Sur Ouest Track

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Sur Ouest Track, à l’émission Viva Culture, à 11 h, dimanche 23 septembre : Autour des livres interviewe  brièvement Caroline Jacquot, la libraire d’ Au fil des pages.  Elle ouvre le 2 octobre, 81 rue Paul Doumer et nous propose déjà quelques rendez-vous. Qu’on se le dise !

Chat Bleu de rentrée 2018-2)

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D’abord, la suite de la première moisson de rentrée :
– La vraie vie d’Adeline Dieudonné, éditions l’Iconoclaste. Le premier roman de cette dramaturge belge… déjà passée à La Grande Librairie…
– Les exilés meurent aussi d’amour d’Abnousse Shalmani, Grasset. Premier roman de cette jeune femme franco-iranienne : sur l’importance des mots, le corps en Orient et en Occident.
puis, un peu ou beaucoup plus anciens (et alors ?!) :
– La vie parfaite de Silvia Avallone, 2018, éditions Liana Levi. Traduction de Françoise Brun. On est à Bologne ; une jeune fille attend un enfant et c’est un problème. Une femme a un désir d’enfant et c’est une souffrance. De beaux personnages, fragiles. Une belle écriture au service des laissés pour compte.
– Guerre et térébenthine de Stéphane Hertmans. Gallimard 2015, maintenant en Folio. Traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin. Un livre sur les tranchées de la guerre de 14 et sur la peinture.
Jeanne, de guerre lasse de Daniel Bensaïd, philosophe, essayiste mort en 2010. Réédition chez Don Quichotte. Première parution en 1991. (ce texte nous entraîne au cinéma vers le film Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc ,2017, de Bruno Dumont dont les textes sont de …Charles Péguy).
– La souris bleue de Kate Atkinson, traduit par Isabelle Caron, 2004, livre de poche : trois histoires, une énigme, un détective. Cela fonctionne un peu comme un Exercice de style : différents possibles. Des petits choix qui entraînent de grosses conséquences.
Ce qui reste de nos vies de l’Israélienne Zeruya Shalev, traduit par Laurence Sendrowicz, 2014 Gallimard. Prix Fémina étranger, trouvable en Folio. Les souvenirs et les sentiments d’une femme en train de mourir.
– La plus belle histoire des femmes  de Nicole Bacharan, Points 2014. Ses interviews de Françoise Héritier, Michéle Perrot et Sylviane Agacinski.
– L’histoire de Lapin Tur de Niele Toroni, 2017, aux éditions Allia. Fable pleine d’humour écrite en 1976 par l’artiste italien célèbre pour ses empreintes de pinceau.(photo :  Georges Pompidou)
– La note américaine de David Grann, traduction de Cyril Gay, éditions Globe 2018 : sur l’étonnant destin des Indiens Osages en Oklahoma, à partir de 1921.

Nous avons également reparlé de :
Taqawan d’Eric Plamondon, éditions Quidam, 2017 : basé sur des faits réels, sur les Indiens aussi mais au Canada (voir également un essai historique : Middle Ground de Richard White et Catherine Desbarats. Prix Pulitzer, paru en français chez Anacharsis, 2009.)
La serpe de Philippe Jaenada, 2017, prix Fémina : l’énigme Georges Arnaud.
– Les bourgeois d’Alice Ferney, Actes Sud 2017.
– La salle de bal d’Anna Hope, 2017 Gallimard. Traduction d’Elodie Leplat : 1911, un asile psychiatrique en Angleterre et les violences faîtes aux « patients ».
– Clafoutis aux tomates cerises de Véronique de Bure, 2017, Flammarion. Trouvable en J’ai Lu. Le journal de la dernière année de vie d’une femme de 90 ans. Drôle et étonnant.
Chanson douce de Leïla Slimani, Gallimard 2017. Maintenant en Folio. L’assassinat de deux enfants par leur nounou…parfaite…

Remarque : Il y a là 10  « écrivaines »

Prochain Chat Bleu : jeudi 18 octobre.

Deux rendez-vous :

pour la rentrée ! :
sur Ouest Track, dans Viva Culture, tout à la fin : « Autour des livres » : quelques minutes où nous vous parlons, cette fois, de la rentrée littéraire et des éditions Non Standard. C’est dimanche 9 septembre, à 11 h puis en podcast.

 

 

Au Chat Bleu, jeudi 13 septembre, à 18 h 30 : on reprend des vins, des livres. Venez goûter des vins choisis pour nous par N’senga. Venez échanger autour des livres.

N° 65 : à Hélène Gaudy

La Pièce Unique n° 65 est partie de : En descendant les fleuves. Carnets de l’Extrême-Orient russe d’Eric Faye et Christian Garcin (2011 éditions Stock, 2013 J’ai Lu).
Récit d’un voyage effectué en 2010 en Sibérie, sur la Lena, de Iakoutsk à Tiksi tout au nord, sur l’océan glacial Arctique puis Khabarovsk, puis le Birobidjan, enfin Vladivostok. Des noms qui font – ou faisaient – rêver les auteurs. Et nous font rêver.
Christian Garcin et Eric Faye ont été tous deux publiés pour la première fois en 1992. Tous deux sont romanciers, nouvellistes, essayistes et voyageurs. Ils ont depuis ce livre re-voyagé et publié ensemble : Sur les pas d’Alexandra David-Neel, éditions Stock, 2018.

Quelques Poèmes Express sortis de ce En descendant les fleuves :
– Quatre ans plus tôt, je filais sur un sol gelé et fis ces enfants-là : une erreur.
– Les Russes ivres sont possibles.
– Monastique, la sensation d’envasement.
– Un porte-conteneurs fleurit dans la quiétude, raidi par le gel.
– Les bidons crevés crissaient sous la neige mordue par des plantes rouges.
– Jolie fille à talons aiguilles, sosie d’une souris fine, typique des publicités Bling-bling.

Cette Pièce Unique est envoyée à Hélène Gaudy, auteure pour moi d’un des plus beaux livres qui soient : Une île, une forteresse paru en 2016. Hélène Gaudy fait partie du collectif Inculte. Elle dit que ce qui la fait écrire, ce sont les lieux. Terezin pour Une île, une forteresse. Une petite ville américaine inventée, à la Russell Banks, pour Plein hiver  (2014, Actes Sud).
Nous lui envoyons donc ce récit de voyage sibérien pour tous les lieux qu’il contient.

Pirouésie 2018

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C’est fini et c’est passé peut-être encore plus vite que d’habitude !

Ateliers avec :
_ Henry Landroit : à partir d’une nouvelle de Félix Fénéon (1861-1944) qui rendit compte de 1260 faits divers, trouvables aux éditions cent pages cosaques, 2009.
Amélie Charcosset : sur le thème
– du choix : « Préfères-tu ? »
– du 
corps après lecture d’un extrait de Sei Shonagon : « Les choses qui : … font mal… battre le coeur… tenir droit…etc
Olivier Salon : encore à partir de Félix Fénéon, mais d’une seule « brève » cette fois : « Catherine Rosello, de Toulon, mère de quatre enfants, voulut éviter un train de marchandises. Un train de voyageurs l’écrasa. » à décliner selon des consignes tirées au hasard parmi une vingtaine de possibles : allitération en K, périphrase, olfactif etc…
Francis Tabouret : (Vous vous rappelez ! Traversée, édition POL ! ) : sur les métiers avec, par exemple, l’exercice du « gestomètre ».
Benoît Richter :
– une nouvelle en trois parties, de trois points de vue différents, la deuxième partie faisant la moitié de la deuxième et la troisième, la moitié de la deuxième.
– un « conte inversé » comme, ci-contre,  » Histoire de la roue qui a inventé l’homme » aux éditions Mémo.

Bon, mais là, ce ne sont que les ateliers que j’ai suivis ! Il y en avait plein d’autres, avec ou sans promenades, avec d’autres animateurs, d’autres médias comme : le collage avec Philippe Lemaire, la danse avec Olivier Viaud, la gravure avec Marie Vilain, la voix avec Thomas Suel et cette fois, aussi, web-radio ! Podcast possible.

Bon, mais là, ce ne sont que les ateliers ! A chaque soir, son spectacle : en voilà quelques uns :
Nationale 20, un hommage à Jean-Marc Rainsant que nous voyions là chaque année, féru de mots et de piano.
– deux soirées Thomas Suel : !!!!!
– Comme chaque année, le travail théâtral de Jeanne Carillon avec les enfants : cette fois, Histoires de famille. Toujours incroyable !

Puis, final convivial : le bal de La vandale.

Un Kessel : n° 64

La Pièce Unique n° 64 est faite à partir de L’équipage de Joseph Kessel (1898-1979), connu comme grand reporter, auteur d’environ 80 livres. Un certain nombre de ses textes reparaissent en ce moment.
L’équipage, paru en 1924, est son premier succès : plus de 250 000 exemplaires vendus. C’est aussi le premier livre sur l’aviation moderne, né de son expérience dans l’escadrille S 39, lors de la première guerre mondiale, sous le commandement du capitaine Thélis Vachon devenu dans le livre Gabriel Thélis : jeune, attachant, courageux, mort en héros.
Le personnage principal, Jean Herbillon, est sans doute un double de Kessel : jeune engagé volontaire, un peu fat, séducteur. Il y est question de danger, d’amitié virile, cassée par la duplicité des femmes. J’aurais tendance à y voir une littérature masculine, misogyne, au style un peu ampoulé, grandiloquent mais Flammarion-enseignants en fait un livre pour les élèves de 1ère, voire de 3è…

Quelques « poèmes express » qui en sont issus :
– J’ai eu du mal à faiblir. Baisers maladroits dans l’ombre de la voiture.
– Désarmé, sa chair grésille dans les femmes.
– Il quitta l’obscurité, entra dans la clarté cirée, considéra un bloc doré.
– Cambré contre le plafond, libéré du sol, sur les lèvres une buée.
– Paupières baissées, deux hommes arrêtaient le silence qui prenait l’air.
– Ne pouvant plus briser, il proposa : – si je vous demande pardon ?
– Ils n’avaient que leur bouche.
– Après-midi vide. Demain refusé. Besoin de tendresse.

Cette Pièce Unique est offerte à Nicolas Sorel, un des membres fondateurs de l’association pluridisciplinaire Amavada qui, depuis 1995, propose spectacles, expos, stages et éditions.
Dans leur collection Romanex, on peut trouver Le dîner des bustes de Gaston Leroux, suivi d’une conférence sur le personnage de Rouletabille et d’une présentation de Leroux, auteur populaire, journaliste plein d’audace.

Ils étaient installés à « la Fermeture éclair » depuis 2011 et sont maintenant hébergés par la Bibi, ancienne bibliothèque de Caen, avenue Albert Sorel. Ils proposent des activités tout l’été.

Chat Bleu juillet 2018-2)

Déjà, la prochaine date : jeudi 13 septembre !

En juillet, nous avions beaucoup lu :

  • autour de textes nés du terrorisme :– Le lambeau de Philippe Lançon, Gallimard 2018.
    Philippe Lançon est journaliste, critique théâtral. Il travaillait à Libération et à Charlie Hebdo. Il a été une des victimes de l’attentat à ce journal. Atteint à la mâchoire, il raconte l’attaque de son point de vue, au sens propre : ce qu’il en a vu, perçu, de là où il était étendu, sur soixante pages. Ensuite viennent les soins, les plus de dix sept interventions, ses stratégies pour les supporter, sa relation aux soignants, l’importance de l’écriture pour se sauver. Un grand livre dit la lectrice qui a elle-même été soignante.
    – Le livre que je ne voulais pas écrire d’Erwan Larher, éditions Quidam, 2017 à propos du 13 novembre 2015, au Bataclan.
    – Vous n’aurez pas ma haine d’Antoine Leiris, Fayard, 2016, sur le même événement durant lequel sa femme est morte.
  • de romans très divers :
  • chez Actes Sud :
    – Les arpenteurs du monde de Daniel Kehlman : roman historique : les relations entre Gauss et Humboldt.
    – Sui Sen d’Aki Shimazaki : un homme qui assure. Un jour, tout s’écroule.
    – Filles de joie de Murata Kiyoko : 1903, dans une île japonaise, une jeune fille est vendue à une maison close. Education puis révolte. Cruauté et raffinement.
  • Ailleurs :
    – My absolute darling de Gabriel Tallent, chez Gallmeister, 2018 : une relation perverse entre une fille et son père. Tallent sera à Rouen, à Larmitière le 29 septembre et auparavant, au festival America, à Vincennes, du 20 au 23 septembre.
    – Le jour d’avant de Sorj Chalandon : déjà évoqué, beaucoup apprécié du fait de sa construction inattendue et du côté très documenté sur la vie des mineurs.
    – Amalia  Albanesi de Sylvie Tanette, Mercure de France, 2011 : histoire de femmes dans les Pouilles début XXème siècle, d’immigration avortée vers les USA. On suit les personnages jusque dans les années 1980.
  •  en poche :
    –  Un clafoutis aux tomates cerises de Véronique de Bure, J’ai Lu : le regard très frais d’une femme du quatrième âge.
    – La succession de Jean-Paul Dubois, Points : avons-nous le choix ou le destin nous rattrape-t’il toujours ?
    – Je n’ai pas peur de Nicolo Ammaniti, Livre de poche : Années 80, la mafia enlève un enfant.
    – Témoin involontaire de Gianrico Carofiglio, Rivages Noir avec, à la fin, une superbe plaidoirie d’une vingtaine de pages.
  • de non-romans :
    – Le dictionnaire amoureux de Saint Pétersbourg de Vladimir Fedorovski, Plon.
    – Le prophète de Gibran Khalil Gibran (1883-1931) : recueil de poésies commencé en 1915, paru en 1923 à New York.
    – Docteur Coq : essai d’auscultation de la médecine générale de Thierry Lecoquierre, Librinova, 2018 : chroniques et réflexions.
  • Enfin, nous avons parlé de pays nordiques avec  :
    – un livre introuvable : Finlande et Finlandais : sur le pays avant qu’il n’existe avec, par exemple, Bernardin de Saint-Pierre qui y est allé en 1762, quand c’était encore la Suède, sur le Kalevala : l’épopée nationale, sur le féminisme et l’éducation.
    – l’expo Alva Aalto, maison Louis Carré en Ile-de-France, sur réservation, jusqu’au 9 septembre.
    – l’expo Lumières nordiques, à St Pierre de Varengeville
    – et enfin, à venir au Havre : les conférences de l’AMAM sur les peintres nordiques et l’exposition au MUMA de photographes danois.
  • Une belle séance ! non ?

Chat Bleu, juillet 2018 – 1)

Le Chat Bleu nous offrait ce soir-là deux très bons vins :
en blanc, du Condrieu, sec, minéral, venu du côté de Vienne, d’un petit producteur, propriétaire récoltant : domaine Richard.
en rouge, un Mercurey, presque un première côte, du domaine de la Chapelle.

Les livres qui les accompagnaient :

  • aux éditions Passage(s) :

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    – Lettres du Bhoutan de Ragnar Helgi Olafsson, 2017, roman épistolaire ( paru d’abord en islandais en 69 exemplaires aux éditions Tunglio en 2013 ), traduit et préfacé par Jean-Christophe Salaün. Olafsson, autant artiste contemporain qu’auteur, a écrit là un livre  « léger« comme une « esquisse« , plein de « lacunes » et de « vide » : un homme cherche au Bhoutan une cabane où vivre. Il est seul et écrit à sa femme restée en Islande qui a dessiné cette cabane fantasmée. Il ne lui arrive presque rien ou des choses qui le retardent dans sa mission.
    – Frères volcans de Vincent Placoly (1946-1992), 2017, paru pour la première fois en 1983 sur la révolution de 1848 en Martinique : la République, les esclaves, les coloniaux. Le narrateur est un blanc qui voit les choses de haut, un ancien planteur qui a affranchi ses esclaves depuis un moment et vit les événements et ses derniers jours, entouré de ses livres. Placoly pointe que la fin de l’esclavage a été le début du travail salarié, dur et mal payé pour et par les mêmes, que les coloniaux ont su ne pas perdre au change.

  • en poche, deux aspects du travail d’un auteur venu au Polar à la Plage en juin : Benoit Séverac, professeur d’anglais à l’école vétérinaire de Toulouse, aussi … oenologue…
    – Rendez-vous au 10 avril : un polar historique. La guerre de 14 est finie. L’inspecteur en est revenu très abimé. Il a à résoudre deux affaires qui tournent toutes deux autour de l’école vétérinaire.
    – Trafics, paru en 2016 sous le titre de Chien arabe à la Manufacture des LivresCela se passe dans les années 2010 dans un quartier défavorisé de Toulouse. Il y est question de chien-mule et d’Islam radical, du travail des polices et d’une vétérinaire enquêtrice.

Ouest Track et nous

Sur  la radio OUEST TRACK95.9,

dans Viva culture, vous pouvez entendre Autour des livres les dimanches , à 11 h  ou en podcast. C’est court : dix minutes :

  • sur les éditions Gallmeister, le 22 juillet
  • sur les éditions Rue du Départ, le 5 aout
  • sur les Boréales de Normandie et les éditions Passage(s), le 22 août.

A bientôt !

Chat bleu juin 2018 : 2)

Ce jeudi-là, en plus de Gallmeister, il a été question de livres de poche pour l’été, pour des valises plus légères et la plage :
– Eclipses japonaises d’Eric Faye, collection Points : entrelacement de roman et d’histoire :  des rapts de Japonais, de Coréens du sud, même d’un Américain pour aider à l’espionnage par la compréhension de la société japonaise.
Le printemps des barbares de Jonas Lüscher,  en J’ai lu. Le premier roman de cet auteur suisse qui a obtenu le prix Frantz Hessel, Un sujet gravissime : la banqueroute toujours possible dans notre société, traité de manière complètement déjantée.
– Samedi de Ian McEwan, chez Folio : une journée qui change tout dans la vie d’un neuro-chirurgien, dans Londres, parallèlement à une manifestation contre la guerre d’Irak.
– La tresse de Laetitia Colombani, au Livre de poche : « un bon scénario, une idée intéressante plus qu’un bon livre » en ont dit les lectrices.
– Les furies de Lauren Groff, Points : deux visions de la même vie de couple et manipulation.
Fête fatale, un thriller de William Katz, Livre de poche.

Plus lourds, plus récents, pas encore en poche mais presque tous primés :
– Bakhita  de Véronique Olmi, Albin Michel, prix du roman FNAC 2017, qui restitue le destin (vrai) d’une esclave devenue religieuse.
– La disparition de Joseph Mengele d’Olivier Guez, Grasset, prix Renaudot 2017 : là aussi, « roman vrai »,  la cavale de ce criminel nazi en Amérique latine jusqu’à sa mort en 1979.
Summer de Monica Sabolo,  éd.J.Cl. Lattès, prix de la fête du livre de Bron : la disparition d’une jeune fille.
Les loyautés de Delphine de Vigan, aussi chez Lattès : Théo, 12 ans, enfant de divorcés, une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre :  » prend aux tripes… » 

Vous l’aurez remarqué : les livres primés et les livres de poche sont principalement cités… Pourquoi ? Sont-ils réellement meilleurs ou plus visibles, plus médiatisés ?
Moins chers, les poches, oui  : une deuxième vie pour des textes qui ont « bien marché« . S’il vous plaît, pensez-y : n’acheter que des poches ou des livres primés n’aide pas la littérature. La preuve de la qualité d’un livre n’est pas la quantité vendue. La quantité vendue dit juste la force de frappe des maisons d’édition qui, rappelons-le, appartiennent souvent actuellement à de grands groupes financiers…