la Corée du Nord. Ambiance froide : relation sexuelle sans affect, affect sans relation sexuelle, chirurgie esthétique, poulpe et fugu…
– L’homme qui marchait sur la lune d’Howard McCord, ed. Gallmeister 2008, collection de poche Totem. C’est le seul roman de ce vétéran de la guerre de Corée, reconnu pour ses recueils de poésies et de récits. La lune est le nom d’une montagne que gravit régulièrement le personnage narrateur. Le livre, court, étonne par son appartenance à plusieurs genres : nature writing d’abord, puis polar en passant par fantastique. Une belle écriture.
Hors de moi de Claire Marin, éditions Allia, 2008 réédité en 2018. Une  superbe langue. Claire Marin est normalienne, philosophe. Elle parle ici, entre essai poétique et auto-fiction, de la maladie, du corps, des soignants.

Par ailleurs, voilà plein d’autres livres :
( malgré l’information donnée par B : Le temps moyen de lecture d’un Français par jour est de 2′ 50 »… )
– Japon : d’Aki Shimazaki, chez Babel, Au coeur du Yamato. Chacun de ces 5 petits livres est un point de vue différent sur la société japonaise, d’une auteure depuis longtemps immigrée au Québec. Des hommes sans femmes, nouvelles d’Haruki Murakami : petites tranches de vie.
– U S A : de Philip Roth – qui vient de mourir –  La tache, qui aborde les problématiques (américaines mais pas seulement) du racisme,  de la bien-pensance. Superbe aussi : Opération Shylock (1993). Un homme, sur la maladie, d’un point de vue très masculin. Tous chez Folio. Certaines ont découvert lors d’une séance précédente Joyce Carol Oates, ont dévoré Les chutes et présenté Sacrifice (Points), sur la manipulation de la misère sociale, intellectuelle.
– Europe : Nos souvenirs sont des fragments de rêve de Kjell Westö, Finlandais suédophone, aux éditions Autrement. Peut-on cohabiter avec tout le monde ?
– France : Franck Bouysse (que le Polar à la plage, 16 et 17 juin 2018, reçoit) Glaise (Livre de poche): une très belle écriture, sensible, charnelle. On peut rapprocher son univers de celui de Marie-Hélène Lafon. 
La nuit des Béguines d’Alice Kiner, éd. Liana Lévi, au concours Galerne. Qui a tué mon père d’Ed. Louis, Le Seuil, très joli livre concis. Réhabilitation du père et réquisitoire politique.
De Frédéric Lenoir : Le miracle Spinoza, ed. Fayard. Vive Spinoza, ses prises de position sidérantes de modernité et d’humanité (qu’on se le dise : Philopop 2019 sera sur Spinoza !)

 

Polar à la plage 2018

Ce post est tapé en écoutant la compile des Ancres Noires 2018… et en marquant le rythme !

Nous sommes une semaine avant le festival du POLAR A LA PLAGE qui aura lieu pour la seizième fois sur la digue promenade au Havre, les 16 et 17 juin.

Dans le CD, un texte de Pascal Millet
(auteur de Suite n°11 et de Ton visage aux Editions Rue du Départ :
présents – Pascal et nous – aussi sous la tente du festival).

Dans le CD, des textes donc de Pascal Millet, Philippe Huet, Peter Guttridge, Marc Villard, Dominique Delahaye, Franck Bouysse, Michel Embarek, Benoît Severac, Jean Hugues Oppel, Tove Alsterdahl, Max Obione, quelques uns des 24 auteurs du Noir invités cette année. Ne ratez pas non plus Hervé Le Corre, Hannelore Cayre, Cay Rademacher, et tous les autres, qu’ils écrivent du thriller comme Johan Theorin ou du soft comme Michèle Lesbre. Une belle moisson pour l’été. Beaucoup de livres en poche, pratiques dans une valise ou sur la plage.

Dans le CD, les musiques, sont écrites par des groupes de rock d’ici – vous savez bien : Le Havre est un haut lieu du rock – dont Orange Yeti, The sound drivers, Dizzy Yug, Cosmic Chicken … et c’est vraiment vivant !!!

Howard Hawks : P U n° 58

Howard Hawks, aux Editions Universitaires, Classiques du Cinéma, écrit par J.C. Missiaen en 1966.
Howard Hawks (1896-1977) est un des grands Hollywoodiens qui a touché à tous les genres : films de guerre, de gangsters, comédies, westerns, policiers.

Cette étude est offerte à Y. D., une grande amatrice de cinéma et de livres, fidèle des réunions du Chat Bleu et de Philopop.

Voilà quelques uns des « poèmes express »:
Amoureuse chute de perles. Subtil balancement de main et tendre élan.
– Deux gorilles tenant des fleurs : séduction chorégraphique.
– L’U S Army ferme les portes de sa guerre et la met au service de chewing-gum.
– Les petits renards sont nettement conçus pour le drame.
– L’homme se signale par un appareillage qui préfère les blondes.
– Remarquons les pantins, tous au bord de la crise de nerfs.
– Les dents préfèrent les little girls. C’est ce qui nous vaut l’oeil glacé du cinéma.

Si ça vous dit, à jeudi 24 mai au Chat Bleu !